AssumerOuChoquer

 

Suite à un échange avec des amis j’ai eu envie de vous partager mon point de vue, nous discutions sur nos limites vis-à-vis des autres, l’exemple qui nous a été proposé est la tenue d’une soumise en laisse par son Maître dans un restaurant lambda, de par cette attitude nous imposerions notre sexualité aux autres.

je me la suis souvent posée, la question de mes limites et des limites que je dois « M’IMPOSER » pour les autres… m’imposer des limites dans ce contexte implique que je vais me frustrer, et ça j’avoue que j’ai du mal…

La première question qui m’est venu à l’esprit, le port de la laisse et du collier, est-ce imposer sa sexualité ? je répondrais NON, c’est avant tout une façon d’être et de vivre bien plus qu’une sexualité particulière. Certains couples se tiendront la main et d’autres seront reliés par une chaine, et alors, ou est le problème… Donc personnellement ça ne me choque pas, libre au restaurant d’accepter ou pas une femme tenue en laisse, comme il serait aussi en droit de refuser une autre avec une burqa, ou une autre dont il jugerait la tenue non conforme avec le « standing du lieu ». Du moment où ils se tiennent correctement je n’y vois pas de problème.

Et oui ça peut choquer, mais comme une jupe trop courte peut aussi choquer, ou un homme qui aurait un comportement « trop directif » avec sa compagne.

La sexualité n’a rien à voir là-dedans, ce n’est pas comparable avec une exhibition sexuelle que ce couple aurait pu faire dans ce restaurant

Mais bien évidemment… sauf si le resto a été privatisé pour cela, hors de question de demander à ce qu’on serve cette soumise dans une gamelle au pied de la table… C’est un restaurant avec des tables et des chaises… et en plus elle générait le passage du service, ok je plaisante.

Ma seconde question, est-ce de l’exhibition ? une fois de plus je répondrais NON, l’exhibition est punie par la loi, à ma connaissance il n’est pas interdit de promener quelqu’un en laisse… Par contre si ce quelqu’un est nu comme un ver, là oui il s’agit d’exhibition… et c’est donc répréhensible par la loi.

Quant à l’exhibition, a-t-elle vraiment un sens si elle est seulement réalisée dans des « lieux faits pour ça », club, soirées, le cap, etc… L’exhibition, n’est-elle pas plus savoureuse lorsqu’on la pratique dans les endroits inappropriés ? Bien sûr il faut un minimum d’intelligence, l’idée n’est pas d’aller baiser dans la cour d’une école, ou en plein baptême

Personnellement j’adore m’exhiber, mais encore plus provoquer, c’est si facile de se balader les fesses à l’air au cap ; beaucoup plus difficile de jouer avec un homme ou une femme dans un restaurant en faisant en sorte que les autres s’en aperçoivent l’air de rien…

Je conçois que cela peut déranger, surtout en présence d’enfants, il y a tant de chose qu’ils voient et qu’il faut leur expliquer. Mais j’ai aussi envie que chacun de nous puissions assumer ce que nous sommes au grand jour et le port du collier et de la laisse n’est pas un manque de respect envers les autres clients du restaurent de la part de ce couple.

L’un des inconvénients pour une soumise d’afficher son collier, c’est certains hommes très limités en nombre de neurones qui vont voir une femme à disposition qui devrait dire « mais oui monsieur, servez-vous » au premier crétin qui lui demanderait d’obéir, contrairement à de vrais Dominants qui la respecteront, la féliciteront et transmettront leur respect à son Maître, car oui une femme qui porte un collier est la propriété d’un Maître, ce collier est signe d’alliance et doit être respecté en tant que tel, donc non cette femme n’est pas un objet à disposition pour ces sombres crétins, mais ça ils ne l’ont pas compris…

Le comportement de ces hommes vis-à-vis de ces soumises lorsqu’elles portent leur collier est le même qu’avec les femmes qui portent des jupes trop courtes ou des talons trop hauts. Ce sont juste des pauvres mecs, et malheureusement beaucoup de femmes n’osent plus être féminines à cause de ces pauvres mecs.

Je suis féministe, et en tant que telle je rêve du jour ou une femme pourra faire le choix et assumer de se soumettre sans qu’on la regarde de travers, sans qu’elle ait besoin de se justifier, sans être critiquée ou suspectée d’être une « pauvre fille sous influence ». Le jour ou ses collègues s’extasieront sur son collier de cuir comme elle peuvent le faire sur une bague de fiançailles. Certaines d’entre elles commencent à le porter au quotidien, et elles le portent fièrement la tête haute.

Si je croisais un tel couple dans un restaurant, je n’hésiterais pas à aller féliciter cette Dame, avec la permission de son Maître bien sûr, une façon de leur faire part de mon soutien et de montrer mon admiration à cette femme qui assume ses choix.

Le féminisme c’est vouloir protéger les femmes mais c’est aussi respecter le choix de chacune.

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

24-7

Certains couples vivraient leur BDSM 24 heures sur 24, 7 jours sur 7

J’ai fait partie de plusieurs groupes où cette façon de vivre est souvent évoquée, c’est quelque chose qui m’a toujours troublée et que j’ai du mal à concevoir, pour plusieurs raisons.

Dans ces couples à la relation D/s s’ajoute l’amour qu’il y a entre eux, et si la relation D/s est basée sur un contrat tacite rédigé ou non, l’amour n’est pas un contrat, il est fait de perpétuelles concessions qui nous permettent de l’enrichir et de le sauvegarder, il évolue, il augmente et parfois il s’éteint. La relation D/s en est donc forcément impactée.

Une relation D/s est quelque chose de très fort elle est souvent idéalisée, et elle peut être très facile à mettre en place lorsque le Maître et la soumise sont en adéquation et qu’ils vivent leur BDSM seulement dans des moments particuliers, qu’ils ne la vivent pas au quotidien. Que les sentiments qu’ils éprouvent ne sont pas ceux de l’amour… mais quand l’amour nait et qu’ils décident de franchir le pas du couple, les difficultés arrivent. Ils doivent faire cohabiter leur relation D/s et la vie vanille. La relation D/s peut en souffrir, la vie vanille peut devenir pesante pour l’un et l’autre, surtout si l’on a trop d’attentes ou de demandes vis-à-vis de l’autre.

Cette relation 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, est souvent idéalisée, surtout par de jeunes femmes novices en découverte

Je vais caricaturer et je vais prendre quelques exemples qui me viennent à l’esprit.

  • Une soumise idéalise son Maître, il est un homme fort, elle se repose totalement sur lui, il décide, elle obéit… Mais ce Maître est aussi un homme lambda, qui a ces moments de fatigue… de faiblesse… qui peut avoir aussi besoin de ne pas tout gérer tout décider… qui peut avoir envie que parfois sa femme ne soit pas que sa soumise… qu’il puisse aussi s’appuyer sur elle et pas que pour « s’occuper » de lui et être à ses pieds, qu’elle décide aussi, qu’elle ne soit pas toujours en attente de son approbation.
  • Les petits tracas de la quotidienne, ceux qui nous agacent, ceux qui font que parfois on se dispute ceux qui font que notre homme nous « gonfle », ses chaussettes qui trainent, la lunette des toilette relevée, la salle de bain qu’il a inondé en se douchant… ça parait ridicule mais ce sont toutes ces petites choses accumulées qui font que parfois on voit son homme autrement… Le Maître parfait est un homme avec ses défauts, des défauts qui peuvent nous peser et lui faire perdre ce caractère de dominant qu’on aimait tant avant de devenir un couple et de vivre ensemble…
  • Est-ce possible d’être docile et d’obéir 24h/24h ? Comme un homme ne peut pas être le Dominant 24h/24, Je pense que toute soumise ne peut pas non plus l’être 24h/24h, même si elle le désire, elle doit pouvoir souffler, si elle ne le fait pas la relation peut devenir pesante.
  • Beaucoup de femmes travaillent, quand on rentre du boulot on peut être de mauvaise humeur, fatiguée, et encore plus quand on a des responsabilités dans sa vie pro, il m’est arrivé parfois quand je n’en pouvais plus d’avoir besoin de lâcher prise, besoin d’une séance, me libérer de tout ce poids sur les épaules d’un autre… J’imagine que si dans ce moment-là je vivais avec un Dom, j’aurais espéré en rentrant qu’il me permette ce lâcher prise… Mais si lui aussi est fatigué… si il a juste besoin de se poser dans le canapé avec sa chérie devant un plateau télé comme un couple lambda… N’aurais-je pas été déçue… En attente… Une attente frustrante…
  • D’autres difficultés surviennent lorsque le couple D/s fondent une famille, chacun doit faire cohabiter les multiples rôles qui sont les leurs, il est très difficile d’être à la fois, une femme active, une soumise, une épouse et une maman, comme le Maitre est aussi simplement un homme et un papa

