La bourgeoise délurée a beaucoup évoluée depuis la création de ce blog, elle a fini par se trouver, découvrir ce qui l’animait, comprendre ce qu’elle ne comprenait pas et qu’elle n’assumait pas de sa sexualité.

Aujourd’hui elle sait qui elle est et ce qu’elle veut.

Peut-être qu’un jour le nom du blog changera, il correspond plus vraiment à ce qu’elle est aujourd’hui, mais pas tout de suite, la bourgeoise délurée fait partie de son histoire, sans elle, Mitsouko ne serait pas devenu Madame.

Dans cet onglet j’aborderais un nouveau chapitre de ma vie, je vous parlerai de celle que je suis aujourd’hui et de la domination féminine.

Et si vous souhaitez me découvrir autrement, je viens de publier mon premier roman, une “autobiofantasmographie” disponible sur amazon.

Sale cabot

Certains me pensent inaccessible, je ne le suis pas je suis juste méfiante, comme on dit chat échaudé craint l’eau froide et j’en ai assez qu’on m’utilise et qu’on profite de ma générosité.

Je suis un peu écœurée depuis que je navigue dans le monde des Dominas et des soumis.

Je ne vais pas parler des Dominas j’ai assez évoqué le sujet, mais franchement je comprends mieux pourquoi certaines de mes amies sont passées pro.

Parfois je me sens crade, j’ai l’impression d’être une pute gratos…

Mais c’est peut-être moi qui suis très conne, très naïve ou trop idéaliste, en tout cas je n’ai jamais ressenti ce genre de malaise dans le libertinage ou avec des soumises, des masos femmes et les couples D/s. Mon problème vient vraiment de vous messieurs les soumis.

Je m’explique…

Cet été sur wyylde, et oui sur wyylde c’est étonnant mais ça n’est pas qu’un site de libertinage il y a aussi beaucoup de BDSMeurs présents sur fetlife, et ce qui m’est arrivé aurait pu aussi arriver sur fet, facebook, twitter ou tout autre réseau.

J’échange avec un homme qui se disait novice et avait des désirs cachés, notamment d’anal, l’hétéro de base avec des penchants inavoués. C’est toujours intéressant les novices et j’aime bien les hétéros de base qui clament haut et fort moi mon cul personne y touchera jamais…

J’ai accepté de le rencontrer, la plupart du temps je joue avec des couples et quelques rares hommes que j’ai connu en soirée. En général on me demande qu’est-ce que je dois apporter, je réponds une bouteille de vin et je m’occupe du reste, je suis plus bon vin que champagne, par contre faut pas m’apporter une piquette, j’ai des goûts de luxe… Ceux qui sont déjà venus chez moi savent que le reste n’est jamais un paquet de chips et un bout de saucisson, et ça que ce soit un homme ou un couple, les hommes apportent leur petite bouteille et les couples plusieurs bouteilles, de quoi grignoter, leurs jouets, leur lub, leurs préservatifs, etc, etc. Les couples sont toujours très généreux.

Lui ne demande rien… il attend que je lui communique mes coordonnées…

Pour la première fois j’ai “réclamé“ et j’ai horreur de faire ça j’estime que ça doit venir naturellement sans qu’on ait à “réclamer“. Mais qu’il n’ait pas cette courtoisie de me demander quoi apporter ou m’inviter à dîner m’a agacée. Je l’ai donc fait j’ai “réclamé” et pour être franche j’avais honte d’avoir à le faire.

Je lui ai demandé d’apporter une bouteille de champagne et des macarons en indiquant mes préférences… pas envie d’avoir à décongeler des picards et boire un champ qui me ficherait mal au crâne…

Résultat des courses, je me suis faite insulter, je me suis fait traiter de pute, de nana vénale que je cachais bien mon jeu que j’étais une pro qui venait racoler sur un site libertin, etc, etc…

Ça m’a scotchée, mise en colère, je me suis sentie humiliée, c’était la première fois qu’on m’insultait comme ça.

Alors quand on vient jouer chez moi ça se passe comment ?

Je passe du temps à organiser mon salon pour créer un espace de jeu, je pousse les meubles, j’installe la table, je nettoie à fond.

Je fais les courses pour qu’on puisse passer un moment sympa à discuter, avant et après… Je ne laisse jamais partir quelqu’un sans qu’il/elle ait repris des forces. La table est plutôt généreuse et souvent la bouteille apportée ne suffit pas, heureusement je prévois toujours.

J’achète moi-même tout le mobilier et les jouets que j’utilise pour VOTRE plaisir, des jouets de bonne qualité pour éviter tout risque d’allergie ou de blessure.

J’achète, les gants, le lubrifiant, le désinfectant, les lingettes, les préservatifs, etc, etc …

Vous vous douchez et faite un lavement chez moi si nécessaire, vous utilisez donc mon eau et mon électricité…

Ensuite quand vous êtes parti, je dois remettre le salon en ordre, laver les serviettes utilisées, nettoyer et désinfecter tous les jouets…

Ok ce sont des petites sommes, mais tout cumulé au final n’est-ce pas moi qui paye la séance ?

