joueralapoupee

Points
On lit tout et n’importe quoi sur les X-Dolls, certains trouvent ça glauque, d’autres y voient du proxénétisme.

Quand Laslo Sardanapale m’en a parlé, qu’il m’a dit que certaines d’entre elles seraient présentes pendant le fameux WE de la pentecôte, j’ai trouvé ça génial, je n’y ai rien vu de malsain, juste une occasion de tester un nouveau jeu.

Depuis, elles font l’objet de beaucoup d’articles, la plupart sont négatifs, au mieux ils évoquent un palliatif à « une misère sexuelle » au pire le propriétaire de cette maison est accusé de « proxénétisme »

J’ai eu envie de montrer autre chose, je me suis projetée dans un scénario de jeu avec une de ces poupées. Ce scénario deviendra une réalité, j’ai hâte de jouer avec

J’en avais assez des soirées et des trios habituels, je m’ennuyais j’avais besoin de nouveauté, je suis tombé sur un site qui a tout de suite éveillé mon imagination et mon esprit pervers… Une maison close de poupées venait d’ouvrir ses portes à Paris.

Il fallait que je réfléchisse à un scénario, j’ai gardé l’information pour moi, j’avais envie de surprendre mon chéri, mieux de le déstabiliser.

Je lui ai demandé de prendre son après-midi, sans le lui dire j’avais réservé une chambre dans cet établissement et la poupée Sofia, les formes de cette jolie brune me plaisaient beaucoup, j’avais une furieuse envie de ”jouer à la poupée“.

Nous sommes allés déjeuner dans un petit resto, je portais une jupe crayon, des talons aiguilles et un chemisier qui laissait voir la naissance de mes seins, il fallait que je le mette en appétit, même s’il est très joueur l’emmener directement dans la chambre l’aurait peut-être “bloqué”, je devais le “préparer”…

Ensuite je l’ai entrainé dans une boutique de lingerie, j’ai fait quelques essayages en jouant de mon corps, je me caressais les seins en essayant un soutien-gorge, je me cambrais pour offrir ma croupe à son regard, le mien voyait son pantalon se déformer…

Il était prêt.

Nous sommes passé à la caisse pour régler nos achats, en sortant de la boutique je lui ai glissé à l’oreille en me frottant à lui.

– Je te propose un nouveau jeu, tu me suis ?

Il a glissé sa main sous ma jupe,

– Hummm ça a l’air de bien t’exciter, je te suis où tu veux

Je l’ai entrainé jusqu’à cet appartement, nous sommes entrés dans la chambre, Sofia était là, allongé sur le lit, j’avais demandé qu’une de mes playlists soit diffusée. Il m’a lancé un regard interrogatif, mais il souriait c’était bon signe…

– Mais c’est quoi ce jeu ? Tu ne penses quand même pas que je vais « baiser une poupée » ?

– Pas tout à fait mon chéri, nous allons la baiser tous les deux…

J’ai sorti mon double dong de mon sac

– Je vais te guider, fais-moi confiance. Assieds-toi sur le lit près d’elle

Je me suis mise à onduler au rythme de la musique, tout en me déshabillant je caressais mon corps, il me regardait, malgré la situation incongrue une bosse déformait son pantalon. Je me suis retourner pour lui offrir une vue sur ma croupe en enlevant mon string, j’ai remonté mes mains le long de mes jambes, mes doigts ont commencé à caresser mon sexe. J’ai su qu’il était prêt à jouer le jeu quand il a enlevé sa chemise.

Il était toujours appuyé contre le mur, il me regardait

Je n’avais gardé que mes bas et mon porte-jarretelles, je me suis approché de la poupée Sofia, j’ai commencé à l’entreprendre comme je l’aurais fait avec une femme, sans le quitter du regard.

– Tu es une véritable petite vicieuse, tu arrives à me faire bander en jouant avec une poupée…

Je léchais et malaxais ses seins tout en frottant mon sexe contre le sien. Il a dégrafé son pantalon, il était très tendu.

– Branles toi, je veux que ta queue soit bien raide quand tu vas la pénétrer

J’étais très excitée, tout en continuant à chevaucher Sofia, j’ai saisi mon double dong, je me suis mise à le lécher, le sucer, je soutenais toujours mon chéri du regard.

J’ai inséré le double dong dans la chatte de Sofia, puis je me suis empalé dessus, j’ai commencé à effectuer un va et vient tout en le maintenant et caressant mon clitoris. Le regard de mon chéri devenait de plus en plus lubrique, j’adore provoquer ce regard, il est aussi excitant que ses mots crus

Je lui ai lancé un préservatif.

– Rejoins-moi, sodomise-la

Il a mis le préservatif, Sofia et moi avons basculé sur le côté, je lui ai écarté les fesses pour qu’il la pénètre.

Nous avons accordé nos coups de reins, je lui caressais les couilles, une de ses mains malaxait mes fesses, l’autre s’agrippait à un sein de Sofia.

C’était encore plus excitant que je ne l’avais imaginé, je sentais la jouissance approcher, les coups de reins de mon chéri entrainaient le double dong, mon vagin était bien rempli.

– Je sens ta queue, cognes plus fort

Je me retenais, je ne voulais pas jouir avant lui.

Je l’ai senti se crisper, mes mains ont saisi ses fesses, elles accompagnaient ses mouvements, j’ai entendu sa respiration s’accélérer, j’ai vu son regard…

– Salope, tu m’as faire jouir

Je pouvais moi aussi me laisser aller.

Nous sommes restés un long moment immobiles.

Il a pris ma main pour y déposer un baiser, son regard était devenu tendre.

– Merci chérie pour ce moment fabuleux, tu m’étonneras toujours

Sofia

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Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

Femmes on vous aime

Les réseaux sociaux tout comme les sites de rencontres
nous ouvrent de nouvelles portes, en lançant de petits challenges,
on découvre de belles plumes, de belles personnes, on crée de nouveaux lien d’amitié.

Pour la journée du 8 mars, j’ai lancé celui-ci sur facebook

“Déclarez nous votre amour des femmes”

Voila le résultat, j’espère que vous aimerez

UnDesirDeMorsure

 

Les adeptes du BDSM font souvent référence à la cérébralité
je comprends mieux pourquoi
Lors de notre 1ere soirée BDSM tous mes sens étaient en éveil
et 2 particulièrement lors de séances de fouet,

Je suis très voyeuse de nature, je me délecte de certaines scènes
et encore plus lorsque je connais les personnes

Lors de ces séances de fouets deux couples ont exacerbé mon excitation…
Ils ont enchanté mes yeux et mes oreilles

Le claquement du fouet est très musical lorsqu’il est parfaitement maitrisé
Il provoque à la foi une angoisse et une excitation

Je m’imaginais à la place de ces soumises attachées sur la croix de Saint-André
Chacun de ces Maîtres connait très bien leur corps
Ils le préparent à recevoir la morsure des lanières de cuir

Leurs mains caressantes… descendant de la nuque jusqu’aux fesses
Avec douceur puis fermeté
Caressant l’intérieur des cuisses… agrippant les fesses…
Les doigts écartant les lèvres… pinçant le clitoris…

J’ai ressenti les frissons qu’elles devaient éprouver dans le creux de l’échine

Puis les premiers claquements… suivis de caresses et de baisers…
De retour les claquements… j’imaginais leurs jambes tremblantes…
Comme les miennes ont pu parfois trembler de plaisir…

Je les ai vu décrochées de la croix… leur Maître les soutenant…
Elles vacillaient… Elles étaient parties dans un autre monde…

Puis les caresses et les baisers de ces femmes…
heureuses du plaisir reçu…
La tendresses de ces hommes en retour…

J’ai toujours été très sensible des fesses et du dos
Je n’aime pas la fessée…
Pour moi la main d’un homme est faite pour caresser…
mais j’avoue que l’idée des lanières de cuir sur ma peau m’excite…

J’y pense depuis des semaines, mon désir augmente de jour en jour…

Je n’ai pas de Maître et n’en cherche pas…
Je ne peux donc pas vivre ce moment privilégié
avec un homme de la façon dont elles l’ont vécu

Même si leurs Maitres, me feront découvrir ces sensations,
et si elles veulent bien me faire ce cadeau,
par respect pour elles je ne pourrais pas bénéficier de ces moments de tendresses
et ils me sont essentiels pour que je puisse lâcher prise dans cette découverte

Il n’y a pas d’homme assez important et en qui j’ai une totale confiance
dans ma vie actuelle capable de m’accompagner

Et étrangement je lâche plus facilement prise lors de soirées…
Je me sens en confiance… je ne suis pas isolée…
Je n’ai pas besoin de garder le contrôle…

Tout comme la caresse de la brûlure
c’est un moment que j’ai envie d’offrir et de partager
avec des personnes que j’aime

Je m’imagine sur la croix, préparée par celui qui a été mon mentor
et a partagé presque toutes mes premières fois, il me connait si bien…
Lui seul me permettrait de vivre ce moment telle que ces femmes l’ont vécu
Je n’imagine pas un autre homme à mes côtés…

Offrant à chaque maître ma première fois

Ma Divine Marquise à mes côtés… leur faisant signe lorsqu’elle me sentira prête…
Elle qui connait si bien ces sensations saura me deviner…

En octobre mes fesses rougiront de plaisir…

J’ai une seule hésitation…
Mes fesses doivent-elles rester vierges de toute morsure jusqu’à ce jour…
Ni le martinet, ni le paddle ne m’ont jamais tentée…

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2017 – Journal d’une bourgeoise délurée

Alleraudelaapparence

 

Le monde du BDSM peut choquer, les photos sont parfois difficiles à regarder
Mais si vous avez un jour l’honneur d’assister à une séance, ou d’y participer,
et que vous savez garder l’esprit ouvert et allez au-delà de la première impression, vous y verrez une sublime relation entre le Maitre et sa soumise

Lors de cette soirée, je n’ai pas vu de femmes soumises ou obéissantes.
J’ai vu des femmes se déconnecter en toute confiance.
Lâcher prise sans aucune crainte. Rejoindre un autre monde…
J’ai vu des femmes heureuses et reconnaissantes.

J’ai vu des hommes d’une grande douceur,
des hommes aimants, respectueux, attentionnés.
Leurs mains caressent et préparent le corps,
tous leurs gestes, sont calculés, millimétrés, d’une précision sans faille.
Ils sont attentifs aux moindres réactions de leurs soumises
Ils ne font pas mal, ils n’ont rien de sadiques

Pour moi les soumises ne le sont pas, je n’aime pas ce mot je le trouve inapproprié

La soumission n’est pas un choix

Les femmes que j’ai vu ce soir-là ont choisi leur Maître
Un homme qu’elles respectent, un homme à qui elles ont offert leur confiance…
Leur ”soumission”…

J’ai eu la chance de me joindre à elles pour un moment brûlant, en toute confiance
Quel bonheur de pouvoir s’en remettre à quelqu’un, lui faire part de ses envies,
le laisser les réaliser sans intervenir.
J’ai pu réaliser un de mes fantasme ce soir là. Deux d’entre elles m’ont offert de me prendre la main,
de m’accompagner, de me soutenir et m’encourager à franchir le pas.
Elles ont voulu partager ce merveilleux moment avec moi, elles m’ont accueillie.

J’avais demandé à un Maître d’être “Mon Maitre des bougies” le temps de cette soirée
Un autre s’est joint à lui, je n’aurais pas pu espérer mieux, c’était magique hors du temps
Je me suis complètement déconnectée, malgré le nombre de personne présentes,
je n’entendais plus rien, ne voyais plus rien, je profitais de ce moment sans réellement
comprendre ce qui se passait autour de moi. Sans me poser de questions.
Je me suis livrée, j’ai savouré chaque goutte de cire qui venait caresser ma peau
J’étais bien, accompagnée de personnes chères à mon cœur, de personnes en qui j’avais toute confiance,
j’ai ressenti leur bonheur de me voir ainsi… libérée… lâcher prise…
offrant mon corps à la caresse de la brûlure tant attendu sans aucune appréhension
Je ne savais plus ce qui coulait entre mes cuisses… la cire… ou ma mouille…
C’était brûlant… c’était divin…

Quelques jours plus tard j’ai visionné les vidéos faites de ce moment,
entendu les commentaires, parfois inappropriés…
Un des maîtres et une soumise leur ont gentiment mais fermement demandé d’arrêter
leur expliquant que nous avions besoin de calme et de concentration

Moi j’étais déjà ailleurs… partie dans un autre monde…

Je crois que pour certain ce n’est qu’une façon de compenser l’angoisse qu’ils ont pu ressentir,
même si ce n’était pas eux allongés sur cet ”autel”,
je les ai imaginés, serrant les dents… se crispant…
à chaque goutte de cire qui tombait sur nos peaux…

Je me suis rendu compte combien cela pouvait être choquant pour un néophyte
ou un non-initié de regarder ces corps passant de l’ondulation sensuel
à de violents soubresauts, se demandant si nos ventres se tortillaient
de plaisir ou de douleur.
Entendre nos gémissements suivis de nos râles puis de nos cris.

J’étais allongée sur cet ”autel” ce n’était que pur plaisir…

Ce moment je l’ai imaginé, j’’en ai rêvé, je l’ai fantasmé… longtemps… sans jamais oser franchir le pas.
J’ai confié ce désir à Maître R. Je m’en suis remise à lui, en toute confiance je lui ai demandé de me faire enfin vivre ce fantasme

C’est au-delà de ce que j’aurais pu imaginer
Non seulement je l’ai vécu, mais je l’ai partagé avec de magnifiques personnes,
deux sublimes femmes qui se sont allongées à côté de moi, m’ont tenu la main,
Maître P. et Maître R. manœuvrant avec dextérité ces bougies
Et 2 personnes chères à mon cœur qui ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui
Ma Divine Marquise et toi A’… mon mentor,
Une vraie joie d’avoir senti votre présence à mes côtés
J’ai ressentie votre bonheur de me voir me livrer

Mon corps frissonne encore de la caresse de la brûlure,

Pervers baisers… et plus encore…

“S’il vous plait…  encore Maitres”

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Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2017 – Journal d’une bourgeoise délurée

lacaressedelabrulure
Points
Ses désirs… ses fantasmes…
sont toujours liés à une rencontre… à un homme…
Et parfois à des situations… le corps peut nous faire découvrir d’étranges sensations
lors “d’heureux accidents”. Au début de son inscription sur les sites de rencontre,
elle avait échangé avec un homme qui lui avait demandé de lui décrire son sexe…
Tout doucement il l’avait amené à s’épiler intégralement.
Elle en avait ressenti une réelle excitation, c’était très troublant…
Elle lui avait laissé ce message sur le site.

“Mon sexe est lisse
J’ai découvert une peau très douce, très fine, de nouvelles sensations…
J’ai beaucoup hésité cet après-midi, puis je me suis lancée…
Au début je tremblais, peur d’avoir mal…
Quelques zones plus sensibles, un peu douloureuses… Puis c’est devenu simple, facile, excitant…
Je l’ai regardé dans une glace, il était humide, j’ai vu cette sécrétion blanche, crémeuse…
J’ai inséré mes doigts, je les ai porté à ma bouche…
Je vous ai imaginé découvrir cette peau…
L’embrasser, la lécher Posséder mon sexe à pleine bouche, lèvres contre lèvres
Votre langue s’activant, me fouillant… Je voudrais que vous partagiez le goût de mon sexe avec moi… Votre sexe me pénètre, profondément… Vous le retirez pour que je puisse le lécher, couvert de mes sécrétions… Je veux le nettoyer du bout de ma langue, le laper, l’aspirer…
Pour qu’il ne reste plus rien de mon liquide, Juste le votre, chaud, épais…
Coulant le long de mes lèvres, le long de mon menton…”

A ce moment-là elle n’avait pas encore compris que cette excitation était provoquée
par la chaleur… Un jour en utilisant une cire trop chaude elle a ressenti un plaisir
très fort… C’était douloureux… mais la douleur a très vite été remplacée
par une vague de plaisir…
Elle n’avait plus qu’une idée en tête… se faire épiler par son amant…
Mais cela la rebutait un peu… ce n’était pas très “glamour”…
Elle avait un constant besoin d’esthétisme…
Elle voulait que ses expériences soient toujours belles…
Quelques mois plus tard sur un autre site… elle s’est aperçu qu’il existait une pratique sexuelle liée à la chaleur, un jeu de bougies. Il ne lui restait plus qu’à trouver l’homme
qui serait capable de lui faire découvrir ce plaisir…
Mais il est plus facile de réaliser un fantasme lorsque c’est un homme qui en est l’origine, et qu’il n’y a aucun “objet dangereux” dans le scénario…
Que de trouver le bon partenaire capable de maitriser ces pratiques et à qui elle pourrait
en toute confiance confier son corps…
Elle pensait l’avoir trouvé…
Ils ont très vite établi un contact…
3 semaines après leur premier message ils avaient rendez-vous

Elle sort de son taxi et se dirige à l’adresse indiquer…
La porte de l’appartement est entrouverte… il fait sombre…
Par réflexe elle est tentée d’appuyer sur l’interrupteur… puis se ravise…
Ne rien faire pour ne pas gâcher ce moment tant attendu…
Ne surtout pas rentrer dans le cadre d’une rencontre conventionnelle……
Elle pose son sac au sol… ferme la porte .
Elle garde son manteau… elle ne porte rien d’autre que ses sous-vêtements…
Elle avance dans l’appartement en tâtonnant, se guidant en suivant les murs…
Elle découvre cet appartement comme un aveugle… fait attention de ne pas chuter…
Se méfie des éventuels tapis… L’obscurité la rend moins stable sur ses hauts talons…
Il lui avait demandé de se diriger vers la salle de bain et de mettre le masque qu’il lui
avait préparé… elle l’avait fait… elle avait obéi…

Ensuite elle devait se diriger vers le salon… se laisser guider par la musique baroque.
Cela fait déjà plusieurs minutes qu’elle le cherche sans le trouver…
Mais elle sent sa présence… peut-il la voir…
Une odeur… un parfum… il est la… près d’elle…

“Arrêtes toi !…”

Elle se fige… sa respiration devient plus bruyante… elle entend battre son cœur…
Elle sent un souffle chaud sur sa nuque… elle dégage ses cheveux pour mieux le sentir…
Il est derrière elle… Il lui enlève son manteau…

‘Appuies toi les mains contre le mur !…”

De sa main il tapote vivement l’intérieur de ses cuisses

“Écartes !…”

Ses mains la palpent… ses doigts la fouillent…
Son corps est pris d’agréables soubresauts…
Elle entend ses talons claquer régulièrement sur le plancher sans pouvoir rien faire
pour stopper le tremblement de ses jambes…
Elle ne contrôle plus rien… Une délicieuse angoisse se fait ressentir…
Elle est dans la position du malfaiteur pris en flagrant délit…
Elle sent un grand coup de langue vicieux lui lécher le visage.
Ses mains pressent sa croupe… Il attrape ses poignets… l’entraine dans sa chambre…
Elle se retrouve allongée sur son lit… il s’est assis sur son ventre… Elle sent son poids…
Il a attaché ses poignets et ses chevilles… le lit est équipé de sangles…

Son corps s’est fait plus léger, il s’est relevé…

Va-t-il allumer la lumière… des bougies… ou sont-ils toujours dans la pénombre…
Elle est à sa merci… qu’il la voit ou pas… elle sent son regard la scruter…
Elle est impudique…totalement offerte… cuisses écartées… Il la flatte…
comme un propriétaire flatterait sa jument…
Elle sent ses mains parcourir son corps… et peut-être d’autres objets…

Il la goutte… la mordille… Ses caresses se font plus poussées…
Elle ondule… se cabre… pour lui faciliter l’entrée de ses orifices…
Pour faire un peu plus pénétrer ses doigts dans son vagin…
Elle porte un de ses plug… il joue avec le fait tourner…
Son excitation croit… ses cuisses sont trempées… Elle a envie d’être prise…
Elle sent son souffle chaud sur son sexe…
Subitement elle ressent une chaleur, comme une brûlure…
Une brûlure qui s’estompe rapidement. Il en ressort une excitation…

Elle savait que ce moment viendrait… elle l’attendait… mais elle ignorait quand…
Privée de sa vue et de ses mouvements… ses sens son en éveil…
Ses émotions exacerbées…
A chaque goutte de cire… son sexe devient de plus en plus humide…

Il devait la prendre…
Elle avait besoin de sentir sa queue au plus profond d’elle-même…
Elle voulait le posséder… l’emprisonner…
Elle voulait subir ses assauts…
Une main avait agrippé ses cheveux…
Elle sentait son souffle sur sa nuque…
Elle entendait sa voix… Une voix perverse déformée par l’excitation… Une voix excitante…

Il lui restera à découvrir la suite des festivités qu’il lui avait réservé…

lacaressedelabrulure

Monsieur le démon, vos mots sont à jamais gravés dans mon esprit…
Pervers baisers… et plus encore…
Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2016 – Journal d’une bourgeoise délurée

jusquouiratelle
*écriture à 4 mains
1 – Les premiers doutes
—————————————-

Depuis quelques temps elle se posait beaucoup de questions.
Elle se rendait bien compte que les duos traditionnels ne lui suffisaient plus…
Bien sur comme tous elle avait parfois besoin de douceur et de tendresse…

Mais il lui fallait plus… Bien plus…

Elle ne savait pas vraiment quoi… ou ne voulait pas l’admettre…

Elle avait besoin d’adrénaline… Quelles sont ses limites… Elle ne le savait pas…

Elle aimait ressentir la force d’un homme… sa brutalité parfois…
Elle s’est rendue compte que certains hommes peuvent être brutaux sans violence…
Elle aime cette bestialité… Elle aime lutter avec ces hommes…
Elle aime qu’ils prennent le contrôle sur elle… Elle aime être à leur merci…

Mais elle avait besoin de tout maîtriser.
Elle n’a jamais considéré ces “jeux” comme de la soumission

Une de ses premières rencontres marquantes sur les sites libertins est un Maître BDSM…
Ils n’ont jamais eu ce type de relation, il lui a fait faire ses premiers pas dans le libertinage, leur histoire a durée un peu moins d’un an, il n’a jamais voulu l’entrainer dans ses jeux,
et n’en a jamais eu l’intention. Parfois il l’a même remise dans le droit chemin
lorsqu’elle exprimait certaines envies…

Bien qu’il lui disait qu’elle avait une attirance inavouée pour ce monde,
il savait qu’elle n’était pas prête et voulait qu’elle fasse seulement ce qu’elle désirait vraiment… Et surtout pas comme beaucoup de femmes avec leurs hommes
pour lui faire plaisir.

Elle avait une totale confiance en lui mais avait du mal à supporter qu’il puisse prendre
du plaisir à soumettre une femme… Et ne comprenait pas non plus les femmes
qui se soumettaient à un homme… Cela irritait fortement ses convictions féministes…

Cela a détruit leur relation… Leurs chemins se sont séparés…
Pour s’épanouir, elle devait continuer seule.

Mais il lui manquait…

Elle ne savait pas si elle retrouverait un jour la possibilité de perdre le contrôle
avec un homme comme elle l’avait fait avec lui… Au cours des mois il avait appris
à la connaître, sa douceur s’était transformée en une rudesse qu’elle adorait…
Elle aimait qu’il l’attrape par les jambes pour la soulever, qu’il lui agrippe les cheveux…
Il la traitait de chienne et de salope, ces mots dans sa bouche l’excitaient…
Elle adorait l’entendre parler à sa place, dire ces mots crus qu’elle aurait pu dire…
Si elle avait osé…

La seule chose qu’il ne pouvait pas faire… lever la main sur elle…
Elle ne supportait pas la fessée… C’est arrivé deux fois et à chaque fois elle a « buggué »

Sur les sites elle s’agaçait souvent…
Beaucoup lui faisait remarquer son désir de soumission…

Pourquoi…
parce que sur certaines photos elle portait un collier, ou de la lingerie faites de sangles ?

Quels idiots…
Ce n’est pas parce qu’on porte un jogging et des baskets qu’on est sportif…

Et un collier ne fait pas d’une femme une soumise,
c’est juste un accessoire de jeu comme un autre !

D’ailleurs, les chiens les plus soumis n’ont pas vraiment besoin de collier…
Ils ont naturellement peur de leur Maître…

C’est de cette façon qu’elle voyait les soumises et les Maîtres…

Mais son besoin de lâcher prise…
De s’en remettre à un homme n’était-il pas un désir de soumission…

Ses jugements sur les soumises et les Maîtres devenaient plus nuancés…
Elle était de toute façon attirée par ces hommes,
ça elle le savait et le reconnaissait volontiers…
Mais souvent elle les fuyait.

Attirance et répulsion à la fois…

Peut être peur de succomber à la tentation…

Lors d’une rencontre récente, elle avait accepté d’être « docile » …
Mais tout en gardant le contrôle… C’est elle qui avait imposé le jeu…
Un lundi après-midi… Un inconnu…
Une folle envie de lâcher prise, un besoin de se livrer, de ne plus décider de rien…
Cet homme était très directif comme elle le pensait.

Elle l’avait fait… Elle avait accepté de se laisser diriger !
Elle avait beaucoup aimé ce moment… Elle avait « sur-adoré »

Y avait-il en elle un désir de soumission…

Un homme serai-t-il capable de la soumettre…

De lui donner cette envie…
Un homme qui soit assez subtil pour éveiller sa curiosité… Engendrer une excitation…
Un réel désir de soumission… Serait-elle capable de lâcher réellement les rennes… D’accepter de ne plus rien maîtriser…

Jusqu’à l’obéissance… elle qui n’a jamais obéit à personne.

“Défi….
Le défi n’était pas mince : amener une femme à assumer ses désirs les plus profonds et les plus enfouis, ceux qui la fascinaient depuis longtemps déjà et qu’elle se refusait jusqu’alors à accepter pour de multiples raisons … Pas question de garder le contrôle cette fois…Obtenir un véritable lâcher prise…Une reddition totale en rase campagne…L’obliger à manifester d’emblée sa volonté et faire ressortir ce désir enfoui au plus profond d’elle-même, mais sans excès, ni vulgarité, seulement en exacerbant son désir, désir de jouer, désir de l’autre et désir d’être un peu une autre…avec au fond de l’âme cet indicible désir d’aimer et d’être aimée … Il fallait donc instaurer une relation qui soit à la fois forte, sensuelle et très charnelle quoi qu’il puisse lui être demandé, même ce qui pouvait lui sembler le plus humiliant, le plus dégradant pour l’image de la femme qu’elle porte en elle…En somme, à partir de ses désirs inavoués, de son vécu, la modeler totalement, l’assujettir à ses propres désirs et la traiter comme un matériau brut à façonner toute entière jusqu’à en faire un véritable chef d’œuvre de soumission.”

Si un tel homme ressent le besoin d’amener une femme à assumer ses désirs…
Pourquoi voudrait-il la modeler selon les siens…
Un homme qui voudrait modeler une femme est-il réellement à l’écoute de celle-ci ?
De ses désirs inavoués ? De ses besoins ?

Pourquoi vouloir amener une femme à accepter l’humiliation… L’inacceptable…
A vouloir s’infliger elle même cette humiliation…
Qu’est ce que cela peut lui apporter de bon…
Quel intérêt pour lui de vouloir la dévaloriser…
Un homme qui lui demanderait, même ce qui pourrait lui sembler le plus humiliant, le plus dégradant, la respecterait-il ?

Le besoin de cette femme est-il d’être modelé selon les désirs d’un homme ?
Cette femme n’a-t-elle pas simplement besoin de rencontrer un homme
qui lui permettrait seulement de lâcher prise…
Un homme qui lui ferait découvrir ce qui se cache au plus profond de son âme…
Même ses bas instincts… Un homme avec qui elle n’aura honte de rien…
Un homme en qui elle ait toute confiance pour lui révéler les désirs de son inconscient…

Toute confiance pour s’offrir…

Oui… Pour qu’un tel homme puisse révéler cette femme, il faut une relation très forte,
Elle a besoin de ressentir une alchimie… une réelle attirance… Sentir le désir de cet homme… et doit le désirer… ne plus penser qu’à lui…
Pour que son seul et unique besoin devienne celui de le satisfaire.

Il y a encore beaucoup d’interrogations sans réponses…
Mais il n’y a pas de place pour l’approximatif dans une telle relation .

“L’enjeu du “Je”…
Découvrir ce qui se cache au plus profond de son âme… tel est l’enjeu. Même ses plus bas instincts… Cette part d’ombre en soi si soigneusement cachée que l’on ne peut ignorer indéfiniment car elle contribue aussi à définir qui l’on est vraiment…Et découvrir qui l’on est vraiment n’est ce pas aussi l’une des finalités de notre passage ici bas? Dès lors, savoir ce que l’on est aujourd’hui n’est pas le plus important en revanche percevoir ce que l’on veut devenir est essentiel … Et donc regarder en face ses peurs et ses limitations, ses préjugés pour leur ôter leur pouvoir. Mais aussi explorer ses émotions et ses besoins les plus secrets, même ceux qui peuvent apparaître les plus honteux …Une véritable voie vers la maîtrise. C’est aussi le sens du fameux « Connais-toi toi-même » socratique : atteindre la connaissance et la maîtrise de soi et s’affranchir des spéculations idéologiques et des explications théologiques. Dès lors être soumise ou pas, là n’est pas le problème, en revanche rechercher d’une manière ou d’une autre le “lâcher prise” pour satisfaire les besoins de son inconscient est l’enjeu. L’enjeu du “Je”.
Trouver aussi celui qui mettrait fin à cette quête et qui, dressé devant vous imposerait d’un seul regard, d’un seul mot l’envie de s’agenouiller à ses pieds et de le servir avec dévotion… Plier devant lui et se sentir à sa merci sans pouvoir lui résister, ni refuser quoi qu’il demande. Voilà un beau défi…un défi qui fait peur tout autant qu’il excite et peut donner l’envie de se dépasser. Et apprendre en cherchant à le relever à se faire confiance, à faire confiance et à lâcher prise sur les conventions en surmontant son orgueil et son égo. Se dépasser pour Lui, le servir, lui obéir et apprendre de Lui, à travers Lui. Sentir sa poigne, savoir ce qu’est la reddition…sans conditions…Devenir cet objet de luxure en sachant qu’à travers ses enseignements l’on peut ainsi découvrir une autre porte sur son âme, sur sa peau et sur son être…”

Pourquoi cette femme devrait plier et s’agenouiller…
Pourquoi les hommes ne voient-ils dans son besoin de lâcher prise qu’un désir
de soumission de docilité ou d’obéissance à un homme…

Ce siècle ne serait-il pas celui de la régression… d’un retour en arrière…
Un homme qui imposerait sa volonté d’un seul regard ne relègue-t-il pas
la femme à un rang inférieur…
Le même rang que le chien a qui on ordonne de s’asseoir… ou de mordre…

S’offrir n’est pas se soumettre…
S’offrir n’est pas obéir aveuglément…
S’offrir est un don de soi… pas un asservissement…
S’offrir… se fait en toute confiance…

Mais…

La confiance n’empêche pas le contrôle…

“Ne pas tout mélanger…
La soumission n’est qu’une variante du lâcher prise, souvent indispensable au véritable plaisir sexuel. Il s’agit ici d’accepter les sensations mais surtout de s’abandonner entièrement aux mains de l’autre, se laisser toucher sans résistance. Or, pour les personnes qui fantasment sur les rapports de soumission, ce lâcher prise n’atteint son apogée que lorsque le partenaire se positionne comme propriétaire de leur corps. Ainsi, confier son propre plaisir à la seule volonté de l’autre est une manière efficace de le décupler par une impossibilité de maîtriser la situation. A ce moment précis, la seule manière de vivre les choses est de les subir sans réfléchir, ce qui force le corps à se laisser aller. Des études sur le sujet de la soumission sexuelle ont montré que ceux qui la pratique régulièrement sont souvent des personnes très actives et dominantes dans leur vie quotidienne, que ce soit sur le plan professionnel ou social. Le fait d’adopter la position de dominé lors des rapports sexuels permet de se déresponsabiliser et de ne plus avoir à prendre de décision. C’est donc une forme de soupape psychologique permettant d’éradiquer rapidement les tensions à laquelle on accède, en plus du plaisir physique en lui-même.
Ce besoin de lâcher prise est indépendant du sexe du dominé et peut être ressenti aussi bien par des hommes que par des femmes. Dès lors pourquoi vouloir y voir une forme de régression de la condition féminine? Le féminisme n’a rien à y voir… Bien des femmes sont également des dominatrices, et souvent des dominatrices redoutables. L’essentiel dans l’un et l’autre cas est de ne pas vouloir régler des comptes avec l’autre sexe à travers ces pratiques, ce qui serait un détournement malsain de cette relation. Il faut tout au contraire aimer et comprendre l’autre, homme ou femme, pour être un bon dominant. Et dans tous les cas il faut que le dominé ait en lui ou en elle ce besoin viscéral d’abandon et de lâcher prise. Faute de quoi cette relation n’offre aucun intérêt pour l’un et l’autre… ”

Merci à vous M. Le régent de m’avoir ouvert l’esprit

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