Chouette une soirée libertine sur le thème du “BDSM”

 

Il y a presque deux ans avec une amie nous avons organisé notre première soirée BDSM au sein du monde libertin. Le BDSM c’est son monde, tout comme le SM, à l’époque ce n’était pas encore le mien mais j’ai dit ok on n’y va.

Venant toutes les deux de deux mondes différents nous avions cependant la même vision des soirées que nous voulions organiser. Pour nous il n’était pas question de faire une soirée libertine épicée à la sauce BDSM, il n’était pas non plus question de faire des soirées de démonstrations où nos couples D/s auraient été comme des singes en cage pour des libertins ayant envie d’aller “au cirque”. Nous ne voulions pas de curieux, nous voulions simplement essayer de faire se rencontrer deux communautés si éloignées et pourtant si proches. Donner la possibilité à des libertins qui avaient des désirs de se découvrir et de répondre à leur questionnement, de rencontrer de vrais couples D/s et de leur montrer grâce à ces couples ce qu’est le BDSM.

J’ai longtemps dit que je ne pratiquais pas la D/s mais en mettant les pieds dans le BDSM je me suis rendu compte que c’était complètement faux, je pratiquais sans m’en rendre compte, j’ai récemment relu un de mes articles où je proposais un “jeu” à un homme, je lui ai indiqué “pas de D/s”… mais en fait si, c’était totalement D/s.

Le BDSM était en moi sans que je le sache, mais pas n’importe quel BDSM… Pas le BDSM que j’appelle “BDSM libertin” !…

A l’époque si j’avais participé à une soirée libertine ayant pour thème le BDSM je n’y aurais pas trouvé ce que je recherchais, ma curiosité ne serait pas allée plus loin dans sa quête, j’aurais pu passer à côté de celle que je suis aujourd’hui et me priver de toutes ces belles aventures et sensations dont je m’alimente ces dernières années.

Aujourd’hui j’ai décidé d’arrêter d’organiser ce type de soirée pour des raisons personnelles d’abord et aussi parce que depuis quelques temps on voit fleurir sur les sites et les réseaux sociaux des soirées “BDSM” organisées par des privés ou par des clubs.

Et je n’ai pas envie de participer à cette démocratisation du BDSM pour laquelle j’ai pourtant milité et que j’ai longtemps prôné… en tout cas pas de cette façon.

C’est devenu une mode comme une autre mais à mon sens la plupart de ces soirées sont avant tout des soirées dont le thème est “le BDSM” comme le thème d’une soirée pourrait “la rentrée des classes”, “le couvent”, etc… On s’habille fetish, on y va avec son martinet ou sa jolie cravache achetée récemment, on met un joli collier de toutou, et Hop on est dans le thème…

Beaucoup d’organisateurs et de clubs surfent simplement sur la vague « fifty shades of grey » pour attirer une nouvelle clientèle ou conserver l’existante en lui proposant de nouveaux jeux. Mais la plupart de ces soirées ne sont pas représentatives de ce qu’est le BDSM !… Et je ne veux pas y être associée…

Donc si vous êtes libertins et que vous avez juste envie de vous amuser, pourquoi pas, peut-être que ça éveillera de nouvelles sensations et que vous aurez envie d’explorer un peu plus ce monde et ses plaisirs que vous soupçonnez…

Par contre, si vous êtes vraiment intéressés par le BDSM, il y a peu de chance que vous soyez satisfait.e.s… Au mieux, vous recevrez des fessées ou quelques coups de cravache et de martinet qui ne provoqueront rien chez vous… Au pire quelqu’un pourrait vous faire mal et même vous blesser…

Les “jeux” BDSM ne se pratiquent pas à la légère, cela demande un minimum de connaissance, en particulier sur la sécurité et aussi l’hygiène

(cf : Une envie de découvrir les jeux du divin marquis)

Et si vous êtes des BDSMeurs, des puristes sans être libertins, vous pouvez passer une belle soirée et faire découvrir vos pratiques, mais vous risquez aussi d’être agacés par le comportement de certains libertins qui ne connaissent pas les codes du BDSM et qui pourraient avoir à votre égard des gestes que vous allez considérer comme “déplacés”.

D’autres pourraient aussi être choqués par vos pratiques qu’ils qualifieront comme violentes… Gardez à l’esprit que vous êtes dans une soirée libertine et que beaucoup de participant.e.s n’ont qu’une vague idée de ce qu’est le BDSM… Il suffit de voir la réaction de certain.e.s sur les sites dès qu’elles/ils voient des marques de fouet ou de badine… D’autres en arrivent même aux insultes…

De même qu’il y a peu de chance que certain.e.s puissent rentrer dans ces soirées…
Comme une Domina en pantalon… ou un soumis féminisé… La plupart des clubs imposent un dress code et sont “fermés” à certains genres et à la bisexualité masculine… Alors voir un Dom ou une Domina goder son soumis je ne suis pas certaine que ça passe…

Quant aux femmes seules, attention ce type de soirées pourrait attirer des personnes aux intentions peu louables (malheureusement il y en a partout), des pseudos doms qui se feront passer pour des “maitres” ou pire des pervers manipulateurs qui pourraient vous amener à des pratiques que vous ne souhaitez pas en arguant qu’eux savent et que vous devez leur faire confiance… ben voyons…

Et vous messieurs en recherche de sensations… souvent mariés … vous êtes nombreux sur les sites avec des désirs de soumission … vous êtes de belles cibles pour de “jeunes et jolies dominettes” en recherche de portefeuilles bien garnis qui se contenteront de se faire lécher le talon de leur louboutin et vous accrocher pour vous soutirer un maximum…

Bref vous l’aurez compris, ces soirées me déplaisent…

Le BDSM pour tous OUI

Mais pas n’importe où, pas n’importe comment et pas avec n’importe qui…

Donc où aller quand on est libertin et qu’on a réellement envie de découvrir le BDSM…

Sur Paris il n’y a à ma connaissance qu’un seul club BDSM, cris et chuchotements.

Quant aux soirées en club il n’y en a qu’une seule où je vais avec un très grand plaisir et l’assurance de passer un excellent moment ce sont les folles nuits du Divin Marquis au château des Lys, je recommande cette soirée les yeux fermés. Ness et son équipe font un travail remarquable, notamment concernant la sécurité de tous, les participants sont chouettes, ouverts aux autres, bienveillants et très joueurs, personne ne vous juge sur votre physique, votre look, votre âge ou votre statut…

Pour moi les meilleures soirées auxquelles j’ai participé.

Il y a aussi les soirées de l’Anneau de Justine à l’Angelus, mais pour ces dernières je pense qu’il faut déjà avoir un minimum de connaissances ou être accompagné de pratiquants.

Il y en a d’autres organisées en club par de vrais BDSMeurs, mais je ne les connais pas, je n’y suis pas encore allée, donc je n’en parlerais pas.

Pour les libertins souhaitant participer à des soirées BDSM (hors libertinage) que ce soit en clubs ou lors d’événements privés, voilà quelques règles qu’il est bon de connaitre

  1. Les règles de politesses, dont le vouvoiement, ne sont pas optionnelles dans ces soirées.
  2. Le terme de Maitre ou Maitresse est un titre attribué par le ou la soumis.e, il ou elle est le/la seul.e à l’utiliser, vous pouvez néanmoins appeler un Dom ou une Dom, Monsieur ou Madame.
  3. Une soumise ou un soumis se respecte au même titre que sa/son Dom. Ce ne sont pas mais alors pas du tout des personnes à disposition des autres. Elles/ils ont le droit de dire NON.
  4. On garde une certaine “distance” avec les femmes et en particulier lorsqu’elles se présentent comme soumises sous collier, Messieurs, mesdames, attendez d’y être invités.
  5. Si vous souhaitez faire une proposition “de jeu” à un.e soumis.e sous collier, adressez-vous d’abord à sa/son Dom.
  6. On ne va pas draguer les couples ou le membre d’un couple, ce n’est pas une soirée échangiste.
  7. On ne “joue” pas avec un.e soumis.e sans l’autorisation de sa/son Dom.
  8. Personne n’a autorité pour imposer une position, un salut ou une place prédéfinie à un.e sub. Seul.e la/le Dom a autorité sur son/sa sub (et dans certains cas l’orga de la soirée lorsqu’il s’agit de soirées protocolaires).
  9. Si une situation vous dérange ou vous choque, ce qui peut arriver et ce qui est déjà arrivé… N’intervenez pas, venez en parler à l’organisatrice.teur.
  10. Dans ces soirées certains jeux sont réservés à des profils D/s qui maîtrisent leur art et que vous pourrez admirer, comme les bougies, les cordes, le fouet, le fireplay et bien d’autres. Si vous avez été invités dans une soirée BDSM et envie d’échanger sur ces pratiques, n’hésitez pas à aller les voir avec respect, présentez-vous, osez dire que vous êtes novices, toutes ces personnes venant du D/s sont bienveillantes et aiment réellement échanger et faire découvrir leurs pratiques.
  11. Lorsqu’il y a “jeu”, on reste discret, on fait attention à ne pas troubler la concentration des “joueurs” par des commentaires, des bavardages ou autres… de même qu’on laisse tranquille la/le sub/maso/Dom après la séance, ils ont besoin de redescendre. Ce sont des moments intenses.
  12. ON NE SE BRANLE PAS ET ON NE BAISE PAS À CÔTÉ D’UN COUPLE EN TRAIN DE JOUER… MÊME SI ÇA VOUS EXCITE !!!… (Bah oui j’ai déjà vu ça en club… autant dire que ça n’a pas été apprécié).

Et vous allez me demander et le sexe ?

Je vous répondrais si vous cherchez du sexe comme dans le libertinage ce n’est pas ces soirées qu’il faut fréquenter, dans les clubs il y a toujours des coins câlins où vous pourrez vous isoler, mais une soirée BDSM n’est pas une soirée libertine.

Et pour ceux qui viennent de la communauté BDSM et qui croisent des libertins dans leurs soirées, certain.e.s par méconnaissance de ce monde pourraient être maladroits, ne leur en tenez pas rigueur, expliquez leur simplement ce qui peut se faire et ce qui ne doit pas se faire.

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2019 – Journal d’une bourgeoise délurée

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Votre chérie a lu 50 nuances de Grey, histoire d’Ô ou un roman d’Eva Delambre et elle a osé vous exprimer ses désirs et ses fantasmes inavoués…

Elle a envie de jeux “D/s“… voire plus…

C’est chouette, vous allez pouvoir découvrir tout plein de nouvelles sensations et explorer d’autres jeux.

Mais avant de vous lancer il y a quelques règles à connaitre, des règles de sécurité et aussi des règles d’hygiène dont on n’a pas forcément conscience quand on débute dans les jeux D/s.

Il fut un temps que les moins de vingt ans ne peuvent ne pas connaitre… un temps ou ces jeux étaient confidentiels et se pratiquaient dans des cercles d’initiés. Mais ce temps est révolu, les jeux D/s se sont “démocratisés » et font partie maintenant des jeux de tout un chacun que l’on soit libertin ou simplement un couple.

Je ne vais pas rentrer dans les détails des jeux “extrêmes“, comme les jeux d’aiguilles ou le knife play en général ceux qui les pratiquent font déjà partie du milieu BDSM et ont une très bonne connaissance des règles de sécurité et d’hygiène à mettre en place, ni de la philosophie du BDSM.

Je vais rester simple et seulement me concentrer sur les jeux auxquels on peut s’adonner dans le monde libertin ou en couple pour vous permettre de faire vos premiers pas, des jeux que je vois parfois sur les photos de profils et qui pourraient vous tenter, juste  pour que vous y trouviez du plaisir en toute sécurité. C’est souvent avec ceux-là que l’on commet des erreurs lorsque l’on est novice, que ce soit en tête-à-tête ou en soirée et non pas par manque d’hygiène ou de sécurité, mais juste par méconnaissance, parce que pris par le jeu et l’excitation on n’y pense pas…

Votre chérie vous a exprimé ses envies de jeux D/s, cela a fait son chemin dans votre tête et vous êtes parti dans les boutiques pour vous équiper : vous avez acheté un collier, quelques cordes, un martinet et une cravache ou un paddle, souvent ce sont les premiers accessoires que l’on achète.

Vous voilà le soir venu, vous avez eu envie de lui faire une surprise, préparé une jolie ambiance pour satisfaire son désir de nouveaux jeux. Vous la mettez en condition, vous lui mettez un bandeau sur les yeux, lui passez le collier, lui attachez les poignets aux barreaux du lit… Elle est toute excitée et vous pouvez commencer à jouer… Quelques petits coups de cravache sur les fesses, à l’intérieur des cuisses… Hummmmm… Elle a l’air d’aimer… passons à la chatte… on tapote c’est bien humide tout ça… on écarte les lèvres du bout de la cravache… de l’autre main on prend le martinet on fait claquer un peu…

Oh le martinet… son manche vous donne des idées lubriques… Il vous vient une envie subite de le lui fourrer dans la chatte…

Vous avez passé une superbe soirée… mais voilà le lendemain madame ça la gratouille… Elle s’est juste chopée une mycose…

C’est du vécu, avec une cravache qui a juste servi à écarter mes lèvres… Et dans l’univers libertin, jamais jusqu’à présent je n’ai rencontré de problèmeS avec la communauté BDSM, plus consciente des risques

Sur les sites libertins vous avez aussi des personnes qui se proposent de vous faire découvrir les jeux D/s “soft”, j’ai souvent échangé avec elles, que ce soit des couples ou des hommes seuls. On parle souvent de nos limites à ne pas dépasser parfois de sécurité, mais très rarement d’hygiène. Il est important de le faire, il ne faut pas hésiter à poser des questions et encore plus lorsque vous n’avez pas votre propre matériel et que cette personne va utiliser le sien, matériel qu’il/elle aura utilisé sur bien d’autres personnes avant vous… Pensez-y…

Personnellement j’ai fait le choix de posséder mes propres jouets et à part avec des personnes dont je suis sûre et dont je connais la rigueur je ne me laisse pas approcher par un accessoire qui ne m’appartient pas.

 

Points

LesJeuxLesPlusConnus

dans la communauté BDSM on parle souvent de pratiques SSC (Sain, Sur et Consensuel) sans vraiment les détailler et ce qui peut être sur et sain pour les uns peut être considéré comme dangereux pour d’autres. Je vais donc simplement vous donner les règles que j’ai adopté pour moi même.

• les jeux d’impacts

Que ce soit avec un simple martinet, une cravache – ou même un fouet si vous souhaitez aller jusque-là – il y a des précautions à prendre.

La première on s’assure que la peau du sujet est saine (pas de blessures ou d’écorchures, pas de grain de beauté douteux)

On s’assure que son matériel est parfaitement nettoyé et “désinfecté”, on peut par exemple passer sur chaque lanière une compresse imprégnée de biseptine, ou utiliser un spray (avant et après les jeux)

Si la personne avec qui vous jouez en soirée n’est pas quelqu’un que vous connaissez ou n’est pas votre votre sub ou votre compagne si vous êtes simplement libertin, ne jouez pas avec votre martinet, votre paddle ou votre fouet sur son sexe. Et vous mesdames refusez

S’il ne veut pas. Ne jouez pas.

Après le jeu, nettoyez avec une lingette désinfectante la peau de votre sujet, même si elle ne vous paraît pas blessée et si besoin appliquez lui une crème à l’arnica.

Ne laissez pas trainer vos jouets et encore moins sur des matelas trempés de fluides corporels…

La plupart des accessoires d’impact sont en cuir, le cuir “boit” et ne se désinfecte pas vraiment, il faut être très vigilant.

J’ai vu chez Métamorphose, des petits martinets en silicone, ça peut être une bonne option dans les soirées libertines, ça se nettoie facilement.

Et si vous en venez à des jeux d’impact plus durs, que votre partenaire se révèle être maso et vous sadique, il faut apprendre, il y a des zones qu’il ne faut jamais frapper, même en douceur…

 

• Sextoys, Fist et pénétrations extrêmes

On met un préservatif sur tous les sextoys, même les siens en soirée.

Un plug ne se prête pas. Chacun le sien.
Pour certains godes de taille extrême on peut utiliser des préservatifs féminins et lorsque c’est impossible on s’assure qu’il soit très propre et dans ce cas c’est comme pour le plug, on ne le prête pas.

Les sextoys en verre sont très jolis, mais au moindre choc ils ne doivent plus être utilisés, ils peuvent être fragilisés par une chute sans que l’on s’en aperçoive

Ah et les légumes… bah oui vous pourriez avoir envie de jouer avec… pourquoi pas mais même bien rincés, mettez leur un préservatif… les légumes sont porteurs de pesticides et ce n’est pas bon pour la flore vaginale.

Il en va de même pour tout ce qu’on peut vouloir faire pénétrer dans vos orifices intimes, comme les crayons ou les baguettes chinoises en bois, l’hygiène est très loin d’être garantie, et il peut y avoir de petites échardes qui peuvent blesser.

Le fist, on se lave les mains avant (et après bien sûr), et on met toujours des gants chirurgicaux, les ongles doivent être courts et les mains vierges de toutes bagues.
Pour cette dernière pratique j’ai souvent vu des cams sur wyylde ou « les acteurs » pratiquaient le fist sans gants et avec des bagues aux doigts, j’ai aussi vu en soirée libertine des femmes fister avec des ongles longs… Et ce n’est pas parce qu’on se connait qu’on est en couple et seuls à la maison qu’il ne faut pas appliquer ces principes de précaution.

Je vais insister, mais ces manquements aux règles d’hygiène je les ai plus souvent vu dans le cadre libertin que BDSM…

 

• Bougies et fire play

Je vois de plus en plus de photos de ces jeux sur les sites libertins ça parait simple et facile, mais ça peut aussi être très dangereux. A l’époque où j’ai découvert les jeux de bougies il y en avait encore très peu et mes envies de ces plaisirs n’étaient pas liées au BDSM, j’avais juste remarqué que la chaleur me procurait une excitation.

Comme pour les jeux d’impact assurez-vous que la peau de votre partenaire est saine. Vous êtes débutant, n’utilisez que des bougies basse température.
Sur les photos vous avez vu que la bougie est très près du corps, n’essayez pas d’imiter… Commencez haut, testez la chaleur de la cire sur votre main et laissez-vous guider par votre partenaire, convenez d’un code (code valable pour tous les jeux), on utilise souvent les couleurs dans les jeux (vert = continue/encore • Orange = Doucement/ralenti • Rouge = STOP).

La personne qui reçoit la bougie doit être nue, surtout pas de bougie sur des culottes ou string en nylon même si c’est tentant la première fois, on pense que ça pourrait limiter la sensation de brulure comme une barrière protectrice… mais non la matière pourrait fondre et coller à la peau et même s’enflammer…
Il y a aussi quelque chose de très joli, mais que je déconseille aux débutants c’est de poser les bougies sur le corps, une bougie coincée entre les fesses par exemple. Il faut être capable de maitriser les réactions de sa/son partenaire pour éviter les accidents

Le fire play… C’est beau, c’est impressionnant ça donne envie… je ne vous donnerais pas d’explication sur la pratique, elle est dangereuse il faut impérativement être accompagné lorsque l’on débute, on ne doit pas essayer seuls.

 

• Les jeux de contrainte

Règle de sécurité numéro un, on ne laisse jamais une personne immobilisée seule et on doit s’assurer de faire attention à ne pas couper la circulation du sang avec des liens trop serrés que ce soit des menottes, des bracelets en cuir ou des cordes. Il y a des endroits du corps sur lesquels on ne doit pas exercer de pression.
Et même si vous l’avez vu sur des photos on ne passe JAMAIS une corde autour du cou !… Une mauvaise réaction de l’attaché.e, un geste brusque et cela peut se transformer en drame. Attention aussi à certains colliers d’acier très jolis mais à mon humble avis mal adaptés pour les jeux… Un geste brusque, on tire trop fort sur laisse et on peut porter un mauvais coup sur le larynx. Penser aussi aux risques d’allergie et d’œdème, ces collier s’ouvrent avec une clé, un code ou une clé allen, ça peut être long de libérer la personne qui s’étouffe, un collier de cuir se découpera plus facilement.
Comme pour les jeux d’impact je refuse que les cordes passent directement sur mon sexe, les cordes ne se désinfectent pas.

Vous êtes dans une soirée libertine et on vous propose de tester le shibari… Pourquoi pas, mais à la condition que le rigger soit expérimenté. Faire de jolis nœuds c’est une chose… bien réagir en cas de panique de l’encordé c’est tout autre chose… et peut-être la plus importante à mes yeux…

L’asphyxie érotique fait partie des jeux de contrainte, que ce soit par l’étranglement ou au moyen d’un sac sur la tête… La c’est simple je ne joue pas et je ne donnerais pas de conseil, je vous parlerais seulement des très gros risques que vous prendrez si vous voulez vous y essayer.
C’est une pratique très dangereuse qui peut entrainer la mort. Le jeu du foulard pratiqué par les gamins en est une variante, il y a eu assez de drames. À chaque fois que vous privez le cerveau d’oxygène vous détruisez des neurones, les conséquences de ce jeu sont invisibles à l’instant T, elles peuvent apparaitre bien des années plus tard et elles sont malheureusement irréversibles.

Je vous ai parlé des jeux que j’ai vu pratiquer dans le cadre du libertinage, je vais aussi vous parler un tout petit peu psychologie. Il faut avoir conscience que parfois ces jeux bien que désirés peuvent être mal vécus, faire appel à des événements douloureux de notre passé. Il est important de pouvoir en parler, si vous sentez votre partenaire mal à l’aise, si vous détectez “un problème” ne lui dites surtout pas “C’est toi qui a voulu ces jeux je n’ai fait que répondre à tes désirs”. Votre partenaire n’aura peut-être pas elle-même conscience de ce que cela a pu remuer chez elle. La première fois que j’ai reçu une fessée je me suis effondrée et je ne m’y attendais pas, cela a réveillé de mauvais souvenirs que j’avais occulté depuis des années.

J’ai aussi vu un homme très mal à l’aise lors d’une soirée libertine quand sa femme a voulu tester les jeux d’impact… Il était tenaillé entre deux sentiments contradictoires… Voir sa femme prendre du plaisir et voir un homme « la brutaliser » d’abord avec des martinets pour finir avec un fouet… Le dominant qui a joué sur sa femme s’en est aperçu et ils ont beaucoup discuté ensemble.

Certains jeux lorsqu’ils sont plus poussés et qu’on y est sensible provoquent une montée d’adrénaline et un bien-être, une impression de planer, une perte de connaissance qui peut impressionner ceux qui ne sont pas initiés… Et quand on plane… et bien à un moment il faut atterrir… Par deux fois en club libertin j’ai subi un atterrissage difficile, pas à cause des jeux, mais à cause de la foule trop présente, des personnes qui vous effleurent qui essaient de vous parler… Je me sentais agressée alors que je ne l’étais pas… Je devenais agressive alors que je venais de connaitre un plaisir très intense…

J’espère que je ne vous ai pas trop fait peur et que votre envie de jouer est toujours présente, ces jeux apportent beaucoup lorsqu’ils sont pratiqués en toute sécurité.

J’ai certainement oublié “des trucs”, je ne sais pas tout et ce que je vous propose est lié à ma propre expérience, d’autres n’appliqueront peut être pas les mêmes règles, ou en auront d’autres.

Si vos premières expériences vous ont plu et que vous avez envie d’aller plus loin, n’hésitez pas à vous renseigner et vous faire accompagner dans votre découverte. Dans toutes les régions il y a des munchs, des apéros, des associations qui vous accueilleront et pourront vous guider et répondre à vos interrogations.

J’ai découvert récemment une association qui fait de la prévention, PariS-M, n’hésitez pas à aller voir leur site et participer à leurs événements.

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ATTENTION

ALCOOL ET SUBSTANCES ILLICITES
NE FONT PAS BON MÉNAGE AVEC
LES JEUX DU DIVIN MARQUIS

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Clubs contre soirées privées…

Je viens de découvrir que certains clubs ont décidé “d’éradiquer” les organisateurs de soirées privées… ERADIQUER, c’est fort comme mot…  je fais partie de ces derniers, je me sens donc concernée.

Leurs propos à notre encontre sont très violents

Je vais très rarement en club libertin, parfois pour y accompagner des amis, je ne m’y suis jamais senti à l’aise, je n’y ai jamais trouvé ma place, la plupart des clients de ces clubs sont des couples, on sent que tout est fait pour eux et rien que pour eux, ils suffit de regarder leurs sites pour s’en rendre compte, certes c’est souvent gratuit ou très peu cher pour les femmes seules ce qui me donne juste l’impression d’être un appât et je n’aime pas ça, et c’est aussi très cher pour les hommes seuls d’où le besoin des appâts que nous sommes pour convaincre ces messieurs de payer…

J’avais envie de m’amuser mais pas en club, en tout cas pas de la façon dont les clubs conçoivent le libertinage qui n’est rien d’autre que de l’échangisme entre couples hétéro, voir bi mais seulement si c’est madame qui est bi, et j’avais aussi envie d’être libre et ne pas me plier à des contraintes vestimentaires, comme pouvoir porter un pantalon si j’en ai envie.

J’ai accepté quelques invitations à des soirées privées, mais je ne suis jamais à l’aise en femme seule au milieu de beaucoup de couples, puis une soirée entre femmes, seulement entre femmes et là j’ai adoré, c’est tout ce que j’aimais, on sortait enfin des sentiers battus, c’était décalé, on était libre, libre d’être celle que l’on veut être, de fil en aiguille de causerie en causerie j’ai pu constater que je n’étais pas la seule à avoir envie d’autre chose que ce que l’on nous propose.

Et avec ma bande de copines on s’est mis à organiser nos propres soirées, des soirées qui n’existent pas ailleurs et des soirées que les clubs ne proposent pas.

D’abord des soirées 100% femmes, aucun homme n’y est accepté même le propriétaire des lieux que nous louons. Certains clubs ont essayé de nous approcher pour créer un partenariat. Nous avons toujours refusé, le premier son idée était de créer une soirée femmes, qu’elles s’amusent pendant 2 heures et qu’ensuite les hommes les rejoignent… ben voyons, une fois de plus on nous considère comme des appâts !… Les femmes qui participent à ces soirées veulent rester entre elles, 80% ont un mari ou un complice et c’est cette possibilité de rester et de jouer entre femmes sans le regard d’un homme qui leur plait, si il y avait des hommes elles ne viendraient pas.

Puis nous avons créé des soirées BDSM, parce que ce n’est pas évident pour des novices d’entrer dans ce monde, moi-même je n’y arrivais pas, l’étiquette de libertin nous ferme des portes, et il y a peu de club S/M à Paris. Et ne parlons pas des femmes seules qui n’osent pas se dévoiler. On a tenté et on a réussi, sur la première soirée beaucoup de femmes seules qui avaient une vraie envie de découvrir ce monde, dont certaines qui ont franchi le pas, et se sont laissées entrainer dans des jeux. Je ne suis pas certaine qu’elles auraient pu le faire en club, qu’elles se seraient laissées aller, qu’elles auraient seulement eu l’idée d’y aller, que quelqu’un aurait pris la peine de les présenter et de les mettre en confiance et en contact avec d’autres. Que les soumises des couples présents acceptent dans un club que leur Dominant joue avec une inconnue. Les soirées privées permettent ça. On est très attentive au casting, on réunit nos amis et on invite des nouveaux, curieux de se découvrir, des personnes avec qui nous passons du temps à les écouter, leur expliquer, connaitre leurs désirs, et leurs limites, sur les soirées nous sommes particulièrement attentives à eux.

Puis on a fait une soirée de toute les féminités, femmes, trav, trans, t-girls, une fois de plus aucun homme, c’était une soirée magique et on a très envie de recommencer.

Des idées, des envies de soirées on en a plein, mais pas un club ne nous accueillera à nos conditions, ils ne prendront pas le risque de ne pas gagner d’argent. Et nous on ne fait pas ça pour gagner notre vie ou arrondir nos fins de mois, on a toutes nos jobs, et il arrive qu’on y soit de notre poche. Ah ces désistements de dernière minute… Mais on s’en fiche, on est juste une bande de filles qui ont décidé de ne pas être des appâts, de faire ce qu’elles ont envie, les femmes peuvent venir en pantalon ou en chaussure plates si elles le veulent. Et en tant qu’organisatrices privées on peut choisir qui participent, on mise avant tout sur l’humain. On se fiche complètement du portefeuille de ces messieurs, chez nous la PAF est la même pour tous, ça paye la location du lieu, un vigile, et quelques bouteilles de champagne pour offrir le premier verre le temps que celles apportées par les participants soient fraîches. Les hommes payent la même chose que les femmes et tout le monde apprécie, ça ne rebute pas les femmes bien au contraire, on se fiche du portefeuille de ces messieurs, ce n’est pas un critère de qualité, nous préférons miser sur des hommes qui ont moins de moyens et qui n’apporteront qu’une bonne bouteille de vin blanc, mais qui sont respectueux et bons joueurs.

Et autre chose, pour avoir été à plusieurs reprises en club, on voit un peu trop les mêmes profils… même tranche d’âge… même physique… même look… je me suis déjà fait refouler avec un ami… j’ai très bien compris que nous étions beaucoup trop vieux pour la clientèle… On préfère avoir de la chair fraîche… Des bombasses et des tablettes de chocolats… certains clubs sont très élitistes… donc si vous êtes trop rock, trop gros, trop vieux, trop bronzés… Et je ne parle même pas des hommes bi ou des gays… N’espérez même pas entrer.

Alors mesdames et messieurs les patron.ne.s de clubs vouloir « éradiquer » les organisateurs privés ne fera pas revenir votre clientèle. Au lieu de dépenser inutilement votre énergie à vouloir nous faire disparaitre, posez-vous les bonnes questions, et participez avec nous au libertinage d’aujourd’hui, arrêtez de penser que le couple hétéro de base avec madame « bi curieuse » est le modèle libertin, ouvrez votre esprit, regardez ce qui se passe autour de vous, inventez innovez, prenez des risques.

Nos soirées plaisent, on nous demande souvent à quand la prochaine…Émotionnellement c’est souvent difficile, épuisant, on bosse la journée et le soir on s’occupe de l’organisation de la soirée. Parfois il faut dire non, dire non à nos amis qui ont envie de revenir parce qu’on veut aussi donner la possibilité à d’autres de participer. C’est pas si simple d’organiser une soirée on en fait peu une par trimestre selon les disponibilités de chacune et on donne beaucoup de nous mêmes juste par plaisir de créer de belles rencontres. Et il en est de mêmes pour tous les organisateurs et organisatrices privées que je connais, ils font ça pour le plaisir. Et nous aussi nous sommes d’une certaine façon en concurrence, et quand il y a une grosse soirée en face de la notre on est forcément un peu inquiet on doit pouvoir couvrir les frais, mais on ne se fait pas la guerre, au contraire la concurrence permet de s’améliorer et d’innover, elle est un moteur.

Je suis tout à fait consciente que vous avez des frais que nous n’avons pas. Mais une chose est sure ce n’est pas en « chassant » les soirées privées que vous récupérerez une clientèle. Le libertinage a changé, il est temps que vous changiez vous aussi si vous voulez survivre.

 

Sans rancune

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

Pervers manipulateur

C’est un pervers manipulateur

Voilà quelques mots que je lis ou que j’entends trop souvent ces derniers temps.
Les séparations sont rarement faciles, parfois on se sent trahie, on est persuadée qu’il s’est fichu de nous et nous a pris pour une conne… oui peut être mais ça ne fait pas de lui un pervers manipulateur, attention à ces mots ils sont très forts et peuvent être très blessants. Bien sûr je ne nie pas qu’ils existent, mais gardons ces qualificatifs pour ceux-là, les vrais.

Lors de ma dernière séparation j’étais très en colère, j’ai moi-même utilisé ces mots volontairement pour le blesser, mais je les ai gardés pour lui, je ne l’ai pas proclamé sur tous les toits, nos problèmes ne regardaient que nous. Il y avait ce que je vivais et ce que je ressentais, lui voyait les choses autrement.

Lors d’une séparation, il y a toujours un temps de colère, on voit tout en noir, les défauts de l’autre sont amplifiés, parfois on se met à détester ce qu’on a aimé chez l’autre.

J’ai ressenti cette colère, à l’époque j’aurais aimé pouvoir échanger avec une amie, c’était lourd à porter et ne pas pouvoir m’exprimer entretenait ce sentiment d’avoir été manipulée, je n’avais personne pour me faire comprendre que j’avais peut-être tort, qu’il ne fallait pas réagir aussi violement, mais je ne pouvais pas le faire, dans mon entourage personne n’aurait compris cette relation si particulière.

Puis la colère est passée, laissant la place à la raison, oui il m’a menti à plusieurs reprises, mais j’ai aimé cet homme, et j’ai repensé à tous nos moments, de merveilleux moments, cet homme m’a beaucoup apporté et m’a fait évoluer, il m’a rendu plus sure de moi, grâce à lui je me suis affirmé, il m’a rendu belle, il m’a appris à m’aimer. Un comportement à l’opposé du pervers manipulateur qui vous humilie et vous dévalorise, et pourtant j’ai utilisé ces mots…

Dans nos communautés, libertine ou BDSM nous pouvons être encore plus tentées de traiter celui que nous avons aimé de pervers manipulateur, et peut être encore plus dans le BDSM, ou nous nous soumettons à un Dom, où nous confions nos envies, nos besoins, nos fantasmes et notre sexualité à un autre, bien souvent pour qu’il les réalise, nous lui donnons toutes les clés. Nous acceptons des jeux ou des situations que nous n’aurions pas été capables de faire sans LUI à nos côtés, nous l’avons voulu et lorsque la séparation est là, souvent nous alimentons notre colère avec des moments que nous n’aurions jamais fait seule.

“Il m’a manipulée, il m’a fait faire ça, ce n’est pas moi”, etc, etc…

Et dans une période de séparation nous trouvons toujours de bonnes âmes bien intentionnées qui vont entretenir ce sentiment que l’autre est mauvais, que c’est juste un infâme salop, un “pervers manipulateur”. Des ex qui ont repéré la séparation et qui viendront vous dire qu’elles aussi ont vécu la même chose.

J’ai fait le choix de n’écouter personne, une fois la colère passée j’ai repensé à tout ce qu’il m’a apporté, j’avais envie de renouer le lien, un lien amical, c’est quelqu’un qui a compté et que je n’avais pas envie de perdre, quel dommage de se déchirer quand on s’est aimé…
Il est ma plus belle rencontre, et donc forcément ma plus grande déception, une déception de ne pas avoir été son idéal comme lui était le mien, une déception qui a généré cette colère noire et ces mots si forts. Je regrette ces mots “pervers manipulateur”, il ne les méritait pas.

Depuis nous nous sommes revu en terrain neutre lors de soirées, cela c’est bien passé, je crois que nous étions heureux de nous revoir, dernièrement lors d’un anniversaire il était présent accompagné de sa soumise. J’avoue que c’est un moment que je redoutais, mais je m’y étais préparée, il a voulu me la présenter, j’ai évité, mais pas pour moi pour elle, je ne sais pas si à l’époque de notre relation j’aurais bien vécu qu’il me présente à une ex, nous avons eu un lien fort et je ne voulais pas qu’elle se sente mal à l’aise, qu’elle doute, j’ai préféré rester discrète.

Personnellement, quand j’ai un couple d’amis qui se sépare, je ne prends jamais parti, je ne veux pas avoir à choisir mon camp, je les aime tous les deux, et même si l’un d’eux “a fauté” c’est leur histoire pas la mienne, je suis simplement là pour eux s’ils ont besoin d’une oreille attentive, j’essaie d’apaiser la colère et de relativiser, de rester objective.

N’oublions pas que dans une histoire et surtout lors d’une séparation, il y a toujours deux versions et plusieurs interprétations.

“L’apaisement réside en chacun de nous – Dalaï-Lama”

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

Un grand moment de panique

Mais aussi un de mes moments les plus drôles de ma vie libertine…

Certains le savent, j’organise des soirées avec quelques amies, et en particulier des soirées 100% femmes. Dans ces soirées je joue très peu, je n’en ai pas vraiment le temps, mais parfois il arrive que l’une des participantes m’entraine dans ses jeux.

Et c’est ce qui est arrivé lors de la soirée “Le couvent des libertines”

Je ne sais pas si c’était la pleine lune ce soir-là, ou le fait d’être vêtues en bonnes sœurs lubriques, mais elles étaient toutes déchainées.

Dans les participantes il y avait une jolie blonde d’une quarantaine d’années, je la connaissais déjà, elle était venue plusieurs fois.

Une fille simple et naturelle, et très sympathique.

Quand elle se sent bien, que l’ambiance lui plait, elle se met à planer…

Elle était en train de danser lascivement… toute seule… lorsqu’elle me voit et m’entraine vers l’un des canapés.

Je n’avais pas prévu de jouer, j’allais juste mettre une batterie chargée dans mon appareil photo. Mais je ne sais pas pourquoi ce soir-là je me suis laissée entrainer par cette jolie blonde

Je ne suis pas une vraie bi, mon plaisir passe essentiellement par l’homme, mais j’aime le plaisir des femmes et j’aime le leur donner.

J’ai donc commencé à jouer avec ma jolie blonde qui était très très gourmande, mes mains s’activaient, timidement d’abord… un doigt… puis deux… puis trois…
Je sentais par ses mouvements qu’elle en voulait plus… qu’elle attendait autre chose…
Moi je ne savais pas quoi faire, j’avais peur d’aller trop loin… peur de la blesser… Je n’avais jamais fisté une femme et je n’avais jamais imaginé le faire et encore moins sans être guidée la première fois…

Je regardais autour de moi… personne…

Mes doigts continuaient à s’activer… et son bassin ondulait de plus en plus…

Dieu soit loué !… (c’était une soirée couvent, je peux me permettre d’invoquer Dieu 😇)

Ma belle Lady, ma complice de soirée arrive et me rejoint…
Je lui dis à voix basse que je pense qu’elle veut que je la fiste mais que je ne l’ai jamais fait et que je n’ose pas…

Elle jette un coup d’œil, un peu comme une sage-femme qui vérifierait la dilatation du vagin, puis elle me prend la main et la pousse pour l’enfoncer jusqu’au poignet.

Mon cœur bat à 300 à l’heure…

Elle me rassure… Elle m’indique quoi faire… nous nous remplaçons… à nous deux nous la pénétrons tour à tour…
Et enfin la sensation de son emprise… ce poignet serré que je ne pouvais plus retirer…

J’ai adoré…

Dès que je l’ai pu, j’ai retiré ma main doucement, la jolie blonde était partie dans un autre monde…
Un monde où elle n’entendait rien et ne voyais plus rien…

Et la grand moment de panique !…

“- Lady je n’ai plus mon bracelet, il a dû se décrocher dans son vagin !
– tu déconnes ?
– non, non je suis sérieuse je ne le quitte jamais et je l’ai plus
– Attends je vais voir”

Et voilà ma Lady qui retourne chercher mon bracelet, qui n’y était pas bien sûr…
Il s’était bien décroché mais je l’ai retrouvé ensuite entre les coussins du canapé

Après ce moment de panique, nous avons été prises d’un fou rire incontrôlable. Notre jolie blonde a émergé se demandant ce qu’il se passait

On lui raconté, elle nous a simplement dit “ Je suis bien partie, c’était top”.

Elle était ravie et c’était là l’essentiel

J’ai fait une autre “bêtise” ce soir-là… J’avais une poussière dans l’œil et je me suis frotté les yeux sans m’être préalablement laver les mains… résultat une conjonctivite impressionnante, deux semaines avec des yeux de lapin atteint de myxomatose…
Et que dire à son médecin qui vous demande comment vous avez fait pour que l’infection soit aussi foudroyante…

“Oh rien de bien spécial docteur, juste une petite partouze entre filles ce week-end, je me suis frotté les yeux avec ma main qui sortait d’un vagin…”

Quand on y repense, on en rit, mais prise dans le jeu, tout ce que j’ai fait ce soir-là va à l’encontre de mes principes d’hygiène.

Je bats ma coulpe !

Petit rappel :
Fist => mains propres, gants chirurgicaux, aucun bijou

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

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Pourquoi je me qualifie comme une bourgeoise délurée plutôt qu’une libertine.

Actuellement il y a un débat concernant “les vrais libertins” et “les faux libertins” ou le “c’était mieux avant”… Je ne rentrerai pas dans ce débat, je ne sais pas ce qu’est un “vrai libertin” et je ne connais pas “l’avant”.

Chacun vit sa sexualité comme il l’entend, sur les sites ou ailleurs en essayant de faire fi de tout ce qui peut être désagréable, et c’est ce que j’essaie de faire.

Je ne me définis pas comme libertine, mais je me suis rendu compte que les sites libertins sont ceux qui me conviennent le mieux.

Au début c’était simplement par “protection” et par souci de ne pas mentir sur mon expérience, j’arrivais dans un monde que je ne connaissais pas et dont je n’avais qu’une vague idée. Je ne voulais pas que les personnes qui allaient entrer en contact avec moi ou celles que j’allais rencontrer, s’attendent à une femme totalement libérée, sans tabou et maitrisant tous les codes du libertinage.

C’était loin d’être mon cas, j’étais timide et totalement novice…

Cela fait maintenant presque trois ans que je fréquente ce milieu, milieu dont je fais maintenant partie, mais je n’arrive toujours pas à me définir comme libertine.

Ce n’est pas que je n’assume pas ma façon de vivre, c’est simplement que la plupart du temps je ne me retrouve pas dans ce que je peux voir ou lire.

Si je prends le cadre des sites libertins, j’ai plus souvent envie de fermer ma fiche que d’échanger avec les personnes qui entrent en contact avec moi (pas mieux sur les sites conventionnels).

Je retrouve très rarement sur les sites libertins ces jeux de séduction que l’on peut pratiquer dans un autre cadre. Souvent tout est trop direct… Et j’ai besoin de ce jeu de séduction.

Parfois j’ai l’impression qu’on me demande un RDV chez le dentiste…

La plupart des messages sont de banals copiés/collés, ou alors des “cc”, “bjrs”,  “ça va”, “on fait connaissance”, etc… quand ce n’est pas des “tu baises” ou “tu veux me voir me branler”…sans parler de tous ceux qui veulent directement vous inviter au resto avec l’intention de vous consommer en guise de dessert, et évidemment sans perdre le temps d’un échange “épistolaire”… …

Je suis très sensible à l’esthétisme, le choix des photos et des ambiances affichées est important pour moi, le choix du pseudo en dit aussi beaucoup sur la personne, parfois il intrigue… Parfois il est rédhibitoire… Et les mots du texte de présentation lorsqu’ils sont bien choisis peuvent avoir un effet aphrodisiaque…

Les plus belles rencontres que j’ai faites, ce sont les textes de ces fiches qui ont immédiatement provoqué chez moi un désir de rencontre. La simple lecture de ces mots était jouissive, elle était si forte que je n’ai pas attendu que Monsieur fasse le premier pas… Le désir était là, brutal, l’échange était presque inutile

J’aime séduire et j’aime qu’on me séduise. Une fiche doit me mettre en appétit, me donner faim. Mais parfois même si le texte est beau, les photos belles, le physique attractif, les échanges sont souvent creux, et l’ennui me gagne rapidement… Ou alors je ressens trop vite que monsieur est pressé… son désir n’est qu’un désir de sexe… pas un désir pour la femme que je suis…

Ma fiche me représente, elle parle de moi de mon univers, d’une certaine façon elle est un mode d’emploi pour me séduire… J’aime ressentir dans un premier message que mon interlocuteur a pris la peine de la lire, de l’analyser, qu’il a cherché comment m’aborder.
Si le premier contact est positif, l’échange peut commencer, j’aime jouer avec les mots, cet échange doit donner l’envie de se rencontrer… provoquer le désir…
Ces échanges sont un peu comme des préliminaires virtuels…

Pour diverses raisons, je vais très rarement en soirées ou en club, ce qui reste une des grandes composantes du libertinage. En tant que femme seule je ne trouve aucun attrait aux soirées libertines “classiques”. Lorsque je me rends seule dans une de ces soirées, j’ai plus souvent l’impression de rentrer dans une épicerie et chercher “un truc à me mettre sous la dent”… ou d’être “le truc qu’on cherche à se mettre sous la dent”… Mais c’est complètement différent si je suis accompagnée de quelqu’un avec qui je partage plus qu’une simple “complicité libertine”.

D’ailleurs peut-on se définir comme libertin lorsque l’on est célibataire ?
Pour moi le libertinage rime avec partage, et avant tout avec l’être aimé.

Pour avoir été en couple “libertin”, j’aime les petites soirées multi-couples lorsque je peux les partager avec quelqu’un qui compte pour moi, mais pas un complice, j’ai besoin d’une véritable relation. Quand vous vivez ces moments avec quelqu’un cher à votre cœur, se retrouver ensuite en tête à tête est un moment très fort.

Dans le libertinage souvent on entend qu’il ne faut pas faire de sentiments, qu’on n’est pas là pour ça… beaucoup s’y refusent, certains vont chercher l’âme sœur sur meetic ou ailleurs, sur d’autres sites “plus respectables” et viennent sur les sites libertins simplement pour consommer du sexe, c’est peut-être aussi une des raisons pour laquelle je ne suis pas une “vraie libertine”, pour certaines pratiques, comme un trio HHF ou une pluralité j’ai besoin d’être accompagnée d’un homme avec qui j’ai une relation forte. Un homme en qui j’ai toute confiance, un homme pour qui je ne suis pas un objet sexuel ou une simple “complice de baise”, un homme qui a des sentiments pour moi.

Accepter de me partager est un cadeau qu’il me fait. Dans ces moments la j’aime croiser son regard et y lire le bonheur de me voir lâcher prise, le sentir près de moi. Il est attentif, sécurisant, protecteur. Nous ne sommes pas seuls mais nous sommes un couple fusionnel et cette fusion n’existe que lorsque les sentiments sont présents.

J’ai aimé, et je crois toujours en l’amour, je ne le cherche pas mais si je le croise je ne lui fermerai pas la porte, et peut être encore plus sur un site libertin.

Une histoire de cul n’a-t-elle pas plus de chance de se transformer en une histoire d’amour que l’inverse… Non ? vous n’êtes pas d’accord ?

Votre bourgeoise délurée…

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2017 – Journal d’une bourgeoise délurée

LaConfiance

 

Je ne cherche pas à faire peur, je n’ai pas forcément la légitimité pour donner mon avis, mais il arrive que certaines femmes se livrent sur leur désir de soumission,  me demande des conseils ou un avis.

Il y a de plus en plus de de femmes qui ont envie de découvrir les jeux BDSM, poussées parfois par une excitation, d’autres fois par leur mari qui vont les confier à un Maitre.

Lors de la découverte de ces jeux plus que l’envie il y a une donnée essentielle pour vivre ce moment pleinement et en toute sérénité… c’est la confiance

Même si le Maitre qui va officier n’est pas le vôtre, même si ce n’est que pour une seule et unique séance, songez que vous vous en remettez à lui. Vous pouvez être attachées, les yeux bandés, et aussi bâillonnées. Vous êtes à sa merci, d’autant plus si vous êtes seule… d’où l’importance de la confiance.

J’aime me soumettre, et je suis très méfiante, il m’a fallu beaucoup de temps avant que j’accepte de laisser un homme user de certaines pratiques sur moi. Et j’ai une totale confiance envers les Maitres qui officient, et il y en a peu.

Il m’est aussi arrivé de me soumettre à des hommes sans les avoir préalablement rencontrés, rarement et j’ai toujours été à l’origine de ces moments, suite à quelques échanges, le feeling ayant opéré, je savais que je pouvais aller vers autre chose avec eux qu’un simple duo libertin. Ils ne sont pas vraiment des Maitres mais ont certains jeux assez poussés. J’avais confiance, et à aucun moment je ne me suis sentie en danger même si j’étais aveuglée par un foulard et ligotée. Une relation D/s n’est pas plus dangereuse qu’une rencontre lambda, si elle est bien maitrisée. Evidemment je ne conseille pas d’agir comme moi, loin de là, surtout pour une novice

Gardez à l’esprit cette phrase

“Une soumise choisi son Maitre, pas l’inverse”

Sur les sites vous trouverez beaucoup de pseudo Maitres qui pourraient vous faire passer un mauvais moment, ne sachant pas se maitriser et ne respectant pas vos limites.

Un homme qui vous propose immédiatement « une éducation » ou « de vous soumettre » fuyez le, il se fiche totalement de vos envies, il veut juste « une chose » que vous soyez « sa chose » et dans le mauvais sens du terme.

Un vrai Maitre lors des premiers échanges ne vous demandera jamais de vous soumettre,
il apprendra à vous connaitre. Certes un Maitre est un homme directif par nature, mais pendant la séance ; dans vos échanges le ton qu’il emploie n’est pas celui de la “gestapo”. Comment un homme qui vous aboie dessus par mail peut-il vous mettre en confiance…

De même que lors de la séance, surtout lorsque c’est une première fois et que vous êtes novice, il se soucie toujours de savoir si vous allez bien, il est très attentif à vos réactions. Jamais un Maitre ne vous poussera dans vos retranchements pour votre première séance Son objectif n’est pas de vous écœurer mais de vous faire découvrir de nouvelles pratiques et surtout que vous découvriez si c’est vraiment ce dont vous avez envie
Un Maitre ne fait pas de prosélytisme pour son univers,
Si il a accepté cette séance c’est qu’il a vu quelque chose chez vous.

Certains hommes comprenant mon ambiguïté avec le D/s me demandent quels sont mes fantasmes, il est très rare que je les évoque. Par exemple j’ai longtemps fantasmé sur les bougies, mais je n’en parlais pas, je ne voulais pas qu’un homme ne maitrisant pas cette pratique s’imagine qu’il en était capable et qu’il allait me faire vivre mon fantasme. J’aurais juste pu finir brulée…

Depuis je l’ai vécu, j’ai choisi le Maitre qui allait officier en toute confiance.
je me suis laissée guider sans la moindre appréhension, ni hésitation

Lorsqu’on est en position de contrainte et que l’on attend les premiers claquements des lanières de cuir ou les premières gouttes de cire qui vont venir toucher notre peau dans ces moments, il y a toujours une montée d’adrénaline, une petite boule au ventre. Mais cette boule au ventre est positive, elle est excitante.

Et c’est si bon…

Dans une relation D/s, que ce soit pour un contrat à long terme ou une simple séance il ne doit pas y avoir de peur, de méfiance, ou un sentiment d’être manipulé

Si vous avez êtes dans cet état d’esprit n’y allait pas

Vous ne lâcherez peut-être pas totalement prise la première fois, ce n’est pas grave, ne soyez pas déçue, ce n’est pas si facile de lâcher prise.

Si toutefois vous avez aimé, cette première séance n’est qu’une étape vers de nouveaux plaisirs. Et pour un abandon total, un véritable lâcher prise…
La confiance est essentielle…

Osez… mais prenez le temps de bien choisir celui qui vous guidera

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2017 – Journal d’une bourgeoise délurée