J’ai idéalisé un homme, un homme dominant et directif, nous n’avions pas de relation D/s, mais plus je le découvrais et moins je l’idéalisais, à cause de ses petits défauts qui m’agaçaient, parfois de ses interventions, ses avis, ses conseils que je n’avais pas demandé  pour des choses qui ne concernaient que moi, si nous avions eu ce type de relation je crois qu’il aurait été vital pour nous de bien séparer la relation D/s et vanille, pour que les tracas et les petites rancœurs du quotidien de la vie vanille ne viennent pas polluer la relation D/s, Pour que l’autre ne tombe pas du piédestal sur lequel je l’aurais mis, pour garder conscience qu’il reste un homme comme les autres et que je suis aussi une femme comme les autres

Mais je ne suis pas soumise de nature et j’ai beaucoup de mal à ne pas tout contrôler.

 

La relation D/s 24h/24h et 7j/7j n’est pas impossible mais pour qu’elle fonctionne elle ne doit pas être idéalisée, et il faut faire attention aux attentes que l’on pourrait avoir de l’autre, personne n’est parfait et personne n’est surhumain, on a tous nos moments de faiblesse, des moments ou on baisse les bras ; je crois qu’il faut un temps d’adaptation pour que cette relation vécue hors couple « renaisse » et s’épanouisse dans une vie commune, qu’il ne faut pas rejeter la vie vanille, mais apprendre à cohabiter avec elle.

C’est certainement plus facile pour des couples qui ont un vécu, ou ceux qui viennent au BDSM ensemble, qui ont d’abord commencé par une vie vanille et ont laissé s’installer leur relation D/s dans cette vie.

Ce n’est que mon avis et mon ressenti, basé sur ce que j’ai pu voir ou les témoignages que j’ai pu lire

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

 

Anticlericale

Cela fait déjà un moment que je pense quitter certains groupes BDSM, j’aime le BDSM et je le défends mais les « Membres du clergé BDSM » me cassent sérieusement les ovaires !!!…

Ce matin j’ai voulu poster dans un de ces groupes un des articles de mon blog qui me paraissait y avoir toute sa place en précisant que j’avais pris volontairement comme exemple pour l’écrire le libertinage pour ne pas entretenir une vision « malsaine du BDSM » que certains et certaines peuvent avoir. Cet article m’a été refusé sous prétexte qu’il ne correspond pas à la thématique du groupe.

Cette réaction me conforte dans la décision que j’hésitais à prendre de quitter ces groupes.

Certain.e.s y verront peut être un égo blessé, mais ce n’est pas le cas. Je suis une femme de partage et j’aime le mélange des genres, je n’ai jamais voulu me présenter comme libertine, hétéro, bi, lesbienne, soumise, Domina, etc… J’ai préféré me définir comme « une bourgeoise délurée ».

Certains de « ces membres du clergé BDSM » critiquent le libertinage et refusent le mélange des genres, mais ils sont eux même inscrits sur des sites libertins tels que wyylde ou nouslibertins… qu’y font-ils ? du prosélytisme pour leur paroisse ?

J’ai rencontré et je continue à rencontrer dans le monde du BDSM des personnes merveilleuses, accueillantes et très ouvertes d’esprit et c’est avec ceux-là que je veux échanger et continuer mon chemin, en toute liberté avec une parole libre et sans censure.

 

Voila le lien vers l’article que je voulais publier

Sommes-nous-des-femmes-comme-les-autres

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

caviar

 

J’aime le sexe… mais je m’ennuie très vite, ça a toujours été comme ça… Peu d’hommes me font jouir… Pourtant lorsque que mon désir s’éveille il est fort, il est pire que la faim… Ma chatte devient douloureuse, dans ces moments je deviens obsessionnelle.
J’ai besoin d’étreintes… Mais pas n’importe quelles étreintes…

Mon corps n’est pas réactif à la douceur…
Les préliminaires ont un effet soporifique…

J’ai mis longtemps à comprendre que j’avais besoin d’adrénaline…
Peut-être parce que je suis aussi une hyperactive dans la vie…
que je fonctionne au stress…

J’ai besoin d’avoir cette boule au ventre…
De me mettre parfois en danger comme quand je me soumets à un inconnu…
Plus que de jouir, j’ai besoin de ce lâcher prise qui me fait partir dans une autre dimension…

“Aux caresses de vos mains je choisirais la caresse de la brûlure…
A vos tendres baisers je préfère la morsure des lanières…”

