GangDeFemmes

Points

Parfois on croise dans notre parcours des êtres exceptionnels.

J’ai déjà rencontré quelques  femmes gourmandes, mais plus rarement celles que j’appelle “des boules de plaisir” ; elles sont avides de rencontres et de scenarii, réceptives à la moindre caresse, aux plus petits attouchements, elles sont insatiables, jamais repues…

Ce n’est pas facile d’être leur partenaire privilégié, ça peut être très déstabilisant. Bien sûr il ne faut pas être jaloux, il faut être très partageur et aussi pouvoir suivre leur rythme et ça l’est encore moins dans un cadre D/s où le Maître prend en charge la sexualité de sa soumise. Il devra proposer, faire preuve de beaucoup d’imagination, la protéger aussi surtout s’il lui organise des gangbangs ou qu’il l’envoie seule chez quelqu’un. Il doit tout cadrer, tout vérifier, tout sécuriser. Mais parfois il doit aussi lui dire NON, comme on dit non à un enfant qui aurait abusé de sucreries.

J’ai souvent eu envie de posséder une soumise dont j’aurais pu diriger la sexualité, une soumise que j’aurai pu offrir, pour laquelle j’aurais organisé des rencontres, créé des scenarii, pas parce que je suis bi, mais pour me nourrir de son plaisir.

Mais ces gourmandes préfèrent les hommes et je n’en suis pas un.. 

 

Je ne pensais pas qu’un homme pouvait être aussi réactif et capable de s’offrir totalement comme  ces femmes, jusqu’à ce que je le rencontre LUI.

Arriver à faire gémir, râler, trembler un homme et lui faire totalement lâcher prise c’est la première fois que cela m’arrivait.

Il est ce que je recherchais chez une soumise “une véritable boule de plaisir”.

Dès notre première rencontre mon usine à vices s’est mise en marche.

J’ai tout de suite envisagé de lui organiser une sorte de gangbang associé à un public disgrace.

Mon cerveau fonctionnait en surchauffe. Je devais régulièrement me caresser pour faire retomber la tension sexuelle que cette idée provoquait chez moi. 

C’était jouissif 

…..

On se voyait régulièrement, je commençais à bien le connaître, je savais ce qui le faisait réagir, ce qui le faisait vibrer, j’avais aussi appris à utiliser les sondes urétrales.

J’aimais lui donner du plaisir. 

Tout son corps réagit. J’aimerais pouvoir le solliciter de toutes parts, mais je n’ai que deux mains et c’est très frustrant. 

Dans ces moments intimes ou nous sommes  seuls, j’ai besoin de me coller à lui et frotter mon sexe sur sa cuisse pendant que je joue avec ses tétons, dans cette position je peux sentir sa queue durcir entre mes seins. Mais ce qui le fait le plus réagir c’est quand je le fouille, parfois il en tremble de plaisir et il m’est arrivé de le rejoindre dans cette transe et de trembler à mon tour.

Pour moi ce sont de moments magiques.

…..

Le grand jour est arrivé, je lui avais imposé une semaine d’abstinence.

Du samedi précédent jusqu’au vendredi je l’avais excité « virtuellement » il n’était pas question qu’on se voit je n’aurais pas résister à la tentation de le fouiller. Je le voulais sous tension, je le voulais affamé.

Je lui avais donné rendez-vous à 20h à la Factory pour qu’il puisse prendre une douche et se préparer, j’y étais depuis deux heures déjà pour agencer le lieu avec ma fidèle amie. 

Ça faisait un moment qu’on n’avait pas organisé de soirée filles et celle-ci était un peu particulière il y aurait un Homme.

J’avais choisi celles qui allaient être mes complices et j’avais demandé à ma Lady de sélectionner les autres participantes. Je les voulais perverses et vicieuses à souhait.

Je savais qu’on serait moins nombreuses que lors des soirées précédentes, l’idée qu’il y ait un homme présent refroidirait certaines de nos habituées… et surtout leur mari… d’autres ne comprendraient pas qu’il ne pourrait pas y avoir de sexe avec lui, mais j’étais quand même étonnée par le nombre de participantes 

C’est l’heure, la soirée va débuter.

“Mets ton masque et suis moi.”

Je l’enferme dans la vitrine de la Factory, elle fera office de cage.

Je remonte à l’étage pour accueillir les participantes, 

On discute entre femme, on prend un verre.

Cloîtré dans sa vitrine il doit nous entendre, le stress doit commencer à monter.

Il doit commencer à s’inquiéter, il pensait que nous ne serions que cinq où six, il se trompait…

Des filles ont commencé à descendre un verre de champagne à la main  pour voir le spécimen.

Certaines venaient coller leurs seins ou leurs fesses contre la vitre. Une autre se doigtait puis ramenait son majeur à la bouche en le regardant avec un air vicieux, deux autres s’embrassaient et se caressaient attendant une réaction de sa part. Mais comme je le lui avais demandé il n’a pas bougé

Elles étaient surexcitées et lui était comme une pute dans une vitrine d’Amsterdam attendant le client.

Ça faisait déjà une heure qu’il patientait sagement, je me demandais dans quel état il pouvait être, qu’est ce qu’il pouvait bien se passer dans sa tête…

Était-il excité… inquiet… regrettait-il de m’avoir dit oui…

Il est temps de le faire entrer en scène 

Il est pieds nus, il porte un pantalon de ville une simple chemise blanche et une cage de chasteté, je ne le voulais ni nu ni en caleçon, je voulais créer un premier contact avec ces femmes qui allaient pouvoir le déshabiller. Et la chemise blanche lui donne une visibilité au milieu de toutes ces femmes vêtues  de noir.

J’ouvre la porte, je passe ma main sous sa chemise, je caresse sa peau, je ne résiste pas à l’envie de lui pincer les tétons. 

Je lui fais mal volontairement, histoire d’en rajouter à son stress.

J’accroche la laisse à son collier, nous nous dirigeons au milieu de la pièce, certaines nous tournent autour, d’autres tentent une main baladeuse, j’entends des sifflements et des commentaires “déplacés” comme peuvent le faire certains hommes sur un chantier lorsqu’une jolie femme passe. j’adore ça et malgré le stress de cette première fois je commence à être moi-même très excitée.

Elles nous ont toutes rejoint dans l’espace jeu, il découvre que nous sommes une vingtaine de femmes, beaucoup plus que je le lui avais laisser supposer.

“Bonsoir mesdames, je vous ai réunies ce soir pour un événement un peu particulier, un gangbangs associé à un public disgrace dont “le sujet” est un homme, pour la partie gangbang nous serons cinq à l’assurer, pour le public disgrace vous êtes toutes invitées à participer.”

Je rajoute un bandeau à son masque, le priver de la vision exacerbera ses sens

“Je vous présente Max, belle bête de 1m90 pour 90kg, extrêmement sensible, tétons réactifs à la moindre sollicitation, cul offert comme la bonne petite salope qu’il est et une queue qui ne demande qu’à être pénétrée. Combien de temps supportera-t-il les supplices que nous allons lui infliger, va-t-il craquer avant le bouquet final… Mes camarades et moi allons prendre notre temps le but n’est pas de le faire jouir en cinq minutes mais de faire durer le plaisir de le torturer. ”

“Mitsouko j’ai une question ça veut dire quoi “une queue qui ne demande qu’à être pénétrée”

Je sors les sondes et les montre à cette assemblée de femmes en leur expliquant que je vais en insérer dans son urètre en commençant par les plus petites pour pouvoir branler son pénis de l’intérieur et de l’extérieur, certaines se crispent, d’autres sont affolées par la taille des plus grosses sondes

“Mesdames les paris sont ouverts, faites vos pronostics, tiendra-t-il jusqu’au bout ou déclarera-t-il forfait…”

“N’hésitez pas à venir tâter la marchandise, et foutez-le à poil !!!!”

Elles ne sont pas loin d’une dizaine à se précipiter, l’une d’elles lui donne un grand coup de langue sur la joue, une autre lui murmure je ne sais quelles insanités à l’oreille, une autre lui pince les fesses. 

Une de mes préférée se met à genou déboucle sa ceinture et lui dégrafe son pantalon, elle me regarde et me dit

“Je voulais voir la cage je n’en ai jamais vu, je peux le lécher ?”

“Vas y ma belle fais toi plaisir”

Elles sont complètement déchainées, vicieuses et perverses comme je l’espérais

Je pose sa main sur sa poitrine, je sens battre son cœur à toute vitesse, il tremble un peu, je lui demande si ça va, il me répond oui avec un sourire

Il s’est très vite retrouvé nu, ses vêtements sont éparpillés un peu partout, une des filles a enfilé sa chemise blanche. Je demande à l’assemblée de s’installer le jeu va pouvoir commencer…

Il est aveuglé par le bandeau, nous le guidons pour qu’il puisse s’installer sur le fauteuil gynécologique, je sais qu’il aurait préféré le confessionnal de la facto, mais il fallait que les filles puissent voir, d’où le bandeau sur les yeux.

Nous sommes cinq, Clara, Lady, Isa, Juliette et moi, toutes parfaitement complices

Juliette qui a déjà joué avec nous commence par lui travailler les tétons, il réagit, 

Isa et Lady le caressent de chaque côté dans une symétrie parfaite remontant des chevilles jusqu’aux épaules en passant par l’aine

Clara et moi enfilons nos gants en latex, à côté du fauteuil il y a une petite table où j’ai préparé tout le matériel nécessaire, gants, lubrifiant, jouets, désinfectant, etc…

Je commence, j’enduis mes mains de lubrifiant, je fais doucement rentrer un doigt puis deux. Il commence à réagir, il gémit, je tapisse l’entrée de son cul de lubrifiant, je masse ses chairs intimes, Le majeur et l’index de mon autre main viennent rejoindre les premiers, je commence à le fouiller plus sérieusement, de mes quatre doigts je le fais grogner. Il commence à éructer comme une salope, les filles l’encouragent à s’exprimer, le traitent de salope, de chienne, il leur répond…

“Ouiiiiii je suis une salope, j’adore ça”

je voudrais le fister mais je n’y suis jamais arrivé, ma main ne passe pas… mais je sais que Clara elle le pourra elle l’a déjà pénétré, pour qu’il n’y ait pas de temps mort d’un clin d’oeil j’invite Lady à me rejoindre elle a découvert ces jeux il y a peu et elle adore fouiller, ses doigts viennent remplacer ceux de ma main gauche, nous nous retrouvons toutes les deux à faire danser nos doigts dans son cul, il se tord de plaisir. Nous jouons en binôme pendant un petit moment encore

Je commence à sentir la chaleur qui monte dans mon bas ventre, ça coule entre mes cuisses, j’ai besoin d’une pause, j’ai besoin moi aussi d’être spectatrice. J’enlève mes gants, j’essuie mes mains avec une lingette puis les frotte avec du gel hydroalcolique .

Les filles se poussent pour me laisser une petite place sur le canapé juste en face du spectacle, je me délecte de cette vision, j’avoue je suis un peu candau… je voudrais pouvoir me caresser mais impossible il faudrait que j’aille me laver les mains. 

J’en ai mal à la chatte tellement j’ai besoin de jouir

Son cul est prêt, lubrifié et bien ouvert, je rejoins les filles, Clara remplace Lady, je grimpe sur la table soulève ma jupe et colle mon sexe contre sa bouche à l’étouffer.

Ainsi positionnée, je rapproche ma langue de son sexe et le lèche à travers les barreaux de la cage de chasteté, je sens son sexe qui durcit, je soulève un peu mon bassin pour le laisser respirer, j’ai envie de lui pisser dans la bouche — pas maintenant ce n’est pas le moment —  Clara va bientôt le fister, je lui enlève la cage, je fais signe à Lady de me passer mon wand, accroupie sur son torse mon sexe trempé contre sa peau je caresse d’une main son périnée et de l’autre je dirige le vibro sur son gland je dois faire attention à ne pas le faire jouir. Clara m’envoie son regard malicieux, je lui fais un signe de tête, nos regards ne se quittent pas, elle fait pénétrer sa main entière dans ses entrailles, ses yeux pétillent, tout en continuant notre manège on se roule une pelle…

Il gémit… il râle… il grogne…

Je le sens trembler… où c’est peut-être moi qui tremble…

Non c’est lui, Il a besoin d’une pause. 

Je descends, fais signe aux filles de continuer doucement le temps que je revienne

Je monte les escaliers, je commence par me laver les mains, je bois un verre, j’ai besoin de sucré, un jus de fruit, j’aurais bien aimé une coupe de champagne, mais ça sera pour plus tard. J’attrape une bouteille d’eau et un verre avant de retourner dans l’espace de jeu.

La première manche vient de se terminer, Clara enlève ses gants, la plupart des filles remontent pour grignoter, boire ou fumer.

Je lui enlève son bandeau et l’aide à descendre, ses jambes flageolent, il a froid. 

Je l’enveloppe dans un plaid et lui tend un verre d’eau, il se cale entre mes jambes sur le canapé. Nous restons un moment comme ça, le temps qu’il reprenne ses esprits. Je le caresse et le câline comme on le fait avec son chien quand on est content de lui.

Il a envie d’une cigarette, je lui tends ses chaussures, accroche la laisse à son collier et nous montons. Nous nous isolons mes complices et lui pour fumer tranquillement, une des femmes se rapproche et lui demande si ça va

“Oui Madame, très bien Madame je vous remercie de votre sollicitude.”

Tout mi-temps ne doit pas durer trop longtemps… Il est temps de lancer la seconde partie du jeu. Je tends la laisse à Lady qui redescend avec Juliette et Isa pour l’installer.

Avec Clara nous allons nous laver les mains

Lorsque nous rentrons dans l’espace de jeux la plupart des filles ont retrouvé leur place, certaines d’entre elles n’ont pas pu résister, trop excitées par la première manche elles s’activent, on commence à entendre leurs gémissements.

Max essaie tant bien que mal de regarder, mais Juliette lui met une petite claque et crée un rideau avec son corps, il ne peut qu’entendre… pas voir…

Voilà on y est, la seconde manche, celle que j’ai le plus désirée, mais aussi celle que je redoute le plus… la partie avec les sondes… cela ne fait pas très longtemps que je les manipule et jusque là il m’a toujours guidée.

Juliette lui remet son bandeau sur les yeux, Lady et Isa lui attachent les poignets et les chevilles, puis le sanglent.

Il devra pouvoir bouger le moins possible.

Sur ce coup-là pas question que je me frotte sur lui je dois me concentrer. 

Avec les filles nous avons convenu du déroulement de cette seconde partie, si la première pouvait se dérouler au feeling, ça n’est pas possible pour celle-ci je ne suis pas assez sure de moi. Au début nous ne serions plus que quatre autour de lui avec chacune notre rôle. La cinquième Lady sera notre “infirmière instrumentiste”, venant du BDSM elle connaît parfaitement les règles d’hygiène, je n’ai pas besoin de les lui expliquer.

A part les gémissements de celles qui s’activent sur le lit, la factory est silencieuse, les spectatrices sont très attentives la tension doit être palpable…

Juliette lui caresse les tempes pour l’aider à se détendre, Isa lui caresse l’intérieur des cuisses, le ventre et le torse.

