Adrenaline

Points

Cette année je voulais relever un défi, participer au PNE, le prix de la nouvelle érotique.

Ce prix se déroule la nuit du passage à l’heure d’hiver, une nuit blanche pour écrire, du café en perfusion, et deux contraintes, un contexte de situation et terminer par un mot imposé.

Mais à cette date je n’étais pas disponible je n’ai pas pu concourir, et peut-être que je n’aurais pas été retenue lors des présélections, je ne suis pas écrivain, juste une blogueuse. Mais j’avais envie d’écrire cette nouvelle et de savoir si j’étais capable d’écrire un texte à la demande.

Je ne suis pas certaine d’avoir compris le thème imposé, mais voilà le texte que cela m’a inspiré, j’espère qu’il vous plaira.

CONTEXTE DE SITUATION : « ONE MORT TIME »
MOT FINAL : ENTONNOIR

Points

Mes fantasmes deviennent de plus en plus obsessionnels, j’ai besoin d’aller plus loin, d’assouvir cette soif de découverte, ce désir de ressentir de nouvelles sensations…

J’ai besoin de connaitre mes limites et surtout de les dépasser.

Depuis un an je ne baise plus, je n’en ai plus envie, le sexe ne me suffit plus, je m’ennuie au lit. Peu importe le genre de mon partenaire… homme… femmes… T-girl… A chaque fois je reste sur ma faim.

J’ai besoin d’adrénaline, de perversions et de douleurs maîtrisées, j’ai besoin d’avoir peur…

Cette peur qui m’excite… celle qui ouvre ma chatte et trempe l’intérieur de mes cuisse…

La première fois que j’ai ressenti l’effet de la peur c’était il y a deux ans, une de mes premières rencontres après une longue période d’abstinence. Je m’étais inscrite sur un site, j’avais accepté un rendez-vous au bar d’un hôtel.

Je n’étais pas habituée, j’avais déjà une boule au ventre, je ressentais les premiers effets de la peur.

Nous nous sommes retrouvés au bar, il m’attendait sûr de lui. Il a ôté mon manteau, de son regard noir il m’a détaillé de la tête aux pieds, a dégrafé un bouton de mon chemisier – je devais certainement être trop sage à son goût – il a passé sa main sous ma jupe…

Je me sentais honteuse, j’avais l’impression d’être une jument avant une vente…

Nous nous sommes assis, il a commandé une coupe de champagne sans me demander ce que je souhaitais, nous n’avons pas échangé un mot, juste des regards. J’étais mal à l’aise mais très excitée et il le voyait.

Je crois que ce soir-là j’ai descendu ma coupe de champagne comme une assoiffée.

Il s’est levé, m’a saisi fermement le bras, je me suis laissé faire, je ne savais pas ce qui m’attendait je savais juste que j’avais peur et que cette peur m’excitait. Nous avons pris l’ascenseur, il me fait entrer dans une chambre. Il me retourne, me plaque fermement contre le mur, une main sur ma bouche l’autre à l’intérieur de mes cuisses, je suis trempée, totalement ouverte. Mes jambes tremblent, je sens ses doigts me fouiller, son pouce malaxer mon clitoris…Oh pas longtemps… Juste le temps de vérifier que je suis prête à subir ses assauts… Sa main me laisse enfin respirer, il dégrafe son pantalon… Je sens sa queue me pénétrer… Son souffle… Son corps écraser le mien contre cette paroi… ses mains pétrir ma chair. Il est brutal, il ne m’a pas fallu cinq minutes pour jouir.

La peur avait remplacé les préliminaires bien plus efficacement.

Je l’ai quitté le lendemain matin, très tôt en sachant que je ne le reverrai pas.

Il m’a fallu du temps pour accepter ce que j’ai fait ce soir-là, suivre un inconnu dans une chambre d’hôtel, ne rien savoir de lui, me laisser malmener et y prendre du plaisir… Comprendre que la peur est une de mes sources d’excitation…

Pendant quelques temps j’ai repris une vie sexuelle plus classique, mais le besoin d’adrénaline est très vitre réapparu, ressentir à nouveau les effets de la peur…

Dès que je le pouvais j’organisais des rendez-vous avec des inconnus, j’aime être attachée, avoir les yeux bandés… Ne pas savoir… Me laisser utiliser…

A chaque fois des rencontres uniques… mais elles finissent par toutes se ressembler…

Je n’arrive plus à lâcher prise, Il me faut autre chose…

La douleur est une de mes autres sources d’excitation…

Pas la douleur que l’on a tous connu en se blessant…

Non, une douleur recherchée, une douleur qui vous fait décoller, une douleur qui vous grise comme l’alcool, une douleur qui vous met dans un état second…

Je retrouve cette adrénaline dans des jeux de bougies ou d’impact, toujours contrainte et aveuglée. J’aime ça, j’aime être à la merci de mon tortionnaire.

Les bougies sont un de mes jeux préférés, je suis réceptive à la chaleur.

M’épiler m’excite, pendant que la cire fond dans l’appareil je dois aller me laver et me sécher… je suis déjà trempée…

Je dépose la cire brulante sur mon sexe… C’est douloureux mais que c’est bon…

Il m’est arrivé de me brûler à m’arracher la peau sans que ça fasse retomber mon excitation. A chaque fois mon sexe dégouline, mon vibromasseur n’est jamais loin.

Quand je m’épile je sais quand la cire va toucher ma peau, je gère, je maitrise. Mais quand on joue avec mon corps je suis dans l’attente, je suis à la merci du bon vouloir de mon tortionnaire. L’attente est douloureuse, excitante. Ma chatte est sous tension, elle souffre de la faim.

Quelle étrange sensation que la caresse de la brûlure. Les gouttes de cire tombent sur ma peau, elles atterrissent sur mon ventre, mon sexe, le premier contact est violent, brulant, ça ne dure qu’un court instant.

Les gouttes sont comme des galets qu’on jette sur l’eau, leur atterrissage est rude pour laisser la place à des ondes de plaisirs, plus la cire tombe plus les ondes sont puissantes et pénétrantes laissant remonter une divine sensation tout le long de mon échine.

Mon bas ventre est en feu, enflammé par un besoin qu’on me fasse gicler pour éteindre cet incendie. Je ne sais plus ce qui coule entre mes cuisses… La cire des bougies ou le jus de mon sexe.