Il y a quelques mois j’ai vécu un moment particulier…
J’ai ressenti de nouvelles sensations qui m’ont troublée…
Après une séance de bougies, un homme a gratté la cire avec sa lame d’une façon différente…
Il m’a “contrainte” par la force de ses bras, je ne pouvais pas bouger et je n’en avais pas envie…
Je sentais la lame de ce couteau parcourir mon corps…
Cette lame qui pouvait m’entailler à tout moment…
Il aurait suffi d’un faux mouvement…
Ça a provoqué chez moi un je ne sais quoi plus fort qu’un orgasme…

Je n’ai pas osé lui en parler…
Comment peut-on être excitée par la lame d’un couteau…

Plus je découvre ces sensations, plus j’en ai besoin…
Je n’ai plus du tout envie d’une ”relation sexuelle classique“…
Je ne suis même pas sûre de pouvoir encore en “profiter”…

Parfois je me demande si je suis normale…
Souvent j’envie ces femmes pour qui le plaisir est si simple…
Mais la plupart de ces femmes n’ont pas eu la chance de vivre ces moments fabuleux que j’ai vécu…

Ils sont mon caviar à moi…
Ils sont rares et je les savoure avec bonheur…

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

femmes comme les autres

J’ai hésité à publier cet article, j’en ai discuté avec une amie qui m’a convaincue de le faire.

Une libertine ou simplement une femme qui a une sexualité libérée est-elle une femme comme les autres, a-t-elle les mêmes droits…

Il y a quelques temps sur mon blog j’ai écrit un article « Le libertinage est-il dangereux » ou j’expliquais qu’il n’y avait pas plus de risques que dans les rencontres classiques.

Mais comme partout ailleurs, les agressions existent aussi, et depuis quelques temps, je me pose une question, exactement depuis le fameux #metoo qui a envahi les réseaux sociaux.

Sommes-nous des femmes comme les autres, avons-nous les mêmes droits ?

J’ai entendu pas mal d’histoires sur des faits que je considère comme des agressions sexuelles et qui sont le plus souvent minimisées par celles qui les ont subies, elles en parlent rarement.

Je me pose encore plus cette question depuis que j’ai vu les réactions négatives suscitées par l’intervention de Brigitte Lahaie où elle évoquait la possibilité d’avoir un orgasme pendant un viol. Comme souvent la plupart n’ont entendu que ce qu’ils ont voulu entendre. Le corps peut réagir contre sa propre volonté et “le plaisir” que ces femmes pourraient ressentir à ce moment-là n’a rien à voir avec le consentement. Brigitte Lahaie n’a-t-elle pas été vilipendée parce qu’elle est une ancienne actrice porno ? Si elle était gynécologue ou psychologue aurait-elle été autant agressée ? Sa parole aurait-elle été plus crédible ?

Et la notre ? Nous les femmes libertines qui vivons une sexualité ”hors norme“, avons-nous le droit de nous plaindre si un homme lors d’une soirée devient trop entreprenant et que même si nous lui faisons comprendre par un geste, une parole ou un regard il insiste, « nous tripote » sans notre consentement ?

La devise du libertinage est “tout est possible rien est obligatoire”, mais ce n’est qu’une devise et si la plupart du temps elle est respectée, il arrive aussi qu’il y ait des comportements inappropriés lors de ces soirées, et que l’on soit à moitié à poil voire complètement cela n’autorise pas ces hommes à le faire. Bien sur la plupart d’entre nous savons gérer “ces lourdings” qui ne savent pas se tenir et dans une soirée en général les hommes interviennent lorsqu’une femme se retrouve “en mauvaise posture“, cet homme-là sera mis dehors, et l’information circulera chez les orgas, tout ce qu’il aura gagné c’est de passer une mauvaise soirée, et de ne plus être invité nulle part.

Mais quand on se retrouve seule avec un homme…

Sur les sites libertins on a des outils qui nous permettent de savoir à qui on a à faire, et principalement les témoignages émis par les uns et les autres, et lorsque cela se passe bien pour l’une cela peut mal se passer pour une autre. Les témoignages ne sont pas une garantie de réussite et de sécurité d’une rencontre même s’ils ont leur importance.

Au début de mon libertinage je me suis intéressée à un homme, il n’avait que de très bons témoignages. Dès que j’ai commencé à liker certaines photos ou son actu, des femmes m’ont envoyé des messages pour me dire d’être vigilante, au début je n’y ai pas prêté attention, j’ai mis ça sur le compte d’histoires qu’il peut y avoir parfois sur le site ou de jalousie « d’ex ». Nous aurions dû nous rencontrer mais à chaque fois il y a eu un contretemps (je dois avoir un ange-gardien), puis j’ai fait la connaissance d’une femme lors d’une soirée, je la savais fiable, elle m’a avoué qu’elle l’avait rencontré et qu’elle avait dû le supplier pour qu’il ne la sodomise pas et même s’il l’a fait pleurer elle ne se considère pas comme agressée…

Bien sûr j’ai mis un terme à nos échanges.

Toutes les fiches n’ont pas de témoignages, certains ne veulent pas les publier, d’autres n’en ont tout simplement pas reçu, avec ces hommes-là il faut être encore plus vigilante.

J’ai parfois pris certains risques, rarement mais je l’ai fait, en toute conscience que cela pouvait mal tourner, deux fois pour être exacte, j’ai failli le faire une 3ème fois mais j’ai renoncé, peut-être mon instinct qui me disait de ne pas y aller…

Une première fois ou je suis allée assez rapidement chez un homme que je n’avais jamais rencontré, je ne savais rien de lui. Nous étions convenus que son appartement serait éteint et que je mettrais un bandeau sur les yeux, et une seconde fois un homme que j’ai reçu et à qui je me suis soumise le temps d’un après-midi, je ne sais toujours rien de lui, ni son nom ni son numéro de téléphone. Évidemment je ne conseille pas ce genre de comportement, ce sont mes choix à un instant T, je me sentais en confiance, j’ai pris un risque, et dans les deux cas cela s’est très bien passé, le second est même une de mes plus belles rencontres, mais j’aurais très bien pu tomber dans un traquenard. Et si tel avait été le cas, est-ce que j’aurais pu porter plainte ? Est-ce que j’aurais osé le faire ? Je me serais peut-être sentie coupable… Comment expliquer la situation à la gendarmerie ou au commissariat…

Je n’ai pas la réponse…

Le viol serait un grand classique des fantasmes féminins…

J’ai imaginé une situation, il y en a d’autres qui me viennent à l’esprit, mais j’ai voulu prendre un cas extrême, celui où une femme évoquerait ce fantasme avec un homme lors d’échanges écrits, où elle lui aurait dit qu’elle aimerait le vivre, elle lui aurait confié son fantasme mais sans lui demander de le réaliser, elle aurait même pu le scénariser, lui raconter comment elle imaginait ce moment. Et cet homme pensant lui faire plaisir déciderait de le mettre en œuvre sans la prévenir et sans son consentement…

Forcément c’est un fantasme de viol…

Le “fantasme” devient réalité, son corps réagit, elle prend du plaisir… Mais elle le vit mal, elle se sent sale, elle n’a pas choisi cette situation elle n’a pas choisi son ou ses partenaires. Elle l’a fantasmé, mais elle ne l’a pas voulu.

Est-elle une victime ? peut-elle porter plainte ? Osera-t-elle ?
Si elle le fait ses écrits ne risquent-ils pas de la décrédibiliser ?
Ne se sentira-t-elle pas coupable ?

Et si elle le fait, sa sexualité risque d’être révélée à sa famille, ses enfants, ses amis, ses collègues…

Je m’imagine à sa place… Porter plainte ou me taire… Je n’ai pas la réponse…
Pas parce que je me sentirais coupable, mais par peur des réactions de mon entourage…

La seule chose dont je suis sûre c’est qu’une libertine ou une femme qui a une sexualité libérée EST un femme comme les autres. Mieux, C’est une femme qui sait parfaitement assumer ses envies mais aussi décider de ce qu’elle veut ou ne veut pas, qu’elle a les mêmes droits, que sa parole est crédible, et que quoi qu’il arrive elle peut porter plainte, et c’est aussi valable pour les T-girls et les hommes.

Le seul doute qui subsiste, sa parole sera-t-elle entendue et prise en compte …

Vous pouvez retrouver mon article “ Le libertinage est-il dangereux ?” sur mon blog
Et je vous invite à aller voir celui-ci sur les témoignages entre libertins « Do you know my friend ?

JBD_002

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

Gang bang ou pluralité

Le gang bang et la pluralité peuvent se ressembler par leur composition : une femme plusieurs hommes.

Mais ils sont très différents, un gang bang va très vite et ne dure pas longtemps, en général deux heures maximum, une pluralité peut durer toute la nuit

Une pluralité est limitée en nombre de partenaires, elle peut aller de 3 à 5 hommes, au-delà c’est plus compliqué. Dans une pluralité les participants sont tous actifs en même temps, et la pénétration et l’érection à la demande n’est pas une obligation contrairement au gang bang, c’est beaucoup plus doux, plus sensuel, ces hommes ne sont pas « brusques » ils prennent leur temps, le temps de faire monter le désir, il y a une part de séduction, on prend un verre ou on partage un diner, on échange, on joue de ses charmes pour déraper doucement, c’est un peu comme une rencontre en duo mais avec plusieurs hommes.

Pour un gang bang il peut y avoir beaucoup plus d’hommes, certaines pratiquantes en veulent une vingtaine, voire plus. Celles qui le pratiquent veulent quelque chose de hard, sans « fioriture », car oui ce sont surtout les femmes qui sont demandeuses de gang bang, elles ont le pouvoir et elles aiment ce pouvoir qu’elles ont sur les hommes, elles veulent être prises dans tous les sens, les faire jouir, tous vite et bien. Elle est préparée bien sur, elle n’est pas prise de force et sans ménagement (sauf si elle le demande). Elle est conduite au milieu d’hommes, et les festivités commencent très vite, pendant qu’elle s’occupe de certains (elle a quand même ses limites, 5 si je compte bien) les autres se branlent pour être prêts au moment où « ils sont sollicités ».

Ça peut paraître dur et avilissant pour une femme, mais ça ne l’est pas, c’est leur choix, et elles y prennent énormément de plaisir, un gangbang c’est intense et très physique, c’est épuisant pour ces femmes, et c’est aussi pour ça qu’en général ça ne dure pas plus de deux heures. Quant aux hommes n’est pas gangbangueurs qui veut, il faut être performant, ne pas faillir, assumer d’être un « gode sur pattes » et surtout ne pas faire de complexe sur la taille de son zizi .

Pour celles qui voudraient se laisser tenter par un gangbang, ne le faite JAMAIS seule, vous devez OBLIGATOIREMENT être accompagnée d’un homme que vous connaissez bien, un homme qui ne jouera pas mais qui CONTRÔLERA tout, un vrai CERBÈRE, dans un gang bang tout va vite, les queues viennent de partout, vous ne saurez pas si celle qui vient de pénétrer votre chatte ne vient pas tout juste de vous sodomiser sans avoir changé de préservatif, idem pour les mains et les doigts. Et si vous n’avez personne pour vous accompagner, il y a des organisateurs pro qui sont là pour ça, et qui font très bien le job. Il vaut mieux s’acquitter du prix d’une entrée en club, plutôt que de prendre un risque pour sa santé.

L’avantage des pros, c’est aussi qu’ils s’occuperont de tout, ils ont une « écurie d’étalons » des hommes respectueux et dont ils sont surs, il suffira que vous leur donniez vos critères de sélection, si c’est une première fois ils sauront vous rassurer, ils vous questionneront et sauront si ce désir doit devenir réalité ou pas, un bon orga s’il sent que vous ne tiendrait pas vous le dira et essayera de vous en dissuader. Et si il voit que vous n’êtes pas à votre aise quand le gang bang aura commencé, que vous ne prenez pas vos marques, il stoppera tout. Il n’a aucun intérêt à vous forcer la main, il mettrait sa réputation et sa crédibilité en jeu.

J’ai souvent croisé ces femmes lorsque je prépare les soirées, elles sont surprenantes, mais toujours radieuses.

Je n’ai jamais fait de gangbang, j’aimerais un jour mais comme gangbangeuse, harnachée de mon god ceinture et pouvoir moi aussi les prendre…

Il faudra que j’en parle un jour à mon ami Z

Précision importante : En aucun cas un organisateur professionnel de gangbang est un proxénète comme certain.e.s voudraient le faire croire, traiter ces personnes comme tel reviendrait à insulter les femmes qui participent à ces jeux en les traitant de prostituées.
Ces organisateurs répondent à une demande de la part de femmes ou de couples qui ne veulent pas perdre leur temps à rechercher des profils sur un site quelconque, ils préfèrent missionner quelqu’un. Cet organisateur passera du temps à sélectionner les participants, il mettra à disposition un lieu et s’occupera de tous les « à côté » pour que vous passiez un bon moment. Il surveillera et garantira votre sécurité, ce qui n’est pas toujours le cas en club où une femme peut se retrouver aux prises de plusieurs hommes et être en mauvaise posture sans que qui que ce soit s’en aperçoive. D’ailleurs dans la plupart des clubs les femmes ne payent pas… Souvent elles sont juste des appâts pour faire venir ces messieurs.
Avec un organisateur professionnel au moins c’est clair tout le monde paye le même tarif.
Répondre à ces demandes c’est son travail et tout travail mérite salaire

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

Chasseursprédateursprédatrices

J’essaie toujours de montrer les communautés que je côtoie et mes pratiques de façon positive. Mais il ne faut pas se voiler la face, tout n’est pas rose.