Et volontairement je ne prends pas en compte, mon temps de préparation, brushing, ongles, tenues, etc…

Je pense qu’une bonne bouteille de champagne et de bons macarons c’était pas cher payer…

Ah il y a aussi ceux qui disent chercher une “Maitresse”, souvent des hommes mariés pour lesquels il faut s’adapter à leur planning, juste des 5 à 7, ils sont disponibles seulement entre deux RDV. Quand vous vous avez envie ils ne sont jamais dispo… où en train de courir ailleurs… l’homme marié étant infidèle, aucune raison qu’il le soit avec une Domme…

Ceux qui t’envoient des messages, et quand tu regardes leur profils tu t’aperçois qu’ils courent après toutes les dommes sans vraiment montrer un intérêt pour l’une d’entre nous, ils cherchent juste une fuckmachine…“peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse” n’est-ce pas… C’est drôle parce qu’on se parle entre copines, et le mec qui lance des dizaines de hameçons pourris de partout pour essayer de choper un poisson il est vite repéré…

Ceux qui t’ont fait la cour, toujours présents toujours dispo, et le jour où tu as joué avec eux, plus de news… Ils ont eu ce qu’ils voulaient et ils passent à une autre…

Ceux très polis et très courtois à qui tu dis “je ne suis pas intéressée“ , et là changement d’attitude… Le gentil soumis devient un grossier personnage, les hommages et les respects deviennent des insultes ou des piques blessantes…

Ah et il y a les soirées aussi, les mecs qui viennent te voir, ne s’intéressent pas du tout à toi, mais te disent qu’ils aimeraient bien gouter à ton fouet… Ils me demanderaient de leur faire une pipe ça me ferait le même effet…

Et quand tu acceptes gentiment de jouer avec l’un d’eux, certains se comportent comme des goujats… Allez hop c’est fini un “merci Madame“ vite fait, il a eu ce qu’il voulait et il va en voir une autre.

Ah et j’oublie ceux qui n’ont pas compris ce qu’était le D/s et qui pensent qu’ils vont pouvoir te baiser “sous ta direction”… Et quand tu leur dis qu’il n’y aura ni attouchement ni nudité étrangement plus de news…

Il n’y en a qu’un qui a pu me voir à poil et me toucher, mais ça,  ça implique un vrai lien, pas juste du play. Le lien implique le désir du jeu mais aussi le désir pour l’autre, une vraie osmose et c’est rare.

Vous savez que je suis aussi un être humain avec une sensibilité et pas qu’une fuckmachine ou un distributeur de coups…

J’ai failli tout arrêter, grâce à quelques amis je recommence doucement à jouer, avec des couples ou en duo avec une copine.

Les hommes seuls… on verra…

Mais une chose est sure je vais changer ma façon de pratiquer, je ne suis pas à votre service et j’en ai marre qu’on me prenne pour une conne.

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2020 – Journal d’une bourgeoise délurée

SonderEnProfodeur

Plutôt que de vous raconter la séance et des sensations que j’ai ressenties, j’ai surtout envie de vous parler du grand professionnalisme d’une Domina pro et surtout celle qui m’a fait l’honneur de m’inviter lors d’une séance.

Je l’avoue j’ai été bluffée et beaucoup de choses et de questions se bousculent encore dans ma petite tête, beaucoup le savent et elle aussi je ne m’en suis jamais caché, les pros j’ai un peu de mal…

Je suis une grande collectionneuse de jouets, surtout ceux en acier, j’aime leurs courbes, leur sobriété et leur élégance, j’en possède plusieurs surtout pour le plaisir prostatique. Dès que j’ai vu les sondes urétrales, j’ai tout de suite été attirée, j’en ai commandé pour ma petite collection et bien sûr j’ai très vite eu envie de les utiliser. J’avais conscience que ce n’est pas une pratique anodine, qu’il y a des risques d’accidents et aussi d’infection.

J’ai fait une photo de mes sondes que j’ai posté sur divers réseaux, je cherchais quelqu’un qui puisse m’apprendre et me guider, j’espérais qu’un couple se propose, Madame et moi, elle me guidant pour le plaisir de son soumis, j’aime bien jouer avec les couples.

Sur tweeter une Dominatrice professionnelle que je connais a commenté ma photo. Elle m’invitait à découvrir cette pratique.

Waouh j’étais flattée et ravie c’est quand même un sacré risque qu’elle prenait. J’ai dit banco, j’ai sauté sur l’occasion. Je la connais depuis un moment déjà quand je l’ai rencontrée elle n’était pas encore professionnelle, elle pratique depuis de nombreuses années pour l’avoir vu je connais sa façon de jouer, c’est sans doute pour ces raisons que je n’ai pas hésité, j’avais entièrement confiance et chose importante je savais qu’on s’entendrait bien.

Elle avait en tête deux ou trois receveurs, je ne lui ai jamais posé aucune question sur eux, je n’ai jamais imposé de choix. Oui j’étais quand même inquiète, parfois il y a des corps que tu peux rejeter, des corps que tu n’arrives pas à toucher, personnellement j’ai un vrai problème avec le muscle, j’ai beaucoup de mal à toucher un corps bétonné. Je n’aime pas les tablettes de chocolats (sourire).

Ça a pris quelques mois avant que je puisse vivre cette expérience, je me disais que je n’arriverais jamais à pratiquer… le confinement est passé par là…

N’y tenant plus, j’étais tentée de le faire seule. Un soumis sur wyylde qui aimerait me rencontrer a posté des photos de sondes avec en commentaire “qui pour ma première ?”

Ma première réaction a été “il est fou”

Pourquoi fou… parce que je pense qu’il pourrait tomber sur n’importe quelle pseudo domina lui assurant qu’elle maîtrise la pratique et finalement pourrait lui faire vivre une mauvaise expérience, et encore plus sur un site libertin avec des adeptes pas du tout spécialisés dans ces jeux.

Je suis quelqu’un de raisonnable, même si ça me démangeait je ne me suis pas proposée.

….

Ça fait presque deux mois qu’on est sorti du confinement, on a enfin trouvé une date.

Le jour J se rapproche de plus en plus, je commence à angoisser. Beaucoup de questions et de sentiments viennent me faire des nœuds au cerveau. Ma première inquiétude et si je tombais dans les pommes…. C’est quelque chose qui pourrait arriver il y a un côté médical dans cette pratique, on n’est pas tous capables de jouer au docteur et encore moins à l’urologue.

La seconde j’avais peur de me sentir « sale » en participant à une séance tarifée…. Les dominas professionnelles sont des travailleuses du sexe, et forcément elles sont associées à la prostitution. De mon côté je préfère séparer les deux et encore plus depuis que j’ai assisté à une séance, pour moi la prostituée vend son corps elle est utilisée, la domina vend une prestation et surtout des compétences et un savoir-faire qui ne sont pas à la portée de tout le monde. Il n’y a pas de rapport sexuel entre elle et son sujet, et ce n’est pas parce qu’elle touche le corps, le sexe ou le cul d’un homme que ça en fait une prostituée, sinon les infirmières, les kinés, les toubibs en seraient aussi… Mais j’avais quand même cette appréhension…

J’avais aussi peur de ne pas arriver à le toucher, je fais très rarement du play, même dans des jeux plus SM comme les impacts, j’ai besoin d’avoir un vrai lien avec mon partenaire, alors arriver à toucher la bite d’un mec que je ne connais pas…. C’était loin d’être gagné…. Je me suis convaincue que c’était comme si je suivais une formation d’infirmière (rire).

Ma quatrième inquiétude était de craquer et de m’effondrer, j’aurais dû découvrir les sondes avec quelqu’un d’important pour moi, je m’étais beaucoup projetée dans ce moment et ça n’a jamais pu se faire, finalement je ne le regrette pas, même guidé par un sujet expérimenté j’aurais fait plein de conneries surtout en matière d’hygiène.

Et la cinquième s’il faut endosser le rôle de Domina sévère ça risque d’être compliqué… le D/s ce n’est vraiment pas mon truc….

J’ai très peu dormi, levée dès 5h, je ne vous raconte pas dans l’état dans lequel j’étais depuis le matin….

J’arrive une heure avant, ce qui me permet de voir toute la préparation de la séance.

J’ai adoré ce moment, j’ai tout enregistré, j’étais bluffée, je pensais être une maniaque de l’hygiène et finalement pas assez. Par exemple mes jouets je les lavais avec de l’eau chaude et du savon et je passais simplement de l’alcool avec un coton pour désinfecter, les siens elle les fait tremper 20 bonnes minutes dans un produit désinfectant du steraneos c’est ce qui est utilisé dans les hôpitaux pour nettoyer les instruments, elle ne lésine pas sur le produit, elle doit bien utiliser un litre à chaque fois. Il y a aussi le rouleau de drap médical jetable, les gants en latex jetables, le lubrifiant stérile acheté en dosettes individuelles. Je lui ai montré le tube que j’avais acheté, elle m’a expliqué qu’à partir du moment où il est ouvert la stérilité n’est plus garantie et que s’il n’est pas conservé dans de bonnes conditions le lubrifiant pouvait tourner sans qu’on ne s’en rende compte, c’est certes plus cher mais elle préfère, c’est sa responsabilité d’assurer à ses sujets une hygiène parfaite. En rentrant j’ai regardé les prix sur internet, j’en connaissais certains comme ceux des gants, mais tout ça reste très onéreux, on ne s’en rend pas forcément compte.

Une fois tout le matériel parfaitement aseptisé, elle installe le tout sur une table qu’elle a javellisée et bien rincée avant, les sondes sont déposées sur un plateau, j’aurais certainement fait l’erreur de les remettre dans leur housse…. Elle pose sur la table une sorte de vase rempli de désinfectant, elle m’explique que c’est pour y mettre les sondes déjà utilisées, comme ça aucun risque de se tromper et de réutiliser une sonde « souillée », ça aussi je n’y aurais pas pensé.

La table de massage est aussi désinfectée, elle me dit “je sais ça l’abîme mais l’hygiène avant tout et le jour où elle devient inutilisable j’en achèterais une autre”, elle sort le rouleau de drap médical, le même que chez les gynécos et recouvre la table de massage, ensuite elle sort un drap propre pour que ce soit plus sympa. Et elle nettoie le sol, et oui une domina ça passe aussi la serpillière. Tout est pensé et fait pour que ce soit le plus sain possible.

Quand tout est prêt il est temps pour elle de se changer, elle réfléchit à ce qu’elle portait la dernière fois qu’il est venu, m’explique que c’est important de varier les tenues, ça je le comprends très facilement (sourire). Il ne va pas tarder, on va se laver les mains consciencieusement. Ce qu’on refera juste avant de démarrer la séance et à plusieurs reprises.

Il arrive, nous dit bonjour, il l’embrasse sur les joues comme deux amis, il me tend la main, il est détendu. Je ne sais pas trop quoi faire de ma personne je suis un peu gênée, on prend un verre, du Perrier surtout pas d’alcool, ça me va très bien j’évite de boire quand je joue et d’autant plus si je ne maîtrise pas. On discute, je suis très vite à l’aise, il n’est pas du tout soumis et pas du tout dans le milieu BDSM, il aime juste ces pratiques. Inanna a choisi le modèle parfait.

Je trouve ça très chouette et je pense qu’il faudrait vraiment dissocier ces pratiques du BDSM, après tout pourquoi ne seraient-elles réservées qu’aux soumis

On discute une bonne demi-heure, la séance ne va pas tarder à débuter,  avant d’aller se doucher il tend une enveloppe à Inanna c’est son offrande, l’offrande est le terme utilisé pour le paiement  c’est un peu comme les honoraires, il me tend aussi une enveloppe,  je suis surprise je lui dis non merci pas pour moi, j’ai dû être un  peu froide il me répond ne vous inquiétez pas je sais c’est juste une invitation dans mon restaurant pour vous remercier, je suis très gênée c’est plutôt à moi de faire preuve de gratitude pour le cadeau qu’il me fait en servant de cobaye, et dans mes jeux c’est souvent moi qui offre un verre à mes partenaires pour les remercier de leur confiance, je ne veux pas l’offenser, je range l’enveloppe discrètement. Finalement j’ai trouvé ça très élégant et sincère, c’est une belle marque de courtoisie et je ne me suis pas du tout sentie ni « utilisée ni achetée », j’ai moi-même remercié Inanna d’une autre façon, et si j’avais eu les moyens de m’offrir une séance je l’aurais fait, il a simplement eu la même intention que moi. Oui je sais j’ai un vrai problème avec ça il faut que j’apprenne à accepter qu’on puisse m’inviter ou m’offrir un verre sans que je me sente redevable ou obligée de… ça doit être mon côté féministe (rire)