Mon tortionnaire glisse ses doigts dans mon vagin, il les retire me les fait lécher…

Je lèche, je me régale… Une claque sur ma chatte, deux claques, il continue de plus en plus fort. La dernière goutte de cire, plus proche de mon sexe, quelques centimètres, celle que je n’attendais pas. Un cri rauque sort de ma gorge, je râle, je me cambre. La jouissance libératrice, celle dont j’avais tant besoin.

Il me laisse souffler, mais rien n’est fini. Il faut enlever la cire, j’ai froid, je plane encore, les effets de l’adrénaline. Il me saisit, me contraint fermement. Je ne peux pas bouger, je sens la lame de son couteau parcourir mon corps, cette lame qui peut m’entailler à tout moment. Je ressens la peur au ventre, c’est bon, c’est excitant…

S’obliger à rester immobile, rester immobile avec une putain d’envie de jouir. Peur de jouir, peur d’être tailladée par cette lame au moindre mouvement. De nouvelles sensations…

Un orgasme muet, puissant, invisible… Lui sait…

Le corps n’a pas pu s’exprimer, j’ai cru que mon cerveau aller éclater. J’ai eu peur, une autre peur, une peur irraisonnée de ne plus pouvoir revenir.

Peur de mourir de plaisir…

Ces moments sont rares et précieux. Je ne fais plus de rencontres classiques, je n’en ai plus envie. Je me satisfais seule, avec mes jouets. Mais c’est de plus en plus difficile. Un vibro, deux vibro, parfois trois… Il faut bien ça pour que ça claque encore dans ma tête, je jouis, plusieurs fois… je sais que je peux connaitre autre chose. J’insiste, je continue, ça devient insupportable, douloureux, j’en veux encore, mais mon clitoris ne tolère plus le moindre contact… je voudrais aller au-delà de cet orgasme mécanique, aller au-delà du supportable… mais j’ai la trouille ! la trouille d’y rester… la trouille que mon cerveau lâche… La trouille de ne plus être capable de revenir…

Seule je n’aurais jamais le courage de franchir cette limite, on ne peut pas forcer l’orgasme soi-même. J’ai déjà assisté à des séances d’orgasme forcé en réel et en cam. Une femme est attachée elle ne peut pas se délivrer, elle ne peut pas esquiver le vibromasseur de son tortionnaire. C’est très impressionnant. A chaque fois je serre les dents, les fesses, les cuisses. Tout ça bien fermé rien ne risque de passer. Ça a l’air tellement intense. Elle subit, elle se débat, parfois elle convulse, elle hurle, impossible de savoir si ses cris sont dus au plaisir ou à la douleur. J’ai l’impression qu’à la place de cette femme je ferais une crise cardiaque !…

J’ai besoin de savoir, besoin de connaitre cet orgasme suprême, ce graal… Mon graal…

Deux peurs se télescopent. Celle qui m’excite et celle qui me fait reculer.

Mais aujourd’hui celle qui m’excite a pris le dessus, elle a gagné.

Le hasard des rencontres m’a mis sur le chemin d’un couple, nous nous sommes déjà croisés, jamais intimement, mais j’ai confiance, j’ai confiance parce qu’elle elle sait, elle connait le graal. Je les ai vu en cam, elle était attachée subissant les vibrations du fairy black, dans l’impossibilité de se dérober, lui usant et abusant de cet instrument de torture.

Depuis je n’ai cessé d’y penser… de fantasmer…

Lors d’un diner, nous nous sommes revus, nous avons échangé, elle voudrait me dominer, je n’aime pas être dominée par une femme. Mais j’ai accepté, j’en ai envie,  je lui ai confié mes désirs et mes craintes. Ils vont me faire découvrir autre chose, de nouvelles sensations. Je leur ai donné carte blanche, je suis joueuse, la présence de cette femme me rassure. Une soirée ou je vais me soumettre, une soirée ou mes deux sources d’excitation la douleur et la peur seront exacerbées par la contrainte et la privation de la vue.

Une soirée clôturée par cet orgasme forcé que je redoute tant.

Mes deux peurs se télescopent toujours, parfois la peur de ne pas revenir prend le dessus.

N’appelle-t-on pas la jouissance la petite mort.

Un célèbre président est mort en épectase… son ultime orgasme, sans doute le plus beau.

Bientôt je vais atteindre “mon graal”, peut-être ma seule et unique fois.

One more time…

One more time…

One more time…

One Mort time…

Le rendez-vous est pris, je ne peux plus reculer, je ne veux pas renoncer. Je compte les jours. Mon excitation croît autant que ma peur. Je dois la maintenir, l’amplifier, je voudrais la concentrer pour mieux en profiter. La mettre en bouteille, pour pouvoir l’inhaler  et me shooter avec le jour venu.

Chaque jour d’angoisse, chaque jour d’attente est un grain de sable dont je remplis cette bouteille.

Pour ne pas perdre un seul de ces grains de sable je les fais passer par un entonnoir…

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

 

Justeunefemme

Mon parcours dans le libertinage m’a permis de confirmer ce que je recherche chez un homme, ce que j’attends de lui, j’ai toujours aimé les hommes dominants et mon évolution ces dernières années m’a naturellement guidée vers la communauté BDSM. Mon annonce n’a jamais changée, je n’ai pas eu besoin de modifier celle que j’avais rédigée quand j’ai débuté dans le libertinage… Comme quoi…

“J’aime les hommes dominants et directifs…
Respectueux et attentionnés…
Forts… tout en douceur
Surs d’eux… mais capables de s’abandonner…
Capables de me soulever… sans me bousculer…
Me maintenir… sans contrainte…
Faire de moi leur objet sexuel… sans me considérer comme un objet…
Dominants sans avoir besoin de « soumettre »…”

En allant vers cette communauté j’ai découvert d’autres jeux, des jeux dont j’ai maintenant besoin tout autant que j’ai toujours eu besoin d’un homme directif.

Mais je ne suis pas à la recherche d’un Maitre, et je ne cherche pas à me soumettre.

Je sais aussi que les rencontres sans lendemain ne me suffisent plus, que j’ai besoin d’avoir à mes côtés quelqu’un en qui je puisse avoir une totale confiance, cette confiance qui nous permet vraiment de lâcher prise, de ne plus faire attention, de ne pas se retenir, de libérer la parole et les gestes, toutes ces petites choses que nous nous devons de contenir quand nous jouons avec un partenaire occasionnel.

Après avoir utilisé les sites libertins, je tente les sites BDSM, mai au final c’est la même chose, on retrouve à peu près les mêmes profils, les mêmes annonces, les mêmes messages… La plupart de ces hommes dit “dominants” recherchent des femmes soumises dès les premiers mots échangés, ils se ferment à la diversité… Soumise… point barre !

