Adrenaline

Points

Cette année je voulais relever un défi, participer au PNE, le prix de la nouvelle érotique.

Ce prix se déroule la nuit du passage à l’heure d’hiver, une nuit blanche pour écrire, du café en perfusion, et deux contraintes, un contexte de situation et terminer par un mot imposé.

Mais à cette date je n’étais pas disponible je n’ai pas pu concourir, et peut-être que je n’aurais pas été retenue lors des présélections, je ne suis pas écrivain, juste une blogueuse. Mais j’avais envie d’écrire cette nouvelle et de savoir si j’étais capable d’écrire un texte à la demande.

Je ne suis pas certaine d’avoir compris le thème imposé, mais voilà le texte que cela m’a inspiré, j’espère qu’il vous plaira.

CONTEXTE DE SITUATION : « ONE MORT TIME »
MOT FINAL : ENTONNOIR

Points

Mes fantasmes deviennent de plus en plus obsessionnels, j’ai besoin d’aller plus loin, d’assouvir cette soif de découverte, ce désir de ressentir de nouvelles sensations…

J’ai besoin de connaitre mes limites et surtout de les dépasser.

Depuis un an je ne baise plus, je n’en ai plus envie, le sexe ne me suffit plus, je m’ennuie au lit. Peu importe le genre de mon partenaire… homme… femmes… T-girl… A chaque fois je reste sur ma faim.

J’ai besoin d’adrénaline, de perversions et de douleurs maîtrisées, j’ai besoin d’avoir peur…

Cette peur qui m’excite… celle qui ouvre ma chatte et trempe l’intérieur de mes cuisse…

La première fois que j’ai ressenti l’effet de la peur c’était il y a deux ans, une de mes premières rencontres après une longue période d’abstinence. Je m’étais inscrite sur un site, j’avais accepté un rendez-vous au bar d’un hôtel.

Je n’étais pas habituée, j’avais déjà une boule au ventre, je ressentais les premiers effets de la peur.

Nous nous sommes retrouvés au bar, il m’attendait sûr de lui. Il a ôté mon manteau, de son regard noir il m’a détaillé de la tête aux pieds, a dégrafé un bouton de mon chemisier – je devais certainement être trop sage à son goût – il a passé sa main sous ma jupe…

Je me sentais honteuse, j’avais l’impression d’être une jument avant une vente…

Nous nous sommes assis, il a commandé une coupe de champagne sans me demander ce que je souhaitais, nous n’avons pas échangé un mot, juste des regards. J’étais mal à l’aise mais très excitée et il le voyait.

Je crois que ce soir-là j’ai descendu ma coupe de champagne comme une assoiffée.

Il s’est levé, m’a saisi fermement le bras, je me suis laissé faire, je ne savais pas ce qui m’attendait je savais juste que j’avais peur et que cette peur m’excitait. Nous avons pris l’ascenseur, il me fait entrer dans une chambre. Il me retourne, me plaque fermement contre le mur, une main sur ma bouche l’autre à l’intérieur de mes cuisses, je suis trempée, totalement ouverte. Mes jambes tremblent, je sens ses doigts me fouiller, son pouce malaxer mon clitoris…Oh pas longtemps… Juste le temps de vérifier que je suis prête à subir ses assauts… Sa main me laisse enfin respirer, il dégrafe son pantalon… Je sens sa queue me pénétrer… Son souffle… Son corps écraser le mien contre cette paroi… ses mains pétrir ma chair. Il est brutal, il ne m’a pas fallu cinq minutes pour jouir.

La peur avait remplacé les préliminaires bien plus efficacement.

Je l’ai quitté le lendemain matin, très tôt en sachant que je ne le reverrai pas.

Il m’a fallu du temps pour accepter ce que j’ai fait ce soir-là, suivre un inconnu dans une chambre d’hôtel, ne rien savoir de lui, me laisser malmener et y prendre du plaisir… Comprendre que la peur est une de mes sources d’excitation…

Pendant quelques temps j’ai repris une vie sexuelle plus classique, mais le besoin d’adrénaline est très vitre réapparu, ressentir à nouveau les effets de la peur…

Dès que je le pouvais j’organisais des rendez-vous avec des inconnus, j’aime être attachée, avoir les yeux bandés… Ne pas savoir… Me laisser utiliser…

A chaque fois des rencontres uniques… mais elles finissent par toutes se ressembler…

Je n’arrive plus à lâcher prise, Il me faut autre chose…

La douleur est une de mes autres sources d’excitation…

Pas la douleur que l’on a tous connu en se blessant…

Non, une douleur recherchée, une douleur qui vous fait décoller, une douleur qui vous grise comme l’alcool, une douleur qui vous met dans un état second…

Je retrouve cette adrénaline dans des jeux de bougies ou d’impact, toujours contrainte et aveuglée. J’aime ça, j’aime être à la merci de mon tortionnaire.

Les bougies sont un de mes jeux préférés, je suis réceptive à la chaleur.

M’épiler m’excite, pendant que la cire fond dans l’appareil je dois aller me laver et me sécher… je suis déjà trempée…

Je dépose la cire brulante sur mon sexe… C’est douloureux mais que c’est bon…

Il m’est arrivé de me brûler à m’arracher la peau sans que ça fasse retomber mon excitation. A chaque fois mon sexe dégouline, mon vibromasseur n’est jamais loin.

Quand je m’épile je sais quand la cire va toucher ma peau, je gère, je maitrise. Mais quand on joue avec mon corps je suis dans l’attente, je suis à la merci du bon vouloir de mon tortionnaire. L’attente est douloureuse, excitante. Ma chatte est sous tension, elle souffre de la faim.

Quelle étrange sensation que la caresse de la brûlure. Les gouttes de cire tombent sur ma peau, elles atterrissent sur mon ventre, mon sexe, le premier contact est violent, brulant, ça ne dure qu’un court instant.

Les gouttes sont comme des galets qu’on jette sur l’eau, leur atterrissage est rude pour laisser la place à des ondes de plaisirs, plus la cire tombe plus les ondes sont puissantes et pénétrantes laissant remonter une divine sensation tout le long de mon échine.

Mon bas ventre est en feu, enflammé par un besoin qu’on me fasse gicler pour éteindre cet incendie. Je ne sais plus ce qui coule entre mes cuisses… La cire des bougies ou le jus de mon sexe.

Mon tortionnaire glisse ses doigts dans mon vagin, il les retire me les fait lécher…

Je lèche, je me régale… Une claque sur ma chatte, deux claques, il continue de plus en plus fort. La dernière goutte de cire, plus proche de mon sexe, quelques centimètres, celle que je n’attendais pas. Un cri rauque sort de ma gorge, je râle, je me cambre. La jouissance libératrice, celle dont j’avais tant besoin.

Il me laisse souffler, mais rien n’est fini. Il faut enlever la cire, j’ai froid, je plane encore, les effets de l’adrénaline. Il me saisit, me contraint fermement. Je ne peux pas bouger, je sens la lame de son couteau parcourir mon corps, cette lame qui peut m’entailler à tout moment. Je ressens la peur au ventre, c’est bon, c’est excitant…

S’obliger à rester immobile, rester immobile avec une putain d’envie de jouir. Peur de jouir, peur d’être tailladée par cette lame au moindre mouvement. De nouvelles sensations…

Un orgasme muet, puissant, invisible… Lui sait…

Le corps n’a pas pu s’exprimer, j’ai cru que mon cerveau aller éclater. J’ai eu peur, une autre peur, une peur irraisonnée de ne plus pouvoir revenir.

Peur de mourir de plaisir…

Ces moments sont rares et précieux. Je ne fais plus de rencontres classiques, je n’en ai plus envie. Je me satisfais seule, avec mes jouets. Mais c’est de plus en plus difficile. Un vibro, deux vibro, parfois trois… Il faut bien ça pour que ça claque encore dans ma tête, je jouis, plusieurs fois… je sais que je peux connaitre autre chose. J’insiste, je continue, ça devient insupportable, douloureux, j’en veux encore, mais mon clitoris ne tolère plus le moindre contact… je voudrais aller au-delà de cet orgasme mécanique, aller au-delà du supportable… mais j’ai la trouille ! la trouille d’y rester… la trouille que mon cerveau lâche… La trouille de ne plus être capable de revenir…

Seule je n’aurais jamais le courage de franchir cette limite, on ne peut pas forcer l’orgasme soi-même. J’ai déjà assisté à des séances d’orgasme forcé en réel et en cam. Une femme est attachée elle ne peut pas se délivrer, elle ne peut pas esquiver le vibromasseur de son tortionnaire. C’est très impressionnant. A chaque fois je serre les dents, les fesses, les cuisses. Tout ça bien fermé rien ne risque de passer. Ça a l’air tellement intense. Elle subit, elle se débat, parfois elle convulse, elle hurle, impossible de savoir si ses cris sont dus au plaisir ou à la douleur. J’ai l’impression qu’à la place de cette femme je ferais une crise cardiaque !…

J’ai besoin de savoir, besoin de connaitre cet orgasme suprême, ce graal… Mon graal…

Deux peurs se télescopent. Celle qui m’excite et celle qui me fait reculer.

Mais aujourd’hui celle qui m’excite a pris le dessus, elle a gagné.

Le hasard des rencontres m’a mis sur le chemin d’un couple, nous nous sommes déjà croisés, jamais intimement, mais j’ai confiance, j’ai confiance parce qu’elle elle sait, elle connait le graal. Je les ai vu en cam, elle était attachée subissant les vibrations du fairy black, dans l’impossibilité de se dérober, lui usant et abusant de cet instrument de torture.

Depuis je n’ai cessé d’y penser… de fantasmer…

Lors d’un diner, nous nous sommes revus, nous avons échangé, elle voudrait me dominer, je n’aime pas être dominée par une femme. Mais j’ai accepté, j’en ai envie,  je lui ai confié mes désirs et mes craintes. Ils vont me faire découvrir autre chose, de nouvelles sensations. Je leur ai donné carte blanche, je suis joueuse, la présence de cette femme me rassure. Une soirée ou je vais me soumettre, une soirée ou mes deux sources d’excitation la douleur et la peur seront exacerbées par la contrainte et la privation de la vue.

Une soirée clôturée par cet orgasme forcé que je redoute tant.

Mes deux peurs se télescopent toujours, parfois la peur de ne pas revenir prend le dessus.

N’appelle-t-on pas la jouissance la petite mort.

Un célèbre président est mort en épectase… son ultime orgasme, sans doute le plus beau.

Bientôt je vais atteindre “mon graal”, peut-être ma seule et unique fois.

One more time…

One more time…

One more time…

One Mort time…

Le rendez-vous est pris, je ne peux plus reculer, je ne veux pas renoncer. Je compte les jours. Mon excitation croît autant que ma peur. Je dois la maintenir, l’amplifier, je voudrais la concentrer pour mieux en profiter. La mettre en bouteille, pour pouvoir l’inhaler  et me shooter avec le jour venu.

Chaque jour d’angoisse, chaque jour d’attente est un grain de sable dont je remplis cette bouteille.

Pour ne pas perdre un seul de ces grains de sable je les fais passer par un entonnoir…

 

Justeunefemme

Mon parcours dans le libertinage m’a permis de confirmer ce que je recherche chez un homme, ce que j’attends de lui, j’ai toujours aimé les hommes dominants et mon évolution ces dernières années m’a naturellement guidée vers la communauté BDSM. Mon annonce n’a jamais changée, je n’ai pas eu besoin de modifier celle que j’avais rédigée quand j’ai débuté dans le libertinage… Comme quoi…

“J’aime les hommes dominants et directifs…
Respectueux et attentionnés…
Forts… tout en douceur
Surs d’eux… mais capables de s’abandonner…
Capables de me soulever… sans me bousculer…
Me maintenir… sans contrainte…
Faire de moi leur objet sexuel… sans me considérer comme un objet…
Dominants sans avoir besoin de « soumettre »…”

En allant vers cette communauté j’ai découvert d’autres jeux, des jeux dont j’ai maintenant besoin tout autant que j’ai toujours eu besoin d’un homme directif.

Mais je ne suis pas à la recherche d’un Maitre, et je ne cherche pas à me soumettre.

Je sais aussi que les rencontres sans lendemain ne me suffisent plus, que j’ai besoin d’avoir à mes côtés quelqu’un en qui je puisse avoir une totale confiance, cette confiance qui nous permet vraiment de lâcher prise, de ne plus faire attention, de ne pas se retenir, de libérer la parole et les gestes, toutes ces petites choses que nous nous devons de contenir quand nous jouons avec un partenaire occasionnel.

Après avoir utilisé les sites libertins, je tente les sites BDSM, mai au final c’est la même chose, on retrouve à peu près les mêmes profils, les mêmes annonces, les mêmes messages… La plupart de ces hommes dit “dominants” recherchent des femmes soumises dès les premiers mots échangés, ils se ferment à la diversité… Soumise… point barre !

“Homme dominant cherche femme docile”

Vous me ferez remarquer que c’est normal puisqu’ils sont des Dominants et que leur alter égo “logique” est une sub…

Mais la moi je bloque… la bourgeoise délurée que je suis est déstabilisée par les codes de la rencontre D/s. Je les trouve trop “formatés” ils manquent de spontanéité, ils ne laissent pas de place ni aux émotions ni à la séduction… chaque fois que je suis entrée en contact avec un “Dominant” j’ai le plus souvent eu l’impression de répondre à un “appel d’offre”.

Sur Facebook il m’est arrivé de répondre à un homme qui avait posté une annonce qui ressemblait à une offre d’emploi…

“Et vous qu’est-ce que vous proposez ?”

C’est vrai que le reproche que je lui ai fait je pourrais aussi me le faire…
Mais sur mon annonce, je ne propose rien, et je ne dis pas “JE VEUX“, je dis simplement ce que j’aime sans fermer la porte à d’autres.

Et puis proposer quoi ? Donner quoi ?
Pour proposer quelque chose à quelqu’un il faut le connaitre un minimum…
Je ne prévois pas ce que j’ai à donner, c’est selon la personne et ce qu’elle m’inspire, c’est un peu comme quand vous invitez quelqu’un à diner, pour certains vous commanderez des sushis et achèterez une bonne bouteille de chablis, pour d’autres vous vous mettrez pendant deux jours aux fourneaux pour faire un coq au vin accompagné d’un Pommard, tout dépend de ce qu’ils aiment, de ce que vous savez faire et de vos envies.

Et que ce soit des sushis ou un coq au vin, pour moi le plaisir de recevoir et de donner reste le même

Contrairement au libertinage, la plupart des personnes de la communauté BDSM cherchent une relation à long terme, il faut bien se connaitre et établir une relation de confiance pour être libre d’exprimer ses envies et de repousser ses propres limites, il est donc légitime d’avoir certains “critères de sélection”.

Mais finalement ces annonces ainsi rédigées ne faussent-elles pas la rencontre…
Ne nous privent-elles pas de belles aventures ?
Celles que nous pourrions faire en fonction du nombre de cases cochées, sont-elles vraiment sincères et viables ?

Je m’explique, une Soumise ou un Maitre se retrouve “sur le marché du célibat”, certains et certaines vont être intéressés, comme elle ou il est demandeur, celui-ci est en position “de force”, il interroge, dirige, oriente vers ce qu’il attend questionne sur ce que vous êtes capable de proposer, si la personne en face ne se sent pas capable de répondre à ses attentes elle va abandonner, ressentant certaines questions comme une pression, déçue peut-être parce qu’elle aurait bien aimé, qu’elle était attirée mais ne se sent pas à la hauteur et préfère renoncer parce qu’elle sait que le demandeur ne sera pas satisfait et qu’elle risque de vivre cette relation comme un échec, une humiliation… ou alors elle veut tellement être “sélectionnée et retenue” qu’elle peut aussi prendre le risque de se “survendre” en promettant qu’elle est capable d’offrir “les services” tant attendus, et la forcément si elle n’en est pas capable et qu’elle a menti sur “ses aptitudes» ça ne peut être que déception pour l’un et l’autre…

Dans tous les échanges que j’ai pu avoir avec ces hommes, “ma soumission” ou “ma domination” reviennent systématiquement dans la conversation, oui parce que si je ne suis pas soumise je suis forcément dominante… ou swich mais quand on est swich on est quand même plutôt soumise ou plutôt dominante… et à chaque fois je suis de nouveau obligée de me justifier et d’expliquer…

Dernier échange “Quel est votre cheminement pour aborder votre soumission”… et bla et bla et bla…

Au final avec ces hommes, même si je les trouve intéressants je finis par renoncer, ils ne sont pas capables de voir la personne que je suis, ils voient seulement “le statut” qui leur plairait que je sois ou celui qu’ils voient en moi (soumise, Domina, Brat, souminatrice, etc, etc…)

Est-ce que je suis un chef étoilé parce que je suis capable de faire un coq au vin ?
Est-ce que je suis sportive parce que j’ai plusieurs paires de baskets ?
Est ce qu’on nait féministe ou on le devient ?
Est ce qu’on nait anarchiste ?
Est ce qu’on nait soumise ou Domina ?

Comment pourrais-je leur dire oui vous avez raison…
Comment pourrais-je me définir soumise ou Domina, je n’ai jamais été ni l’un ni l’autre…

Vouloir m’imposer un qualificatif “soumise ou dominante” finit par me mettre en colère, la même colère que j’éprouve quand on met en doute mon féminisme sous prétexte que j’aime porter des talons et des jupes, ou que j’apprécie de chouchouter un homme que j’aime.

Je ne vous dirai jamais que je suis soumise, simplement parce que je ne peux pas vous promettre d’obéir, d’adopter les fameuses 12 positions, le protocole, que si je veux m’asseoir sur un fauteuil je ne vous demanderai pas la permission je le ferai, que vous ne choisirez pas ce que je porterai en soirée, que si j’ai envie de vous dire Merde, je vous le dirai, que si j’ai envie de vous dire que ce que vous me faites ne me plait pas je vous le dirai, que si j’estime que vous me fouettez mal le cul je vous le dirai et que j’essaierai de vous guider pour que j’y trouve du plaisir, que je ne baisserai pas la tête pour votre plaisir, et que je ne ferai jamais rien pour faire plaisir à un homme si ça ne me convient pas même si je l’aime.

Comme je ne vous dirai pas que je suis Domina parce que je ne sais pas faire, que même si j’aimerai vous faire plaisir j’aurai peur de vous blesser, que je ne pourrai pas vous humilier si c’est ce que vous souhaitez, que devenir votre Déesse ou votre Reine ne m’intéresse pas et ne me plait pas, parce que je suis aussi une femme indépendante et être indépendante pour moi ne veut pas dire avoir un “boy à tout faire”. Que je ne veux pas être couverte de cadeaux, je n’aime pas les cadeaux sauf ceux qui ont un vrai sens. Et que je déteste qu’on me lèche les pieds au sens propre et figuré. Et que même si je suis directive, je n’ai pas envie de décider pour vous, que je préfère être dans le partage.

Tout ça peut paraître très caricatural, mais c’est ce qui ressort de la plupart de mes échanges.

Nous sommes des hommes et des femmes avant tout, et s’il y a un vrai feeling entre deux personnes, pourquoi bloquer sur “ces qualificatifs”

Une de mes amies m’a récemment fait remarquer que je n’aime que les hommes dominants, je lui ai dit d’aller voir mes témoignages sur wyylde, certains venaient d’hommes qui ne correspondent pas à ma recherche, bien au contraire mais il y a eu un feeling et nous avons mis de côté nos critères pour nous rencontrer et vivre de jolis moments.  Sans oublier deux belles rencontres que j’ai fait je les aurais sans doute ratées si nous étions restés sur nos seules recherches, nos seuls critères de sélection, sans ces rencontres je n’aurais jamais vécu tous ces moments magiques, je n’écrirais pas, je n’organiserais pas, je n’oserais pas exprimer mes envies, je n’oserais pas être moi-même, et pire je ne m’assumerais pas.

J’ai une vision particulière du “Mâle dominant”, je me suis aperçu qu’elle choque, je le compare à un combattant, un meneur, un homme qui aime les défis, prêt à les relever… A un toréro qui cherche à faire plier le taureau qui le provoque, ou au cowboy qui monte un cheval sauvage pour finalement l’apprivoiser…

N’y a-t-il pas plus de plaisir à soumettre un animal sauvage et obtenir sa reddition ?

Obéir m’ennuie…

Certains y percevront une demande de violence…

Non, je n’aime pas les hommes violents, et je ne permets pas à un homme de l’être.
Mais quand j’ai une relation avec un homme, j’aime une certaine forme de brutalité.
J’aime qu’il me plaque contre le mur, j’aime qu’il me saisisse le bras fermement pour m’attirer à lui, j’aime le ton de sa voix affirmé, j’aime son coup de pied pour me faire écarter les jambes, j’aime le sentir sur de lui. Mais j’aime aussi pouvoir me blottir dans ses bras, me sentir protégée, devenir chatte et me frotter contre lui sans vergogne…

Je ne cherche pas de Maitre, juste un homme capable de me suivre, de proposer mais aussi de me ralentir quand c’est nécessaire, un homme qui enrichirait mes fantasmes et ma perversité, mais aussi un homme à qui je pourrais parfois confier les rênes… et surtout quelqu’un qui me laisse être qui je suis sans vouloir me transformer comme lui voudrait que je sois.

Un homme qui voit d’abord en moi une femme, avec ses défauts et ses qualités.

Ah mais ouiiiiiii voila c’est ça… j’en imagine certain.e.s me qualifier de Brat ou de souminatrice…

Non je ne suis ni l’une ni l’autre, je ne me rebiffe pas pour le plaisir de contredire, le plaisir d’énerver monsieur…

Non je provoque pour en tirer du plaisir.

M’agenouiller devant vous en tendant la cravache ne me fera ni chaud ni froid… au mieux ça m’ennuiera au pire ça m’énervera et je m’en irais.

Mais obligez-moi à mettre genou à terre et la louve que je suis vous regardera fièrement droit dans les yeux les cuisses dégoulinantes

Accepter de se sentir dominée ne veut pas dire se soumettre…
C’est “lâcher prise”… Faire confiance, accepter de se laisser guider…
S’en remettre à l’autre… Mais pas à n’importe quel autre…

Juste se sentir femme…
Une femme mise en valeur par l’étreinte et le regard d’un homme…

Les codes de la rencontre D/s manquent de séduction…

J’ai essayé et j’essaye encore… et même quand je suis très attirée par la personne je ne sais pas fonctionner de cette façon. Je ne sais pas répondre à des critères, j’ai besoin de séduire et d’être séduite, d’être troublée de ressentir le trouble de l’autre, de rentrer dans un jeu de séduction, le jeu du chat et de la souris, de chasser et d’être chassée…

Et qui sait…
Peut-être qu’un jour la louve Alpha se transformera en petite chienne docile…
Mais n’oubliez jamais que même la plus docile des chiennes peut mordre…

Une ptite bière pour commencer

VaginaBeer

Mon ami Laslo Sardanapale qui me connait assez bien sait que je suis une inconditionnelle d’artistes, d’artisans et de tous les créatifs qui font aussi nos univers, il m’a proposé de me mettre en contact avec le créateur de la vaginabeer. Il savait que le concept me plairait, et bien il avait raison. Dès qu’il m’en a parlé j’ai imaginé un flyer pour notre prochaine soirée BDSM en jouant sur les mots.

« Il paraît qu’il n’y a pas de sexe dans le BDSM …En octobre, il y en aura au moins dans la bière. »

Habituellement, lorsque les participants arrivent, nous leur offrons une coupe de champagne pour les accueillir, cette fois ils avaient le choix, ils pouvaient aussi goûter à la vaginabeer, ce que beaucoup ont fait, même ceux qui n’aiment pas particulièrement la bière, et ils ont apprécié.

Moi aussi c’était la première fois que je la goûtais, j’ai été très agréablement surprise, je m’attendais à une bière classique un peu amère, mais pas du tout, c’est une vraie bière de femme, et pas seulement pour le côté vaginal, elle est douce comme la peau d’une femme, juteuse et fruitée comme le nectar de l’abricot, agréable à boire comme un jet de cyprine, et comme une belle femme, elle est divinement bien habillée et très surprenante lorsqu’on la déshabille… Soyez curieux… soulevez « sa jupe »…

Et comme une femme qu’on a aimé déguster on la reprend jusqu’à pleine satisfaction…

Je me pose juste une question, après l’avoir bu il me restait comme un goût très agréable dans la bouche… comme après avoir fait jouir une femme… est ce juste mon esprit…

Vous l’aurez compris, je suis fan, il est rare de voir de la bière dans les soirées « chic et glamour » mais la vaginabeer y a toute sa place, la bouteille est très belle et se fond parfaitement au milieu des bouteilles de champagne et de whiskies, présentée dans un seau à glace elle éveillera à coup sur la curiosité de vos invités.

Désormais cette bière sera de toutes mes soirées et apéritifs. Je prévois une prochaine dégustation lors d’une soirée entre femmes, je suis sure qu’elles vont adorer.

Je mettrais juste un bémol… le format de la bouteille qui pourrait faire hésiter certains… 500 ml… Mais une bière tout comme une femme ça peut aussi se partager

www.orderyoni.fr

 

 

Clubs contre soirées privées…

Je viens de découvrir que certains clubs ont décidé “d’éradiquer” les organisateurs de soirées privées… ERADIQUER, c’est fort comme mot…  je fais partie de ces derniers, je me sens donc concernée.

Leurs propos à notre encontre sont très violents

Je vais très rarement en club libertin, parfois pour y accompagner des amis, je ne m’y suis jamais senti à l’aise, je n’y ai jamais trouvé ma place, la plupart des clients de ces clubs sont des couples, on sent que tout est fait pour eux et rien que pour eux, ils suffit de regarder leurs sites pour s’en rendre compte, certes c’est souvent gratuit ou très peu cher pour les femmes seules ce qui me donne juste l’impression d’être un appât et je n’aime pas ça, et c’est aussi très cher pour les hommes seuls d’où le besoin des appâts que nous sommes pour convaincre ces messieurs de payer…

J’avais envie de m’amuser mais pas en club, en tout cas pas de la façon dont les clubs conçoivent le libertinage qui n’est rien d’autre que de l’échangisme entre couples hétéro, voir bi mais seulement si c’est madame qui est bi, et j’avais aussi envie d’être libre et ne pas me plier à des contraintes vestimentaires, comme pouvoir porter un pantalon si j’en ai envie.

J’ai accepté quelques invitations à des soirées privées, mais je ne suis jamais à l’aise en femme seule au milieu de beaucoup de couples, puis une soirée entre femmes, seulement entre femmes et là j’ai adoré, c’est tout ce que j’aimais, on sortait enfin des sentiers battus, c’était décalé, on était libre, libre d’être celle que l’on veut être, de fil en aiguille de causerie en causerie j’ai pu constater que je n’étais pas la seule à avoir envie d’autre chose que ce que l’on nous propose.

Et avec ma bande de copines on s’est mis à organiser nos propres soirées, des soirées qui n’existent pas ailleurs et des soirées que les clubs ne proposent pas.

D’abord des soirées 100% femmes, aucun homme n’y est accepté même le propriétaire des lieux que nous louons. Certains clubs ont essayé de nous approcher pour créer un partenariat. Nous avons toujours refusé, le premier son idée était de créer une soirée femmes, qu’elles s’amusent pendant 2 heures et qu’ensuite les hommes les rejoignent… ben voyons, une fois de plus on nous considère comme des appâts !… Les femmes qui participent à ces soirées veulent rester entre elles, 80% ont un mari ou un complice et c’est cette possibilité de rester et de jouer entre femmes sans le regard d’un homme qui leur plait, si il y avait des hommes elles ne viendraient pas.

Puis nous avons créé des soirées BDSM, parce que ce n’est pas évident pour des novices d’entrer dans ce monde, moi-même je n’y arrivais pas, l’étiquette de libertin nous ferme des portes, et il y a peu de club S/M à Paris. Et ne parlons pas des femmes seules qui n’osent pas se dévoiler. On a tenté et on a réussi, sur la première soirée beaucoup de femmes seules qui avaient une vraie envie de découvrir ce monde, dont certaines qui ont franchi le pas, et se sont laissées entrainer dans des jeux. Je ne suis pas certaine qu’elles auraient pu le faire en club, qu’elles se seraient laissées aller, qu’elles auraient seulement eu l’idée d’y aller, que quelqu’un aurait pris la peine de les présenter et de les mettre en confiance et en contact avec d’autres. Que les soumises des couples présents acceptent dans un club que leur Dominant joue avec une inconnue. Les soirées privées permettent ça. On est très attentive au casting, on réunit nos amis et on invite des nouveaux, curieux de se découvrir, des personnes avec qui nous passons du temps à les écouter, leur expliquer, connaitre leurs désirs, et leurs limites, sur les soirées nous sommes particulièrement attentives à eux.

Puis on a fait une soirée de toute les féminités, femmes, trav, trans, t-girls, une fois de plus aucun homme, c’était une soirée magique et on a très envie de recommencer.

Des idées, des envies de soirées on en a plein, mais pas un club ne nous accueillera à nos conditions, ils ne prendront pas le risque de ne pas gagner d’argent. Et nous on ne fait pas ça pour gagner notre vie ou arrondir nos fins de mois, on a toutes nos jobs, et il arrive qu’on y soit de notre poche. Ah ces désistements de dernière minute… Mais on s’en fiche, on est juste une bande de filles qui ont décidé de ne pas être des appâts, de faire ce qu’elles ont envie, les femmes peuvent venir en pantalon ou en chaussure plates si elles le veulent. Et en tant qu’organisatrices privées on peut choisir qui participent, on mise avant tout sur l’humain. On se fiche complètement du portefeuille de ces messieurs, chez nous la PAF est la même pour tous, ça paye la location du lieu, un vigile, et quelques bouteilles de champagne pour offrir le premier verre le temps que celles apportées par les participants soient fraîches. Les hommes payent la même chose que les femmes et tout le monde apprécie, ça ne rebute pas les femmes bien au contraire, on se fiche du portefeuille de ces messieurs, ce n’est pas un critère de qualité, nous préférons miser sur des hommes qui ont moins de moyens et qui n’apporteront qu’une bonne bouteille de vin blanc, mais qui sont respectueux et bons joueurs.

Et autre chose, pour avoir été à plusieurs reprises en club, on voit un peu trop les mêmes profils… même tranche d’âge… même physique… même look… je me suis déjà fait refouler avec un ami… j’ai très bien compris que nous étions beaucoup trop vieux pour la clientèle… On préfère avoir de la chair fraîche… Des bombasses et des tablettes de chocolats… certains clubs sont très élitistes… donc si vous êtes trop rock, trop gros, trop vieux, trop bronzés… Et je ne parle même pas des hommes bi ou des gays… N’espérez même pas entrer.

Alors mesdames et messieurs les patron.ne.s de clubs vouloir « éradiquer » les organisateurs privés ne fera pas revenir votre clientèle. Au lieu de dépenser inutilement votre énergie à vouloir nous faire disparaitre, posez-vous les bonnes questions, et participez avec nous au libertinage d’aujourd’hui, arrêtez de penser que le couple hétéro de base avec madame « bi curieuse » est le modèle libertin, ouvrez votre esprit, regardez ce qui se passe autour de vous, inventez innovez, prenez des risques.

Nos soirées plaisent, on nous demande souvent à quand la prochaine…Émotionnellement c’est souvent difficile, épuisant, on bosse la journée et le soir on s’occupe de l’organisation de la soirée. Parfois il faut dire non, dire non à nos amis qui ont envie de revenir parce qu’on veut aussi donner la possibilité à d’autres de participer. C’est pas si simple d’organiser une soirée on en fait peu une par trimestre selon les disponibilités de chacune et on donne beaucoup de nous mêmes juste par plaisir de créer de belles rencontres. Et il en est de mêmes pour tous les organisateurs et organisatrices privées que je connais, ils font ça pour le plaisir. Et nous aussi nous sommes d’une certaine façon en concurrence, et quand il y a une grosse soirée en face de la notre on est forcément un peu inquiet on doit pouvoir couvrir les frais, mais on ne se fait pas la guerre, au contraire la concurrence permet de s’améliorer et d’innover, elle est un moteur.

Je suis tout à fait consciente que vous avez des frais que nous n’avons pas. Mais une chose est sure ce n’est pas en « chassant » les soirées privées que vous récupérerez une clientèle. Le libertinage a changé, il est temps que vous changiez vous aussi si vous voulez survivre.

 

Sans rancune

 

MaryssaRachel

Je vais vous parler d’une femme… mon gros coup de cœur de cette année 2018.

Je l’ai découverte au hasard de mes balades sur facebook, certainement grâce à un partage d’un de mes amis, je ne sais plus, elle annonçait la sortie prochaine de son livre.

Mais elle ne l’annonçait pas en mode “stratégie de maison d’édition“

NON, c’était différent… pas commercial… étrange… attirant… rentre dedans…

Des extraits de son livre lu par ELLE, mis en image par ELLE, ELLE sur l’image…

Il se dégageait une impression de grande solitude…

On imagine qu’un auteur est entouré d’une bande de communicants lorsqu’il sort un livre, que ces professionnels s’occupent de toute la promotion…

Avec elle pour la première fois j’ai vu autre chose, certes elle avait une maison d’édition, mais sa présence ne se faisait pas sentir, je ne sais pas ce qui a été convenu entre eux mais ce que je voyais moi de l’autre côté de mon petit écran c’était « Ok, on te publie, mais pour le reste tu te démerdes »… je me trompe peut être… Mais je pense que je ne suis pas la seule à avoir ressenti ça, on était plusieurs à partager ses posts, à avoir envie de l’aider pour sa promo, lui faire du “buzz”, pourtant le livre n’était pas encore sorti, nous ne l’avions pas lu, en tout cas moi jamais, mais on croyait en elle et en son talent.

J’y ai cru, j’ai commandé ce fameux livre “Outrage”, je l’ai lu, il m’a pris aux tripes comme peu de livres l’on fait.

Il y a quelque chose de puissant chez cette femme, une écriture authentique, comme elle.

J’ai terminé “Outrage” et j’ai commandé “Décousue” qui est le premier tome de l’histoire de Rose.

J’aurais pu refermer ses livres, les ranger et oublier cet auteur, et simplement la retrouver lors de la sortie de son prochain roman.

Mais non… Il s’était passé quelque chose d’inexplicable…

Et je savais qu’un jour nos routes se croiseraient, et pas juste une vague rencontre de 10 minute sur une dédicace… Non c’était autre chose… Une amitié naissante…

Depuis je pense toujours à Rose, j’attends de ses nouvelles, j’attends le troisième tome.

En mai de cette année j’ai participé au week-end embrassez qui vous voulez au Cap d’Agde, je devais venir accompagnée. Ma première idée était un homme pour profiter un maximum de ce week-end de détente, mais je n’arrivais pas à choisir LE bon partenaire pour cet événement.

Depuis un moment l’idée d’inviter Maryssa faisait son chemin, j’en ai parlé à Laslo Sardanapale, l’organisateur. Je voulais qu’il valide la proposition que je voulais faire à Maryssa, participer à cet événement en tant qu’auteur, qu’elle serait mon invitée.

Je voulais tenter, même s’il y avait peu de chance qu’elle accepte, après tout elle ne me connaissait pas, et aurait pu se méfier d’une nana croisée sur internet qui lui propose de partager sa chambre…

Il faut reconnaitre que c’est moyen… mais qui ne tente rien n’a rien !

Et à ma grande surprise, elle a accepté.

En attendant ce fameux week-end nous avons continué à échangé par post interposé et parfois par téléphone, rarement mais je crois sans prétention qu’un petit lien commençait à se tisser entre nous.

Avant le Cap, Maryssa a commencé à poster quelques photos pour relancer son activité de photographe, une autre facette que je découvrais d’elle.

Je ne raconterais pas le week-end je l’ai déjà fait, ni notre très belle soirée que nous avons passé avec Sab et Fanny ses amies, des amies géniales, à son image.

Maryssa était là en tant qu’auteur, mais son œil de photographe était présent,

J’aime la photo et dans ma vie pro j’ai souvent eu l’occasion de travailler avec des photographes, et je pense savoir reconnaitre un vrai photographe.

Je voyais une Maryssa “shooter intellectuellement” cet événement, une Maryssa passionnée par son métier, frustrée de ne pas avoir son boitier.

Je ne savais pas si elle serait capable se shooter ce type d’événement, chaque photographe a des domaines dans lesquels il se sent plus à l’aise, certains feront du culinaire, d’autres de la mode, d’autres de la macro, d’autres de la photo d’art…

Photographier un événement libertin ce n’est pas simple, il faut avoir l’œil partout, être discret, ne pas déranger les jeux, ne pas être mal à l’aise, se faire oublier…

Bref, J’ai cru en son talent d’auteur sans avoir jamais lu autre chose que quelques extraits, et j’ai aussi cru en son talent de photographe simplement en ayant vu quelques portraits et surtout en l’ayant vu évoluer ELLE au milieu de tous ces libertins.

Quelques jours après le week-end, j’en ai discuté avec Laslo Sardanapale, j’avais envie qu’il la prenne comme un des photographes officiels sur l’événement de clôture de septembre.

Il a accepté.

Elle est venue, elle a shooté, elle n’a pas arrêté, prenant sur 3 jours des centaines de photos, sans tomber dans le piège de ce type d’événement, elle ne s’est pas comportée comme un paparazzo, non…

Maryssa est de la race de ses grands reporters de guerre, armée de leur boitier, se faufilant au cœur de l’action, à l’affût, n’hésitant pas à se mettre à plat ventre, mitraillant pour avoir le meilleur angle, pour ne rien rater, pour montrer la réalité du terrain. De ceux dont on se souvient des clichés, des clichés qui nous ont marqués.

 

Maryssa est de ceux-là, et comme eux lorsque qu’elle range son appareil, son travail n’est pas terminé, elle doit développer les RAW, trier les photos, les sélectionner, parfois retoucher quelques lumières sur des clichés qui en manquaient ou en avaient trop, en studio on règle les éclairages, on fait des tests, mais sur un événement un photographe dépend de la lumière naturelle ou artificielle, et cette dernière est loin d’être une amie…

Depuis le week-end j’ai enfin pu voir quelques-unes de ses photos.

Pffffffffff…………

Heureusement que j’étais assise, je vais être franche, je ne m’attendais pas du tout à ça…

Elle m’a bluffée, il y a autant d’émotion dans ses photos que dans ses textes

Maryssa est une véritable artiste qui possède plusieurs cordes à son arc.

J’admire le talent de cette femme.

Merci Mitsouko de m’avoir permis de rencontrer cette créature que l’on pourrait croire imaginaire tellement elle est fantastique. Maryssa a ce supplément d’âme qui met de la couleur dans votre vie lorsque vous avez la chance de croiser sa route

Laslo Sardanapale

Vous pouvez suivre Maryssa Rachel sur deux pages facebook

Maryssa Rachel – Photographe

Maryssa Rachel – Auteur

LeonaWinter

Plus de photos

Tolerance-et-ouverture-esprit

La tolérance et l’ouverture d’esprit passent aussi par l’acceptation de ceux qui ne comprennent pas nos pratiques, et peuvent être choqués, voire ulcérés…

Je l’ai été moi-même lorsque je me suis inscrite sur les sites libertins et que je suis tombée sur certaines photos, des photos difficiles à regarder quand on ne connait pas le monde du S/M, qu’on y est pas préparé, des photos qui m’ont révoltées. Et je parle bien de S/M et pas de BDSM. Depuis j’ai évoluée et j’ai eu la chance de pouvoir échanger avec des personnes tolérantes qui comprenaient que de telles photos puissent déranger le commun des mortels.

Ce matin je suis tombé sur un post d’un couple qui a reçu en privé un message de la part d’un autre couple qui a été choqué par ses photos, un message virulent et pas très sympathique. J’ai déjà reçu ce même type de message d’un homme qui m’accusait de donner une image avilissante de la femme pour une photo de petplay que j’avais posté. J’ai pris le parti d’échanger avec lui et de lui expliquer. Je ne l’ai pas convaincu mais il s’est apaisé.

Ce couple a été blessé par la teneur du message et je le comprends tout à fait, c’est un couple que je suis et j’adore leurs photos, ils sont sublimes, elle porte les marques qui lui ont été infligées par son Dom avec fierté, de sublimes marques de fouet, de badines ou de cannes anglaises… Et quand on sait on comprend ce que ces marques représentent pour elle, leur importance.

Ce qui m’a dérangée ce n’est pas la colère bien légitime de ce couple quand on se fait insulter, mais certaines réponses à ce post, et des réponses faites par des membres de la communauté BDSM qui déplorent le manque d’ouverture d’esprit des libertins… Et la moi je rigole… pour avoir lu ces mêmes personnes critiquer les libertins sur facebook dans des groupes BDSM, écrire qu’il ne fallait pas se mélanger, des personnes parfois méprisantes avec ce que je vais appeler le « BDSM soft ou libertin » qui serait composé de fausses soumises, de collectionneuse de dom ou de kékédoms…

Messieurs arrêtez d’être hypocrite !…

Juste une petite question, vous faites quoi sur ces sites ? Vos courses ?
Vous avez un petit creux, alors vous venez chercher un petit macdo qui callera votre besoin en attendant de trouver votre caviar ?

Vous réclamez la tolérance et l’ouverture d’esprit sur vos pratiques que certain.e.s jugent dangereuses, avilissantes, etc… Commencez vous par faire preuve de tolérance et ne venez pas donner des leçons aux libertins sur ce qu’est la tolérance, vous avez bien assez à faire dans vos propres groupes !…

Et si vous avez continué à me lire, réfléchissez 5 mn et mettez-vous à la place de ces personnes, n’oubliez pas que vous êtes sur un site libertin et pas S/M ou BDSM, n’oubliez pas que la majorité de ces personnes n’ont aucune connaissance de ces pratiques, pour la majorité d’entre eux leur seule pratique est l’échangisme, voire le triolisme quand ils arrivent à trouver un tiers. Acceptez qu’ils puissent être choqués. Acceptez que leur pratique du D/s ne soit qu’un simple jeu sexuel.

J’ai changé, mon esprit s’est ouvert, mais j’ai encore des hauts le cœur en voyant certaines pratiques, des envies de vomir, des envies d’intervenir et de faire entendre raison à la personne qui joue, parce que j’estime qu’elle se met en danger, et que toute personne normalement constitué et qui ne se fiche pas des autres quand elle pense qu’autrui est en danger se sent le devoir de le dire et d’intervenir.

Les limites ne sont pas seulement dans ce que nous pouvons pratiquer, elles sont aussi faites de ce que nous pouvons accepter de voir quand on nous l’impose, comme certaines photos ou vidéos sur les sites, et oui ce serait si simple de passer à la prochaine fiche, mais non on garde à l’esprit certaines images. Moi quand je vois des suspensions par des crochets de boucher j’ai envie de gerber et je ne peux pas m’empêcher de penser qu’ils sont tarés. Quand je vois de la zoophilie sur ces sites qui m’est imposé par des textes ou des photos, même si cela reste suggestif quand je recherche un contact et que je tombe sur ce type de fiche, je vais gerber, et je ne m’attends pas à voir ce type d’images sur un site libertin, alors oui mon ouverture d’esprit et ma tolérance ont des limites

Et par pitié, soyez tolérants dans vos groupes envers les libertins qui viennent à vous, curieux de découvrir et d’apprendre et peut être vous trouverez parmi eux des perles ou votre graal

A toutes mes belles rencontres D/s qui ont accepté mon rejet de ce monde et qui m’ont ouvert leur âme et leur cœur, qui ont fait de moi celle que je suis aujourd’hui, une femme qui ne s’est jamais vraiment sentie libertine, mais qui devait passer par le libertinage pour comprendre sa libido et découvrir ce monde magnifique le BDSM qui est aujourd’hui le mien, n’en déplaise aux puristes

Attaches-moi

Je vais vous parler d’un sujet que je ne connais pas bien…

Les cordes, le shibari, le kinbaku, le bondage, etc… Donnez à cette pratique le nom que vous souhaitez.

Récemment on en a beaucoup entendu parler et malheureusement pas en bien, cet article n’est pas là pour dire ce qui doit être fait et comment le faire, je n’ai aucune légitimité pour cela et je n’utiliserais pas les bons termes, je préfère choisir ceux qui sont compréhensibles de tous.

J’ai juste envie de vous parler de mon ressenti par rapport aux cordes, comment j’ai vécu un premier essai et ce qu’elles évoquent chez moi.

J’ai découvert le shibari dans le cadre du libertinage, avant je n’en avais jamais entendu parler, d’abord par mon partenaire de jeu de l’époque qui pratiquait un peu, puis lors d’une soirée sur une péniche. Un encordeur était présent pour faire un show et attacher celles et ceux qui avait envie d’essayer.

J’avais déjà été attachée par mon partenaire au sol, une expérience que j’ai voulue mais que je n’ai pas bien vécu.  J’ai pris sur moi, je me suis sentie oppressée et ça a fait remonter de mauvais souvenirs que j’avais rangé bien au fond de mon crâne.

Ensuite j’ai oublié, pensant que les cordes ce n’est pas pour moi, sans aucune envie de tester. J’assistais à des shows lors de soirée mais ça ne réveillait rien en moi, ni rejet ni envie, c’était juste un spectacle.

Puis il y a eu toutes ces histoires autour de la place des cordes que l’on a pu lire sur facebook, fetlife et autres réseaux sociaux. Grâce ou à cause de ça j’ai appris que les cordes pouvaient être pratiquées de différentes façons, jusqu’à ce jour pour moi c’était seulement du Bondage, une des nombreuses disciplines du BDSM.

J’y ai réfléchi, j’ai essayé de comprendre, je me suis projetée, je me suis mise en situation et je sais que certaines et certains ne comprendront peut-être pas ma façon de voir cette pratique et la rejetteront.

Quand j’ai découvert cette pratique dans ma tête c’était clair il y a quelque chose de sexuel  et c’est quelque chose que je recherche comme dans toutes pratique D/s comme les bougies ou les outils d’impact j’en ai besoin, et si je me faisais encorder sans sexe ça n »est pas grave je serais peut être frustrée mais je m’en remettrais très bien, par contre d’autres femmes qui sont venues aux cordes par d’autres univers n’avaient pas forcément conscience de cet aspect sexuel qu’il peut y avoir malgré toute la volonté de ne pas aller sur ce chemin de l’encordeur, ou même de la proximité qu’il y allait y avoir avec celui-ci, alors même qu’il ne s’approche pas de ses zones intimes, il touche quand même votre corps et cela peut être déstabilisant pour certaines femmes qui se retrouvent dans une position de « prisonnières » et ne savent peut être pas exprimer leur malaise.…

Dans ma vision, il y a quelque chose de très intime dans les cordes, de la sensualité et du sexuel. Une proximité entre l’encordeur et le modèle que celui-ci soit nu ou habillé. Les mains de l’encordeur vous touchent et peu importe l’endroit, même s’il évite certaines zones, le reste du corps est sollicité et peut réagir. C’est quelque chose qui peut être très déstabilisant quand on ne s’y attend pas quand on n’y est pas préparé. J’ai lu à plusieurs reprises qu’on pouvait faire des cordes sans sexe, et cette phrase me dérange…

Le sexe ce n’est pas que cunni, pénétration et fellation, le sexe c’est aussi cérébral, c’est avant tout cérébral, c’est aussi des réactions du corps que l’on n’a peut être pas anticipé, une excitation que l’on n’attendait pas. Ce sont des sensations bien agréables quand on les recherche mais qui peuvent être très mal vécues si elles s’imposent à nous. C’est quelque chose que j’ai vécu à cause d’un mal de dos, et c’est comme ça que j’ai découvert le plaisir dans la douleur, j’avais honte, je n’ai pas pu en parler ni à mon médecin ni à mon kiné.

J’ai imaginé une telle situation, une femme qui entend parler de shibari, elle voit des photos ça lui plait elle a envie d’essayer, elle se renseigne un peu et va dans un cours, elle peut être accompagnée de son mari, ils échangent avec l’encordeur qui va leur expliquer comment cela va se passer sans évoquer des sensations ou un plaisir sexuel qu’elle pourrait ressentir… Elle est habillée, les mains de l’encordeur touchent son corps sans jamais s’approcher des parties génitales, elle ressent du plaisir, une excitation, son entrejambe devient humide, elle se sent gênée, elle peut très mal le vivre, voire culpabiliser vis-à-vis de son mari présent qui a pu s’ apercevoir de son état d’excitation.  Comment lui expliquer… Lui comment le vit-il…  Elle peut penser que l’encordeur a eu des gestes déplacés qui auraient provoqué cet état. Attention je ne minimise pas les vrais abus qu’il y a eu dans cette pratique ce n’est pas mon propos, je veux juste mettre en avant l’aspect sexuel des cordes que beaucoup ont tendance à vouloir gommer ces derniers temps.

Jusqu’à présent je n’avais jamais eu envie d’être encordée, même si j’aime la contrainte et que je la recherche, dans les cordes j’aurais pu perdre une maitrise que je n’étais pas prête à abandonner. Mais en début d’année, j’étais invitée à l’anniversaire d’une amie, c’était une soirée BDSM, ce moment m’a donné envie de moi aussi me faire prendre dans les cordes.

Je l’ai vu jouir, sans aucun geste déplacé de la part de l’encordeur, son corps a simplement réagi, et rien d’étonnant à cela cette femme est un pur bonheur pour celui ou celle qui joue avec, c’est une vraie boule de plaisir. Quand il a commencé à la détacher chaque frottement des cordes sur sa peau la faisait vibrer. Il l’a prise dans ses bras et ils sont restés un long moment comme ça le temps qu’elle redescende, son corps continuait à jouir sans que qui que ce soit la touche, c’était un moment magique, nous étions une petite vingtaine silencieux, respectueux et honorés d’avoir pu assister à cette séance de cordes.

Quand je parle de sexe dans les cordes, je ne parle pas du rapport sexuel tel qu’on le conçoit, pour avoir vu des encordeurs après une séance ils sont vidés, mais je suppose que cela peut aussi se pratiquer, personnellement je n’aimerais pas, la sexualité que j’évoque est tout autre, une sexualité plus proche des jeux D/s.

J’ai rencontré des couples D/s et ce que j’aime dans ces rencontres c’est le plaisir que je peux donner à la soumise en collaboration avec son Dom par des jeux de domination, de bougie ou de flogger , pour moi il n’y a pas de sexe et je n’en veux pas, mais j’éprouve un vrai plaisir de voir et d’avoir fait décoller cette personne, c’est très cérébral et je n’ai pas besoin de plus, je ne veux surtout pas plus ça banaliserait ce moment rare et très particulier.

C’est de cette façon que je perçois la pratique des cordes.

Alors peut être que ma vision est liée à mes pratiques sexuelles, mais j’ai du mal à voir les cordes comme une simple discipline sportive, méditative ou artistique, je n’arrive pas à séparer les cordes du sexe, et je trouve ça juste magnifique.

Avant de publier ce texte j’ai demandé à un de mes amis qui pratique les cordes de le lire, j’avais besoin d’avoir un avis.

Voila sa réponse

Les cordes nous rappellent que nous ne formons qu’un avec notre corps.

Notre société à tendance à vouloir tout séparer, nous serions untel au bureau et un autre à la maison, untel au lit avec son conjoint et un autre avec un amant….

En fait nous sommes UN et la prise de possession d’un corps par les cordes fera appel à tous nos sens.

Contrainte physique, ressentie comme dure ou agréable en fonction de chacun.

Contrainte de l’esprit qui perd la maîtrise de son corps (défendant), ressentie par certains comme le préalable au lâcher prise et par d’autres comme un sentiment contre lequel il faut lutter (ne rien lâcher et rester maître de soi…  ne pas partir dans les cordes… sans intérêt donc !).

Réveil des sens… tous les sens… et le sexe en fait partie intégrante.

Les prudes qui viennent dans les cordes en encordeurs ou en modèles disant “il n’y a pas de sexe” sont à mon sens, soit des menteurs (qui se mentent à eux même avant tout) soit des inconscients qui ne savent pas ce qui se joue et ce qui est en œuvre dans la fusion d’un corps et des cordes.

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Vous voulez en savoir plus sur le Shibari et pourquoi pas prendre des cours ?
N’hésitez pas à contacter Pierre Jmbond, je vous le recommande

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