Il s’est douché, nous nous sommes une fois de plus lavé les mains, la séance peut commencer. Inanna commence par caresser son corps pour qu’il se détende, il ferme les yeux, je ne sais pas si je dois participer, je n’ose pas bouger. Je me rapproche et commence à faire les mêmes gestes, il a un début d’érection, Inanna le lui fait remarquer elle attend qu’elle redescende, tous deux m’expliquent que ça dépend des personnes, mais que pour insérer les premières sondes il vaut mieux qu’il n’y ait pas d’érection sinon ça pourrait être douloureux, il y a un passage un peu difficile à environ 2cm, juste à l’entrée du méat urétral , c’est un peu comme un anneau qu’on doit laisser s’ouvrir, l’érection le rendrait plus étroit (je traduis comme je l’ai compris).

Bon ben comme quoi il faut que j’arrête de regarder des vidéos porno pour apprendre, et eux ça fait longtemps qu’ils en font, lui a 20 ans de pratique donc entre leurs conseils et le porno je vais prendre leurs conseils 😉

Inanna enfile des gants elle y dépose du lubrifiant, elle m’explique qu’il ne faut pas utiliser directement la dosette pour éviter toute contamination (erreur que j’ai faite plus tard quand elle m’a permis d’insérer ma première sonde, mais elle m’a immédiatement  rattrapée et maintenant je l’ai bien en tête, elle attrape une première sonde, une rosebud qu’elle enduit de lubrifiant, avec la sonde elle lubrifie le méat, seule j’aurais surement fait la connerie de mettre du lub directement avec mes doigts. J’ai encore tant à apprendre….

Au début je continue à lui caresser le torse et j’observe, je commence à poser des questions, je me ressaisis il faut que je me taise il est venu pour bénéficier d’une séance, je ne veux surtout pas l’empêcher de décoller et si je n’arrête pas de parler il risque de ne pas être détendu. Bon pour que je me taise il faut que je m’occupe, je sais qu’il est aussi très anal et moi j’adore ça fouiller, en plus ça fait longtemps que je ne l’ai pas fait et je suis un peu en manque…. Je regarde Inanna je lui fais un signe pour avoir son approbation. Je prends des gants du lubrifiant et je commence à le dilater.  Il dit que c’est la première fois que deux femmes s’occupent de lui, que c’est la première fois que ses deux orifices sont sollicités et dilatés en même temps. Mon cerveau n’a pas mis longtemps à réagir à l’information, l’idée de lui faire découvrir cette double pénétration m’enchantait, et pour moi aussi d’ailleurs c’était une première, du coup j’en ai un peu oublié les sondes. Une fois qu’Inanna l’a bien dilaté, elle me dit à ton tour. Je jette mes gants dans la poubelle, je vais me laver les mains avant d’en prendre une autre paire (j’ai bien enregistré toutes les directives concernant l’hygiène qu’elle m’avait données), il a déjà une sonde dans le canal urinaire je dois en insérer une seconde, elle m’explique que je ne dois pas pousser que j’ai juste à la tenir bien droite qu’elle va glisser toute seule dans le pénis c’est un peu comme si elle était aspirée, que la seconde sonde va se positionner juste au-dessus de la première, qu’il ne faut pas chercher à l’enfoncer plus. Inanna me remplace côté anal tout en surveillant chacun de mes gestes, je suis très à l’aise, tous les deux m’ont donné confiance en moi, je joue un peu, je vais et je viens, les tiges sont fines mais je les sens à travers la peau ce qui n’aurait surement pas été possible avec un sexe en érection, Je dois maintenant les enlever, elle m’explique que je dois les retirer une par une et dans le bon ordre, finalement quand on voit plusieurs sondes dans un conduit ce n’est pas si impressionnant que ça en a l’air, une fois la plus grosse sonde passée, ce sont juste de plus petites qui viennent se superposer, j’ai été beaucoup plus impressionnée par l’insertion de celle en forme de bougie surtout les très grosses. Il est temps de passer aux choses sérieuses, Inanna reprends sa place et moi la mienne. Elle prend une sonde courbe la tige est entièrement composée de boules d’acier, la tige trouve le chemin toute seule, elle vire naturellement d’un quart pour se placer, Inanna joue avec la sonde, je doigte doucement ses parois anales, je les caresse et là le choc, je n’avais pas senti les sondes précédentes mais celle-là est toute particulière, peut être parce qu’elle est recourbée au bout, je sens les boules branler les phalanges de mes doigts, j’adore ça j’en oublie de chercher sa prostate, je joue avec les boules sur sa paroi anale, sa peau à cet endroit est sollicitée des deux côtés, d’un côté par la sonde de l’autre par mon doigt, j’ai su plus tard qu’il avait adoré cette sensation…

C’est aussi un peu le bordel dans ma tête je ne comprends plus rien, rentrée chez moi il faut que je révise mon anatomie pour savoir ou se situe exactement la vessie… j’ai un gros doute là… les cours de science naturelle c’est loin…

Elle repasse au rosebud, à une certaine taille lorsque la sonde est retirée son anus se contracte il m’éjecte, je commence à comprendre le fonctionnement de son corps et j’essaie de m’adapter à ce que fait Inanna, quand elle retire la sonde je fais de même je me retire doucement mais pas totalement, ensuite j’attends qu’une autre sonde l’ai pénétré pour recommencer de nouveau, et plus la sonde est grosse plus son cul se ferme, j’ai commencé avec 8 doigts pour terminer avec deux…