Concernant les prédateurs et les prédatrices, je parlerai du monde libertin, c’est celui que je connais le mieux, mais j’imagine qu’il y en a aussi ailleurs, et je m’adresserai avant tout aux femmes, je ne peux que très peu parler des problèmes rencontrés par ces messieurs.

Sur tous les sites, qu’ils soient conventionnels ou non, vous avez des êtres malsains qui essaient de tirer parti de la solitude ou des fantasmes des autres.

Et le libertinage n’y coupe pas, bien au contraire.

Il y a des pratiques que je qualifierais de sans conséquences “dramatiques”…

Par exemple ces organisateurs qui vous invitent à leur soirée et qui veulent vous imposer un droit de cuissage… Et oui ça existe…

Au début de mon inscription sur les sites, j’étais approchée par ces organisateurs… Forcément une petite nouvelle… De la chair fraîche…

Comme je ne connaissais encore personne, je voulais d’abord les rencontrer avant d’accepter leurs invitations…

“Pas folle la guêpe, elle aime bien savoir quel nid elle s’apprête à rejoindre…”

L’un d’eux m’a explicitement fait comprendre que si j’acceptais son invitation, en tant qu’orga il se servirait d’abord et qu’ensuite il m’offrirait à ses invités…

“Ben voyons chéri tu m’as bien regardée… Je suce qui je veux, quand je veux !
Et la devise des libertins tu l’aurais pas un peu oubliée par hasard…

« Tout est possible, rien n’est obligatoire »

Bien entendu je n’ai pas donné suite… Et même si je n’apprécie pas ce comportement, je ne le mettrais pas dans la catégorie des “Grand Prédateurs”, peut être juste des chasseurs, et je lui reconnais une certaine “honnêteté”, celles qui acceptent ne peuvent pas dire qu’elles ne savaient pas.

Mesdames, quand les choses sont claires, ne venez pas vous plaindre après et assumez aussi votre bêtise !

Par contre il y en a d’autres qui ne sont pas aussi “transparents” et si vous ne faites pas attention, vous pouvez vous retrouver en mauvaise posture.

Quand on vient de s’inscrire, c’est très flatteur, c’est fou le succès que l’on a, tout le monde vous veut… Et c’est là qu’il faut être encore plus méfiantes…

La plupart de ceux qui entrent en contact avec vous dans le premier mois qui suit votre inscription ne sont que des chasseurs, ils pistent toutes les nouvelles, ils ne sont pas dangereux juste un peu lourds et ils sont souvent bredouilles…

Vous n’avez même pas encore terminé de compléter votre fiche qu’ils “vous sautent dessus” et vous parlent de vos fantasmes et de vos attentes, comme si vous vous étiez confiée à eux… de votre classe, de votre beauté et de votre sensualité… même quand vous n’avez pas encore publié une seule photo…

Mais il y a aussi de vrais prédateurs…

Le BDSM se démocratise, et c’est très bien, mais il y a un réel danger pour certaines libertines novices. Dans la communauté libertine vous trouverez de vrais profils qui pratiquent la D/s et aussi des jeux libertins ; bon je sais certains vont me dire il ne faut pas mélanger les genres… peut-être mais les faits sont là, le BDSM s’implante dans la communauté libertine et de plus en plus, et il y a des hommes malsains sortis de nulle part qui se prétendent “Maîtres” et profitent de cette situation.

Le BDSM est constitué de multiples pratiques, et il y en a une que l’on retrouve beaucoup dans le libertinage, et c’est logique puisqu’elle est très liée au sexe, ce sont ces hommes qui “offrent” leurs soumises.

Quand c’est voulu par les deux parties, que c’est un vrai couple D/s, ça ne me pose pas de problème, mais quand c’est de la manipulation et de l’utilisation de femmes naïves, ça me met hors de moi.

Il y a sur ces sites de vrais chasseurs, et quel plus beau gibier qu’une libertine novice, gourmande, voire très gourmande… et qui avouerait des fantasmes de Domination/soumission…

Miam… faites attention… eux aussi ont grand appétit…

Ces prédateurs se font passer pour des “Doms” ou des “Maitres BDSM”.