Je regarde les femmes assises autour de nous et je leur chuchote qu’avant de pouvoir insérer les sondes il faut que je le fasse bander. Un doigt se lève

“Je peux venir le sucer ?”

“Mais avec plaisir mademoiselle”

La petite brune avale son gland tout en lui serrant la base du pénis.

Les gémissements des unes et le savoir faire de cette demoiselle commence à faire son petit effet, j’entends la respiration de Max s’accélérer, je fais signe à la brunette de ralentir.

J’enfile une paire de gants, Lady prépare les sondes sur un plateau, elle les a d’abord désinfectées avec de l’alcool.

Je saisis son sexe d’une main, la petite brunette retourne sagement s’installer sur le canapé en se léchant les babines, la salope elle s’est régalé de tout son liquide séminal il va falloir que je lubrifie.

Je le branle pour maintenir l’érection, Lady me passe la première sonde, elle l’a lubrifiée, c’est parfait.

Je dessine l’entrée de son périnée du bout de la sonde en la faisant tourner, elle commence à glisser gentiment. Je ne pousse pas il doit l’aspirer naturellement.

Ça y est, elle est à l’intérieur, je branle doucement son pénis pour la faire pénétrer un peu plus… c’est assez facile, je peux passer à une sonde de diamètre supérieur. Je renouvelle cette opération jusqu’à ce que j’atteigne sa limite de pénétration, la sonde N°10

Je continue à branler son sexe, je fais un signe de tête à Isa, elle commence à lui travailler les tétons,  il commence à gémir et bouger, Juliette lui maintient la tête.

Je commence à me détendre, sans lâcher son sexe et la sonde, je me baisse pour donner des coups de langue sur son gland, je le suçote.

“hummmm… Je vais jouir”

NON !!!!!! pas question c’est trop tôt, je le veux pénétré de toute part.

Je me relève et ralentit mon mouvement. Isa fait de même, elle abandonne le travail des tétons. Je fais signe à Clara de se préparer, elle saisit “mon pure njoy”, un gode en acier qui le fait décoller.

Je maintiens la sonde, son érection commence à redescendre mais je dois laisser le temps à Clara de le pénétrer, ça devrait être assez rapide, la première manche l’a bien préparé.

Clara est en place et commence de petits mouvements, je reprends la masturbation de son sexe, il est de nouveau ferme.

C’est le moment

“GO les filles !!!”

Je le branle de l’intérieur et de l’extérieur, Clara sollicite sa prostate avec le Gode en acier, Isa travaille ses tétons, Juliette le maintient et l’excite avec des mots crus, Lady nous a rejoint elle fait vibrer d’une main le wand sur son gland et de l’autre caresse son périnée.

Il râle, il grogne, je sens les premiers soubresauts, il n’aura pas fallu cinq minutes, j’enlève doucement la sonde, je serre son sexe, je lui saisis les couilles.

Je regarde son sperme gicler et venir couler sur ma main

J’ai joui, je tremble, je suis vidée, mes jambes ne me porte plus j’ai la tête qui tourne, le cœur qui s’emballe

Je n’ai plus de force, mais je me déshabille et je grimpe quand même sur ce fauteuil pour m’allonger sur lui.

J’ai besoin de ce contact, besoin de me ré-approprier celui que je viens de partager…

Il est tout aussi fébrile que moi, je sens son corps trembler, on a besoin tous les deux de redescendre.

Mes amies le libèrent, il m’enlace, je sais à ce moment-là qu’il est heureux.

Sentir ses bras autour de moi a beaucoup plus de valeur qu’un “merci Madame” ou “merci Maitresse”

Nous sommes restés un long moment comme ça, lorsqu’on a émergé nous étions seuls les filles étaient toutes remontées, je ne sais pas si elles ont compris que nous avions besoin de ce moment pour atterrir où si mes complice les ont obligées à nous laisser.

Lorsque nous avons enfin atterri je lui ai tendu un peignoir que j’avais apporté pour lui. Nous sommes remontés tranquillement. Max pouvait enfin enlever son masque et moi j’avais bien mérité ma coupe de champagne.

la plupart des femmes présentes à cette soirée sont des libertines, elles ont découvert une autre façon de donner du plaisir à un homme, comme moi je l’ai découvert quand je l’ai rencontré. Certaines étaient très curieuses, elles avaient beaucoup de questions et étaient aux petits soins pour lui. 

“J’aimerais bien jouer comme ça avec mon mari, mais à peine j’approche son anus il se crispe, et vous c’était pareil au début ?“

“Non mais sérieusement les sondes c’est pas douloureux… parce que moi j’avais mal à votre place“

Max s’est douché puis s’est rhabillé, il avait bien mérité sa récompense.

Il allait pouvoir assister sans participer confortablement installé dans un fauteuil à la troisième mi-temps : “une orgie de femmes”… 

Et moi je commençais déjà à me demander ce que j’allais bien pouvoir trouver pour nourrir l’insatiable appétit de ce gourmand…

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2020 – Journal d’une bourgeoise délurée

Cette semaine j’ai fait l’expérience de l’interview Radio, il y a quelque temps Miguel-Ange Sarmiento m’avait demandé si je voulais être interviewé, j’ai hésité, c’est une chose d’écrire à destination d’un public, c’est différent de répondre à des questions de quelqu’un surtout lorsque l’émission sera diffusée telle qu’elle a été enregistrée.

Même si d’une certaine façon je me livre sur ce blog, je parle peu de moi et de mes expériences, j’écris surtout des chroniques.

Après une période de réflexion j’ai fini par accepter.

Au début c’était un peu compliqué, j’essayais de faire attention à mes mots, puis c’est devenu une simple conversation entre amis. Et finalement j’aurais pu rester des heures à discuter avec lui. L’heure est passé très vite, j’en suis ressortie avec un sentiment de frustration, finalement moi qui pensais ne pas avoir grand-chose à dire j’avais encore envie d’échanger sur beaucoup de choses abordées rapidement juste avant de démarrer l’émission comme le féminisme ou l’inégalité qui existe entre les hommes et les femmes dans le monde libertin et pas forcément dans le sens que l’on imagine. Mais qui sait peut-être que Miguel-Ange m’invitera une nouvelle fois pour en parler.

C’était une très chouette expérience qui me donne envie de mettre des podcast sur mon blog.

Pour écouter le podcast c’est ici

miguelange

 

LeFantasmeDeLaPute

Points

Le printemps arrive et comme à chaque fois ma libido se réveille 

J’ai faim, mon corps est affamé, le hic c’est que si je me tape un “plan Q” je vais être frustrée comme d’habitude, le sexe pour le sexe m’ennuie j’ai besoin de plus, pour assouvir mon corps il faut que mon cerveau soit lui aussi nourri…

Ça fait déjà un moment que le fantasme de la pute me trotte dans la tête, c’est le moment de passer du fantasme  à la réalité.

Je me connecte sur le site pour trouver le bon candidat. Il me faut la caricature, du mec qui se présente comme un gentleman, qui te promet LA belle soirée, resto étoilé, champagne, suite, etc etc, un mec sûr de lui et assez imbu de lui-même. Avec de belles recommandations de petites minettes qui se seraient laissées attirer par tous ces clichés, une garantie qu’il ne pipeaute pas sur ses moyens comme beaucoup qui au final sont complètement fauchés.

Au bout d’une vingtaine de minutes je tombe sur un profil intéressant, en plus tout à fait le genre d’homme que j’aime ce qui ne gâche rien au scénario que je suis en train de préparer.

Ses photos sont en mode public, il a de la prestance, et même si le texte de sa fiche reflète quelqu’un de prétentieux il est plutôt sympa, original et bien écrit. 

Je fais une copie d’écran de ses photos et je lance une recherche sur Google image… 

Oh le con il utilise sa photo LinkedIn sur wyylde… 

Ce mec est juste parfait… je sens que ça va être un vrai  plaisir de jouer…

Il faut que je sois subtile, que je minaude, surtout ne pas être directive, il doit avoir l’impression que je suis subjuguée par son charisme…

Je vais jouer à la fifille, a la quiche flattée qu’un homme tel que lui s’intéresse à ma petite personne…

Je visite sa fiche plusieurs fois pour attirer son attention, à la quatrième fois je le mets dans mes favoris. 

Il me contacte, le poisson est ferré

Son message est tel que je l’imaginais, les mêmes phrases bateaux que la plupart de ses congénères… Un mélange de galanterie et de flatterie dans un français littéraire qui a pour seul but de séduire une nana, la sauter et très vite passer à une autre ….

Mais c’est le jeu on est sur un site Libertin, on est tous là pour une seule chose, baiser

On commence à  échanger, même si il m’agace c’est le candidat parfait,  il parle beaucoup de lui, moi-je… moi-je… moi-je… moi-je… etc… etc…

Il faut  que je vérifie qu’il se vexe facilement qu’il est susceptible, mais je dois faire attention à  ne pas le faire fuir, je fais de l’humour je le taquine, ça marche il se vexe, je m’excuse.

Je ne veux pas le recevoir chez moi, sur ma fiche la ville indiquée est Paris, je dois trouver une parade pour l’emmener à l’hôtel sans qu’il ait à payer 

Je lui explique que je suis en banlieue, que par sécurité comme c’est une petite ville je préfère indiquer Paris et quand j’ai plusieurs jours de réunions au siège social, ma société me loge dans un hôtel, je serai sur Paris la semaine prochaine, je lui propose de prendre un verre au bar de mon hôtel le mercredi soir. Il accepte, le RDV est pris pour 20h30 ce qui me laissera tout le temps de me préparer.

Le piège s’est refermé.

J’ai pris une chambre au Novotel de la gare de Lyon sous un autre nom, un classique pour les sociétés il n’aura pas de doute,  en plus le bar est plutôt sympa.

J’ai choisi une tenue sexy très classique, une robe noire toute simple, des sous-vêtements noirs en tulle brodé, des bas nylon et une paire d’escarpins, un maquillage léger et quelques bijoux pour parfaire mon image de bonne bourgeoise que je suis censée être, juste un collier de perles et de simples brillants aux oreilles, 

20h20… j’ai soif je boirai bien une bière… Je ne peux pas descendre au bar je ne dois pas arriver avant lui… 

20h40 il est temps de descendre le rejoindre…

Il fait chaud et j’ai toujours  envie d’une bière rafraîchissante, mais je reste dans mon rôle je commande une coupe de champagne…

On discute, comme dans les échanges écrits il ne parle que de lui, il se positionne en mâle dominant, le mâle de pouvoir, celui qui possède tout, celui qui connait plein de gens importants, des gens qui lui sont tous redevables…  etc… etc….

Il met sa main sur mon genou, nous flirtons un peu,  je fais ma timide, je joue ma mijaurée…

Heureusement que j’ai ma petite idée en tête qui m’excite sinon je sens que la nuit risque d’être ennuyeuse….

Il veut m’inviter à dîner, je lui réponds en baissant les yeux d’un air gêné que j’ai grignoté quelque chose en partant du bureau, je dois me lever tôt demain, et que à l’instant j’ai juste très envie de lui…

Il règle nos deux verres, nous montons dans la chambre…

Comme je m’y attendais

Tes préliminaires sont aussi chiants que tes échanges… 

Comme beaucoup de mecs tu as besoin d’être rassuré sur tes “capacités sexuelles à faire jouir une femme”… tu me demandes si c’est bon, si j’aime ça… les questions habituelles qui flattent l’égo masculin…

Comme beaucoup de mecs tu crois que ta queue est le saint-graal… que quelques léchouilles et deux ou trois va-et-vient me feront atteindre le septième ciel…

Comme beaucoup de mec tu te plantes…

Tu es tellement imbu de toi-même que tu te regardes baiser…

Quelques ondulations du bassin, quelques gémissements bien placés suffisent à te rassurer…

Moi je te regarde, je t’analyse… et plus je t’observe plus tu es mon candidat parfait…

Je méprise les hommes comme toi, ceux qui appâtent les nanas en étalant leur pognon…

Je sais que je vais t’humilier et ça c’est jouissif…

Enfin tu jouis… 

Tu es peut-être encore beau mec, tu as toujours de l’allure… Mais une fois à poil comme tous les vieux tu deviens moche dans ta jouissance, ton visage est déformé, tes chairs sont flasques, tes rides sont accentuées, tes yeux sont hagards

Tu es laid, ça te rend vulnérable, et j’aime ça…

Le guerrier est fatigué, il s’est endormi… il est temps pour moi de partir…

Je laisse cinq billets de vingt euros sur l’oreiller et un petit mot

“Merci pour ce moment, la chambre est payée, tu peux rester jusqu’à midi”

Comme beaucoup de mecs tu as voulu m’impressionner avec ton fric…

Le pouvoir c’est l’argent… 

Et sans que tu ne t’en rendes compte le pouvoir c’est moi qui l’ai eu cette nuit là …

Cette nuit là tu as été ma pute…

Je suis rentrée chez moi, j’ai fais couler un bain, je me suis longuement caressée

J’ai joui intensément en songeant à l’humiliation que tu allais ressentir à ton réveil…

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2020 – Journal d’une bourgeoise délurée

MensongesIl y a un truc qui me met hors de moi c’est le mensonge et encore plus dans nos univers où on prône la liberté et donc logiquement on ne devrait pas avoir besoin de mentir

Mais malheureusement si le mensonge existe, parfois ce ne sont pas des gros mensonges, juste des mensonges qui vont permettre de cibler plus large… comme le statut marital et l’âge par exemple… Et il y en a d’autres qui sont de vrais pièges totalement inadmissibles.

J’y ai été confronté à plusieurs reprises.

1/ Les fiches couples qui sont en fait des hommes seuls, ou les fiches célibataires qui sont des couples. Il faut parfois du temps pour s’en rendre compte et il arrive même que tu te retrouves dans une situation que tu n’as pas voulu. Sur les sites libertins c’est souvent compliqué pour un couple de rencontrer une femme seule, et quand tu vas prendre un verre avec une nana pour faire connaissance et qu’au bout d’un moment son conjoint débarque et que tu te rends compte que tu as perdu du temps, qu’elle cherchait “un sextoys sur pattes” pour son couple et que tu t’es fait piéger, tu es juste très colère.

2/ les “Pièges“ : Je vais juste vous raconter un RDV que j’ai eu avec un couple que je connaissais, j’avais déjà rencontré à plusieurs reprises madame, et une seule fois le couple avec un de mes amis, c’était juste pour faire connaissance mon ami ne leur a pas plu. Nous avons finalement convenu d’un RDV tous les trois. Et là quelle ne fut pas ma surprise de découvrir un de leurs amis qu’ils avaient invité. Évidemment j’ai pris mes cliques et mes claques, une soirée de foutue sans compter les frais de taxi pour rentrer chez moi à l’époque j’habitais à 60 km de Paris. J’étais hors de moi et le pire c’est que madame était vexée…

3 / Votre statut marital : en mentant vous ne respectez pas les valeurs de l’autre si la personne que vous souhaitez “mettre dans votre lit“ respecte le mariage et ne veut pas de quelqu’un déjà marié ou engagé. Personnellement je m’en fiche, mais je veux juste le savoir dès le départ, et vraiment le savoir… pas de sous-entendu ou de non-dit…je ne veux pas être mise devant le fait accompli. Il y a quelques années j’ai rencontré un homme avec qui j’ai entretenu une relation, il avait beaucoup de temps libre et je ne doutais pas de son statut de célibataire, mais j’ai découvert “sa légitime” seulement quelques mois plus tard et par un “heureux” hasard. Je m’y étais attachée, j’ai très vite mis un terme à cette relation avant que ça ne dégénère et que ça entraîne trop de souffrances.

4/ Votre âge : Et là je m’excuse par avance, mais je vais être crue et cash, parce que entre le jeunot qui se vieillit pour se taper de la femme mûre qui aurait soi-disant plus d’expérience…

Et bien non jeunes hommes une femme mûre n’a pas toujours plus d’expérience que les jeunes femmes plus en rapport avec vos âges. Nous sommes beaucoup de femmes mûres à découvrir notre sexualité tardivement. Nous sommes d’une génération où l’on se mariait tôt, souvent nous n’avons connu qu’un seul homme, notre ex-mari. Et on a pas toutes envie de se retrouver face à un “bébé” à qui on n’a rien à dire. Et quand je me retrouve à prendre un café avec quelqu’un de beaucoup plus jeune que l’âge prévu j’ai juste envie de vous mettre une paire de claques et vous renvoyer à votre playsation.

Perso baiser avec un mec qui pourrait être mon fils ou mon petit-fils… NON

Et bien sûr sans oublier les Messieurs d’âge mûr… voire très mûr qui s’enlèvent quelques années pour pouvoir se taper de la jeunette où du moins encore “pécho”… Je me mets à la place de la pauvre trentenaire qui se retrouve au pieu avec un mec aux vieilles couilles fripées et à l’érection mollassonne…

“Oh je suis désolé chérie, je te le jure c’est la première fois que ça m’arrive, je ne sais pas ce que j’ai-je ne suis pas en forme aujourd’hui, j’espère que tu auras quand même envie de me revoir.”

Je n’ai pas de problèmes avec les couples qui ont une différence d’âge, mais dans ce contexte je trouve que ça a un côté malsain un côté “pervers pépère” que je n’aime pas.

Idem pour les gamines de 20 ans qui annoncent 30 ans pour pouvoir cibler certains profils. Tous les hommes n’ont pas le fantasme d’être un “sugardaddy“. Parfois quand je vois certaines photos de profil j’ai même un doute sur la majorité de la jeune fille…

Alors oui c’est vrai qu’en vieillissant on a moins de succès, que si on indique qu’on est en couple où marié ça va limiter les rencontres. Mais au moins on laisse son libre arbitre à l’autre de nous rencontrer ou pas, on ne lui force pas la main.

Je ne mens pas sur mon âge j’ai 55 ans et je les assume. Je laisse le choix à la personne que j‘ai envie de rencontrer de caresser les seins un peu moins fermes d’une femme de 55 ans

Tout comme je ne mens pas sur mes petits soucis de libidos où mes problèmes de sécheresse liés à l’âge.

Et je ne parlerai même pas de tout ceux qui disent chercher une vraie relation alors que la seule chose qu’ils cherchent c’est multiplier les conquêtes… juste un argument de plus “trompe-couillon.ne“

Arrêtez de pipeauter, soyez honnêtes si vous voulez ne pas décevoir.
Personnellement dès que je m’aperçois que quelqu’un ment même sur un détail anodin j’ai beaucoup de mal à lui faire confiance…

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2020 – Journal d’une bourgeoise délurée

ProduitConsommationOn vit dans un monde ou la surconsommation est devenue notre mode de fonctionnement, c’est aussi valable dans le cadre des rencontres

Typiquement sur les sites de rencontres facebook ou autre réseaux on se comporte comme sur un site marchand.

On met les profils d’éventuels partenaires dans nos favoris exactement de la même façon que des paires de chaussures dans un panier, on accumule tous ces profils, certains en ont quelques dizaines d’autres de milliers, on les voudrait toutes

Elles nous font toutes craquer et on passe de l’une à l’autre sans prendre le temps de les apprécier.

Il y a la paire de chaussures qui nous fait craquer on la veut à l’instant “T” et le jour où on l’a enfin eue, elle sera portée une seule fois et elle finira sa vie au fond du placard sans ne plus jamais ressortir de sa boite.