Inanna passe à d’autres sondes les bougies hegar, elle en a de différentes tailles et différentes longueurs. Je blêmis quand je vois la taille de celle qu’elle sélectionne…

Elle rentre très facilement, mais met beaucoup plus de temps à descendre, on dirait qu’elle avance au ralenti par rapport aux autres, c’est impressionnant, je sens la sonde à travers son périnée, il est devenu dur comme du béton, je touche la sonde métallique à travers sa peau. J’aurais adoré le fister à ce moment-là mais c’est impossible il est devenu trop fermé, son fist il l’aura plus tard, mais sans sonde, à un moment j’ai eu très peur de lui avoir fait mal mon doigt a involontairement cogné l’extrémité de la sonde. C’est la plus grosse qu’elle a utilisée je n’ai pas fait attention au diamètre, c’était très impressionnant, la sonde a complètement disparue, quand elle l’a décalotté j’ai vu apparaitre l’extrémité argentée de la sonde. Je lui ai demandé s’il n’y avait pas de risques de ne pas pouvoir la récupérer, elle m’a répondu “avec les petites oui mais pas avec les sondes de cette taille”. Bon de mon côté je ne suis pas encore prête à lâcher une sonde, ni à le faire seule.

Tous les doutes que j’avais avant se sont envolés, et franchement je n’ai aucun regret d’avoir dit oui. Et pour avoir assisté à cette séance, si j’ai un conseil à donner que ce soit à vous messieurs ou à un couple D/s qui auraient envie de découvrir certaines pratiques et en particulier celle-là.

Adressez-vous à une professionnelle, ça ne s’improvise pas. Mais pas n’importe laquelle bien sûr, renseignez-vous, n’hésitez pas à lui poser des questions à lui dire que c’est votre première fois, à lui expliquer vos attentes, exprimez vos craintes, il n’y a rien de pire que mentir et lui faire croire que vous l’avez déjà fait. C’est vrai ça a un coût, mais préserver sa santé c’est le plus important, et il y a de vrais risques d’infection urinaire causé par un manque d’hygiène « involontaire » ou de blessures, en plus une pro saura vous dire STOP, vous trouvez ça génial, vous en voulez plus,  vous auriez peut-être envie d’aller trop loin la première fois… C’est un peu comme quand on se met au sport et qu’on ne se rend pas compte que le corps risque de ne pas suivre, le lendemain on risque de le payer.

Et pour que je conseille d’aller voir une pro, c’est que j’en suis vraiment convaincue.

Il existe plusieurs sortes de sondes

Les Bougies Hegar, de simples tiges  de métal légèrement recourbées de longueur et de diamètres différents, les extrémités sont arrondies, ce sont des ustensiles médicaux utilisés par les gynécologues pour dilater le col de l’utérus lorsque celui-ci est obstrué, le diamètre peut aller de 1 à 26mm.

Les rosebud, des tiges très fines beaucoup plus longues se terminant par une espèce d’œuf allongé ou bouton de rose, comme pour les précédentes, le diamètre varie, quand on veut en introduire plusieurs, c’est le plus souvent celles-ci qui sont utilisées

Il existe aussi des sondes qui forment un angle au bout, elles permettent d’aller plus loin, jusqu’à l’entrée du sphincter urétral

Et beaucoup d’autres encore, de la sonde vibrante aux sondes souples qui permettent d’atteindre la vessie, je n’ai pas encore eu l’occasion de les utiliser

Un grand merci à Inanna Justice et S.
AvantApres

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2020 – Journal d’une bourgeoise délurée

 

LeDonjon

Habituellement je joue en club ou en soirée, il m’est parfois arrivé de jouer chez moi, rarement et seulement avec des personnes dont je suis très proche

Avec la situation actuelle, je n’ai pas envie pour le moment de retourner en club ou en soirée. Mais l’envie de jouer reste quand même présente.

J’aurais pu continuer à jouer dans le salon tel qu’il est, mais il manquait quelque chose, une ambiance…

Pendant le confinement j’y ai réfléchi, je m’étais déjà servi de la table basse comme banc à fessées et ça faisait un moment que je voulais l’adapter sans que cela soit visible pour le commun des mortels.

L’idée était de pouvoir transformer le salon en Donjon très rapidement.

L’idéal serait d’avoir une pièce supplémentaire dans laquelle j’aurais pu installer un minimum de matériel (une croix de Saint-André, un banc à fessées et une table gynécologique)… Mais je n’ai pas la possibilité d’avoir un petit donjon chez moi.

Et j’aime bien bricoler, il y a environ deux ans j’avais fabriqué une cage pour une soirée

J’ai donc fixé un anneau sur l’alcôve qui sépare le salon, j’aurais pu utiliser le plafond…

J’y ai accroché une courte chaîne à laquelle je suspends une plante quand le salon est en mode “vanille”. Quand je veux jouer je remplace la plante par deux autres chaînes auxquelles je fixe une barre de contrainte, elle peut servir soit à attacher les poignets si je veux jouer en impact sur quelqu’un qui est debout, les poignets peuvent aussi être accrochés directement aux chaînes (pour ces jeux il faut quand même que je pousse le bureau), soit à attacher les chevilles avec la barre fixée un peu plus bas si je veux jouer au “docteur” la table basse servant de table gynécologique.

Sur la table basse j’installe un matelas type “lit de bébé” que j’ai recouvert de vinyl pour un nettoyage facile. J’ai un petit guéridon rond sur lequel je pose le matériel dont j’ai besoin.

Il ne me reste plus qu’à m’installer confortablement sur un coussin à même le sol pour jouer ou sur un tabouret.

La table basse me sert de table gynéco et aussi de banc à fessées, j’ai fixé dessous à chaque extrémité deux anneaux dans lesquels je peux passer des chaînes pour immobiliser ma/mon partenaire de jeux

Et voilà…
Je n’ai pas de donjon, mais j’ai un salon qui peut s’adapter… Selon mes envies de jeux…

MonPetitDonjon

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2020 – Journal d’une bourgeoise délurée

Cette semaine j’ai fait l’expérience de l’interview Radio, il y a quelque temps Miguel-Ange Sarmiento m’avait demandé si je voulais être interviewé, j’ai hésité, c’est une chose d’écrire à destination d’un public, c’est différent de répondre à des questions de quelqu’un surtout lorsque l’émission sera diffusée telle qu’elle a été enregistrée.

Même si d’une certaine façon je me livre sur ce blog, je parle peu de moi et de mes expériences, j’écris surtout des chroniques.

Après une période de réflexion j’ai fini par accepter.

Au début c’était un peu compliqué, j’essayais de faire attention à mes mots, puis c’est devenu une simple conversation entre amis. Et finalement j’aurais pu rester des heures à discuter avec lui. L’heure est passé très vite, j’en suis ressortie avec un sentiment de frustration, finalement moi qui pensais ne pas avoir grand-chose à dire j’avais encore envie d’échanger sur beaucoup de choses abordées rapidement juste avant de démarrer l’émission comme le féminisme ou l’inégalité qui existe entre les hommes et les femmes dans le monde libertin et pas forcément dans le sens que l’on imagine. Mais qui sait peut-être que Miguel-Ange m’invitera une nouvelle fois pour en parler.

C’était une très chouette expérience qui me donne envie de mettre des podcast sur mon blog.

Pour écouter le podcast c’est ici

miguelange

 

Cerebralite

Mon dernier texte a provoqué bon nombre de réactions, assez diverses. J’ai senti comme un malaise chez certains lecteurs.

Je reconnais que si un homme avait écrit ou mis en place ce scénario et l’avait publié, il se serait fait clouer au pilori, et j’aurais peut-être été la première…

Mais je crois surtout que beaucoup n’ont pas compris le sens de ce récit, fantasmé ou réalisé…

C’est vrai qu’on peut avoir différentes interprétations, certains ont évoqué la notion du consentement, d’autres le pouvoir et aurait peut-être pu y déceler une forme de mépris vis-à-vis des hommes. Mais il n’en est rien bien au contraire, il suffit de lire mes autres textes pour s’en rendre compte.

Beaucoup se disent cérébraux, je ne sais pas exactement ce que ça veut dire, la seule chose que je sais c’est que j’ai un cerveau qui fonctionne à 1000%, que c’est seulement quand ce cerveau est sollicité que ça va me mettre dans un état d’excitation. Qu’il m’est arrivé de jouir sans aucun attouchement juste parce qu’un échange ou une situation était assez forte pour provoquer cette réaction.

J’évoque juste dans ce texte mon gros besoin de cérébralité.

Parfois… et je dis bien parfois, j’envie ces femmes qui peuvent se retrouver dans les bras d’un homme et prendre simplement du plaisir juste par des baisers ou des caresses.

Ce n’est pas mon cas, ça ne me suffit pas, ça peut peut-être fonctionner la première fois et la seconde je vais très vite m’ennuyer.

Mon excitation ce n’est pas mon corps qui me la fournit, ça va être une situation ou quelques très rares personnes que j’ai rencontré et qui vont alimenter “mon usine à vices” et ça pour moi c’est juste magique.

Ces situations je les provoque, je n’attends pas après les autres, beaucoup m’envoient des scénarios divers et variés, des classiques qui ne mettent pas en ébullition mes neurones et qui ne me donnent pas envie de les rencontrer.

Plutôt que d’attendre j’ai décidé de les provoquer, c’est vrai que ça peut être pris pour de la manipulation, d’une certaine façon ça en est, et parfois ça va loin, il m’est arrivé de me mettre consciemment en danger, mais c’est ce qui m’excite et c’est ce qui va faire que je vais en jouir et l’autre aussi je l’espère…

Ça peut paraitre triste pour certains d’avoir besoin de ça pour prendre du plaisir, d’autres y verront peut-être un esprit pervers ou une anormalité, mais je n’échangerai “ma cérébralité” pour rien au monde.

Je vis des moments exceptionnels.

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2020 – Journal d’une bourgeoise délurée

 

Maitresse-DominaÇa fait déjà un moment que je voulais écrire cet article, plus d’un an… j’y songe depuis que j’ai commencé à fréquenter l’univers de la domination féminine, mais je ne savais pas sous quelle forme… un coup de gueule… une chronique… une analyse…

Écrire cet article me met aussi mal à l’aise parce que d’une certaine façon je vais être dans le jugement, mais j’ai besoin de le faire, besoin de vider mon sac, parce qu’il y a parfois des comportements qui m’écœurent et me mettent en colère.

Il est possible que je perde quelques amies qui pourraient mal le prendre, tant pis j’estime que lorsqu’on est ami, on doit tous être capables d’accepter des avis contraires au nôtre, même si cela nous touche.

La plupart de mes relations BDSM sont des couples Dominants/soumises, j’ai découvert le BDSM par le libertinage et les dominas aussi.

Enfin ce que je pensais être des dominas, en résumé beaucoup de petites nanas qui écument les sites libertins pour essayer de gratter quelques sous à des vieux messieurs qui n’ont qu’une envie, tripoter de la jeunette et qui sont prêts à lécher le talon de leurs Louboutin payés par un autre…

Je me suis toujours méfiée des dominas, lorsque je faisais des soirées il m’est arrivé de vouloir en inviter quelques-unes mais j’ai très vite renoncé, soit elles étaient dans la haine des hommes et ne voulaient pas la présence de “mâles dominants“, soit il fallait leur dérouler un tapis rouge et elles ne voulaient pas participer financièrement à la soirée, quand elles n’allaient pas jusqu’à demander qu’on les paye pour leur participation… ben voyons…

Sur une des dernières soirées, j’avais des demandes de soumis qui souhaitaient rencontrer des Dominas, j’ai de nouveau essayé d’en inviter. Certaines m’ont répondu positivement, mais au dernier moment elles m’ont fait faux bond, sans même avoir la courtoisie de prévenir ou de s’excuser

Ça c’est les tous premiers contacts que j’ai eu avec des dominas… Complètement à l’opposé de mes valeurs, je n’aime pas les princesses ni les haineuses.

J’avais donc comme beaucoup une image totalement négative de ces femmes.

Je fréquentais régulièrement des soirées BDSM, il y avait quelques rares Dominas que j’ai pu observer, elles étaient très différentes de celles que je voyais sur les sites libertins.

Je me suis liée d’amitié avec l’une d’elle, lors d’une soirée privée je l’ai vu jouer. J’ai découvert une femme bienveillante et respectueuse. Une façon de pratiquer beaucoup plus proche de la domination masculine qui me correspond mieux.

Au cours de mes sorties, j’en ai rencontré d’autres, certaines que j’apprécie et d’autres moins. Des pros, des dominas, des Maîtresses ou de simples joueuses de caractère comme moi.

Depuis que je fréquente le monde de la domination féminine il y a quelque chose qui m’agace, c’est cette suspicion systématique de vénalité…

Ben oui c’est bien connu… les dominas sont vénales…

Oh il est beau ton Charon, c’est un super beau cadeau qu’on t’a fait…
Ben oui t’as beau être soumis le patriarcat reste quand même ancré en toi, tu as pas encore compris que les femmes s’assument, et que c’est pas forcément un mec qui a craché au bassinet… Ta remarque est sexiste, une femme est aussi capable de se payer son propre matos. Elle n’attend pas après un homme.

Il y a aussi celui qui ne te connait pas et t’aborde en te demandant le tarif de tes séances !!! Oh hé !!!! C’est pas systématique, on est pas toutes des pro… sortez vous de la tête que domination féminine ne rime pas toujours avec argent !!!!

Et ça va peut être vous étonner, mais même les pros font des séances juste pour le plaisir

Et bien NOOOOON, la grande majorité de celles que je connais ne sont pas vénales. Et les pros ne le sont pas non plus, elles exercent un métier, c’est un vrai job avec un gros investissement, je le sais j’achète moi-même tout mon matériel, j’ai pas grand chose comparé à elle et ça ne coute pas 3 francs six sous…

Une femme vénale profite des hommes, une pro vous vend simplement une prestation. Et vous, vous êtes juste un client comme vous pourriez l’être en allant chez un kiné ou un psy. Elle vous écoute, elle vous questionne sur vos attentes, elle vous donne du temps, elle répond à votre besoin.

Il m’est parfois arrivé de regretter qu’il n’y ait pas de Dom pro, je crois que j’y aurais fait appel dans des moments où c’était compliqué au boulot, des périodes où j’avais besoin d’évacuer et de lâcher prise, peut-être qu’un jour je ferais appel aux services d’une Domina Pro bien que je préfère les hommes et que ça ne soit pas dans mes moyens. La règle est simple, tu as un besoin tu l’exprimes. Il n’y a aucun lien, ni amoureux ni amical, aucune ambiguïté, tu es dans une relation client/prestataire, la personne en face n’attend rien de toi à part sa rémunération et que tu lui accordes ta confiance le temps de la séance, il n’y a ni sexe ni soumission, sauf bien sur lors de la séance si c’est dans le contrat, et je parle de la soumission pas du sexe, si vous cherchez du sexe c’est pas une Domina qu’il faut aller voir. Et l’avantage une séance avec une pro garantit d’obtenir ce qu’on veut en toute confidentialité.

Si on parlait de celles qu’on appelle “affectueusement” les dominettes ?

Depuis la rentrée, il y a beaucoup de jeunes femmes qui se présentent comme domina ou maitresse. Certaines y voient juste une opportunité d’arrondir leur fin de mois, de profiter d’une soirée à moindre frais, elles sont jeunes et jolies, elles flattent l’égo des vieux messieurs en leur accordant quelques faveurs, pour le prix d’une entrée et quelques verres  ils peuvent se pavaner en compagnie de ces jolies jeunes femmes.

Le tri se fera de lui-même, beaucoup d’entre elles disparaîtront aussi vite qu’elles sont arrivées. Elles se lasseront ou elles lasseront, certaines se marieront et feront un bébé, d’autres pourraient se perdre dans un univers parallèle et glauque si elles n’ont pas la tête sur les épaules…

Parmi toutes ces jeunes femmes il y a aussi quelques perles, j’en ai rencontré une récemment que j’ai beaucoup apprécié, elle débute et elle possède cette bienveillance et ce respect pour les autres qui inspirent confiance. Une jeune femme qui pourrait un jour devenir une Grande Dame.

Mais finalement c’est quoi une dominette, ne serait-ce pas juste une domina en apprentissage ? Une apprentie ? Toutes ces Grandes Dominas n’ont-elles pas été dominettes un jour ? Quand une jeune femme débute elle sera forcément jugée sur son manque d’expérience, mais ce qui est le plus important pour moi c’est son attitude, sa curiosité, sa soif d’apprendre et sa façon de se comporter.

Une Domina possède plusieurs cordes à son arc, elle doit apprendre les techniques, les maitriser, elle doit aussi apprendre à ressentir l’autre, à adapter son jeu en fonction des réactions de celui avec qui elle joue, elle doit savoir se contenir, ne pas se laisser emporter par l’autre et savoir quand arrêter le jeu. C’est pas parce qu’on a un maso dans les mains qu’il suffit de taper même si lui le demande… Ça ne se fait pas du jour au lendemain, on ne devient pas Domina simplement en se baladant avec un martinet. Ce n’est pas ni l’accessoire ni la tenue qui transforment une femme en Domina.