Certains vont y aller directement, ils vous proposeront “une éducation“, ou vous serez livrée, offerte, etc… Ces messages j’en ai malheureusement tous les jours…

D’autres vont être plus subtils… plus manipulateurs… Ils essayeront de voir si vous êtes “ouverte” aux pluralités ou au gang bang et pourquoi pas aller jusqu’à une “public disgrace” savoir si vous avez déjà eu le fantasme de vous prostituer… ils ne vous poseront pas la question directement, ils vous mettront en confiance, ils vous amèneront à vous livrer…

Il n’y a aucune honte à ces pratiques, et une libertine avertie les assume et n’a besoin de personne pour trouver ses partenaires ; sur les sites il y a des groupes d’hommes constitués qui se sont “spécialisés” dans les gang-bang ou les pluralités, des hommes tout à fait respectueux prêts à assouvir le désir de leur partenaire féminine ; il y a aussi des organisateurs qui s’occupent de tout, de façon pro et payante [évidemment c’est payant ce sont des pros] il faut bien qu’ils gagnent leur vie, et payant pour tous les participants hommes et femmes, les gangbangueurs et la gangbanguée : ce n’est pas plus cher qu’une entrée en club et vous êtes en parfaite sécurité, ils font attention à tout, ils sont là et ne participent jamais, vous n’êtes pas manipulée, c’est vraiment votre choix, vous avez passé une “commande” et la discrétion est garantie.

Mais d’autres femmes ont honte de ces envies, elles n’osent pas, ces prédateurs vont très vite les cerner, Ils vont leur expliquer qu’en se soumettant à eux… elles vont se libérer de toute culpabilité…Qu’elles seront libres de se laisser aller… Libres de s’offrir par délégation…
Elle s’offre à lui… il lui offre la liberté d’assumer ses pulsions…
Il l’exempte de toute honte, la libère du carcan de l’éducation qu’elle a reçue…
Elle n’est plus responsable de rien, en devenant son Maitre, il prend la responsabilité de sa sexualité…

C’est une des pratiques de certaines relations D/s, et elle est très saine quand elle est voulue en toute conscience par le couple, soumise et Maitre compris.

Et c’est une très jolie pratique quand le Maitre est “au service” du plaisir de sa soumise.

Mais dans le monde libertin (je ne parlerais pas de celui du BDSM je ne le connais pas assez) j’ai rarement vu des hommes offrir ces femmes avec de bonnes intentions… Ils me donnent plus souvent la vision d’un groupe de potes qui se partagerait une pizza… Il m’est même arrivé d’avoir de gros doutes… une suspicion de prostitution “déguisée”… sans que ces femmes ne le sachent… Sous prétexte d’organiser un gang bang pour ELLES, ces hommes vont profiter de ce qu’elle est occupée, pour réclamer leur dû…

Et oui malheureusement ça existe aussi…

Ces hommes-là peuvent faire d’énormes dégâts psychologiques sur ces femmes, encore plus importants si elles sont tombées amoureuses.

J’ai échangé plusieurs fois avec certains d’entre eux, connaissant un peu le BDSM, sa philosophie et ses pratiques et aussi des couples D/s qui sont dans ces jeux. Je me suis fait passer pour une novice, je me suis bien amusée à les pousser dans leurs retranchements.

Quand vous entrez en contact avec quelqu’un, à moins d’être adepte de speedsex, la relation est d’abord virtuelle. Il faut faire attention aux demandes de photos ou de vidéos, soyez très vigilante avant d’accepter. N’exposez jamais votre visage. Ne soyez pas reconnaissable, vous n’avez pas l’assurance qu’il les gardera seulement pour lui. Certains les vendent ou les utilisent sur d’autres sites sans votre accord

Il y a aussi les prédatrices, des escorts, celles qui cherchent des sugar daddy, les dominas qui monnaient “leur séances” dont certaines cherchent aussi des soumises “à offrir”…
Souvent elles n’ont pas de témoignages sur leur fiche, mais elles sont là… Et c’est aussi pour ça que beaucoup d’hommes prennent les libertines pour des putes…

Je pourrais aussi vous parler des voleuses et des voleurs… mais je ne le ferais pas… je vous conseillerais seulement d’être vigilants/vigilantes avant de faire entrer qui que ce soit chez vous.

Mesdames si vous êtes novices dans le monde du libertinage faites attention à votre fiche… ne vous livrez pas trop… restez discrètes et faites surtout très attention à qui vous aborde… N’hésitez pas à détailler les fiches, lisez les témoignages reçus, lisez aussi ceux qui les ont donnés, ceux qu’ils ont donné… Analysez…

Dans ce monde les belles gueules et les beaux parleurs sont légions, et certains et certaines ne sont pas jolis/jolies…

Mais on y fait aussi de très belles rencontres, il suffit de se protéger … et pas qu’avec un préservatif !

poignets_BD-2

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée