feminisme

Colère !… Colère !… Colère

Féministes de tout bord mais  lâchez-nous et laissez-nous vivre comme on en a envie !…

Vous cherchez quoi ? C’est quoi votre problème ?

Que vous vous battiez contre la prostitution, la violence faite aux femmes, yesssss j’applaudis  des deux mains et je vous soutiens

Que vous parliez de sexualité, si c’est pour encourager les femmes à assumer leurs désirs et leurs envies ! yesssss

Mais bon sang, arrêtez avec cette caricature de la femme qui ne serait qu’un “objet sexuel” utilisée par les hommes, arrêtez de culpabiliser les femmes, arrêtez de dire aux femmes qui se maquillent, portent des talons aiguilles et des décolletés pigeonnants, arrêtez de penser qu’elles ne le font que pour plaire aux hommes !…

Arrêtez de penser et de vouloir faire croire que nous sommes de pauvres cruches sans cervelles qui n’agissons et ne pensons que par la volonté des hommes

Je suis d’une génération où j’ai souffert comme d’autres femmes de ne pas pouvoir assumer ma sexualité.

Je suis d’une génération ou les femmes qui aimaient le sexe étaient jugées, mal vues.

Je suis d’une génération ou beaucoup de femmes comme moi se sont éteintes dans une vie de couple et se sont ennuyées sans une once de plaisir…

Je suis de la génération du “devoir conjugal” si rasoir…

Et pourtant…

J’aurais pu m’assumer et être heureuse, les femmes de ma famille ont été pour la plupart des femmes libres, elles auraient dû être un exemple pour moi, mais plus jeune quand j’ai commencé à avoir des petits amis… trop au goût de la société bien pensante… j’ai été jugée… J’ai eu peur du qu’en-dira-t-on et je me suis “rangée” pour essayer de ressembler à “une honnête femme”. Je suis devenu transparente

Je me suis tout interdit, interdit de fantasmer, interdit de me caresser, interdit de regarder un porno, interdit de désirer, interdit de porter de la lingerie trop sexy…

Qu’est-ce que j’étais malheureuse !

C’est ce que vous voulez vous les féministes radicales ? Engendrer toute une génération de femmes malheureuses ? mal dans leur peau, des femmes qui rejettent leur sexualité ? des femmes qui ont honte de ce qu’elles voudraient être ?

Dans les années 70 le féminisme rimait avec révolution sexuelle, 50 ans plus tard le féminisme rime avec culpabilisation sexuelle.

On est au vingt-et-unième siècle,

On a la chance de découvrir grâce aux réseaux sociaux des sexualités alternatives qui nous parlent.

On a la chance de pouvoir échanger avec des personnes qui ont les mêmes envies que nous.

On a la chance de pouvoir choisir nos partenaires sexuels quel que soit leur genre et le nombre.

On a la chance de pouvoir porter des converses ou des talons aiguilles selon notre humeur.

On a la chance de pouvoir porter une petite culotte en coton ou un corset en cuir si on en a envie.

On a la chance de pouvoir mettre un soutien-gorge ou d’être poitrine nue.

On a la chance de trouver encore des hommes que vous n’avez pas castrés capables d’assumer leur bestialité.

On a la chance de pouvoir être proie ou/et prédatrice.

Le féminisme c’est se battre pour l’égalité des sexes, se battre pour les droits des femmes et c’est aussi leur permettre de vivre comme elles en ont envie…

D’être des objets sexuels si elles le veulent…
D’être femmes au foyer si c’est leur choix…
De dévorer les hommes si les queues sont leur gourmandise…
Et si tel est leur plaisir…

De s’offrir ou de se refuser…

De se soumettre ou de dominer…

De convoiter et d’être un objet de convoitise…

De baiser ou faire l’amour…

D’être caressée ou caressante…

De griffer ou être lacérée…

De tendre la joue pour un baiser ou une paire de gifles…

D’être pénétrée ou pénétrante…

De jouir sans entraves ou ligotée…

Mesdames les nouvelles féministes, arrêtez de culpabiliser les femmes, et de vouloir nous imposer votre vision !…

Vous êtes pire que le patriarcat que vous combattez !…

De par vos propos, vous divisez les hommes et les femmes, vous nuisez à l’évolution de la femme dans cette « fameuse société patriarcale », vous donnez des arguments à tous ces jeunes hommes qui traitent de pute une femme en mini jupe.

