SonderEnProfodeur

Plutôt que de vous raconter la séance et des sensations que j’ai ressenties, j’ai surtout envie de vous parler du grand professionnalisme d’une Domina pro et surtout celle qui m’a fait l’honneur de m’inviter lors d’une séance.

Je l’avoue j’ai été bluffée et beaucoup de choses et de questions se bousculent encore dans ma petite tête, beaucoup le savent et elle aussi je ne m’en suis jamais caché, les pros j’ai un peu de mal…

Je suis une grande collectionneuse de jouets, surtout ceux en acier, j’aime leurs courbes, leur sobriété et leur élégance, j’en possède plusieurs surtout pour le plaisir prostatique. Dès que j’ai vu les sondes urétrales, j’ai tout de suite été attirée, j’en ai commandé pour ma petite collection et bien sûr j’ai très vite eu envie de les utiliser. J’avais conscience que ce n’est pas une pratique anodine, qu’il y a des risques d’accidents et aussi d’infection.

J’ai fait une photo de mes sondes que j’ai posté sur divers réseaux, je cherchais quelqu’un qui puisse m’apprendre et me guider, j’espérais qu’un couple se propose, Madame et moi, elle me guidant pour le plaisir de son soumis, j’aime bien jouer avec les couples.

Sur tweeter une Dominatrice professionnelle que je connais a commenté ma photo. Elle m’invitait à découvrir cette pratique.

Waouh j’étais flattée et ravie c’est quand même un sacré risque qu’elle prenait. J’ai dit banco, j’ai sauté sur l’occasion. Je la connais depuis un moment déjà quand je l’ai rencontrée elle n’était pas encore professionnelle, elle pratique depuis de nombreuses années pour l’avoir vu je connais sa façon de jouer, c’est sans doute pour ces raisons que je n’ai pas hésité, j’avais entièrement confiance et chose importante je savais qu’on s’entendrait bien.

Elle avait en tête deux ou trois receveurs, je ne lui ai jamais posé aucune question sur eux, je n’ai jamais imposé de choix. Oui j’étais quand même inquiète, parfois il y a des corps que tu peux rejeter, des corps que tu n’arrives pas à toucher, personnellement j’ai un vrai problème avec le muscle, j’ai beaucoup de mal à toucher un corps bétonné. Je n’aime pas les tablettes de chocolats (sourire).

Ça a pris quelques mois avant que je puisse vivre cette expérience, je me disais que je n’arriverais jamais à pratiquer… le confinement est passé par là…

N’y tenant plus, j’étais tentée de le faire seule. Un soumis sur wyylde qui aimerait me rencontrer a posté des photos de sondes avec en commentaire “qui pour ma première ?”

Ma première réaction a été “il est fou”

Pourquoi fou… parce que je pense qu’il pourrait tomber sur n’importe quelle pseudo domina lui assurant qu’elle maîtrise la pratique et finalement pourrait lui faire vivre une mauvaise expérience, et encore plus sur un site libertin avec des adeptes pas du tout spécialisés dans ces jeux.

Je suis quelqu’un de raisonnable, même si ça me démangeait je ne me suis pas proposée.

….

Ça fait presque deux mois qu’on est sorti du confinement, on a enfin trouvé une date.

Le jour J se rapproche de plus en plus, je commence à angoisser. Beaucoup de questions et de sentiments viennent me faire des nœuds au cerveau. Ma première inquiétude et si je tombais dans les pommes…. C’est quelque chose qui pourrait arriver il y a un côté médical dans cette pratique, on n’est pas tous capables de jouer au docteur et encore moins à l’urologue.

La seconde j’avais peur de me sentir « sale » en participant à une séance tarifée…. Les dominas professionnelles sont des travailleuses du sexe, et forcément elles sont associées à la prostitution. De mon côté je préfère séparer les deux et encore plus depuis que j’ai assisté à une séance, pour moi la prostituée vend son corps elle est utilisée, la domina vend une prestation et surtout des compétences et un savoir-faire qui ne sont pas à la portée de tout le monde. Il n’y a pas de rapport sexuel entre elle et son sujet, et ce n’est pas parce qu’elle touche le corps, le sexe ou le cul d’un homme que ça en fait une prostituée, sinon les infirmières, les kinés, les toubibs en seraient aussi… Mais j’avais quand même cette appréhension…

J’avais aussi peur de ne pas arriver à le toucher, je fais très rarement du play, même dans des jeux plus SM comme les impacts, j’ai besoin d’avoir un vrai lien avec mon partenaire, alors arriver à toucher la bite d’un mec que je ne connais pas…. C’était loin d’être gagné…. Je me suis convaincue que c’était comme si je suivais une formation d’infirmière (rire).

Ma quatrième inquiétude était de craquer et de m’effondrer, j’aurais dû découvrir les sondes avec quelqu’un d’important pour moi, je m’étais beaucoup projetée dans ce moment et ça n’a jamais pu se faire, finalement je ne le regrette pas, même guidé par un sujet expérimenté j’aurais fait plein de conneries surtout en matière d’hygiène.

Et la cinquième s’il faut endosser le rôle de Domina sévère ça risque d’être compliqué… le D/s ce n’est vraiment pas mon truc….

J’ai très peu dormi, levée dès 5h, je ne vous raconte pas dans l’état dans lequel j’étais depuis le matin….

J’arrive une heure avant, ce qui me permet de voir toute la préparation de la séance.

J’ai adoré ce moment, j’ai tout enregistré, j’étais bluffée, je pensais être une maniaque de l’hygiène et finalement pas assez. Par exemple mes jouets je les lavais avec de l’eau chaude et du savon et je passais simplement de l’alcool avec un coton pour désinfecter, les siens elle les fait tremper 20 bonnes minutes dans un produit désinfectant du steraneos c’est ce qui est utilisé dans les hôpitaux pour nettoyer les instruments, elle ne lésine pas sur le produit, elle doit bien utiliser un litre à chaque fois. Il y a aussi le rouleau de drap médical jetable, les gants en latex jetables, le lubrifiant stérile acheté en dosettes individuelles. Je lui ai montré le tube que j’avais acheté, elle m’a expliqué qu’à partir du moment où il est ouvert la stérilité n’est plus garantie et que s’il n’est pas conservé dans de bonnes conditions le lubrifiant pouvait tourner sans qu’on ne s’en rende compte, c’est certes plus cher mais elle préfère, c’est sa responsabilité d’assurer à ses sujets une hygiène parfaite. En rentrant j’ai regardé les prix sur internet, j’en connaissais certains comme ceux des gants, mais tout ça reste très onéreux, on ne s’en rend pas forcément compte.

Une fois tout le matériel parfaitement aseptisé, elle installe le tout sur une table qu’elle a javellisée et bien rincée avant, les sondes sont déposées sur un plateau, j’aurais certainement fait l’erreur de les remettre dans leur housse…. Elle pose sur la table une sorte de vase rempli de désinfectant, elle m’explique que c’est pour y mettre les sondes déjà utilisées, comme ça aucun risque de se tromper et de réutiliser une sonde « souillée », ça aussi je n’y aurais pas pensé.

La table de massage est aussi désinfectée, elle me dit “je sais ça l’abîme mais l’hygiène avant tout et le jour où elle devient inutilisable j’en achèterais une autre”, elle sort le rouleau de drap médical, le même que chez les gynécos et recouvre la table de massage, ensuite elle sort un drap propre pour que ce soit plus sympa. Et elle nettoie le sol, et oui une domina ça passe aussi la serpillière. Tout est pensé et fait pour que ce soit le plus sain possible.

Quand tout est prêt il est temps pour elle de se changer, elle réfléchit à ce qu’elle portait la dernière fois qu’il est venu, m’explique que c’est important de varier les tenues, ça je le comprends très facilement (sourire). Il ne va pas tarder, on va se laver les mains consciencieusement. Ce qu’on refera juste avant de démarrer la séance et à plusieurs reprises.