Il y en a peu que je considère comme de véritables Dominas, peut-être parce que j’ai eu l’occasion cet été de voir de Grandes Dames jouer. Dont une en particulier, deux fouets dans une seule main, elle faisait des enroulés sur une jeune femme très maso, à un moment j’avais l’impression de lire de la colère dans les yeux de cette soumise, cette Domina est restée très calme, elle lui a simplement dit “tu peux le faire, tu en es capable”,  elle maitrisait totalement la douleur de l’autre pour la transformer en plaisir, c’était troublant, tellement puissant que c’en était presque dérangeant, mais c’était aussi sublime, j’avais des frissons, je l’ai enviée, j’aurais aimé être à sa place, être moi-même capable de pousser quelqu’un comme ça pour arriver à lui faire dépasser ses limites, mais je crois que j’aurais flanché bien avant. Peu de personnes sont vraiment capables de maîtriser la douleur, d’assumer d’être “le bourreau“, de faire partir quelqu’un en sub, être sadique ne suffit pas. Je me suis sentie toute petite à côté d’elle, la seule chose que je pouvais faire c’était l’admirer.

Ces Dominas sont souvent très drôles et naturelles, elles ne jouent pas un rôle et elles n’ont rien à prouver. Elles sont assez discrètes, parfois je les croise dans des soirées mixtes où elles sont respectées par tous.

C’est vrai que j’associe beaucoup le sadisme à la domination, surement parce que c’est ce qui me correspond le mieux. J’ai découvert récemment qu’il y avait d’autres formes de domination comme le fétichisme que je n’intégrais pas du tout dans les pratiques D/s, ou une domination beaucoup plus sexuelle, ce sont des pratiques que l’on retrouve aussi dans le libertinage sans qu’il n’y ait aucun rapport de Domination/soumission.

Certaines se font appeler Maîtresse ou se définissent comme telle.

Chez les couples Dom/soumise, il est de coutume que seule la personne qui se soumet lui attribue ce titre et l’appelle de cette façon, c’est un titre qui se mérite et qui ne se réclame pas, c’est la soumise qui fait la demande à son dominant de devenir son Maître. D’ailleurs lorsqu’un homme se présente comme Maître pour venir “draguer“ une soumise il se fait vite renvoyer à son statut de “kékédom”. Donc Maîtresse oui, si elles possèdent une soumise ou un soumis, être Maîtresse ça implique une appartenance, la pose d’un collier. Entre une Maîtresse et sa/son soumis.e il y a un vrai rapport D/s et humain, c’est une relation qui va se créer et pas ponctuellement pour du jeu, ce qui n’est pas forcément le cas avec une Domina qui va jouer avec quelqu’un de purement masochiste et des partenaires occasionnels. Souvent une Maitresse et son soumis forment un couple, dans le BDSM et  dans la vie vanille.

Et peu importe comment les autres vont la percevoir, bonne ou mauvaise, pas assez dominante, trop gentille, etc etc…L’important c’est que son soumis la voit comme sa Maîtresse, c’est lui (ou elle) qui fait d’elle une Maîtresse.

Se définir comme Maîtresse sans avoir quelqu’un au bout de la laisse ça n’a pas beaucoup de sens…

Parfois quand je joue j’ai le droit au “Oui Maîtresse, merci Maîtresse…” ça me gave, j’ai l’impression qu’on s’approprie ma personne sans me l’avoir demandé…

Peut-être que je le serai un jour, même si la Domination/soumission c’est pas vraiment mon truc, ça m’ennuie… mais pourquoi pas et ça ne pourra arriver que dans le cadre d’une vraie relation.

Je vais faire une courte digression sur une population qui n’a rien à voir avec la domination féminine mais qu’on y associe bien trop souvent et que je méprise, ces femmes – si ce sont vraiment des femmes – donnent une mauvaise image des dominas, une image malsaine…

Ce sont toutes ces nanas sur twitter ou facebook, qu’en général personne ne connait et qu’on ne voit jamais nulle part (d’où mon doute que ce soit toujours des femmes derrières ces profils). Elles sont souvent méprisantes, grossières, elles n’offrent rien à part montrer leur cul et leurs nibards sur twitter, leur seul but c’est de gratter quelques euros auprès de tous les fantasmeurs virtuels qui n’ont rien d’autre à faire que de se branler devant un écran… bon si ça marche tant mieux pour elle. Mais mesdemoiselles ne vous faites pas passer pour des dominas quand vous n’êtes pas capable de proposer autre chose que “dépouiller”, vous n’avez aucun respect pour le BDSM, vous n’êtes pas Domina, la domination financière ce n’est pas juste créer une cagnotte, ça tout le monde peut le faire, même les soumises s’y sont mises… vous êtes juste des opportunistes.

Récemment j’ai lu la réponse d’une de ces femmes à qui un homme demandait si elle dominait, ça en dit long sur son rapport avec le BDSM…

“J’apprends sur le tas, en même temps c’est pas comme devenir pilote d’avion”

Personnellement ouvrir une cagnotte et demander 10 balles à des inconnus j’aurais juste l’impression de faire la manche…

“à vot’ bon cœur messieurs les pigeons, c’est pour m’acheter des p’tites culottes”.

Je préfère que l’on m’offre un verre, au moins il y a l’humain qui rentre en jeu.

Moi dans tout ça je suis quoi…

Juste une joueuse passionnée, un tantinet sadique, parfois un peu perverse…
Les seuls cadeaux qui me touchent sont la confiance et le lâcher prise que certaines et certains m’accordent.

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2020 – Journal d’une bourgeoise délurée