Vous enchainez les femmes comme le patriarcat a pu le faire.

Vous vous trompez de combat ! Foutez-nous la paix,

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2019 – Journal d’une bourgeoise délurée

 

Maigre

Putain de complexe

Et si on s’assumait telle que l’on est

Les complexes peuvent être une véritable souffrance, j’ai été une vraie complexée pendant 30 ans, complexée à ne plus pouvoir me déshabiller devant qui que ce soit pendant 20 ans, complexée pour diverses raisons, les moqueries que je subissais plus jeune à cause de la taille de mes mollets… puis d’autres ont suivi, d’autres générés par le regard d’un homme qui m’a dévalorisée en me comparant à d’autres, comme cela arrive à beaucoup de femmes pourtant beaucoup d’entre elles m’enviaient j’étais mince mais mince ne veut pas dire être bien dans sa peau, être mince ne veut pas dire s’aimer, il suffit de peu de chose pour que l’on ait une mauvaise image de soi. J’ai compris bien plus tard que cette dévalorisation que j’avais subi était lié à la jalousie maladive de mon compagnon. En faisant en sorte que je ne m’aime plus, forcément je me couvrirais, je me cacherais sous des tonnes de vêtements, je deviendrais transparente, ce que j’ai fait.

Il aura fallu que je prenne le chemin du libertinage pour que je commence à me réapproprier mon corps et mon image, que je rencontre un homme qui a décidé de me rendre « ma beauté » et mon « amour de moi », ce n’était pas facile, je ne voyais que les beaux corps et pas les autres, ceux qui sont comme le mien, je ne voulais pas rencontrer d’hommes qui côtoyaient de belles femmes, je me comparais à elles, pas rencontrer de femmes avec des beaux corps, pas d’hommes plus jeunes, ils m’auraient forcément comparer aux jeunes femmes qu’ils connaissaient. J’étais toujours dans la comparaison…

Cet homme a commencé à me photographier, j’y ai pris du plaisir, je me trouvais belle, j’avais du mal à croire que la femme que je voyais c’était moi.

Parfois sur les sites certains hommes essayaient de m’humilier en me faisant remarquer que le temps n’est pas tendre avec les femmes, en me faisant remarquer que mes seins n’étaient plus très hauts, et étrangement plus on « m’agressait » plus je m’assumais et pus je m’affichais, peut être aussi parce que l’homme que j’aimais me trouvais belle.

Puis suite à des ennuis de santé je suis devenu maigre, maigre et vieillissante je n’ai jamais eu de problème de surpoids mais je pense que c’est aussi difficile, le regard des autres est dur, on est suspecté d’anorexie, on fait pitié, et c’est juste une horreur à regarder, à se regarder. Sans parler des problèmes de santé, j’avais mal quand je marchais, mal quand je m’asseyais je n’avais pas assez de chair.

Depuis j’ai repris 12 kg, de vrais seins ont remplacé les gants de toilette, j’ai un petit ventre qui plisse, et des poignets d’amour que je chéris et que j’aime saisir.

Une de mes amies a pris un RDV chez un chirurgien pour son petit ventre de femme qui a porté la vie, un joli petit ventre de maman. Evidemment elle se compare à d’autres femmes, peut-être se compare t-elle a moi qui poste de jolies photos sur mon blog ou ma page, ce ne sont que des photos recadrées et sélectionnées dans une série.

J’ai pris conscience que ces photos n’aident pas les femmes que vous êtes à assumer vos complexes et à vous aimer telles que vous êtes.

Quand on est complexée c’est un combat au quotidien qu’il faut mener, les complexes ne disparaissent jamais et on s’en crée de nouveaux à la moindre remarque, ils reviennent toujours nous hanter, quand on décide de s’assumer on est un peu comme ces alcooliques qui un jour ont décidé de ne plus se faire du mal avec l’alcool. Nous les complexées, l’alcool qui nous obsède c’est nos complexes,  la vision que nous avons de nous-même, et le verre qui pourrait nous  faire replonger n’est jamais loin, à nous d’avoir la force de ne pas replonger et de nous assumer telles que nous sommes.

Alors aujourd’hui j’ai décidé d’assumer les miens et de vous montrer une photo peu flatteuse de moi, mais c’est aussi celle que je suis, une femme heureuse avec ses défauts

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée