MonPetitMambaNoir

“Il y a des rencontres humaines…
Et il y en a d’autres tout aussi importantes…

Des rencontres qui vous changent ou vous révèlent…”

J’avais un désir lointain de posséder cet animal troublant, sensuel et inquiétant…

un besoin de l’apprivoiser pour ne plus en avoir peur… une envie de le caresser pour lui donner l’envie de mordre…

Le désir aussi d’avoir mes propres jouets, la première idée n’était pas que je l’utilise, même si je voulais aussi savoir m’en servir, je souhaitais seulement l’avoir dans ma collection, me l’approprier, qu’il ne caresse jamais une autre peau que la mienne.

Le jour de la commande il y avait déjà un lien étrange entre cet animal et moi…

Il était mien, je l’attendais comme on peut attendre un amant longtemps désiré…

Je comptais les jours, parfois je prenais des nouvelles auprès de son créateur Taïpan, j’essayais de ne pas être trop envahissante. J’avoue aussi que j’étais un peu inquiète, j’avais fait le choix de le commander à un nouvel artisan qui n’était pas encore très connu, en tout cas sur Paris je n’avais jamais eu l’occasion de voir son travail. Je l’avais contacté, nous avons longuement échangé, j’ai décidé de lui faire confiance.

Et enfin il est arrivé, emballé dans une jolie boite, couché sur du papier de soie…

Je l’ai sorti, il était tel que je l’avais voulu, sobre, élégant, léger… tellement léger que je n’osais pas le manipuler, je n’osais pas l’essayer.

J’avais peur de blesser ce jeune serpent par ma maladresse.

Je l’ai remis délicatement dans sa boite.

Il était raide, il n’avait pas encore la souplesse du serpent.

Je savais qu’il n’était pas utilisable tel quel.

Il fallait le préparer, l’apprivoiser et le dresser…

J’ai interrogé mes amis, je me suis renseignée.

J’avais un peu la trouille de mal faire, mais je voulais m’en occuper moi-même, il n’était pas question que je confie ce petit animal à quelqu’un d’autre, MON petit animal.

Lorsque j’ai eu toutes les réponses à mes questions, j’ai décidé de la méthode de préparation que j’allais utiliser. Chacun possède sans doute sa manière de faire, ses produits de prédilections, mais au fond toutes ces méthodes sont assez proches.

Un matin j’ai enfilé mon manteau et je suis allée au BHV acheter cette fameuse huile de pied de bœuf et un pinceau en poils très doux. Je suis rentrée, j’ai étalé du papier, versé l’huile dans un récipient, j’ai sorti le fouet de sa boite et je l’ai délicatement badigeonné, assez légèrement pour la première fois, toujours cette crainte de mal faire… j’ai attendu plusieurs heures en le retournant de temps en temps pour que tout son corps puisse s’imprégner de cette huile, puis je l’ai massé pour mieux la faire pénétrer, c’était très sensuel. Ensuite je l’ai essuyer avec un chiffon doux.

Il s’était déjà bien assoupli. Je l’ai manipulé un peu, j’ai essuyé quelques retours.

Le jeune mamba s’était défendu… il venait de me mordre… J’ai aimé cette morsure qui m’a permis de juger de son efficacité… cette première morsure qui a réveillé en moi des sensations… m’a fait fantasmer…

Il manquait encore de souplesse et moi de dextérité… Je l’ai installé dans une petite vitrine que j’avais acheté. Je le sortais tous les soirs pour le masser et continuer de faire pénétrer l’huile.

Quelques jours plus tard lorsque mes mains n’étaient plus grasses j’ai renouvelé l’opération.

Je l’apportais régulièrement à un de mes amis pour qu’il me conseille et vérifie le bon état de l’animal. Au quatrième bain lorsque j’ai eu l’approbation de mon coach j’ai pu réellement commencer son dressage.

J’avais bien observé les gestes des uns et des autres, mais malgré toute ma bonne volonté ce petit serpent refusait de m’obéir… Je n’avais pas de doute concernant l’animal, pris en main par d’autres il se pliait à leur volonté.

Non le problème venait de moi…

Je l’ai remis dans sa vitrine, je l’ai laissé une semaine sans y toucher, sans même le masser ce que je continuais pourtant à faire régulièrement. J’avais presque renoncé à l’utiliser…

Je m’étais résignée… Jouer du fouet ce n’était pas pour moi.

Un soir lors d’un apéro chez moi avant une soirée, je l’ai ressorti de sa vitrine, quelques-uns de mes amis voulaient le voir et le tester. C’était une bonne occasion de lui faire faire un peu d’exercice. Avant de partir je l’ai de nouveau rangé dans sa vitrine.

La semaine suivante j’ai repris les massages, il fallait encore faire pénétrer l’huile.

Et je ne sais pas pourquoi ce soir la j’ai de nouveau essayé… mais de la main gauche…

Le geste était fluide… naturel…

Le petit mamba noir avait obéi… Il n’était plus rétif… Parfois il s’exprimait, par quelques petits claquements

J’étais heureuse d’avoir enfin pu l’apprivoiser.

 

J’ai continué à le manipuler de la main gauche en testant de temps en temps la droite. Mais de la droite ça ne fonctionnait toujours pas.

J’avais plus souvent observé des hommes et lors d’une soirée j’ai pu voir quelques femmes manipuler leur fouet, leurs gestes étaient beaucoup plus doux, il y avait aussi une élégance chez certaines.

Ce soir-là j’ai compris que je faisais l’erreur de vouloir compenser mon manque de force par rapport à celle d’un homme en cherchant à lui donner plus d’impact, je le lançais au lieu de le laisser aller naturellement sur sa cible en le guidant seulement par le mouvement du poignet.

J’ai un problème d’articulation de l’épaule sur le côté droit qui ne me permettait pas de “lancer” le fouet, mon épaule “sautait” à chaque fois.