“Homme dominant cherche femme docile”

Vous me ferez remarquer que c’est normal puisqu’ils sont des Dominants et que leur alter égo “logique” est une sub…

Mais la moi je bloque… la bourgeoise délurée que je suis est déstabilisée par les codes de la rencontre D/s. Je les trouve trop “formatés” ils manquent de spontanéité, ils ne laissent pas de place ni aux émotions ni à la séduction… chaque fois que je suis entrée en contact avec un “Dominant” j’ai le plus souvent eu l’impression de répondre à un “appel d’offre”.

Sur Facebook il m’est arrivé de répondre à un homme qui avait posté une annonce qui ressemblait à une offre d’emploi…

“Et vous qu’est-ce que vous proposez ?”

C’est vrai que le reproche que je lui ai fait je pourrais aussi me le faire…
Mais sur mon annonce, je ne propose rien, et je ne dis pas “JE VEUX“, je dis simplement ce que j’aime sans fermer la porte à d’autres.

Et puis proposer quoi ? Donner quoi ?
Pour proposer quelque chose à quelqu’un il faut le connaitre un minimum…
Je ne prévois pas ce que j’ai à donner, c’est selon la personne et ce qu’elle m’inspire, c’est un peu comme quand vous invitez quelqu’un à diner, pour certains vous commanderez des sushis et achèterez une bonne bouteille de chablis, pour d’autres vous vous mettrez pendant deux jours aux fourneaux pour faire un coq au vin accompagné d’un Pommard, tout dépend de ce qu’ils aiment, de ce que vous savez faire et de vos envies.

Et que ce soit des sushis ou un coq au vin, pour moi le plaisir de recevoir et de donner reste le même

Contrairement au libertinage, la plupart des personnes de la communauté BDSM cherchent une relation à long terme, il faut bien se connaitre et établir une relation de confiance pour être libre d’exprimer ses envies et de repousser ses propres limites, il est donc légitime d’avoir certains “critères de sélection”.

Mais finalement ces annonces ainsi rédigées ne faussent-elles pas la rencontre…
Ne nous privent-elles pas de belles aventures ?
Celles que nous pourrions faire en fonction du nombre de cases cochées, sont-elles vraiment sincères et viables ?

Je m’explique, une Soumise ou un Maitre se retrouve “sur le marché du célibat”, certains et certaines vont être intéressés, comme elle ou il est demandeur, celui-ci est en position “de force”, il interroge, dirige, oriente vers ce qu’il attend questionne sur ce que vous êtes capable de proposer, si la personne en face ne se sent pas capable de répondre à ses attentes elle va abandonner, ressentant certaines questions comme une pression, déçue peut-être parce qu’elle aurait bien aimé, qu’elle était attirée mais ne se sent pas à la hauteur et préfère renoncer parce qu’elle sait que le demandeur ne sera pas satisfait et qu’elle risque de vivre cette relation comme un échec, une humiliation… ou alors elle veut tellement être “sélectionnée et retenue” qu’elle peut aussi prendre le risque de se “survendre” en promettant qu’elle est capable d’offrir “les services” tant attendus, et la forcément si elle n’en est pas capable et qu’elle a menti sur “ses aptitudes» ça ne peut être que déception pour l’un et l’autre…

Dans tous les échanges que j’ai pu avoir avec ces hommes, “ma soumission” ou “ma domination” reviennent systématiquement dans la conversation, oui parce que si je ne suis pas soumise je suis forcément dominante… ou swich mais quand on est swich on est quand même plutôt soumise ou plutôt dominante… et à chaque fois je suis de nouveau obligée de me justifier et d’expliquer…

Dernier échange “Quel est votre cheminement pour aborder votre soumission”… et bla et bla et bla…

Au final avec ces hommes, même si je les trouve intéressants je finis par renoncer, ils ne sont pas capables de voir la personne que je suis, ils voient seulement “le statut” qui leur plairait que je sois ou celui qu’ils voient en moi (soumise, Domina, Brat, souminatrice, etc, etc…)

Est-ce que je suis un chef étoilé parce que je suis capable de faire un coq au vin ?
Est-ce que je suis sportive parce que j’ai plusieurs paires de baskets ?
Est ce qu’on nait féministe ou on le devient ?
Est ce qu’on nait anarchiste ?
Est ce qu’on nait soumise ou Domina ?

Comment pourrais-je leur dire oui vous avez raison…
Comment pourrais-je me définir soumise ou Domina, je n’ai jamais été ni l’un ni l’autre…

Vouloir m’imposer un qualificatif “soumise ou dominante” finit par me mettre en colère, la même colère que j’éprouve quand on met en doute mon féminisme sous prétexte que j’aime porter des talons et des jupes, ou que j’apprécie de chouchouter un homme que j’aime.

Je ne vous dirai jamais que je suis soumise, simplement parce que je ne peux pas vous promettre d’obéir, d’adopter les fameuses 12 positions, le protocole, que si je veux m’asseoir sur un fauteuil je ne vous demanderai pas la permission je le ferai, que vous ne choisirez pas ce que je porterai en soirée, que si j’ai envie de vous dire Merde, je vous le dirai, que si j’ai envie de vous dire que ce que vous me faites ne me plait pas je vous le dirai, que si j’estime que vous me fouettez mal le cul je vous le dirai et que j’essaierai de vous guider pour que j’y trouve du plaisir, que je ne baisserai pas la tête pour votre plaisir, et que je ne ferai jamais rien pour faire plaisir à un homme si ça ne me convient pas même si je l’aime.

Comme je ne vous dirai pas que je suis Domina parce que je ne sais pas faire, que même si j’aimerai vous faire plaisir j’aurai peur de vous blesser, que je ne pourrai pas vous humilier si c’est ce que vous souhaitez, que devenir votre Déesse ou votre Reine ne m’intéresse pas et ne me plait pas, parce que je suis aussi une femme indépendante et être indépendante pour moi ne veut pas dire avoir un “boy à tout faire”. Que je ne veux pas être couverte de cadeaux, je n’aime pas les cadeaux sauf ceux qui ont un vrai sens. Et que je déteste qu’on me lèche les pieds au sens propre et figuré. Et que même si je suis directive, je n’ai pas envie de décider pour vous, que je préfère être dans le partage.

Tout ça peut paraître très caricatural, mais c’est ce qui ressort de la plupart de mes échanges.

Nous sommes des hommes et des femmes avant tout, et s’il y a un vrai feeling entre deux personnes, pourquoi bloquer sur “ces qualificatifs”

Une de mes amies m’a récemment fait remarquer que je n’aime que les hommes dominants, je lui ai dit d’aller voir mes témoignages sur wyylde, certains venaient d’hommes qui ne correspondent pas à ma recherche, bien au contraire mais il y a eu un feeling et nous avons mis de côté nos critères pour nous rencontrer et vivre de jolis moments.  Sans oublier deux belles rencontres que j’ai fait je les aurais sans doute ratées si nous étions restés sur nos seules recherches, nos seuls critères de sélection, sans ces rencontres je n’aurais jamais vécu tous ces moments magiques, je n’écrirais pas, je n’organiserais pas, je n’oserais pas exprimer mes envies, je n’oserais pas être moi-même, et pire je ne m’assumerais pas.

J’ai une vision particulière du “Mâle dominant”, je me suis aperçu qu’elle choque, je le compare à un combattant, un meneur, un homme qui aime les défis, prêt à les relever… A un toréro qui cherche à faire plier le taureau qui le provoque, ou au cowboy qui monte un cheval sauvage pour finalement l’apprivoiser…

N’y a-t-il pas plus de plaisir à soumettre un animal sauvage et obtenir sa reddition ?

Obéir m’ennuie…

Certains y percevront une demande de violence…

Non, je n’aime pas les hommes violents, et je ne permets pas à un homme de l’être.
Mais quand j’ai une relation avec un homme, j’aime une certaine forme de brutalité.
J’aime qu’il me plaque contre le mur, j’aime qu’il me saisisse le bras fermement pour m’attirer à lui, j’aime le ton de sa voix affirmé, j’aime son coup de pied pour me faire écarter les jambes, j’aime le sentir sur de lui. Mais j’aime aussi pouvoir me blottir dans ses bras, me sentir protégée, devenir chatte et me frotter contre lui sans vergogne…

Je ne cherche pas de Maitre, juste un homme capable de me suivre, de proposer mais aussi de me ralentir quand c’est nécessaire, un homme qui enrichirait mes fantasmes et ma perversité, mais aussi un homme à qui je pourrais parfois confier les rênes… et surtout quelqu’un qui me laisse être qui je suis sans vouloir me transformer comme lui voudrait que je sois.

Un homme qui voit d’abord en moi une femme, avec ses défauts et ses qualités.

Ah mais ouiiiiiii voila c’est ça… j’en imagine certain.e.s me qualifier de Brat ou de souminatrice…

Non je ne suis ni l’une ni l’autre, je ne me rebiffe pas pour le plaisir de contredire, le plaisir d’énerver monsieur…

Non je provoque pour en tirer du plaisir.

M’agenouiller devant vous en tendant la cravache ne me fera ni chaud ni froid… au mieux ça m’ennuiera au pire ça m’énervera et je m’en irais.

Mais obligez-moi à mettre genou à terre et la louve que je suis vous regardera fièrement droit dans les yeux les cuisses dégoulinantes

Accepter de se sentir dominée ne veut pas dire se soumettre…
C’est “lâcher prise”… Faire confiance, accepter de se laisser guider…
S’en remettre à l’autre… Mais pas à n’importe quel autre…

Juste se sentir femme…
Une femme mise en valeur par l’étreinte et le regard d’un homme…

Les codes de la rencontre D/s manquent de séduction…

J’ai essayé et j’essaye encore… et même quand je suis très attirée par la personne je ne sais pas fonctionner de cette façon. Je ne sais pas répondre à des critères, j’ai besoin de séduire et d’être séduite, d’être troublée de ressentir le trouble de l’autre, de rentrer dans un jeu de séduction, le jeu du chat et de la souris, de chasser et d’être chassée…

Et qui sait…
Peut-être qu’un jour la louve Alpha se transformera en petite chienne docile…
Mais n’oubliez jamais que même la plus docile des chiennes peut mordre…

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

MaryssaRachel

Je vais vous parler d’une femme… mon gros coup de cœur de cette année 2018.

Je l’ai découverte au hasard de mes balades sur facebook, certainement grâce à un partage d’un de mes amis, je ne sais plus, elle annonçait la sortie prochaine de son livre.

Mais elle ne l’annonçait pas en mode “stratégie de maison d’édition“

NON, c’était différent… pas commercial… étrange… attirant… rentre dedans…

Des extraits de son livre lu par ELLE, mis en image par ELLE, ELLE sur l’image…

Il se dégageait une impression de grande solitude…

On imagine qu’un auteur est entouré d’une bande de communicants lorsqu’il sort un livre, que ces professionnels s’occupent de toute la promotion…

Avec elle pour la première fois j’ai vu autre chose, certes elle avait une maison d’édition, mais sa présence ne se faisait pas sentir, je ne sais pas ce qui a été convenu entre eux mais ce que je voyais moi de l’autre côté de mon petit écran c’était « Ok, on te publie, mais pour le reste tu te démerdes »… je me trompe peut être… Mais je pense que je ne suis pas la seule à avoir ressenti ça, on était plusieurs à partager ses posts, à avoir envie de l’aider pour sa promo, lui faire du “buzz”, pourtant le livre n’était pas encore sorti, nous ne l’avions pas lu, en tout cas moi jamais, mais on croyait en elle et en son talent.

J’y ai cru, j’ai commandé ce fameux livre “Outrage”, je l’ai lu, il m’a pris aux tripes comme peu de livres l’on fait.

Il y a quelque chose de puissant chez cette femme, une écriture authentique, comme elle.

J’ai terminé “Outrage” et j’ai commandé “Décousue” qui est le premier tome de l’histoire de Rose.

J’aurais pu refermer ses livres, les ranger et oublier cet auteur, et simplement la retrouver lors de la sortie de son prochain roman.

Mais non… Il s’était passé quelque chose d’inexplicable…

Et je savais qu’un jour nos routes se croiseraient, et pas juste une vague rencontre de 10 minute sur une dédicace… Non c’était autre chose… Une amitié naissante…

Depuis je pense toujours à Rose, j’attends de ses nouvelles, j’attends le troisième tome.

En mai de cette année j’ai participé au week-end embrassez qui vous voulez au Cap d’Agde, je devais venir accompagnée. Ma première idée était un homme pour profiter un maximum de ce week-end de détente, mais je n’arrivais pas à choisir LE bon partenaire pour cet événement.

Depuis un moment l’idée d’inviter Maryssa faisait son chemin, j’en ai parlé à Laslo Sardanapale, l’organisateur. Je voulais qu’il valide la proposition que je voulais faire à Maryssa, participer à cet événement en tant qu’auteur, qu’elle serait mon invitée.

Je voulais tenter, même s’il y avait peu de chance qu’elle accepte, après tout elle ne me connaissait pas, et aurait pu se méfier d’une nana croisée sur internet qui lui propose de partager sa chambre…

Il faut reconnaitre que c’est moyen… mais qui ne tente rien n’a rien !

Et à ma grande surprise, elle a accepté.

En attendant ce fameux week-end nous avons continué à échangé par post interposé et parfois par téléphone, rarement mais je crois sans prétention qu’un petit lien commençait à se tisser entre nous.

Avant le Cap, Maryssa a commencé à poster quelques photos pour relancer son activité de photographe, une autre facette que je découvrais d’elle.

Je ne raconterais pas le week-end je l’ai déjà fait, ni notre très belle soirée que nous avons passé avec Sab et Fanny ses amies, des amies géniales, à son image.

Maryssa était là en tant qu’auteur, mais son œil de photographe était présent,

J’aime la photo et dans ma vie pro j’ai souvent eu l’occasion de travailler avec des photographes, et je pense savoir reconnaitre un vrai photographe.

Je voyais une Maryssa “shooter intellectuellement” cet événement, une Maryssa passionnée par son métier, frustrée de ne pas avoir son boitier.

Je ne savais pas si elle serait capable se shooter ce type d’événement, chaque photographe a des domaines dans lesquels il se sent plus à l’aise, certains feront du culinaire, d’autres de la mode, d’autres de la macro, d’autres de la photo d’art…

Photographier un événement libertin ce n’est pas simple, il faut avoir l’œil partout, être discret, ne pas déranger les jeux, ne pas être mal à l’aise, se faire oublier…

Bref, J’ai cru en son talent d’auteur sans avoir jamais lu autre chose que quelques extraits, et j’ai aussi cru en son talent de photographe simplement en ayant vu quelques portraits et surtout en l’ayant vu évoluer ELLE au milieu de tous ces libertins.

Quelques jours après le week-end, j’en ai discuté avec Laslo Sardanapale, j’avais envie qu’il la prenne comme un des photographes officiels sur l’événement de clôture de septembre.

Il a accepté.

Elle est venue, elle a shooté, elle n’a pas arrêté, prenant sur 3 jours des centaines de photos, sans tomber dans le piège de ce type d’événement, elle ne s’est pas comportée comme un paparazzo, non…

Maryssa est de la race de ses grands reporters de guerre, armée de leur boitier, se faufilant au cœur de l’action, à l’affût, n’hésitant pas à se mettre à plat ventre, mitraillant pour avoir le meilleur angle, pour ne rien rater, pour montrer la réalité du terrain. De ceux dont on se souvient des clichés, des clichés qui nous ont marqués.

 

Maryssa est de ceux-là, et comme eux lorsque qu’elle range son appareil, son travail n’est pas terminé, elle doit développer les RAW, trier les photos, les sélectionner, parfois retoucher quelques lumières sur des clichés qui en manquaient ou en avaient trop, en studio on règle les éclairages, on fait des tests, mais sur un événement un photographe dépend de la lumière naturelle ou artificielle, et cette dernière est loin d’être une amie…

Depuis le week-end j’ai enfin pu voir quelques-unes de ses photos.

Pffffffffff…………

Heureusement que j’étais assise, je vais être franche, je ne m’attendais pas du tout à ça…

Elle m’a bluffée, il y a autant d’émotion dans ses photos que dans ses textes

Maryssa est une véritable artiste qui possède plusieurs cordes à son arc.

J’admire le talent de cette femme.

Merci Mitsouko de m’avoir permis de rencontrer cette créature que l’on pourrait croire imaginaire tellement elle est fantastique. Maryssa a ce supplément d’âme qui met de la couleur dans votre vie lorsque vous avez la chance de croiser sa route

Laslo Sardanapale

Vous pouvez suivre Maryssa Rachel sur deux pages facebook

Maryssa Rachel – Photographe

Maryssa Rachel – Auteur

LeonaWinter

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Education sexuelle

 

En me basant sur mon vécu, la lecture de certains posts dans des groupes FB et des réponses, il m’est venu une réflexion sur l’éducation sexuelle que nos enfants reçoivent, je m’aperçois que nous sommes quelques-un.e.s à s’être senti différent.e.s dès notre plus jeune âge, sans vraiment savoir pourquoi, que ce soit le fétichisme, la soumission, le SM, le libertinage, etc… Et j’imagine qu’il y en a beaucoup dans ce cas, nous nous sommes découvert.e.s tard, et pour certain.e.s ça n’arrivera jamais, ils n’auront pas la chance de pouvoir vivre une sexualité assumée et décomplexée.

Je suis d’une génération ou on en parlait peu, et je me suis souvent senti « anormale », et malgré ma libido j’étais constamment frustrée, jusqu’à ce que celle-ci à force de ne pas être satisfaite s’éteigne, le sexe matrimonial était juste devenu une corvée, ce que j’en connaissais à l’époque ? pas grand-chose ça se limitait à coït/pipe/cuni… Autant dire l’ennui total pour quelqu’un comme moi qui avait besoin d’autre chose

Nous avons tous reçu une éducation sexuelle « conventionnelle » que ce soit de l’école ou de nos parents. A notre niveau nous essayons de « protéger » nos enfants et finalement nous ne leur parlons que de peu de choses en ce qui concerne le sexe et bien souvent de ce qui est la norme.

Mais ne devrions-nous pas éduquer nos enfants autrement, et leur expliquer qu’il y a autre chose que le sacro-saint missionnaire, et même si je sais qu’avec internet les enfants de maintenant sont beaucoup plus au courant de ce qui existe, ne devrions-nous pas, nous les parents leur expliquer qu’il existe d’autres pratiques considérées comme « hors normes » par le tout-venant, bien sûr certains parents ne pourront pas le faire, il faut aussi savoir que cela existe et avoir l’esprit assez ouvert pour juste expliquer sans vouloir imposer une notion de bien ou de mal…

En leur expliquant nous pourrions les protéger et les aider à trouver leur chemin d’une certaine façon, je pense à toutes ces jeunes soumises de 18/20 ans que l’on peut voir sur les sites, parfois des filles qui s’inscrivent le jour de leur majorité, certaines d’entre elles sont exploitées et manipulées, elles rêvent de D/s sans savoir ce qui est normal ou pas, elles ont lu les fameuses 50 nuances, elles ont fantasmé, elles ont envie de vivre ce qu’elles ont lu… mais si elles ont des doutes elles n’ont personne à qui se confier. En écrivant cela je pense à une jeune femme de 18 ans que j’ai pris en contrat d’alternance dans mon équipe à l’heure du déjeuner elle lisait ce livre… Et je sais que cela la faisait fantasmer, j’étais inquiète pour elle, elle avait un côté très fleur bleue, naïve, jeune et idéalisant l’amour, une jolie proie pour qui saurait la manipuler… je pense à moi aussi qui ai eu des désirs pervers très tôt, même si j’avais ça dans le sang, j’étais très jeune et je me serais certainement cassé la figure, entrainée par des hommes plus âgés qui auraient profité de ma naïveté et sans jamais pouvoir en parler à quelqu’un, par honte, par culpabilité, parce que personne ne m’aurait jamais expliqué qu’on pouvait vivre autre chose que le sexe conventionnel, et que je devais pouvoir dire non si la situation me mettait mal à l’aise même si c’est moi qui l’avait provoquée. Evidemment il n’y a pas que de vieux pervers qui abusent de jeunes fantasmeuses, certaines jeunes femmes savent parfaitement manipuler les vieux messieurs, mais celles-ci n’ont pas besoin qu’on les informe, elles savent où elles mettent les pieds et ce qu’elles veulent.

Toutes ces pratiques sont de plus en plus visibles, que ce soit dans les magazines, la publicité, les livres, les séries télé et sans oublier internet… Nos enfants y sont exposés que nous le voulions ou non

Nous nous inquiétons le plus souvent pour nos filles, la peur de la prostitution, de l’accident bébé, moins souvent pour nos fils, mais ils sont aussi concernés. j’ai l’esprit ouvert, mais sur wyylde une cam m’a dérangée, un jeune Dom de 20 ans qui manipulait le fouet sur sa soum de 18 ans, je n’ai pas aimé voir ce jeune couple en cam, j’étais mal à l’aise, pourtant dans des soirées j’ai vu de jeunes couples parfaitement à leur place, bien plus sains que d’autres couples plus âgés, mais ces deux jeunes jouaient un jeu qui n’était pas pour eux, ce jeune homme ne se maitrisait pas, peut-être qu’il aimait faire mal, on sentait beaucoup de violence en lui, pas un « sadisme sain ».

Lors de la gaypride il y a une photo qui a circulé qui peut paraitre choquante, je n’arrive pas moi-même à déterminer si je suis pour ou contre… on y voit des enfants derrière un homme tout de cuir vêtu qui promène en laisse 3 soumis à quatre pattes, collier clouté et masque de chien, je suppose que les parents qui emmènent leurs enfants à la gaypride sont capables de leur expliquer, mais il y a les autres, les simples passants, certains seront peut-être choqués, d’autres moqueurs et d’autres seront troublés, peut-être que ces derniers ressentiront des émotions sans oser les exprimer, peut-être qu’eux aussi se sentiront “anormaux” …

Je précise que je n’ai pas d’enfant, et c’est peut-être plus facile pour moi de prôner une éducation sexuelle plus élargie

Et nous qui vivons une autre sexualité… comment réagirions nous si l’un de nos enfants venaient nous avouer qu’il est soumis.e, sadique ou maso ou libertin.e…

Malgré notre “ouverture d’esprit”, sommes-nous prêts à l’entendre…

Educationsexuelle

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24-7

Certains couples vivraient leur BDSM 24 heures sur 24, 7 jours sur 7

J’ai fait partie de plusieurs groupes où cette façon de vivre est souvent évoquée, c’est quelque chose qui m’a toujours troublée et que j’ai du mal à concevoir, pour plusieurs raisons.

Dans ces couples à la relation D/s s’ajoute l’amour qu’il y a entre eux, et si la relation D/s est basée sur un contrat tacite rédigé ou non, l’amour n’est pas un contrat, il est fait de perpétuelles concessions qui nous permettent de l’enrichir et de le sauvegarder, il évolue, il augmente et parfois il s’éteint. La relation D/s en est donc forcément impactée.

Une relation D/s est quelque chose de très fort elle est souvent idéalisée, et elle peut être très facile à mettre en place lorsque le Maître et la soumise sont en adéquation et qu’ils vivent leur BDSM seulement dans des moments particuliers, qu’ils ne la vivent pas au quotidien. Que les sentiments qu’ils éprouvent ne sont pas ceux de l’amour… mais quand l’amour nait et qu’ils décident de franchir le pas du couple, les difficultés arrivent. Ils doivent faire cohabiter leur relation D/s et la vie vanille. La relation D/s peut en souffrir, la vie vanille peut devenir pesante pour l’un et l’autre, surtout si l’on a trop d’attentes ou de demandes vis-à-vis de l’autre.

Cette relation 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, est souvent idéalisée, surtout par de jeunes femmes novices en découverte

Je vais caricaturer et je vais prendre quelques exemples qui me viennent à l’esprit.

  • Une soumise idéalise son Maître, il est un homme fort, elle se repose totalement sur lui, il décide, elle obéit… Mais ce Maître est aussi un homme lambda, qui a ces moments de fatigue… de faiblesse… qui peut avoir aussi besoin de ne pas tout gérer tout décider… qui peut avoir envie que parfois sa femme ne soit pas que sa soumise… qu’il puisse aussi s’appuyer sur elle et pas que pour « s’occuper » de lui et être à ses pieds, qu’elle décide aussi, qu’elle ne soit pas toujours en attente de son approbation.
  • Les petits tracas de la quotidienne, ceux qui nous agacent, ceux qui font que parfois on se dispute ceux qui font que notre homme nous « gonfle », ses chaussettes qui trainent, la lunette des toilette relevée, la salle de bain qu’il a inondé en se douchant… ça parait ridicule mais ce sont toutes ces petites choses accumulées qui font que parfois on voit son homme autrement… Le Maître parfait est un homme avec ses défauts, des défauts qui peuvent nous peser et lui faire perdre ce caractère de dominant qu’on aimait tant avant de devenir un couple et de vivre ensemble…
  • Est-ce possible d’être docile et d’obéir 24h/24h ? Comme un homme ne peut pas être le Dominant 24h/24, Je pense que toute soumise ne peut pas non plus l’être 24h/24h, même si elle le désire, elle doit pouvoir souffler, si elle ne le fait pas la relation peut devenir pesante.
  • Beaucoup de femmes travaillent, quand on rentre du boulot on peut être de mauvaise humeur, fatiguée, et encore plus quand on a des responsabilités dans sa vie pro, il m’est arrivé parfois quand je n’en pouvais plus d’avoir besoin de lâcher prise, besoin d’une séance, me libérer de tout ce poids sur les épaules d’un autre… J’imagine que si dans ce moment-là je vivais avec un Dom, j’aurais espéré en rentrant qu’il me permette ce lâcher prise… Mais si lui aussi est fatigué… si il a juste besoin de se poser dans le canapé avec sa chérie devant un plateau télé comme un couple lambda… N’aurais-je pas été déçue… En attente… Une attente frustrante…
  • D’autres difficultés surviennent lorsque le couple D/s fondent une famille, chacun doit faire cohabiter les multiples rôles qui sont les leurs, il est très difficile d’être à la fois, une femme active, une soumise, une épouse et une maman, comme le Maitre est aussi simplement un homme et un papa

J’ai idéalisé un homme, un homme dominant et directif, nous n’avions pas de relation D/s, mais plus je le découvrais et moins je l’idéalisais, à cause de ses petits défauts qui m’agaçaient, parfois de ses interventions, ses avis, ses conseils que je n’avais pas demandé  pour des choses qui ne concernaient que moi, si nous avions eu ce type de relation je crois qu’il aurait été vital pour nous de bien séparer la relation D/s et vanille, pour que les tracas et les petites rancœurs du quotidien de la vie vanille ne viennent pas polluer la relation D/s, Pour que l’autre ne tombe pas du piédestal sur lequel je l’aurais mis, pour garder conscience qu’il reste un homme comme les autres et que je suis aussi une femme comme les autres

Mais je ne suis pas soumise de nature et j’ai beaucoup de mal à ne pas tout contrôler.

 

La relation D/s 24h/24h et 7j/7j n’est pas impossible mais pour qu’elle fonctionne elle ne doit pas être idéalisée, et il faut faire attention aux attentes que l’on pourrait avoir de l’autre, personne n’est parfait et personne n’est surhumain, on a tous nos moments de faiblesse, des moments ou on baisse les bras ; je crois qu’il faut un temps d’adaptation pour que cette relation vécue hors couple « renaisse » et s’épanouisse dans une vie commune, qu’il ne faut pas rejeter la vie vanille, mais apprendre à cohabiter avec elle.

C’est certainement plus facile pour des couples qui ont un vécu, ou ceux qui viennent au BDSM ensemble, qui ont d’abord commencé par une vie vanille et ont laissé s’installer leur relation D/s dans cette vie.

Ce n’est que mon avis et mon ressenti, basé sur ce que j’ai pu voir ou les témoignages que j’ai pu lire

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Pervers manipulateur

C’est un pervers manipulateur

Voilà quelques mots que je lis ou que j’entends trop souvent ces derniers temps.
Les séparations sont rarement faciles, parfois on se sent trahie, on est persuadée qu’il s’est fichu de nous et nous a pris pour une conne… oui peut être mais ça ne fait pas de lui un pervers manipulateur, attention à ces mots ils sont très forts et peuvent être très blessants. Bien sûr je ne nie pas qu’ils existent, mais gardons ces qualificatifs pour ceux-là, les vrais.

Lors de ma dernière séparation j’étais très en colère, j’ai moi-même utilisé ces mots volontairement pour le blesser, mais je les ai gardés pour lui, je ne l’ai pas proclamé sur tous les toits, nos problèmes ne regardaient que nous. Il y avait ce que je vivais et ce que je ressentais, lui voyait les choses autrement.

Lors d’une séparation, il y a toujours un temps de colère, on voit tout en noir, les défauts de l’autre sont amplifiés, parfois on se met à détester ce qu’on a aimé chez l’autre.

J’ai ressenti cette colère, à l’époque j’aurais aimé pouvoir échanger avec une amie, c’était lourd à porter et ne pas pouvoir m’exprimer entretenait ce sentiment d’avoir été manipulée, je n’avais personne pour me faire comprendre que j’avais peut-être tort, qu’il ne fallait pas réagir aussi violement, mais je ne pouvais pas le faire, dans mon entourage personne n’aurait compris cette relation si particulière.

Puis la colère est passée, laissant la place à la raison, oui il m’a menti à plusieurs reprises, mais j’ai aimé cet homme, et j’ai repensé à tous nos moments, de merveilleux moments, cet homme m’a beaucoup apporté et m’a fait évoluer, il m’a rendu plus sure de moi, grâce à lui je me suis affirmé, il m’a rendu belle, il m’a appris à m’aimer. Un comportement à l’opposé du pervers manipulateur qui vous humilie et vous dévalorise, et pourtant j’ai utilisé ces mots…

Dans nos communautés, libertine ou BDSM nous pouvons être encore plus tentées de traiter celui que nous avons aimé de pervers manipulateur, et peut être encore plus dans le BDSM, ou nous nous soumettons à un Dom, où nous confions nos envies, nos besoins, nos fantasmes et notre sexualité à un autre, bien souvent pour qu’il les réalise, nous lui donnons toutes les clés. Nous acceptons des jeux ou des situations que nous n’aurions pas été capables de faire sans LUI à nos côtés, nous l’avons voulu et lorsque la séparation est là, souvent nous alimentons notre colère avec des moments que nous n’aurions jamais fait seule.

“Il m’a manipulée, il m’a fait faire ça, ce n’est pas moi”, etc, etc…

Et dans une période de séparation nous trouvons toujours de bonnes âmes bien intentionnées qui vont entretenir ce sentiment que l’autre est mauvais, que c’est juste un infâme salop, un “pervers manipulateur”. Des ex qui ont repéré la séparation et qui viendront vous dire qu’elles aussi ont vécu la même chose.

J’ai fait le choix de n’écouter personne, une fois la colère passée j’ai repensé à tout ce qu’il m’a apporté, j’avais envie de renouer le lien, un lien amical, c’est quelqu’un qui a compté et que je n’avais pas envie de perdre, quel dommage de se déchirer quand on s’est aimé…
Il est ma plus belle rencontre, et donc forcément ma plus grande déception, une déception de ne pas avoir été son idéal comme lui était le mien, une déception qui a généré cette colère noire et ces mots si forts. Je regrette ces mots “pervers manipulateur”, il ne les méritait pas.

Depuis nous nous sommes revu en terrain neutre lors de soirées, cela c’est bien passé, je crois que nous étions heureux de nous revoir, dernièrement lors d’un anniversaire il était présent accompagné de sa soumise. J’avoue que c’est un moment que je redoutais, mais je m’y étais préparée, il a voulu me la présenter, j’ai évité, mais pas pour moi pour elle, je ne sais pas si à l’époque de notre relation j’aurais bien vécu qu’il me présente à une ex, nous avons eu un lien fort et je ne voulais pas qu’elle se sente mal à l’aise, qu’elle doute, j’ai préféré rester discrète.

Personnellement, quand j’ai un couple d’amis qui se sépare, je ne prends jamais parti, je ne veux pas avoir à choisir mon camp, je les aime tous les deux, et même si l’un d’eux “a fauté” c’est leur histoire pas la mienne, je suis simplement là pour eux s’ils ont besoin d’une oreille attentive, j’essaie d’apaiser la colère et de relativiser, de rester objective.

N’oublions pas que dans une histoire et surtout lors d’une séparation, il y a toujours deux versions et plusieurs interprétations.

“L’apaisement réside en chacun de nous – Dalaï-Lama”

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joueralapoupee

Points
On lit tout et n’importe quoi sur les X-Dolls, certains trouvent ça glauque, d’autres y voient du proxénétisme.

Quand Laslo Sardanapale m’en a parlé, qu’il m’a dit que certaines d’entre elles seraient présentes pendant le fameux WE de la pentecôte, j’ai trouvé ça génial, je n’y ai rien vu de malsain, juste une occasion de tester un nouveau jeu.

Depuis, elles font l’objet de beaucoup d’articles, la plupart sont négatifs, au mieux ils évoquent un palliatif à « une misère sexuelle » au pire le propriétaire de cette maison est accusé de « proxénétisme »

J’ai eu envie de montrer autre chose, je me suis projetée dans un scénario de jeu avec une de ces poupées. Ce scénario deviendra une réalité, j’ai hâte de jouer avec

J’en avais assez des soirées et des trios habituels, je m’ennuyais j’avais besoin de nouveauté, je suis tombé sur un site qui a tout de suite éveillé mon imagination et mon esprit pervers… Une maison close de poupées venait d’ouvrir ses portes à Paris.

Il fallait que je réfléchisse à un scénario, j’ai gardé l’information pour moi, j’avais envie de surprendre mon chéri, mieux de le déstabiliser.

Je lui ai demandé de prendre son après-midi, sans le lui dire j’avais réservé une chambre dans cet établissement et la poupée Sofia, les formes de cette jolie brune me plaisaient beaucoup, j’avais une furieuse envie de ”jouer à la poupée“.

Nous sommes allés déjeuner dans un petit resto, je portais une jupe crayon, des talons aiguilles et un chemisier qui laissait voir la naissance de mes seins, il fallait que je le mette en appétit, même s’il est très joueur l’emmener directement dans la chambre l’aurait peut-être “bloqué”, je devais le “préparer”…

Ensuite je l’ai entrainé dans une boutique de lingerie, j’ai fait quelques essayages en jouant de mon corps, je me caressais les seins en essayant un soutien-gorge, je me cambrais pour offrir ma croupe à son regard, le mien voyait son pantalon se déformer…

Il était prêt.

Nous sommes passé à la caisse pour régler nos achats, en sortant de la boutique je lui ai glissé à l’oreille en me frottant à lui.

– Je te propose un nouveau jeu, tu me suis ?

Il a glissé sa main sous ma jupe,

– Hummm ça a l’air de bien t’exciter, je te suis où tu veux

Je l’ai entrainé jusqu’à cet appartement, nous sommes entrés dans la chambre, Sofia était là, allongé sur le lit, j’avais demandé qu’une de mes playlists soit diffusée. Il m’a lancé un regard interrogatif, mais il souriait c’était bon signe…

– Mais c’est quoi ce jeu ? Tu ne penses quand même pas que je vais « baiser une poupée » ?

– Pas tout à fait mon chéri, nous allons la baiser tous les deux…

J’ai sorti mon double dong de mon sac

– Je vais te guider, fais-moi confiance. Assieds-toi sur le lit près d’elle

Je me suis mise à onduler au rythme de la musique, tout en me déshabillant je caressais mon corps, il me regardait, malgré la situation incongrue une bosse déformait son pantalon. Je me suis retourner pour lui offrir une vue sur ma croupe en enlevant mon string, j’ai remonté mes mains le long de mes jambes, mes doigts ont commencé à caresser mon sexe. J’ai su qu’il était prêt à jouer le jeu quand il a enlevé sa chemise.

Il était toujours appuyé contre le mur, il me regardait

Je n’avais gardé que mes bas et mon porte-jarretelles, je me suis approché de la poupée Sofia, j’ai commencé à l’entreprendre comme je l’aurais fait avec une femme, sans le quitter du regard.

– Tu es une véritable petite vicieuse, tu arrives à me faire bander en jouant avec une poupée…

Je léchais et malaxais ses seins tout en frottant mon sexe contre le sien. Il a dégrafé son pantalon, il était très tendu.

– Branles toi, je veux que ta queue soit bien raide quand tu vas la pénétrer

J’étais très excitée, tout en continuant à chevaucher Sofia, j’ai saisi mon double dong, je me suis mise à le lécher, le sucer, je soutenais toujours mon chéri du regard.

J’ai inséré le double dong dans la chatte de Sofia, puis je me suis empalé dessus, j’ai commencé à effectuer un va et vient tout en le maintenant et caressant mon clitoris. Le regard de mon chéri devenait de plus en plus lubrique, j’adore provoquer ce regard, il est aussi excitant que ses mots crus

Je lui ai lancé un préservatif.

– Rejoins-moi, sodomise-la

Il a mis le préservatif, Sofia et moi avons basculé sur le côté, je lui ai écarté les fesses pour qu’il la pénètre.

Nous avons accordé nos coups de reins, je lui caressais les couilles, une de ses mains malaxait mes fesses, l’autre s’agrippait à un sein de Sofia.

C’était encore plus excitant que je ne l’avais imaginé, je sentais la jouissance approcher, les coups de reins de mon chéri entrainaient le double dong, mon vagin était bien rempli.

– Je sens ta queue, cognes plus fort

Je me retenais, je ne voulais pas jouir avant lui.

Je l’ai senti se crisper, mes mains ont saisi ses fesses, elles accompagnaient ses mouvements, j’ai entendu sa respiration s’accélérer, j’ai vu son regard…

– Salope, tu m’as faire jouir

Je pouvais moi aussi me laisser aller.

Nous sommes restés un long moment immobiles.

Il a pris ma main pour y déposer un baiser, son regard était devenu tendre.

– Merci chérie pour ce moment fabuleux, tu m’étonneras toujours

Sofia

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