Il arrive, nous dit bonjour, il l’embrasse sur les joues comme deux amis, il me tend la main, il est détendu. Je ne sais pas trop quoi faire de ma personne je suis un peu gênée, on prend un verre, du Perrier surtout pas d’alcool, ça me va très bien j’évite de boire quand je joue et d’autant plus si je ne maîtrise pas. On discute, je suis très vite à l’aise, il n’est pas du tout soumis et pas du tout dans le milieu BDSM, il aime juste ces pratiques. Inanna a choisi le modèle parfait.

Je trouve ça très chouette et je pense qu’il faudrait vraiment dissocier ces pratiques du BDSM, après tout pourquoi ne seraient-elles réservées qu’aux soumis

On discute une bonne demi-heure, la séance ne va pas tarder à débuter,  avant d’aller se doucher il tend une enveloppe à Inanna c’est son offrande, l’offrande est le terme utilisé pour le paiement  c’est un peu comme les honoraires, il me tend aussi une enveloppe,  je suis surprise je lui dis non merci pas pour moi, j’ai dû être un  peu froide il me répond ne vous inquiétez pas je sais c’est juste une invitation dans mon restaurant pour vous remercier, je suis très gênée c’est plutôt à moi de faire preuve de gratitude pour le cadeau qu’il me fait en servant de cobaye, et dans mes jeux c’est souvent moi qui offre un verre à mes partenaires pour les remercier de leur confiance, je ne veux pas l’offenser, je range l’enveloppe discrètement. Finalement j’ai trouvé ça très élégant et sincère, c’est une belle marque de courtoisie et je ne me suis pas du tout sentie ni « utilisée ni achetée », j’ai moi-même remercié Inanna d’une autre façon, et si j’avais eu les moyens de m’offrir une séance je l’aurais fait, il a simplement eu la même intention que moi. Oui je sais j’ai un vrai problème avec ça il faut que j’apprenne à accepter qu’on puisse m’inviter ou m’offrir un verre sans que je me sente redevable ou obligée de… ça doit être mon côté féministe (rire)

Il s’est douché, nous nous sommes une fois de plus lavé les mains, la séance peut commencer. Inanna commence par caresser son corps pour qu’il se détende, il ferme les yeux, je ne sais pas si je dois participer, je n’ose pas bouger. Je me rapproche et commence à faire les mêmes gestes, il a un début d’érection, Inanna le lui fait remarquer elle attend qu’elle redescende, tous deux m’expliquent que ça dépend des personnes, mais que pour insérer les premières sondes il vaut mieux qu’il n’y ait pas d’érection sinon ça pourrait être douloureux, il y a un passage un peu difficile à environ 2cm, juste à l’entrée du méat urétral , c’est un peu comme un anneau qu’on doit laisser s’ouvrir, l’érection le rendrait plus étroit (je traduis comme je l’ai compris).

Bon ben comme quoi il faut que j’arrête de regarder des vidéos porno pour apprendre, et eux ça fait longtemps qu’ils en font, lui a 20 ans de pratique donc entre leurs conseils et le porno je vais prendre leurs conseils 😉

Inanna enfile des gants elle y dépose du lubrifiant, elle m’explique qu’il ne faut pas utiliser directement la dosette pour éviter toute contamination (erreur que j’ai faite plus tard quand elle m’a permis d’insérer ma première sonde, mais elle m’a immédiatement  rattrapée et maintenant je l’ai bien en tête, elle attrape une première sonde, une rosebud qu’elle enduit de lubrifiant, avec la sonde elle lubrifie le méat, seule j’aurais surement fait la connerie de mettre du lub directement avec mes doigts. J’ai encore tant à apprendre….

Au début je continue à lui caresser le torse et j’observe, je commence à poser des questions, je me ressaisis il faut que je me taise il est venu pour bénéficier d’une séance, je ne veux surtout pas l’empêcher de décoller et si je n’arrête pas de parler il risque de ne pas être détendu. Bon pour que je me taise il faut que je m’occupe, je sais qu’il est aussi très anal et moi j’adore ça fouiller, en plus ça fait longtemps que je ne l’ai pas fait et je suis un peu en manque…. Je regarde Inanna je lui fais un signe pour avoir son approbation. Je prends des gants du lubrifiant et je commence à le dilater.  Il dit que c’est la première fois que deux femmes s’occupent de lui, que c’est la première fois que ses deux orifices sont sollicités et dilatés en même temps. Mon cerveau n’a pas mis longtemps à réagir à l’information, l’idée de lui faire découvrir cette double pénétration m’enchantait, et pour moi aussi d’ailleurs c’était une première, du coup j’en ai un peu oublié les sondes. Une fois qu’Inanna l’a bien dilaté, elle me dit à ton tour. Je jette mes gants dans la poubelle, je vais me laver les mains avant d’en prendre une autre paire (j’ai bien enregistré toutes les directives concernant l’hygiène qu’elle m’avait données), il a déjà une sonde dans le canal urinaire je dois en insérer une seconde, elle m’explique que je ne dois pas pousser que j’ai juste à la tenir bien droite qu’elle va glisser toute seule dans le pénis c’est un peu comme si elle était aspirée, que la seconde sonde va se positionner juste au-dessus de la première, qu’il ne faut pas chercher à l’enfoncer plus. Inanna me remplace côté anal tout en surveillant chacun de mes gestes, je suis très à l’aise, tous les deux m’ont donné confiance en moi, je joue un peu, je vais et je viens, les tiges sont fines mais je les sens à travers la peau ce qui n’aurait surement pas été possible avec un sexe en érection, Je dois maintenant les enlever, elle m’explique que je dois les retirer une par une et dans le bon ordre, finalement quand on voit plusieurs sondes dans un conduit ce n’est pas si impressionnant que ça en a l’air, une fois la plus grosse sonde passée, ce sont juste de plus petites qui viennent se superposer, j’ai été beaucoup plus impressionnée par l’insertion de celle en forme de bougie surtout les très grosses. Il est temps de passer aux choses sérieuses, Inanna reprends sa place et moi la mienne. Elle prend une sonde courbe la tige est entièrement composée de boules d’acier, la tige trouve le chemin toute seule, elle vire naturellement d’un quart pour se placer, Inanna joue avec la sonde, je doigte doucement ses parois anales, je les caresse et là le choc, je n’avais pas senti les sondes précédentes mais celle-là est toute particulière, peut être parce qu’elle est recourbée au bout, je sens les boules branler les phalanges de mes doigts, j’adore ça j’en oublie de chercher sa prostate, je joue avec les boules sur sa paroi anale, sa peau à cet endroit est sollicitée des deux côtés, d’un côté par la sonde de l’autre par mon doigt, j’ai su plus tard qu’il avait adoré cette sensation…

C’est aussi un peu le bordel dans ma tête je ne comprends plus rien, rentrée chez moi il faut que je révise mon anatomie pour savoir ou se situe exactement la vessie… j’ai un gros doute là… les cours de science naturelle c’est loin…

Elle repasse au rosebud, à une certaine taille lorsque la sonde est retirée son anus se contracte il m’éjecte, je commence à comprendre le fonctionnement de son corps et j’essaie de m’adapter à ce que fait Inanna, quand elle retire la sonde je fais de même je me retire doucement mais pas totalement, ensuite j’attends qu’une autre sonde l’ai pénétré pour recommencer de nouveau, et plus la sonde est grosse plus son cul se ferme, j’ai commencé avec 8 doigts pour terminer avec deux…

Inanna passe à d’autres sondes les bougies hegar, elle en a de différentes tailles et différentes longueurs. Je blêmis quand je vois la taille de celle qu’elle sélectionne…

Elle rentre très facilement, mais met beaucoup plus de temps à descendre, on dirait qu’elle avance au ralenti par rapport aux autres, c’est impressionnant, je sens la sonde à travers son périnée, il est devenu dur comme du béton, je touche la sonde métallique à travers sa peau. J’aurais adoré le fister à ce moment-là mais c’est impossible il est devenu trop fermé, son fist il l’aura plus tard, mais sans sonde, à un moment j’ai eu très peur de lui avoir fait mal mon doigt a involontairement cogné l’extrémité de la sonde. C’est la plus grosse qu’elle a utilisée je n’ai pas fait attention au diamètre, c’était très impressionnant, la sonde a complètement disparue, quand elle l’a décalotté j’ai vu apparaitre l’extrémité argentée de la sonde. Je lui ai demandé s’il n’y avait pas de risques de ne pas pouvoir la récupérer, elle m’a répondu “avec les petites oui mais pas avec les sondes de cette taille”. Bon de mon côté je ne suis pas encore prête à lâcher une sonde, ni à le faire seule.

Tous les doutes que j’avais avant se sont envolés, et franchement je n’ai aucun regret d’avoir dit oui. Et pour avoir assisté à cette séance, si j’ai un conseil à donner que ce soit à vous messieurs ou à un couple D/s qui auraient envie de découvrir certaines pratiques et en particulier celle-là.

Adressez-vous à une professionnelle, ça ne s’improvise pas. Mais pas n’importe laquelle bien sûr, renseignez-vous, n’hésitez pas à lui poser des questions à lui dire que c’est votre première fois, à lui expliquer vos attentes, exprimez vos craintes, il n’y a rien de pire que mentir et lui faire croire que vous l’avez déjà fait. C’est vrai ça a un coût, mais préserver sa santé c’est le plus important, et il y a de vrais risques d’infection urinaire causé par un manque d’hygiène « involontaire » ou de blessures, en plus une pro saura vous dire STOP, vous trouvez ça génial, vous en voulez plus,  vous auriez peut-être envie d’aller trop loin la première fois… C’est un peu comme quand on se met au sport et qu’on ne se rend pas compte que le corps risque de ne pas suivre, le lendemain on risque de le payer.

Et pour que je conseille d’aller voir une pro, c’est que j’en suis vraiment convaincue.

Il existe plusieurs sortes de sondes

Les Bougies Hegar, de simples tiges  de métal légèrement recourbées de longueur et de diamètres différents, les extrémités sont arrondies, ce sont des ustensiles médicaux utilisés par les gynécologues pour dilater le col de l’utérus lorsque celui-ci est obstrué, le diamètre peut aller de 1 à 26mm.

Les rosebud, des tiges très fines beaucoup plus longues se terminant par une espèce d’œuf allongé ou bouton de rose, comme pour les précédentes, le diamètre varie, quand on veut en introduire plusieurs, c’est le plus souvent celles-ci qui sont utilisées

Il existe aussi des sondes qui forment un angle au bout, elles permettent d’aller plus loin, jusqu’à l’entrée du sphincter urétral

Et beaucoup d’autres encore, de la sonde vibrante aux sondes souples qui permettent d’atteindre la vessie, je n’ai pas encore eu l’occasion de les utiliser

Un grand merci à Inanna Justice et S.
AvantApres

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LeDonjon

Habituellement je joue en club ou en soirée, il m’est parfois arrivé de jouer chez moi, rarement et seulement avec des personnes dont je suis très proche

Avec la situation actuelle, je n’ai pas envie pour le moment de retourner en club ou en soirée. Mais l’envie de jouer reste quand même présente.

J’aurais pu continuer à jouer dans le salon tel qu’il est, mais il manquait quelque chose, une ambiance…

Pendant le confinement j’y ai réfléchi, je m’étais déjà servi de la table basse comme banc à fessées et ça faisait un moment que je voulais l’adapter sans que cela soit visible pour le commun des mortels.

L’idée était de pouvoir transformer le salon en Donjon très rapidement.

L’idéal serait d’avoir une pièce supplémentaire dans laquelle j’aurais pu installer un minimum de matériel (une croix de Saint-André, un banc à fessées et une table gynécologique)… Mais je n’ai pas la possibilité d’avoir un petit donjon chez moi.

Et j’aime bien bricoler, il y a environ deux ans j’avais fabriqué une cage pour une soirée

J’ai donc fixé un anneau sur l’alcôve qui sépare le salon, j’aurais pu utiliser le plafond…

J’y ai accroché une courte chaîne à laquelle je suspends une plante quand le salon est en mode “vanille”. Quand je veux jouer je remplace la plante par deux autres chaînes auxquelles je fixe une barre de contrainte, elle peut servir soit à attacher les poignets si je veux jouer en impact sur quelqu’un qui est debout, les poignets peuvent aussi être accrochés directement aux chaînes (pour ces jeux il faut quand même que je pousse le bureau), soit à attacher les chevilles avec la barre fixée un peu plus bas si je veux jouer au “docteur” la table basse servant de table gynécologique.

Sur la table basse j’installe un matelas type “lit de bébé” que j’ai recouvert de vinyl pour un nettoyage facile. J’ai un petit guéridon rond sur lequel je pose le matériel dont j’ai besoin.

Il ne me reste plus qu’à m’installer confortablement sur un coussin à même le sol pour jouer ou sur un tabouret.

La table basse me sert de table gynéco et aussi de banc à fessées, j’ai fixé dessous à chaque extrémité deux anneaux dans lesquels je peux passer des chaînes pour immobiliser ma/mon partenaire de jeux

Et voilà…
Je n’ai pas de donjon, mais j’ai un salon qui peut s’adapter… Selon mes envies de jeux…

MonPetitDonjon

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Cette semaine j’ai fait l’expérience de l’interview Radio, il y a quelque temps Miguel-Ange Sarmiento m’avait demandé si je voulais être interviewé, j’ai hésité, c’est une chose d’écrire à destination d’un public, c’est différent de répondre à des questions de quelqu’un surtout lorsque l’émission sera diffusée telle qu’elle a été enregistrée.

Même si d’une certaine façon je me livre sur ce blog, je parle peu de moi et de mes expériences, j’écris surtout des chroniques.

Après une période de réflexion j’ai fini par accepter.

Au début c’était un peu compliqué, j’essayais de faire attention à mes mots, puis c’est devenu une simple conversation entre amis. Et finalement j’aurais pu rester des heures à discuter avec lui. L’heure est passé très vite, j’en suis ressortie avec un sentiment de frustration, finalement moi qui pensais ne pas avoir grand-chose à dire j’avais encore envie d’échanger sur beaucoup de choses abordées rapidement juste avant de démarrer l’émission comme le féminisme ou l’inégalité qui existe entre les hommes et les femmes dans le monde libertin et pas forcément dans le sens que l’on imagine. Mais qui sait peut-être que Miguel-Ange m’invitera une nouvelle fois pour en parler.

C’était une très chouette expérience qui me donne envie de mettre des podcast sur mon blog.

Pour écouter le podcast c’est ici

miguelange

 

Cerebralite

Mon dernier texte a provoqué bon nombre de réactions, assez diverses. J’ai senti comme un malaise chez certains lecteurs.

Je reconnais que si un homme avait écrit ou mis en place ce scénario et l’avait publié, il se serait fait clouer au pilori, et j’aurais peut-être été la première…

Mais je crois surtout que beaucoup n’ont pas compris le sens de ce récit, fantasmé ou réalisé…

C’est vrai qu’on peut avoir différentes interprétations, certains ont évoqué la notion du consentement, d’autres le pouvoir et aurait peut-être pu y déceler une forme de mépris vis-à-vis des hommes. Mais il n’en est rien bien au contraire, il suffit de lire mes autres textes pour s’en rendre compte.

Beaucoup se disent cérébraux, je ne sais pas exactement ce que ça veut dire, la seule chose que je sais c’est que j’ai un cerveau qui fonctionne à 1000%, que c’est seulement quand ce cerveau est sollicité que ça va me mettre dans un état d’excitation. Qu’il m’est arrivé de jouir sans aucun attouchement juste parce qu’un échange ou une situation était assez forte pour provoquer cette réaction.

J’évoque juste dans ce texte mon gros besoin de cérébralité.

Parfois… et je dis bien parfois, j’envie ces femmes qui peuvent se retrouver dans les bras d’un homme et prendre simplement du plaisir juste par des baisers ou des caresses.

Ce n’est pas mon cas, ça ne me suffit pas, ça peut peut-être fonctionner la première fois et la seconde je vais très vite m’ennuyer.

Mon excitation ce n’est pas mon corps qui me la fournit, ça va être une situation ou quelques très rares personnes que j’ai rencontré et qui vont alimenter “mon usine à vices” et ça pour moi c’est juste magique.

Ces situations je les provoque, je n’attends pas après les autres, beaucoup m’envoient des scénarios divers et variés, des classiques qui ne mettent pas en ébullition mes neurones et qui ne me donnent pas envie de les rencontrer.

Plutôt que d’attendre j’ai décidé de les provoquer, c’est vrai que ça peut être pris pour de la manipulation, d’une certaine façon ça en est, et parfois ça va loin, il m’est arrivé de me mettre consciemment en danger, mais c’est ce qui m’excite et c’est ce qui va faire que je vais en jouir et l’autre aussi je l’espère…

Ça peut paraitre triste pour certains d’avoir besoin de ça pour prendre du plaisir, d’autres y verront peut-être un esprit pervers ou une anormalité, mais je n’échangerai “ma cérébralité” pour rien au monde.

Je vis des moments exceptionnels.

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LeFantasmeDeLaPute

Points

Le printemps arrive et comme à chaque fois ma libido se réveille 

J’ai faim, mon corps est affamé, le hic c’est que si je me tape un “plan Q” je vais être frustrée comme d’habitude, le sexe pour le sexe m’ennuie j’ai besoin de plus, pour assouvir mon corps il faut que mon cerveau soit lui aussi nourri…

Ça fait déjà un moment que le fantasme de la pute me trotte dans la tête, c’est le moment de passer du fantasme  à la réalité.

Je me connecte sur le site pour trouver le bon candidat. Il me faut la caricature, du mec qui se présente comme un gentleman, qui te promet LA belle soirée, resto étoilé, champagne, suite, etc etc, un mec sûr de lui et assez imbu de lui-même. Avec de belles recommandations de petites minettes qui se seraient laissées attirer par tous ces clichés, une garantie qu’il ne pipeaute pas sur ses moyens comme beaucoup qui au final sont complètement fauchés.

Au bout d’une vingtaine de minutes je tombe sur un profil intéressant, en plus tout à fait le genre d’homme que j’aime ce qui ne gâche rien au scénario que je suis en train de préparer.

Ses photos sont en mode public, il a de la prestance, et même si le texte de sa fiche reflète quelqu’un de prétentieux il est plutôt sympa, original et bien écrit. 

Je fais une copie d’écran de ses photos et je lance une recherche sur Google image… 

Oh le con il utilise sa photo LinkedIn sur wyylde… 

Ce mec est juste parfait… je sens que ça va être un vrai  plaisir de jouer…

Il faut que je sois subtile, que je minaude, surtout ne pas être directive, il doit avoir l’impression que je suis subjuguée par son charisme…

Je vais jouer à la fifille, a la quiche flattée qu’un homme tel que lui s’intéresse à ma petite personne…

Je visite sa fiche plusieurs fois pour attirer son attention, à la quatrième fois je le mets dans mes favoris. 

Il me contacte, le poisson est ferré

Son message est tel que je l’imaginais, les mêmes phrases bateaux que la plupart de ses congénères… Un mélange de galanterie et de flatterie dans un français littéraire qui a pour seul but de séduire une nana, la sauter et très vite passer à une autre ….

Mais c’est le jeu on est sur un site Libertin, on est tous là pour une seule chose, baiser

On commence à  échanger, même si il m’agace c’est le candidat parfait,  il parle beaucoup de lui, moi-je… moi-je… moi-je… moi-je… etc… etc…

Il faut  que je vérifie qu’il se vexe facilement qu’il est susceptible, mais je dois faire attention à  ne pas le faire fuir, je fais de l’humour je le taquine, ça marche il se vexe, je m’excuse.

Je ne veux pas le recevoir chez moi, sur ma fiche la ville indiquée est Paris, je dois trouver une parade pour l’emmener à l’hôtel sans qu’il ait à payer 

Je lui explique que je suis en banlieue, que par sécurité comme c’est une petite ville je préfère indiquer Paris et quand j’ai plusieurs jours de réunions au siège social, ma société me loge dans un hôtel, je serai sur Paris la semaine prochaine, je lui propose de prendre un verre au bar de mon hôtel le mercredi soir. Il accepte, le RDV est pris pour 20h30 ce qui me laissera tout le temps de me préparer.

Le piège s’est refermé.

J’ai pris une chambre au Novotel de la gare de Lyon sous un autre nom, un classique pour les sociétés il n’aura pas de doute,  en plus le bar est plutôt sympa.

J’ai choisi une tenue sexy très classique, une robe noire toute simple, des sous-vêtements noirs en tulle brodé, des bas nylon et une paire d’escarpins, un maquillage léger et quelques bijoux pour parfaire mon image de bonne bourgeoise que je suis censée être, juste un collier de perles et de simples brillants aux oreilles, 

20h20… j’ai soif je boirai bien une bière… Je ne peux pas descendre au bar je ne dois pas arriver avant lui… 

20h40 il est temps de descendre le rejoindre…

Il fait chaud et j’ai toujours  envie d’une bière rafraîchissante, mais je reste dans mon rôle je commande une coupe de champagne…

On discute, comme dans les échanges écrits il ne parle que de lui, il se positionne en mâle dominant, le mâle de pouvoir, celui qui possède tout, celui qui connait plein de gens importants, des gens qui lui sont tous redevables…  etc… etc….

Il met sa main sur mon genou, nous flirtons un peu,  je fais ma timide, je joue ma mijaurée…

Heureusement que j’ai ma petite idée en tête qui m’excite sinon je sens que la nuit risque d’être ennuyeuse….

Il veut m’inviter à dîner, je lui réponds en baissant les yeux d’un air gêné que j’ai grignoté quelque chose en partant du bureau, je dois me lever tôt demain, et que à l’instant j’ai juste très envie de lui…

Il règle nos deux verres, nous montons dans la chambre…

Comme je m’y attendais

Tes préliminaires sont aussi chiants que tes échanges… 

Comme beaucoup de mecs tu as besoin d’être rassuré sur tes “capacités sexuelles à faire jouir une femme”… tu me demandes si c’est bon, si j’aime ça… les questions habituelles qui flattent l’égo masculin…

Comme beaucoup de mecs tu crois que ta queue est le saint-graal… que quelques léchouilles et deux ou trois va-et-vient me feront atteindre le septième ciel…

Comme beaucoup de mec tu te plantes…

Tu es tellement imbu de toi-même que tu te regardes baiser…

Quelques ondulations du bassin, quelques gémissements bien placés suffisent à te rassurer…

Moi je te regarde, je t’analyse… et plus je t’observe plus tu es mon candidat parfait…

Je méprise les hommes comme toi, ceux qui appâtent les nanas en étalant leur pognon…

Je sais que je vais t’humilier et ça c’est jouissif…

Enfin tu jouis… 

Tu es peut-être encore beau mec, tu as toujours de l’allure… Mais une fois à poil comme tous les vieux tu deviens moche dans ta jouissance, ton visage est déformé, tes chairs sont flasques, tes rides sont accentuées, tes yeux sont hagards

Tu es laid, ça te rend vulnérable, et j’aime ça…

Le guerrier est fatigué, il s’est endormi… il est temps pour moi de partir…

Je laisse cinq billets de vingt euros sur l’oreiller et un petit mot

“Merci pour ce moment, la chambre est payée, tu peux rester jusqu’à midi”

Comme beaucoup de mecs tu as voulu m’impressionner avec ton fric…

Le pouvoir c’est l’argent… 

Et sans que tu ne t’en rendes compte le pouvoir c’est moi qui l’ai eu cette nuit là …

Cette nuit là tu as été ma pute…

Je suis rentrée chez moi, j’ai fais couler un bain, je me suis longuement caressée

J’ai joui intensément en songeant à l’humiliation que tu allais ressentir à ton réveil…

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2020 – Journal d’une bourgeoise délurée

Maitresse-DominaÇa fait déjà un moment que je voulais écrire cet article, plus d’un an… j’y songe depuis que j’ai commencé à fréquenter l’univers de la domination féminine, mais je ne savais pas sous quelle forme… un coup de gueule… une chronique… une analyse…

Écrire cet article me met aussi mal à l’aise parce que d’une certaine façon je vais être dans le jugement, mais j’ai besoin de le faire, besoin de vider mon sac, parce qu’il y a parfois des comportements qui m’écœurent et me mettent en colère.

Il est possible que je perde quelques amies qui pourraient mal le prendre, tant pis j’estime que lorsqu’on est ami, on doit tous être capables d’accepter des avis contraires au nôtre, même si cela nous touche.

La plupart de mes relations BDSM sont des couples Dominants/soumises, j’ai découvert le BDSM par le libertinage et les dominas aussi.

Enfin ce que je pensais être des dominas, en résumé beaucoup de petites nanas qui écument les sites libertins pour essayer de gratter quelques sous à des vieux messieurs qui n’ont qu’une envie, tripoter de la jeunette et qui sont prêts à lécher le talon de leurs Louboutin payés par un autre…

Je me suis toujours méfiée des dominas, lorsque je faisais des soirées il m’est arrivé de vouloir en inviter quelques-unes mais j’ai très vite renoncé, soit elles étaient dans la haine des hommes et ne voulaient pas la présence de “mâles dominants“, soit il fallait leur dérouler un tapis rouge et elles ne voulaient pas participer financièrement à la soirée, quand elles n’allaient pas jusqu’à demander qu’on les paye pour leur participation… ben voyons…

Sur une des dernières soirées, j’avais des demandes de soumis qui souhaitaient rencontrer des Dominas, j’ai de nouveau essayé d’en inviter. Certaines m’ont répondu positivement, mais au dernier moment elles m’ont fait faux bond, sans même avoir la courtoisie de prévenir ou de s’excuser

Ça c’est les tous premiers contacts que j’ai eu avec des dominas… Complètement à l’opposé de mes valeurs, je n’aime pas les princesses ni les haineuses.

J’avais donc comme beaucoup une image totalement négative de ces femmes.

Je fréquentais régulièrement des soirées BDSM, il y avait quelques rares Dominas que j’ai pu observer, elles étaient très différentes de celles que je voyais sur les sites libertins.

Je me suis liée d’amitié avec l’une d’elle, lors d’une soirée privée je l’ai vu jouer. J’ai découvert une femme bienveillante et respectueuse. Une façon de pratiquer beaucoup plus proche de la domination masculine qui me correspond mieux.

Au cours de mes sorties, j’en ai rencontré d’autres, certaines que j’apprécie et d’autres moins. Des pros, des dominas, des Maîtresses ou de simples joueuses de caractère comme moi.

Depuis que je fréquente le monde de la domination féminine il y a quelque chose qui m’agace, c’est cette suspicion systématique de vénalité…

Ben oui c’est bien connu… les dominas sont vénales…

Oh il est beau ton Charon, c’est un super beau cadeau qu’on t’a fait…
Ben oui t’as beau être soumis le patriarcat reste quand même ancré en toi, tu as pas encore compris que les femmes s’assument, et que c’est pas forcément un mec qui a craché au bassinet… Ta remarque est sexiste, une femme est aussi capable de se payer son propre matos. Elle n’attend pas après un homme.

Il y a aussi celui qui ne te connait pas et t’aborde en te demandant le tarif de tes séances !!! Oh hé !!!! C’est pas systématique, on est pas toutes des pro… sortez vous de la tête que domination féminine ne rime pas toujours avec argent !!!!

Et ça va peut être vous étonner, mais même les pros font des séances juste pour le plaisir

Et bien NOOOOON, la grande majorité de celles que je connais ne sont pas vénales. Et les pros ne le sont pas non plus, elles exercent un métier, c’est un vrai job avec un gros investissement, je le sais j’achète moi-même tout mon matériel, j’ai pas grand chose comparé à elle et ça ne coute pas 3 francs six sous…

Une femme vénale profite des hommes, une pro vous vend simplement une prestation. Et vous, vous êtes juste un client comme vous pourriez l’être en allant chez un kiné ou un psy. Elle vous écoute, elle vous questionne sur vos attentes, elle vous donne du temps, elle répond à votre besoin.

Il m’est parfois arrivé de regretter qu’il n’y ait pas de Dom pro, je crois que j’y aurais fait appel dans des moments où c’était compliqué au boulot, des périodes où j’avais besoin d’évacuer et de lâcher prise, peut-être qu’un jour je ferais appel aux services d’une Domina Pro bien que je préfère les hommes et que ça ne soit pas dans mes moyens. La règle est simple, tu as un besoin tu l’exprimes. Il n’y a aucun lien, ni amoureux ni amical, aucune ambiguïté, tu es dans une relation client/prestataire, la personne en face n’attend rien de toi à part sa rémunération et que tu lui accordes ta confiance le temps de la séance, il n’y a ni sexe ni soumission, sauf bien sur lors de la séance si c’est dans le contrat, et je parle de la soumission pas du sexe, si vous cherchez du sexe c’est pas une Domina qu’il faut aller voir. Et l’avantage une séance avec une pro garantit d’obtenir ce qu’on veut en toute confidentialité.

Si on parlait de celles qu’on appelle “affectueusement” les dominettes ?

Depuis la rentrée, il y a beaucoup de jeunes femmes qui se présentent comme domina ou maitresse. Certaines y voient juste une opportunité d’arrondir leur fin de mois, de profiter d’une soirée à moindre frais, elles sont jeunes et jolies, elles flattent l’égo des vieux messieurs en leur accordant quelques faveurs, pour le prix d’une entrée et quelques verres  ils peuvent se pavaner en compagnie de ces jolies jeunes femmes.

Le tri se fera de lui-même, beaucoup d’entre elles disparaîtront aussi vite qu’elles sont arrivées. Elles se lasseront ou elles lasseront, certaines se marieront et feront un bébé, d’autres pourraient se perdre dans un univers parallèle et glauque si elles n’ont pas la tête sur les épaules…

Parmi toutes ces jeunes femmes il y a aussi quelques perles, j’en ai rencontré une récemment que j’ai beaucoup apprécié, elle débute et elle possède cette bienveillance et ce respect pour les autres qui inspirent confiance. Une jeune femme qui pourrait un jour devenir une Grande Dame.

Mais finalement c’est quoi une dominette, ne serait-ce pas juste une domina en apprentissage ? Une apprentie ? Toutes ces Grandes Dominas n’ont-elles pas été dominettes un jour ? Quand une jeune femme débute elle sera forcément jugée sur son manque d’expérience, mais ce qui est le plus important pour moi c’est son attitude, sa curiosité, sa soif d’apprendre et sa façon de se comporter.

Une Domina possède plusieurs cordes à son arc, elle doit apprendre les techniques, les maitriser, elle doit aussi apprendre à ressentir l’autre, à adapter son jeu en fonction des réactions de celui avec qui elle joue, elle doit savoir se contenir, ne pas se laisser emporter par l’autre et savoir quand arrêter le jeu. C’est pas parce qu’on a un maso dans les mains qu’il suffit de taper même si lui le demande… Ça ne se fait pas du jour au lendemain, on ne devient pas Domina simplement en se baladant avec un martinet. Ce n’est pas ni l’accessoire ni la tenue qui transforment une femme en Domina.

Il y en a peu que je considère comme de véritables Dominas, peut-être parce que j’ai eu l’occasion cet été de voir de Grandes Dames jouer. Dont une en particulier, deux fouets dans une seule main, elle faisait des enroulés sur une jeune femme très maso, à un moment j’avais l’impression de lire de la colère dans les yeux de cette soumise, cette Domina est restée très calme, elle lui a simplement dit “tu peux le faire, tu en es capable”,  elle maitrisait totalement la douleur de l’autre pour la transformer en plaisir, c’était troublant, tellement puissant que c’en était presque dérangeant, mais c’était aussi sublime, j’avais des frissons, je l’ai enviée, j’aurais aimé être à sa place, être moi-même capable de pousser quelqu’un comme ça pour arriver à lui faire dépasser ses limites, mais je crois que j’aurais flanché bien avant. Peu de personnes sont vraiment capables de maîtriser la douleur, d’assumer d’être “le bourreau“, de faire partir quelqu’un en sub, être sadique ne suffit pas. Je me suis sentie toute petite à côté d’elle, la seule chose que je pouvais faire c’était l’admirer.

Ces Dominas sont souvent très drôles et naturelles, elles ne jouent pas un rôle et elles n’ont rien à prouver. Elles sont assez discrètes, parfois je les croise dans des soirées mixtes où elles sont respectées par tous.

C’est vrai que j’associe beaucoup le sadisme à la domination, surement parce que c’est ce qui me correspond le mieux. J’ai découvert récemment qu’il y avait d’autres formes de domination comme le fétichisme que je n’intégrais pas du tout dans les pratiques D/s, ou une domination beaucoup plus sexuelle, ce sont des pratiques que l’on retrouve aussi dans le libertinage sans qu’il n’y ait aucun rapport de Domination/soumission.

Certaines se font appeler Maîtresse ou se définissent comme telle.

Chez les couples Dom/soumise, il est de coutume que seule la personne qui se soumet lui attribue ce titre et l’appelle de cette façon, c’est un titre qui se mérite et qui ne se réclame pas, c’est la soumise qui fait la demande à son dominant de devenir son Maître. D’ailleurs lorsqu’un homme se présente comme Maître pour venir “draguer“ une soumise il se fait vite renvoyer à son statut de “kékédom”. Donc Maîtresse oui, si elles possèdent une soumise ou un soumis, être Maîtresse ça implique une appartenance, la pose d’un collier. Entre une Maîtresse et sa/son soumis.e il y a un vrai rapport D/s et humain, c’est une relation qui va se créer et pas ponctuellement pour du jeu, ce qui n’est pas forcément le cas avec une Domina qui va jouer avec quelqu’un de purement masochiste et des partenaires occasionnels. Souvent une Maitresse et son soumis forment un couple, dans le BDSM et  dans la vie vanille.

Et peu importe comment les autres vont la percevoir, bonne ou mauvaise, pas assez dominante, trop gentille, etc etc…L’important c’est que son soumis la voit comme sa Maîtresse, c’est lui (ou elle) qui fait d’elle une Maîtresse.

Se définir comme Maîtresse sans avoir quelqu’un au bout de la laisse ça n’a pas beaucoup de sens…

Parfois quand je joue j’ai le droit au “Oui Maîtresse, merci Maîtresse…” ça me gave, j’ai l’impression qu’on s’approprie ma personne sans me l’avoir demandé…

Peut-être que je le serai un jour, même si la Domination/soumission c’est pas vraiment mon truc, ça m’ennuie… mais pourquoi pas et ça ne pourra arriver que dans le cadre d’une vraie relation.

Je vais faire une courte digression sur une population qui n’a rien à voir avec la domination féminine mais qu’on y associe bien trop souvent et que je méprise, ces femmes – si ce sont vraiment des femmes – donnent une mauvaise image des dominas, une image malsaine…

Ce sont toutes ces nanas sur twitter ou facebook, qu’en général personne ne connait et qu’on ne voit jamais nulle part (d’où mon doute que ce soit toujours des femmes derrières ces profils). Elles sont souvent méprisantes, grossières, elles n’offrent rien à part montrer leur cul et leurs nibards sur twitter, leur seul but c’est de gratter quelques euros auprès de tous les fantasmeurs virtuels qui n’ont rien d’autre à faire que de se branler devant un écran… bon si ça marche tant mieux pour elle. Mais mesdemoiselles ne vous faites pas passer pour des dominas quand vous n’êtes pas capable de proposer autre chose que “dépouiller”, vous n’avez aucun respect pour le BDSM, vous n’êtes pas Domina, la domination financière ce n’est pas juste créer une cagnotte, ça tout le monde peut le faire, même les soumises s’y sont mises… vous êtes juste des opportunistes.

Récemment j’ai lu la réponse d’une de ces femmes à qui un homme demandait si elle dominait, ça en dit long sur son rapport avec le BDSM…

“J’apprends sur le tas, en même temps c’est pas comme devenir pilote d’avion”

Personnellement ouvrir une cagnotte et demander 10 balles à des inconnus j’aurais juste l’impression de faire la manche…

“à vot’ bon cœur messieurs les pigeons, c’est pour m’acheter des p’tites culottes”.

Je préfère que l’on m’offre un verre, au moins il y a l’humain qui rentre en jeu.

Moi dans tout ça je suis quoi…

Juste une joueuse passionnée, un tantinet sadique, parfois un peu perverse…
Les seuls cadeaux qui me touchent sont la confiance et le lâcher prise que certaines et certains m’accordent.

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Jeuxdepouvoir

Dans l’univers BDSM je ne joue jamais avec les hommes, les soumis ne m’attirent pas, le D/s c’est pas mon truc et aussi parce que mes relations avec les hommes sont sexualisées et je suis plutôt attirée par Les Mâles Alphas…

Je fais quelques exceptions, mais avec des couples D/s et dans ce cadre il n’y a pas de sexualité en tout cas pour moi, ça sera le plus souvent dans un jeu de domination sur une soumise en partenariat avec son Maître, et parfois quand j’ai besoin de passer de l’autre côté pour évacuer j’ai des couples d’amis très proches qui me permettent de lâcher prise.

Moi mon truc ce sont les femmes masos, les vraies masos et de préférence pas soumises, j’aime qu’il y ait du répondant en face…

Il y a aussi des pratiques qu’affectionnent certains hommes dans cet univers qui me rebutaient et en particulier le fétichisme des pieds…

A part si c’est un homme avec qui j’ai une relation ou mes amis proches je n’aime pas qu’on me touche et surtout pas les pieds, je suis extrêmement chatouilleuse, j’attrape facilement des crampes et bien sur j’avais toujours peur de dégager de mauvaises odeurs.

Je n’arrive pas trop à comprendre ce qu’il peut y avoir d’attirant dans un pied…

Mais j’ai toujours aimé que  la naissance des orteils dépassent de l’escarpin, un peu comme le cœur que forment les seins sous un cache cœur, j’appelle ça le décolleté du pied… Inconsciemment j’érotisais le pied, je m’en suis rendu compte suite à une expérience aux goûters du Divin Marquis…

Depuis que j’allais aux Goûters j’en voyais beaucoup, quelques-uns me demandaient s’ils pouvaient s’occuper de mes pieds, j’ai toujours refusé, vraiment pas envie qu’un homme lambda me touche, je ne suis pas une prestataire de service et je ne peux pas donner du plaisir à un homme sans que cela m’en apporte.

Il m’est arrivé de vouloir faire plaisir par jeu, mais à chaque fois ça a été de mauvaise expérience.

Une première fois à la Demonia, je portais des cuissardes et un homme voulait les lécher. Mais il ne s’est pas contenté de lécher le cuir il a commencé à me masser fortement les mollets, je n’étais pas très à l’aise, j’étais assez tendue ce qui a fini par provoquer une crampe, résultat j’ai eu du mal à marcher pendant 3 jours.

La seconde fois c’était aux goûter j’étais d’humeur plus tolérante un homme que je pensais seulement soumis m’a demandé s’il pouvait se mettre à mes pieds, j’avais des bottes cavalières plates ce jour-là, j’ai accepté sans imaginer que cet homme allait coller son entrejambe sur ma cheville pour se frotter comme le ferait un chien. J’ai détesté ce moment je me suis sentie agressée. Je l’ai très vite remis à sa place. J’ai hésité sur le moment à en parler à Ness, mais assez choquée j’ai fini par le faire, autant vous dire que Ness n’a pas du tout apprécié le comportement de ce monsieur.

Donc vous imaginez bien qu’entre mes aprioris et mes mauvaises expériences, les fétichistes c’était vraiment pas mon truc… j’avais même tendance à les éviter…

Mais aux goûters il y a un homme fétichiste des pieds qui vient régulièrement, il fait partie des personnes que j’apprécie, il ne m’a jamais sollicitée, je ne sens aucune arrière-pensée et il n’y a aucune ambigüité dans nos rapports, je me sens totalement libre d’échanger avec lui.

Un jour nous étions plusieurs à prendre un verre au café d’en face, on aborde le sujet du fétichisme, la façon dont il en a parlé ce qu’il expliquait a aiguisé ma curiosité.

Comment arriver à imaginer qu’une femme puisse avoir un orgasme avec un simple massage des pieds… que ce soit agréable je peux le concevoir, mais de là à ce que ce soit orgasmique…

Je me suis promis qu’un jour j’essayerai.

Quelques mois plus tard Ness poste un événement un peu spécial un Goûter où on fêterait tous ensemble l’anniversaire de “Monsieur C”

C’était le moment où jamais, sur le post je me suis lancée un défi, lui faire cadeau pour son anniversaire de mon premier massage des pieds. C’était le jour où jamais et en le faisant publiquement je ne pouvais plus reculer si je ne voulais pas passer pour quelqu’un qui ne tient pas ses engagements.

Plus le jour approchait, plus je commençais à stresser, je crois que j’étais plus angoissée que le jour où je me suis fait dépuceler.

“Et s’il n’aimait pas mes pieds… et si mes pieds se mettaient à puer… Et si je lui décroche la mâchoire avec un malencontreux coup de pied… Et le pire s’il arrivait à me provoquer un orgasme devant tout le monde… Oh mon dieu non surtout pas ça”

De toute façon le sort en était jeté, je m’étais engagée je ne pouvais plus reculer, la seule chose qui aurait pu encore me sauver c’est que lui n’en ait pas envie.

Il fallait que je m’approprie ce moment et que cela se fasse dans des conditions qui puissent provoquer une émotion chez moi. Pour les chaussures je savais à peu près lesquelles mettre, mais il me fallait des bas, pas n’importe lesquels, je voulais  des fully-fashioned en nylon avec keyhole. J’adore en porter même si c’est assez rare, je n’avais jamais rencontré d’hommes qui appréciaient vraiment, j’étais souvent déçue par leur réaction.

Tu mets un joli porte-jarretelle ou une guêpière, de beaux bas couture, le mec s’attarde 5 mn sur tes jambes et tu finis par te retrouver à poil, pas de jeu… la seule chose qui l’intéressait c’est de baiser.

Et moi à chaque fois j’étais frustrée

Mais si je n’aime pas qu’on me touche les pieds, j’adore qu’on joue avec mes jambes et encore plus lorsqu’elles sont gainées de nylon, elles font partie de mes zones érogènes, les caresser provoquent des sensations chez moi.

Manque de chance je n’ai pas pu trouver exactement ce que je voulais, tant pis ça sera des bas couture mais sans keyhole

Le jour J arrive, les ongles de mes pieds sont faits, mes jambes sont lisses, j’ai sélectionné 4 paires de chaussures pour finalement n’en retenir que deux.

Je lui laisserai le dernier choix.

Il opte pour celles en Python bleu de la Maison Ernest, c’était aussi mes préférées mais il va falloir que je tienne sur mes douze centimètres jusqu’au moment fatidique et j’espérais qu’il arrive vite, mais non… On attendait que tous soient présent pour enfin lui souhaiter son anniversaire.

La tension montait de plus en plus, il fallait que je relâche un peu la pression, je me suis mise à jouer avec une de mes amies.

Enfin le gâteau arrive, c’est le moment pour lui de souffler bougies, tout le monde prend un verre, il se fait tard, je commence à me détendre je pense que ça ne se fera pas aujourd’hui.

Lui n’a pas oublié… il s’approche, il vient chercher ce cadeau que je lui avais promis, il est accompagné d’une amie à qui il voudrait faire découvrir son univers, une charmante jeune femme avec laquelle je me sens très à l’aise.

Monsieur C. savait que c’était une première pour moi et que je n’étais pas très sereine, il a eu l’intelligence et la délicatesse de ne pas m’imposer la situation en public.

Nous nous sommes isolés à l’étage.

Je me suis allongée, il a commencé à enlever mes chaussures, puis me masser délicatement les pieds, les embrasser, jusqu’à mettre mes orteils dans sa bouche. J’étais assez tendue et ça ne provoquait pas grand-chose chez moi, je le laissais faire tout en essayant de me détendre…

Et évidemment ce qui devait arriver arriva… il m’a chatouillé !!!

Je me suis mise à rire, impossible pour moi de m’arrêter, rien d’étonnant c’est habituel dès qu’on me chatouille.

“Monsieur C” n’a pas insisté sur mes pieds, il m’a laissé m’apaiser et lorsqu’il m’a sentie plus détendue il m’a entraînée dans un autre jeu qu’il affectionne. Je ne sais pas quels signes il a reçu pour deviner qu’il pourrait se le permettre, peut-être a-t-il remarqué que cet après-midi là je me caressais régulièrement les jambes ; c’est instinctif dès que je porte des bas couture, j’aime ressentir la caresse d’une main sur ma peau à travers le nylon, en l’occurrence c’était mes mains… ça a tendance à m’exciter, en réalité le seul fait de porter des bas nylon m’excite, l’idée que les hommes devinent que j’en porte m’excite, et j’aime en jouer…

Il a commencé par me mettre les jambes autour de son cou, d’abord les mollets tout en les caressant, là j’avoue ça commençait à provoquer des sensations…

Ensuite il m’a demandé de serrer… je n’ai pas hésité.

Je ne le lâchais pas du regard, ce que j’ai vu dans ses yeux m’a ramenée quelques années en arrière, à un moment où je me suis rendu compte du pouvoir que je pouvais avoir sur les hommes en jouant de séduction, en jouant de ma sexualité, de leurs désirs, et de “leurs perversions” lorsqu’elles rejoignent les miennes…

Il ne m’a pas fallu bien longtemps pour me laisser prendre à ce jeu…

J’ai déboutonné ma robe, j’ai ressenti le besoin d’exhiber mon corps, j’ai rapproché un peu plus mon intimité de son visage, je me suis mise à onduler…

Puis j’ai serré… j’ai serré… j’ai serré…

Il y avait une forte tension sexuelle qui flottait dans l’air, à cet instant j’ai regretté qu’il n’y ait personne autour de nous, quand je suis dans cet état j’aime qu’on me regarde, je ne suis pas exhib juste pour le plaisir de me mettre nue, me mettre simplement à poil où montrer mes fesses ne m’intéresse pas, je n’affectionne pas particulièrement la nudité, j’ai toujours préféré jouer de subtilité, un revers de bas que l’on aperçoit sous une jupe crayon, un décolleté qui dévoile la rondeur d’une poitrine ou des seins libres sous un col roulé. J’ai besoin de jeu, j’aime ressentir le désir, j’aime provoquer l’excitation des autres, ça nourrit la mienne.

C’est un vrai pouvoir de domination et il est d’autant plus fort qu’il n’y a pas de finalité “purement sexuelle” du moins comme on l’entend dans le monde vanille. Ce pouvoir tu le possèdes parce qu’il n’y a pas de “baise”, pas de pénétration, laisser consommer le fruit défendu pourtant si proche tuerait le désir et de l’un et de l’autre. Ce pouvoir tu l’as sur celui dont tu prends le cou dans l’étau de tes cuisses, mais aussi sur ceux qui pourraient observer la scène et qui peut être aimeraient être à la place de ta victime…

Provoquer le désir pour ressentir le désir de l’autre et des autres…

Cette première expérience je n’aurais pas pu la faire ailleurs qu’aux Goûters du Divin Marquis où je me sens bien, personne ne juge personne,  chacun est libre de se laisser aller à ses envies, je n’aurais pas pu la faire avec quelqu’un d’autre que lui, j’avais confiance, je sais qu’il a ressenti l’excitation que ça a provoqué chez moi, il a su comment me guider, il m’a accompagnée dans cette découverte, j’en ai oublié mes appréhensions sur tout ce qui est jeu d’asphyxie.

Le jeu s’est arrêté, j’ai défait mes bas, je les ai noués autour de son cou.

Merci Monsieur C

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gerersescontradictions

Depuis que je navigue dans la sexosphère ma devise a toujours été

“Ne rien chercher, ne rien attendre… simplement se laisser surprendre”

Juste une façon de dire que je ne cherche pas à me caser, je ne suis pas à la recherche d’un compagnon ni du grand amour, mais si les sentiments me tombent dessus je ne m’enfuirai pas et me laisserai porter

Mes rencontres ont toujours été légères, depuis longtemps j’ai toujours été une adepte du one-shot, des rendez-vous sans aucun lendemain, j’avais rarement envie de revoir ces hommes que la nuit ait été médiocre ou formidable, parfois un ou deux rendez-vous de plus, mais ça s’arrêtait très vite, naturellement sans qu’on ait même besoin de se dire au revoir.

Les sites libertins me convenaient et répondaient parfaitement à mes besoins, je n’ai jamais pu faire de rencontre sur des sites plus conventionnels où beaucoup d’hommes attendent autre chose qu’un “plan Q“ et peuvent vite devenir “collants“ surtout lorsque tu commences à évoquer la question de la sexualité.

J’étais attachée à ma liberté et il était hors de question pour moi de rendre des comptes où de devoir demander la permission.

De toute façon si tu cherches quelqu’un pour construire une vie à deux peu de chance que tu le trouves sur un site libertin ou lors d’une soirée débridée…

Mais ça peut quand même arriver, surtout chez les plus jeunes qui n’ont jamais connu la vie de couple.

Je suis loin d’être une collectionneuse, mais je l’avoue je n’ai jamais été fidèle, j’ai trompé tous les hommes avec qui j’ai eu une longue relation et ça bien avant que je mette les pieds dans la sexosphère. Mes pulsions ont toujours pris le dessus, quand je voulais quelqu’un dans mon lit il me le fallait et peu importe si j’étais en couple, et ça ne voulait pas dire que je n’aimais pas mon compagnon.

Mais malgré mes one-shot et mes rencontres sans lendemain il m’est arrivé de me faire surprendre… et c’est parfois douloureux, j’ai dû faire un gros travail sur moi-même, je m’en suis rendu compte récemment et suite à cet échec j’ai beaucoup réfléchi et échangé sur le sujet avec de proches amis qui m’ont aidée à y voir plus clair…

Là où le bât blesse c’est quand tu as un vrai coup de cœur pour quelqu’un, étrangement tu en oublies tous tes principes “libertins“ et tu redeviens “conventionnelle“ tu voudrais qu’il n’existe que toi, qu’il ne voit que par toi, alors que dans nos univers on est tous habitués à butiner d’une fleur à l’autre et encore plus quand on est célibataire depuis longtemps, qu’on sort beaucoup et qu’on fréquente les soirées parisiennes…

Mes coups de cœurs sont rares, la plupart des hommes m’ennuient et quand j’ai un vrai coup de cœur je n’ai pas envie qu’il me file entre les pattes, je ne sais pas si je suis une vraie cérébrale, c’est un qualificatif que beaucoup utilisent, mais quand j’ai un coup de cœur, il nourrit mon imaginaire, mon cerveau s’emballe, mon usine à vices se met en marche et je commence à échafauder des scénarios plus ou moins pervers…

Mais voilà j’ai eu un coup de cœur et je n’ai pas su gérer toutes ces émotions contradictoires qui se sont parfois télescopées et ça a fini par faire un grand boum… le big bang dans ma tête…

Il m’aura fallu du temps pour m’apercevoir que je demandais à l’autre ce que je n’étais peut-être pas capable de lui donner moi-même…

Que je lui reprochais certains actes et que je ne regardais pas les miens…

Comment reprocher à l’autre de flirter avec toutes ses amies alors que moi je passe mon temps à le faire avec les miens…

Comment lui reprocher ses mains baladeuses, alors que certains peuvent me toucher…

Là où je voyais une forme d’humiliation pour moi en ayant l’impression que mon égo en prenait un sacré coup… je ne voyais pas qu’il pouvait en être de même pour lui lorsque j’embrassais un de mes amis sur la bouche devant les siens…

Comment lui reprocher de boire un verre ou diner avec ses amies, alors que moi-même je le fais tout le temps avec les miens…

Etc… etc…

Tous les reproches que je lui ai fait, il aurait pu lui aussi me les faire…

C’est exactement le “fais ce que je dis, mais pas ce que je fais”…

Il est plus difficile de vivre une relation “amoureuse” entre deux personnes qui se rencontrent dans ce contexte. Un couple qui vient découvrir ses univers possède déjà des bases. Pour deux célibataires c’est différent ils doivent trouver leur équilibre, construire la relation dans un univers où les tentations sont omniprésentes, pour ça il faut arriver à communiquer, prendre sur soi, apprendre à faire confiance en l’autre et en soi aussi. On a chacun nos habitudes, notre liberté à laquelle on tient, en tout cas on n’est pas prêt à y renoncer si vite, pas en quelques jours, quelques semaines, j’ai 30 ans de célibat et j’ai toujours eu beaucoup de mal à partager mon espace, à dormir avec quelqu’un. J’avais aussi envie qu’il me surprenne en venant à l’improviste je ne suis pas certaine que j’aurais vraiment apprécié… finalement je le voulais pour moi mais quand MOI je voulais…

Je l’ai traité d’égoïste et en écrivant cette dernière phrase je m’aperçois que moi aussi je l’ai été­­. J’ai été très hypocrite sans le vouloir.

J’ai une autre émotion à gérer lorsque j’ai un coup de cœur, je deviens possessive.

Attention ça n’est pas de la jalousie, au contraire j’aime le partage et j’adore confier mon partenaire à d’autres en qui j’ai toute confiance.

Non, ma possessivité se rapproche plus d’une forme de “matérialisme“.

Celui que j’aime devient aussi sacré que mes jouets, j’y tiens et on n’y touche pas sans ma permission…

Sauf que mon partenaire n’est pas un de mes jouets même si j’aimerai bien qu’il soit mon objet sexuel 😉

J’ai réfléchi sur ce sentiment de possession je crois qu’il est naturel chez une personne dominante, cela rentre dans le cadre d’une relation D/s si elle a lieu d’être… une relation où l’un confie son corps ses désirs sa sexualité à l’autre, l’autre devient notre propriété et je sais que si je devais avoir un jour une relation D/s avec quelqu’un il y a certaines pratiques qui me seraient réservées, des pratiques qui évoquent le marquage de territoire…

Jusqu’à présent  j’ai toujours refusé d’avoir une relation D/s justement pour préserver ma sacro-sainte liberté et pourtant je me suis comportée en “propriétaire“. Mais accepter d’être la Maîtresse d’une soumise ou d’un soumis ça implique que cette personne soit en appartenance et la chaîne possède deux bouts… dont un serait forcément rattaché à moi… Est-ce que j’ai vraiment envie de ça ? Dans ce type de relation le dominant doit décider, il doit donner du temps, beaucoup de temps pour satisfaire l’autre, il doit lui donner la priorité sur d’éventuels partenaires de jeux qu’il pourrait rencontrer en soirée.

Je ne cherche pas une relation D/s je privilégie avant tout la relation humaine, mais je sais aussi que dans un certain contexte lorsque la relation évolue c’est une demande qui pourrait arriver, un besoin que l’autre pourrait avoir. Ce n’est de toute façon pas moi qui en ferai la demande, c’est à la soumise ou au soumis de choisir son Maître ou sa Maîtresse, tout comme je ne l’attacherai pas – j’ai toujours préféré les chiens en liberté qui marchent fièrement à côté de leur maitre plutôt que ceux tenus en laisse avec une muselière –  si un jour j’ai cette demande et que j’ai un lien très fort avec cette personne je ne la refuserai pas mais on devra beaucoup échanger et poser des règles et en particulier sur  cette notion de “propriété“ et sur ma “possessivité”.

Ce jour-là nous ferons partie d’une meute, nous ne nous isolerons pas…
Mais je serai sa seule louve Alpha parmi les louves… moi seule pourrai le marquer… Il ne pourra porter que mon odeur… je serai la seule qu’il pourra boire…

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