En rentrant j’ai posé mon manteau, enlevé mes talons aiguilles, pieds nus je suis allée chercher mon petit mamba noir… J’ai posé quelques feuilles de sopalin sur un coussin, main gauche d’abord… puis main droite…

OUIIIII !!!!

Enfin, j’avais apprivoisé ce petit animal sauvage, il était devenu MIEN

C’était une belle soirée, je me suis endormie heureuse.

Les jours suivants j’ai continué son dressage et mon entrainement. J’arrivais facilement à atteindre mes objectifs. Un coussin… le rouleau de sopalin… les branches d’une orchidée fanée que je devais découper…

En peu de temps je me suis sentie prête à l’utiliser sur une peau, j’avais très envie de l’étrenner…

Mais pas seule, je voulais être guidée par quelqu’un qui maitrise ces jeux. Même si j’arrivais facilement à viser mes coussins lors de mes entraînements je n’avais pas la prétention de pouvoir jouer en toute sécurité sur quelqu’un.

Une soirée… deux soirées… je l’avais toujours avec moi sans le sortir de mon sac… Lors d’un événement BDSM  je pensais l’utiliser sur une de mes amies, guidée par un Dom, mais je ne me sentais toujours pas prête… Je n’avais pas envie de décevoir, surtout Elle… Ma Divine Marquise…

J’ai continué à m’entrainer, tous les jours.

La semaine suivante je suis allée à un afterwork libertin consacré au BDSM, je savais que j’y retrouverais quelques amis, dont une qui a plusieurs reprises m’avait fait comprendre qu’elle était volontaire…

En début d’année j’avais posté un message humoristique sur facebook

“Cherche cul indulgent pour entrainement ”

Elle y avait répondu favorablement.

Ce soir-là au fond de moi je savais que j’allais l’utiliser, je n’ai pas bu une seule coupe de champagne, juste du soda et encore une fois je ne pensais pas m’en servir seule.

Même si l’ambiance n’était pas celle dont nous avions l’habitude, le lieu se prêtait à nos jeux. Je lui ai simplement demandé si elle en avait envie, je n’avais pas peur, toutes mes inquiétudes avaient disparu…

ELLE, elle avait confiance en moi.

J’ai fait abstraction de ceux qui nous entouraient, je me suis appliquée à essayer de lui offrir ces sensations qui nous transportent… Je l’ai chauffée… mains… paddle… martinets doux… puis ceux plus durs… ceux qui cinglent la peau… ceux que j’avais voulu, ceux dont j’avais imaginé les sensations…

Au bout d’un moment mon corps s’est mis à trembler… j’avais les jambes coupées…

Je ne m’attendais pas à cette réaction de mon corps et de mon esprit, en tout cas pas pour cette première fois et pas avec les martinets… Mais je n’étais pas inquiète, ça ressemblait beaucoup à cet état second que je recherche lorsque je me livre aux caresses des lanières…

Inconsciemment ou consciemment… Je savais ce qui m’arrivait.

j’ai ralenti pour reprendre mes esprits, redescendre pour pouvoir aller au bout de ce merveilleux moment. Je me suis rapprochée d’elle, j’ai caressé sa peau, j’ai senti son parfum. J’avais besoin de ce contact.

J’ai repris doucement la valse des martinets et lorsque j’ai complètement récupéré mes esprits, je les ai posés sur le prie-Dieu.

Il était temps de sortir de sa cage le roi des jeux d’impact :  le signal whip, mon petit mamba noir…

J’étais vigilante, je n’avais aucune crainte pour elle, mais comme nous étions dans une soirée libertine, les personnes présentes ne faisaient pas attention, elles passaient à côté de nous avec le risque de prendre un retour si mon amie bougeait ou si ma main dérapait…

Je suis heureuse de cette soirée, flattée qu’elle m’ait fait confiance.

J’avais toujours eu peur de mon sadisme latent, j’en avais parlé à plusieurs reprises, j’avais peur d’être emportée par l’adrénaline, peur de devenir méchante comme je peux l’être parfois…

Mais mon petit mamba noir m’a rendue plus sûre de moi, il m’a apporté force et sérénité.

Je n’ai ressenti aucun sentiment de supériorité avec une telle arme entre les mains, je ne me suis pas sentie plus puissante, ni Domina, je n’en suis pas une et ne souhaite pas le devenir.

J’ai juste éprouvé énormément de plaisir et une forme de jouissance.

Ce soir-là j’avais juste envie de baiser les mains de cette jeune femme pour la remercier comme je l’ai parfois fait avec un Dom.

J’ai le regret de ne pas l’avoir fait.  De ne pas avoir baisé la main de celle qui m’a fait ce si beau cadeau.

Maitriser la douleur pour la transformer en plaisir et permettre à quelqu’un de masochiste de lâcher prise et de s’abandonner c’est quelque chose de vraiment fabuleux.

J’ai encore tellement à apprendre.

Léger et puissant ce petit mamba a trouvé sa place dans ma chambre, bien protégé et à l’abri des curieux… Il est devenu mien, il fait partie de moi.

Signal whip Taïpan

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Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2019 – Journal d’une bourgeoise délurée

Adrenaline

Points

Cette année je voulais relever un défi, participer au PNE, le prix de la nouvelle érotique.

Ce prix se déroule la nuit du passage à l’heure d’hiver, une nuit blanche pour écrire, du café en perfusion, et deux contraintes, un contexte de situation et terminer par un mot imposé.

Mais à cette date je n’étais pas disponible je n’ai pas pu concourir, et peut-être que je n’aurais pas été retenue lors des présélections, je ne suis pas écrivain, juste une blogueuse. Mais j’avais envie d’écrire cette nouvelle et de savoir si j’étais capable d’écrire un texte à la demande.

Je ne suis pas certaine d’avoir compris le thème imposé, mais voilà le texte que cela m’a inspiré, j’espère qu’il vous plaira.

CONTEXTE DE SITUATION : « ONE MORT TIME »
MOT FINAL : ENTONNOIR

Points

Mes fantasmes deviennent de plus en plus obsessionnels, j’ai besoin d’aller plus loin, d’assouvir cette soif de découverte, ce désir de ressentir de nouvelles sensations…

J’ai besoin de connaitre mes limites et surtout de les dépasser.

Depuis un an je ne baise plus, je n’en ai plus envie, le sexe ne me suffit plus, je m’ennuie au lit. Peu importe le genre de mon partenaire… homme… femmes… T-girl… A chaque fois je reste sur ma faim.

J’ai besoin d’adrénaline, de perversions et de douleurs maîtrisées, j’ai besoin d’avoir peur…

Cette peur qui m’excite… celle qui ouvre ma chatte et trempe l’intérieur de mes cuisse…

La première fois que j’ai ressenti l’effet de la peur c’était il y a deux ans, une de mes premières rencontres après une longue période d’abstinence. Je m’étais inscrite sur un site, j’avais accepté un rendez-vous au bar d’un hôtel.

Je n’étais pas habituée, j’avais déjà une boule au ventre, je ressentais les premiers effets de la peur.

Nous nous sommes retrouvés au bar, il m’attendait sûr de lui. Il a ôté mon manteau, de son regard noir il m’a détaillé de la tête aux pieds, a dégrafé un bouton de mon chemisier – je devais certainement être trop sage à son goût – il a passé sa main sous ma jupe…

Je me sentais honteuse, j’avais l’impression d’être une jument avant une vente…

Nous nous sommes assis, il a commandé une coupe de champagne sans me demander ce que je souhaitais, nous n’avons pas échangé un mot, juste des regards. J’étais mal à l’aise mais très excitée et il le voyait.

Je crois que ce soir-là j’ai descendu ma coupe de champagne comme une assoiffée.

Il s’est levé, m’a saisi fermement le bras, je me suis laissé faire, je ne savais pas ce qui m’attendait je savais juste que j’avais peur et que cette peur m’excitait. Nous avons pris l’ascenseur, il me fait entrer dans une chambre. Il me retourne, me plaque fermement contre le mur, une main sur ma bouche l’autre à l’intérieur de mes cuisses, je suis trempée, totalement ouverte. Mes jambes tremblent, je sens ses doigts me fouiller, son pouce malaxer mon clitoris…Oh pas longtemps… Juste le temps de vérifier que je suis prête à subir ses assauts… Sa main me laisse enfin respirer, il dégrafe son pantalon… Je sens sa queue me pénétrer… Son souffle… Son corps écraser le mien contre cette paroi… ses mains pétrir ma chair. Il est brutal, il ne m’a pas fallu cinq minutes pour jouir.

La peur avait remplacé les préliminaires bien plus efficacement.

Je l’ai quitté le lendemain matin, très tôt en sachant que je ne le reverrai pas.

Il m’a fallu du temps pour accepter ce que j’ai fait ce soir-là, suivre un inconnu dans une chambre d’hôtel, ne rien savoir de lui, me laisser malmener et y prendre du plaisir… Comprendre que la peur est une de mes sources d’excitation…

Pendant quelques temps j’ai repris une vie sexuelle plus classique, mais le besoin d’adrénaline est très vitre réapparu, ressentir à nouveau les effets de la peur…

Dès que je le pouvais j’organisais des rendez-vous avec des inconnus, j’aime être attachée, avoir les yeux bandés… Ne pas savoir… Me laisser utiliser…

A chaque fois des rencontres uniques… mais elles finissent par toutes se ressembler…

Je n’arrive plus à lâcher prise, Il me faut autre chose…

La douleur est une de mes autres sources d’excitation…

Pas la douleur que l’on a tous connu en se blessant…

Non, une douleur recherchée, une douleur qui vous fait décoller, une douleur qui vous grise comme l’alcool, une douleur qui vous met dans un état second…

Je retrouve cette adrénaline dans des jeux de bougies ou d’impact, toujours contrainte et aveuglée. J’aime ça, j’aime être à la merci de mon tortionnaire.

Les bougies sont un de mes jeux préférés, je suis réceptive à la chaleur.

M’épiler m’excite, pendant que la cire fond dans l’appareil je dois aller me laver et me sécher… je suis déjà trempée…

Je dépose la cire brulante sur mon sexe… C’est douloureux mais que c’est bon…

Il m’est arrivé de me brûler à m’arracher la peau sans que ça fasse retomber mon excitation. A chaque fois mon sexe dégouline, mon vibromasseur n’est jamais loin.

Quand je m’épile je sais quand la cire va toucher ma peau, je gère, je maitrise. Mais quand on joue avec mon corps je suis dans l’attente, je suis à la merci du bon vouloir de mon tortionnaire. L’attente est douloureuse, excitante. Ma chatte est sous tension, elle souffre de la faim.

Quelle étrange sensation que la caresse de la brûlure. Les gouttes de cire tombent sur ma peau, elles atterrissent sur mon ventre, mon sexe, le premier contact est violent, brulant, ça ne dure qu’un court instant.

Les gouttes sont comme des galets qu’on jette sur l’eau, leur atterrissage est rude pour laisser la place à des ondes de plaisirs, plus la cire tombe plus les ondes sont puissantes et pénétrantes laissant remonter une divine sensation tout le long de mon échine.

Mon bas ventre est en feu, enflammé par un besoin qu’on me fasse gicler pour éteindre cet incendie. Je ne sais plus ce qui coule entre mes cuisses… La cire des bougies ou le jus de mon sexe.

Mon tortionnaire glisse ses doigts dans mon vagin, il les retire me les fait lécher…

Je lèche, je me régale… Une claque sur ma chatte, deux claques, il continue de plus en plus fort. La dernière goutte de cire, plus proche de mon sexe, quelques centimètres, celle que je n’attendais pas. Un cri rauque sort de ma gorge, je râle, je me cambre. La jouissance libératrice, celle dont j’avais tant besoin.

Il me laisse souffler, mais rien n’est fini. Il faut enlever la cire, j’ai froid, je plane encore, les effets de l’adrénaline. Il me saisit, me contraint fermement. Je ne peux pas bouger, je sens la lame de son couteau parcourir mon corps, cette lame qui peut m’entailler à tout moment. Je ressens la peur au ventre, c’est bon, c’est excitant…

S’obliger à rester immobile, rester immobile avec une putain d’envie de jouir. Peur de jouir, peur d’être tailladée par cette lame au moindre mouvement. De nouvelles sensations…

Un orgasme muet, puissant, invisible… Lui sait…

Le corps n’a pas pu s’exprimer, j’ai cru que mon cerveau aller éclater. J’ai eu peur, une autre peur, une peur irraisonnée de ne plus pouvoir revenir.

Peur de mourir de plaisir…

Ces moments sont rares et précieux. Je ne fais plus de rencontres classiques, je n’en ai plus envie. Je me satisfais seule, avec mes jouets. Mais c’est de plus en plus difficile. Un vibro, deux vibro, parfois trois… Il faut bien ça pour que ça claque encore dans ma tête, je jouis, plusieurs fois… je sais que je peux connaitre autre chose. J’insiste, je continue, ça devient insupportable, douloureux, j’en veux encore, mais mon clitoris ne tolère plus le moindre contact… je voudrais aller au-delà de cet orgasme mécanique, aller au-delà du supportable… mais j’ai la trouille ! la trouille d’y rester… la trouille que mon cerveau lâche… La trouille de ne plus être capable de revenir…

Seule je n’aurais jamais le courage de franchir cette limite, on ne peut pas forcer l’orgasme soi-même. J’ai déjà assisté à des séances d’orgasme forcé en réel et en cam. Une femme est attachée elle ne peut pas se délivrer, elle ne peut pas esquiver le vibromasseur de son tortionnaire. C’est très impressionnant. A chaque fois je serre les dents, les fesses, les cuisses. Tout ça bien fermé rien ne risque de passer. Ça a l’air tellement intense. Elle subit, elle se débat, parfois elle convulse, elle hurle, impossible de savoir si ses cris sont dus au plaisir ou à la douleur. J’ai l’impression qu’à la place de cette femme je ferais une crise cardiaque !…

J’ai besoin de savoir, besoin de connaitre cet orgasme suprême, ce graal… Mon graal…

Deux peurs se télescopent. Celle qui m’excite et celle qui me fait reculer.

Mais aujourd’hui celle qui m’excite a pris le dessus, elle a gagné.

Le hasard des rencontres m’a mis sur le chemin d’un couple, nous nous sommes déjà croisés, jamais intimement, mais j’ai confiance, j’ai confiance parce qu’elle elle sait, elle connait le graal. Je les ai vu en cam, elle était attachée subissant les vibrations du fairy black, dans l’impossibilité de se dérober, lui usant et abusant de cet instrument de torture.

Depuis je n’ai cessé d’y penser… de fantasmer…

Lors d’un diner, nous nous sommes revus, nous avons échangé, elle voudrait me dominer, je n’aime pas être dominée par une femme. Mais j’ai accepté, j’en ai envie,  je lui ai confié mes désirs et mes craintes. Ils vont me faire découvrir autre chose, de nouvelles sensations. Je leur ai donné carte blanche, je suis joueuse, la présence de cette femme me rassure. Une soirée ou je vais me soumettre, une soirée ou mes deux sources d’excitation la douleur et la peur seront exacerbées par la contrainte et la privation de la vue.

Une soirée clôturée par cet orgasme forcé que je redoute tant.

Mes deux peurs se télescopent toujours, parfois la peur de ne pas revenir prend le dessus.

N’appelle-t-on pas la jouissance la petite mort.

Un célèbre président est mort en épectase… son ultime orgasme, sans doute le plus beau.

Bientôt je vais atteindre “mon graal”, peut-être ma seule et unique fois.

One more time…

One more time…

One more time…

One Mort time…

Le rendez-vous est pris, je ne peux plus reculer, je ne veux pas renoncer. Je compte les jours. Mon excitation croît autant que ma peur. Je dois la maintenir, l’amplifier, je voudrais la concentrer pour mieux en profiter. La mettre en bouteille, pour pouvoir l’inhaler  et me shooter avec le jour venu.

Chaque jour d’angoisse, chaque jour d’attente est un grain de sable dont je remplis cette bouteille.

Pour ne pas perdre un seul de ces grains de sable je les fais passer par un entonnoir…

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

Jenesuispaslibertine

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Pourquoi je me qualifie comme une bourgeoise délurée plutôt qu’une libertine.

Actuellement il y a un débat concernant “les vrais libertins” et “les faux libertins” ou le “c’était mieux avant”… Je ne rentrerai pas dans ce débat, je ne sais pas ce qu’est un “vrai libertin” et je ne connais pas “l’avant”.

Chacun vit sa sexualité comme il l’entend, sur les sites ou ailleurs en essayant de faire fi de tout ce qui peut être désagréable, et c’est ce que j’essaie de faire.

Je ne me définis pas comme libertine, mais je me suis rendu compte que les sites libertins sont ceux qui me conviennent le mieux.

Au début c’était simplement par “protection” et par souci de ne pas mentir sur mon expérience, j’arrivais dans un monde que je ne connaissais pas et dont je n’avais qu’une vague idée. Je ne voulais pas que les personnes qui allaient entrer en contact avec moi ou celles que j’allais rencontrer, s’attendent à une femme totalement libérée, sans tabou et maitrisant tous les codes du libertinage.

C’était loin d’être mon cas, j’étais timide et totalement novice…

Cela fait maintenant presque trois ans que je fréquente ce milieu, milieu dont je fais maintenant partie, mais je n’arrive toujours pas à me définir comme libertine.

Ce n’est pas que je n’assume pas ma façon de vivre, c’est simplement que la plupart du temps je ne me retrouve pas dans ce que je peux voir ou lire.

Si je prends le cadre des sites libertins, j’ai plus souvent envie de fermer ma fiche que d’échanger avec les personnes qui entrent en contact avec moi (pas mieux sur les sites conventionnels).

Je retrouve très rarement sur les sites libertins ces jeux de séduction que l’on peut pratiquer dans un autre cadre. Souvent tout est trop direct… Et j’ai besoin de ce jeu de séduction.

Parfois j’ai l’impression qu’on me demande un RDV chez le dentiste…

La plupart des messages sont de banals copiés/collés, ou alors des “cc”, “bjrs”,  “ça va”, “on fait connaissance”, etc… quand ce n’est pas des “tu baises” ou “tu veux me voir me branler”…sans parler de tous ceux qui veulent directement vous inviter au resto avec l’intention de vous consommer en guise de dessert, et évidemment sans perdre le temps d’un échange “épistolaire”… …

Je suis très sensible à l’esthétisme, le choix des photos et des ambiances affichées est important pour moi, le choix du pseudo en dit aussi beaucoup sur la personne, parfois il intrigue… Parfois il est rédhibitoire… Et les mots du texte de présentation lorsqu’ils sont bien choisis peuvent avoir un effet aphrodisiaque…

Les plus belles rencontres que j’ai faites, ce sont les textes de ces fiches qui ont immédiatement provoqué chez moi un désir de rencontre. La simple lecture de ces mots était jouissive, elle était si forte que je n’ai pas attendu que Monsieur fasse le premier pas… Le désir était là, brutal, l’échange était presque inutile

J’aime séduire et j’aime qu’on me séduise. Une fiche doit me mettre en appétit, me donner faim. Mais parfois même si le texte est beau, les photos belles, le physique attractif, les échanges sont souvent creux, et l’ennui me gagne rapidement… Ou alors je ressens trop vite que monsieur est pressé… son désir n’est qu’un désir de sexe… pas un désir pour la femme que je suis…

Ma fiche me représente, elle parle de moi de mon univers, d’une certaine façon elle est un mode d’emploi pour me séduire… J’aime ressentir dans un premier message que mon interlocuteur a pris la peine de la lire, de l’analyser, qu’il a cherché comment m’aborder.
Si le premier contact est positif, l’échange peut commencer, j’aime jouer avec les mots, cet échange doit donner l’envie de se rencontrer… provoquer le désir…
Ces échanges sont un peu comme des préliminaires virtuels…

Pour diverses raisons, je vais très rarement en soirées ou en club, ce qui reste une des grandes composantes du libertinage. En tant que femme seule je ne trouve aucun attrait aux soirées libertines “classiques”. Lorsque je me rends seule dans une de ces soirées, j’ai plus souvent l’impression de rentrer dans une épicerie et chercher “un truc à me mettre sous la dent”… ou d’être “le truc qu’on cherche à se mettre sous la dent”… Mais c’est complètement différent si je suis accompagnée de quelqu’un avec qui je partage plus qu’une simple “complicité libertine”.

D’ailleurs peut-on se définir comme libertin lorsque l’on est célibataire ?
Pour moi le libertinage rime avec partage, et avant tout avec l’être aimé.

Pour avoir été en couple “libertin”, j’aime les petites soirées multi-couples lorsque je peux les partager avec quelqu’un qui compte pour moi, mais pas un complice, j’ai besoin d’une véritable relation. Quand vous vivez ces moments avec quelqu’un cher à votre cœur, se retrouver ensuite en tête à tête est un moment très fort.

Dans le libertinage souvent on entend qu’il ne faut pas faire de sentiments, qu’on n’est pas là pour ça… beaucoup s’y refusent, certains vont chercher l’âme sœur sur meetic ou ailleurs, sur d’autres sites “plus respectables” et viennent sur les sites libertins simplement pour consommer du sexe, c’est peut-être aussi une des raisons pour laquelle je ne suis pas une “vraie libertine”, pour certaines pratiques, comme un trio HHF ou une pluralité j’ai besoin d’être accompagnée d’un homme avec qui j’ai une relation forte. Un homme en qui j’ai toute confiance, un homme pour qui je ne suis pas un objet sexuel ou une simple “complice de baise”, un homme qui a des sentiments pour moi.

Accepter de me partager est un cadeau qu’il me fait. Dans ces moments la j’aime croiser son regard et y lire le bonheur de me voir lâcher prise, le sentir près de moi. Il est attentif, sécurisant, protecteur. Nous ne sommes pas seuls mais nous sommes un couple fusionnel et cette fusion n’existe que lorsque les sentiments sont présents.

J’ai aimé, et je crois toujours en l’amour, je ne le cherche pas mais si je le croise je ne lui fermerai pas la porte, et peut être encore plus sur un site libertin.

Une histoire de cul n’a-t-elle pas plus de chance de se transformer en une histoire d’amour que l’inverse… Non ? vous n’êtes pas d’accord ?

Votre bourgeoise délurée…

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2017 – Journal d’une bourgeoise délurée

DesSextoysMasculins

Points
Elle aimait exciter les hommes, susciter leur désir, leur regard.
Dans la vie quotidienne, elle arborait des tenues
qui lui permettaient de jouer tout en restant sobre, une jupe crayon zippée,
des talons aiguilles laissant apparaitre la naissance des orteils,
un chemisier “sagement boutonné”.

Lors de ses RDV elle pouvait jouer un peu plus…
Mais le plaisir remplaçait très vite le désir cela ne lui suffisait plus,
elle voulait aller plus loin…

Il lui était arrivé de ressentir pour un homme un désir si fort,
qu’elle craignait la rencontre, ce désir était si puissant,
qu’elle n’avait pas envie de le perdre,
elle savait que si elle rencontrait cet homme le désir serait tué par le plaisir.

Elle voulait provoquer ce désir qu’elle avait ressenti.

Depuis un moment une idée lui trottait dans la tête,
elle avait envie d’organiser une sorte de gangbang inversé.

Dans un gangbang traditionnel, vous avez une femme et plusieurs hommes
qui sont là pour lui donner du plaisir et la satisfaire,
cela va assez vite, c’est du sexe pur et rapide.

L’idée était d’inverser le jeu, un jeu de femmes…
Provoquant par frustration, exhibition et voyeurisme un fort désir chez les hommes.
Elle voulait que ce soit une soirée femmes avec à leur disposition
“des sextoys masculins” à utiliser selon le bon vouloir de ces dames…

Certaines femmes ne joueraient qu’entre elles…
et d’autres avec les hommes mais toujours avec l’idée d’exciter ces messieurs.

Elle voulait provoquer chez ces hommes un désir qui aurait pu
les faire jouir sans qu’elles les touchent ou qu’ils ne les touchent…

Elle avait évoqué avec quelques amies libertines son idée,
certaines d’entre elles maitrisaient les plaisirs prostatiques
et l’usage du gode ceinture.

Elles étaient partantes.

Une fois l’équipe constituée, elles ont fixé une date, réservé la Factory,
puis sélectionné 3 hommes bi sur le site, et un couple dont l’homme est candauliste,
Il ne serait pas au courant de ce qui se passerait, sa femme voulait le surprendre…
Il aimait la voir se faire prendre par des hommes…
Elle voulait qu’il la voie se faire prendre par des femmes.

Elles étaient au total 12 femmes pour 4 hommes.

Les hommes avaient reçu comme consigne de ne porter ni slip ni caleçon.
Ils avaient RDV à 21 heures et devaient s’en remettre aux 4 femmes qui les recevraient.

Ils descendent tous les huit au sous-sol.
Elles leur demandent de se déshabiller mais de garder leur pantalon,
4 chaises sont alignées.
Ils s’assoient, elles les attachent, les chevilles entravées aux pieds de la chaise
et les mains liées dans le dos, puis leur bandent les yeux.

Leurs mains se font caressantes, ils sentent leurs doigts courir sur leur torse,
Ils sentent leur souffle sur leur nuque.
Elles peuvent ressentir leur excitation, le jeu n’a pas encore commencé,
mais certains pantalons se déforment déjà…

“Messieurs, nous allons vous abandonner quelque instants,
le temps d’accueillir nos amies.”

Les 4 femmes remontent à l’étage, ils entendent des bruits de talons, des rires,
des embrassades, ils ne savent pas combien elles sont…
Les bruits se rapprochent… Elles sont là… près d’eux… tout près…
Ils écoutent leur conversation… sentent leur parfum…
Elles boivent du champagne… dégustent quelques toasts…
Elles parlent d’eux… les touchent… leurs mains se promènent sur leurs corps…
Ils se sentent juger… leur cœur bat… certains ont un début d’érection…

Le bruit d’un couteau sur un verre… le silence… puis une voix…

“Mesdames, 
Cette soirée est avant tout une soirée dédiée aux plaisirs féminins,
une soirée entre femmes comme celles que vous connaissez déjà.
Beaucoup d’hommes aimeraient assister à une telle soirée…
Nous avons donc décidé d’offrir cette possibilité à 4 hommes…
Mais satisfaire seulement le voyeurisme de ces messieurs n’est pas suffisant…
Nous avons posé nos conditions.
Voilà 4 hommes qui se sont engagés à assouvir vos moindres désirs…
Ils sont tous bi… vous avez la possibilité de jouer avec eux si vous le souhaitez,
et même de les faire jouer entre eux…
Ils se sont engagés à se livrer à vous en toute confiance…

Les festivités peuvent commencer”

La soirée débute comme toutes les soirées femmes,
pendant près de deux heures les femmes jouent entre elles,
se donnent du plaisir, les hommes toujours attachés sur leur chaise.
Ils ne peuvent rien voir mais entendent leurs gémissements, leur cris de plaisir.
Parfois une femme s’approche… les caresse, s’assoie sur l’un d’eux…
Frotte ses seins contre son torse… l’embrasse…

Une autre se place derrière un homme et lui décrit crûment les scènes
tout en caressant son sexe à travers son pantalon pour vérifier l’effet,

Certaines leur font lécher leurs doigts couverts de la cyprine d’une autre…

Pendant ces 2 heures les sexes ont été libérés, sortis de leur pantalon,
une des femmes s’était assise sur l’un des hommes et se frottait sur sa queue raidie,
pendant qu’une autre lui pinçait les tétons et lui mordillait l’oreille…
allait-il jouir…

Marie l’épouse du candauliste, leur avait demandé d’enlever le bandeau des yeux
de son mari seulement lorsqu’elle serait prise par une femme,
Elle était surexcitée… c’était une première et pour elle et pour lui.
Elle n’avait jamais été godée par une femme.

Le moment était arrivé… il était temps de rendre la vue à son mari…

Il découvre sa femme chevaucher frénétiquement une autre femme ceinturée
d’un énorme gode, elle le regarde avec un sourire pervers, elle est heureuse,
elle constate le plaisir et l’excitation de son mari.

Une femme s’est positionnée derrière lui…

“Admires ta femme se faire baiser par une autre,
regardes le gode comme il est souillée par sa mouille,
elle est trempée… ça coule le long de ses cuisses…
Ces femmes vont la faire jouir comme elle n’a jamais jouit…”

Marie s’allonge un peu plus sur sa partenaire, elle se cambre,
une femme s’est positionnée derrière elle, elle porte un harnais qui maintient
un gode un peu plus fin que celui qu’elle a déjà dans le vagin…
Sa nouvelle partenaire fait pénétrer 1 doigt puis 2 dans son cul…
Elle la fouille… la prépare à une pénétration anale…
Marie s’ouvre…
Le gland du gode vient remplacer ses doigts…
Tout en continuant son va-et-vient sur le premier gode,
Marie par ses mouvements fait pénétrer le second gode…
Passage du premier anneau… puis le second…
marie est tellement excitée que la pénétration est très facile…

Elle se régale d’une double pénétration effectuée par deux femmes…
ses seins sont pétris… son clitoris roule entre les doigts de celle qui la sodomise…

Son mari ne la quitte pas des yeux, des femmes lui caressent le torse,
les cuisses, les épaules… son sexe est tendu mais elles ne le touchent pas…

Sa femme gémit de plus en plus… elle jouit…Il n’en peut plus…
son sperme gicle par saccades sur son ventre…
Complètement vidé par l’émotion, Il murmure “merci chérie”

Une femme s’est empalée sur un des hommes, il est toujours attaché,
il ne peut pas la toucher, on lui a enlevé son bandeau.
C’est elle qui dirige les mouvements…
Elle le regarde droit dans les yeux… avec défi…
Elle se caresse les seins… le clitoris…
Il est frustré de ne pas pouvoir la toucher… mais ça attise son désir pour elle…
Il n’est qu’un sextoys vivant… et il adore ça…

La perversion de ces femmes est exacerbée par le pouvoir
qu’elles ont sur ces hommes.
L’excitation est à son comble…
Quatre d’entre elles ont entrainé deux des hommes sur un des lits.
Elles ont demandé à l’un d’eux de sucer son “copain”.
Une femme a saisi ses cheveux et guide ses mouvements, pendant
qu’une autre se prépare à le pénétrer…

Leur soirée ne fait que débuter…

Pour N. ma sorcière du Paradis…

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2017 – Journal d’une bourgeoise délurée

 

Unerencontreinatendue

Points
On était Jeudi, elle avait une réunion importante…

Visite du site sur lequel elle travaillait et présentation des outils informatiques
à un éventuel client. Elle détestait ce genre d’exercice, n’était jamais très à l’aise…
A chaque fois qu’elle devait « s’y coller » elle était prise d’angoisse…
Ce n’était pas une « vendeuse »… et ce qu’elle détestait encore plus
c’était les commerciaux qui l’accompagnaient…

Comment s’habiller… Légèrement sexy… pour séduire les hommes…
Mais ne pas en faire trop, pour que les femmes puissent se reconnaître en elle…
Elle a choisi une de ces robes qu’elle affectionnait particulièrement,
une robe portefeuille noire et beige en jersey de soie, très fluide,
lorsqu’elle marchait les pans de sa robe dévoilaient ses jambes.

Il était 9 h, elle s’est installée dans la salle de réunion, a connecté son ordinateur
au vidéoprojecteur et revu sa présentation… Ils devaient arriver à 9h30, ils étaient six,
en comptant son directeur et ses collègues, ils seraient une douzaine dans la salle.

Le téléphone de la salle de réunion a sonné, c’était l’accueil qui les prévenait
que leurs clients étaient arrivés. Le directeur général et l’équipe commerciale
sont allés les accueillir. Elle était seule dans la salle, les mains moites,
prise de cette angoisse habituelle de faire capoter le projet…
Elle entendait leurs pas, ils se rapprochaient…

Ils sont entrés… chacun leur tour…

Ses jambes se sont mis à flageoler… ses mains à trembler…

Il était la…

Un homme qu’elle avait rencontré sur un site… un site libertin …
Elle n’avait passé qu’une seule nuit avec lui… mais quelle nuit…
Ils avaient échangé un soir… quelques messages très directs…
suffisamment pour les exciter l’un et l’autre…
et leur donner l’envie d’une rencontre immédiate…

Ils s’étaient donné RDV dans un hôtel du 9ème arrondissement…
Ils avaient échangé peu de mots… mais beaucoup de caresses et de baisers…
Ils ne connaissaient rien l’un de l’autre… juste leurs corps…

Il l’a regardé… lui a souri… et s’est assis à côté d’elle…
Elle était pâle, son directeur s’en ait aperçu, lui a demandé si ça allait…
Elle a acquiescé… Elle avait croisé les jambes…
ses muscles étaient contractés tellement elle les serrait.
Elle sentait sa main sur sa cuisse… sa main écartait les pans de cette fichue robe…
Pourquoi n’avait-elle pas choisi un pantalon…
Il la caressait doucement, l’effleurait plus précisément…
Elle sentait ses doigts se rapprocher de son intimité…
Elle luttait pour ne pas ouvrir ses cuisses… Essayait tant bien que mal de conserver une respiration normale…
Ne surtout pas gémir… Ne pas s’ouvrir…
Elle avait posé ses coudes sur la table devant elle, pour masquer de ses bras ses seins
qui commençaient à pointer… Malgré tous ses efforts, ses cuisses ne lui obéissaient plus…
Ses doigts ont écarté son string… Il caresse ses lèvres, les contourne, se rapproche
de son clitoris…par un pincement léger il le fait jaillir…
D’une main experte, il excite ses terminaisons nerveuses…
Elle se retient… s’empêche de jouir…

Elle n’a rien vu de la première partie de la réunion…
Son directeur annonce la visite du site… elle pense être sauvée…
Elle va trouver un moyen de changer de place…
Les jambes chancelantes elle se lève, vérifie que sa robe n’est pas humide…
La visite commence… chaque direction opérationnelle explique son métier…
Lui a décidé de visiter la salle informatique, il veut voir leurs installations.
Elle leur a ouvert la salle, a commencé à leur expliquer…
La plupart n’étaient pas intéressés par la partie purement technique,
lui continuait à poser des questions…
Elle avait compris ce qu’il cherchait… il cherchait à les isoler…
Les autres n’étant pas intéressés, son directeur a proposé de continuer la visite du site,
pendant qu’elle lui expliquerait les arcanes de l’informatique…

Lorsqu’ils sont partis, il a repoussé la porte…
L’a appuyé brutalement contre cette porte… a soulevé sa robe, dégagé ses seins…
Il léchait ses mamelons, les mordillait, tout en caressant ses fesses…
Ses cuisses étaient encore trempées…
Elle a glissé sa main entre ses jambes, son sexe était dur… tendu…
Elle a dégrafé son pantalon, y a glissé ses mains… Il a écarté son string…
Elle était très excitée… elle avait envie de ce sexe…

Elle avait envie d’être prise… Ici… sur son lieu de travail… au milieu de ses collègues…
Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2016 – Journal d’une bourgeoise délurée

Fantasme-titrePoints
Nous avons tous une définition différente du fantasme. Si nous posons la question autour de nous, la plupart des personnes évoqueront des situations habituelles pour les libertins… Un homme aura envie de faire l’amour avec 2 femmes, une femme avec une autre femme, une autre aimerait que son mari lui administre une fessée, d’autres aimeraient faire l’amour dans un lieu public…

Des pratiques qui ne sont pas inconnues des libertins… certains s’y adonnent, d’autres en ont de plus poussées, que les « conventionnels » n’imaginent même pas…

Elle a une définition bien particulière du fantasme…
Évidemment elle n’a pas tout pratiqué et certaines situations l’attirent, mais elles sont faciles à mettre en oeuvre, il lui suffit de trouver les bons partenaires. Pour elle un fantasme est une situation imaginée, qu’elle ne pourrait pas réaliser, soit parce que l’occasion ne se présentera jamais, soit parce qu’elle n’osera pas, elle ne pourra vivre ce moment que par son esprit…

Elle en a un qui la taraude depuis longtemps…
Un fantasme initié par une relation virtuelle, un homme qu’elle n’a jamais pu rencontrer, mais qui lui a permis d’assumer ce qu’elle est, qui l’a révélée, libérée du poids de son éducation. Elle aurait aimé pouvoir le réaliser avec lui. Elle se sentait assez en confiance pour oser… Le premier homme à qui elle a eu envie de s’abandonner…

Mais parfois il y a des rencontres qui ne doivent pas se faire…

Le vendeur de chaussure

Ils se promenaient dans Paris… journée shopping.
Elle voulait des chaussures… Ils en étaient au septième magasin, sans jamais être entré dans aucun d’eux. Elle avait une idée derrière la tête, elle lui avait déroulé son scénario.
Il avait aimé l’idée, mais n’était pas certain qu’elle soit capable d’aller au bout…
Ce n’est pas les paires d’escarpins qu’elle regardait, mais les employés.
Elle cherchait un vendeur, un vendeur susceptible de rentrer dans le jeu qu’elle avait imaginé, un vendeur qui lui plairait assez… Elle cherchait une victime…
Au huitième magasin, il était la, jeune, facile à séduire…
Ils sont entrés dans la boutique, lui ont fait sortir plusieurs paires de chaussures.
Elle portait une robe portefeuille avec laquelle elle pouvait facilement jouer… Elle a joué…
Croisant et décroisant les jambes… Lui laissant voir qu’elle ne portait rien sous sa robe…
Lui laissant découvrir son sexe épilé… Se penchant habillement pour dévoiler ses seins…
Il était prêt… Son trouble se ressentait, ses mains tremblaient lorsqu’il lui faisait essayer les chaussures. Elle a regardé son amant, il a compris. Il a prétexté qu’elle était trop longue, qu’il allait fumer une cigarette en l’attendant. Elle a souri au vendeur, lui a fait comprendre qu’elle serait seule ce soir, lui a glissé un papier dans la main

“Hôtel Amour 20 h chambre 42”

Allait-il venir ? Avait-elle su le séduire ?  Ils sont rentrés à l’hôtel, elle s’est préparée…Bain, parfum, dessous chics, peignoir de satin… Son amant est sorti, s’est installé dans
le café en face de l’hôtel. Il a choisi une table ou il pouvait voir l’entrée ,
il le verrait arriver. Il n’eut pas longtemps à patienter, il reconnut le vendeur
de chaussures au bout de la rue, il le sentait fébrile, hésitant…
Le jeune homme entra timidement dans le hall de l’hôtel…

Son amant l’appela pour la prévenir…
Un coup discret à la porte…
Elle ouvre, laissant entrevoir son corps…
Elle a pris doucement le bras du jeune homme pour l’inviter à entrer dans la chambre…
Elle l’a mis à l’aise, l’a embrassé… Un baiser fougueux…
Il avait l’empressement de sa jeunesse, elle l’a ralenti,
lui a offert un verre de champagne…
Faire durer le plaisir… Faire monter l’excitation…
Ils ont commencé à se caresser…
Elle avait glissé le téléphone sous le lit… son amant pouvait les entendre.
Il saurait à quel moment se joindre au couple…
Il saurait quand rentrer dans cette chambre…
quand les rejoindre sur le lit pour lui intimer ses ordres…
saisir les cheveux de sa maitresse brusquement… entrainer sa tête en arrière…
lui jeter un regard fier… un regard approbateur… un regard complice…
Quand lui proférer les insultes qu’elles aiment tant… ces mots qui l’excitent…
Lui seul peut la traiter de garce et de salope sans qu’elle ait envie de le gifler…
Il sait le faire sans l’humilier… Elle les entend comme des mots d’amour…
Il est si facile de dire à une femme “ma chérie” ou “ma douce”,
n’importe quelle femme aime entendre ces mots…
Comment allait réagir le vendeur…
Allait-il rester … Allait-il s’offusquer… Allait-il fuir…
Quelle que soit sa décision, leur excitation était forte…
Leur nuit sera perverse… à deux… ou à trois

Osera-t-elle un jour entrer dans une boutique
pour rapporter autre chose qu’une paire de chaussures…

 …

Lord Byron… ma passion virtuelle…
Il y a des rencontres qui parfois ne doivent pas se faire
Mais vous m’avez révélée…je vous dois ma liberté…

Baisers très osés… et plus encore…

 

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2016 – Journal d’une bourgeoise délurée