Il y a celle qui fait rêver, inaccessible, elle n’est pas dans nos moyens, on regarde tous les jours les jolies photos, on les like, on espère qu’un jour peut être…

Il y a celle qu’on a acheté sur un coup de tête, mais importable, elles ne va avec rien

Il y a celle que l’on adore, on la voulait on l’a eue même si on savait qu’elle nous ferait mal aux pieds, ces chaussures nous font souffrir le martyr, mais on les aime, on subit les blessures pour pouvoir les porter…

Il y a celles qu’on aime porter régulièrement, juste pour le confort qu’elles apportent…

Les paires pour des occasions spéciales… mais absolument immettables pour d’autres…

Il y a la paire de chaussures dont on a besoin juste de temps en temps, elle nous est indispensable et on ne pourrait pas s’en passer, d’une certaine façon on adore cette fameuse paire et on espère qu’elle va durer encore longtemps parce qu’on sait qu’on n’en retrouvera pas une pareille…

Il y a celle aussi avec laquelle on est sûr de briller en société, elles va flatter notre égo… tout le monde va être jaloux de cette sublime paire de chaussures arborée à nos pieds…

Il y a aussi la paire de chaussures qui fait un certain effet, mais quand on y regarde de plus près elle est juste de qualité très médiocre, dommage on a quand même beaucoup dépensé pour du simili cuir et quelques strass en plastique…

Avec ce type de comportement dans les rencontres, très égoïste et orienté seulement sur soi-même, ses envies et ses besoins on prend le risque de passer à côté de l’essentiel, de vraies rencontres sincères et enrichissantes. Passer à côté du bonheur…

Je suis la paire de chaussures qui a craqué pour le “conso-mateur”… j’aurais voulu être celle qu’il avait tout le temps envie de porter, celle dont il ne pouvait pas se passer…

Il a tout fait pour me posséder, et lorsque je suis devenu sienne, il m’a oubliée… il ne me regarde que très rarement… me sort seulement quand il a besoin de moi…

Je souffre lorsqu’il rajoute des “produits“ dans son panier et qu’il n’a même pas un regard sur moi…

Je souffre quand il choisit de porter une de ces paires de chaussures bas de gamme à ma place…

J’avais peur qu’il m’oublie au fond de son placard quand je le vois s’intéresser à une paire de chaussures de luxe, de celles qui les font tous fantasmer…

Je ne suis peut-être pas la plus belle des paires de chaussures, mais je sais que j’aurais pu être celle qui t’aurait fait faire de belles ballades… celle qui ne t’aurait pas blessé… celle qui aurait pu t’accompagner sur des chemins difficiles…

Tu n’as pas pris soin de cette paire de chaussures…
Tu n’as pas su ou pas voulu…

Cette paire de chaussures est fragile… elle a besoin d’être préservée…

Cette paire de chaussures s’est sentie très vite délaissée,  et surtout constamment humiliée…

Elle a fini par te lâcher…

Peut-être que tu la remplaceras rapidement… Peut-être la regretteras tu…

Consommes… consommes…consommes…

Un jour tu finiras pieds nus sur un sol glacé et désert sans aucune paire de chaussures pour te protéger… ça sera plus difficile pour toi d’avancer… Peut être que tu auras mal de ne plus arriver à trouver chaussure à ton pied… fais attention avec l’âge il devient de plus en plus difficile de se chausser…

Et ce jour-là j’espère que tu te souviendras de cette petite paire de chaussures toute simple que tu as si souvent négligé…

Je ne suis pas un produit de consommation, derrière mon profil il y a un être humain fait de chair et de sang, un être humain qui possède une vraie sensibilité, un être humain que l’on peut blesser, je ne suis pas juste une paire de chaussures que l’on apporte chez le cordonnier pour les faire réparer et pouvoir les porter à nouveau…

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2019 – Journal d’une bourgeoise délurée

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© La villa sardanapale

Voilà… voilà… encore un énième coup de gueule concernant les soirées privées payantes sur wyylde et ça me donne envie de prendre la plume, pour défendre certains organisateurs et qu’on arrête de mettre tout le monde dans le même panier.

Alors oui c’est vrai, certains abusent et ne font rien d’autres que du frics ou ont trouvé un moyen facile et pas cher de culbuter un max de donzelles , et si leurs soirées ne sont pas à la hauteur de leurs promesses ça se saura vite et ils ne dureront pas, malheureusement on voit majoritairement passer sur wyylde des coups de gueule concernant les soirées privées payantes, jamais personne ne dit qu’il est content d’avoir payé 30, 60 ou 100 euros et dire que c’était une soirée génialissime et vraiment pas chère !…

Pourtant il y a plein de gens de bonne volonté qui essaient de vous proposer des événements sympas et peu importe le prix que ce soit gratuit, 30 ou 100 euros, chacun fera en fonction de ses moyens et de l’avance de frais qu’il peut faire, l’essentiel est de passer un bon moment. Et quand j’en vois certains qui n’hésitent pas à claquer 200 euros, voire plus en club, mais qui râlent dès qu’une soirée privée doit être payante, ça m’agace.

Malheureusement les organisateurs n’ont pas tous les moyens d’inviter gratuitement et nous n’avons pas tous un lieu assez grand dans lequel nous pouvons batifoler à notre guise sans déranger le voisinage…

Personnellement j’ai arrêté d’organiser de telles soirées, les critiques que je vois passer ici et là font partie des raisons qui m’ont fait prendre cette décision bien que nous n’avions pas l’air d’être la cible de ces critiques du moins publiquement et oui c’est vrai, elles n’étaient pas gratuites et j’y ai souvent été de ma poche comme d’autres organisateurs que je connais bien.

En moyenne 30 euros par personne et peu importe le genre tout le monde payait le même tarif, plus une participation au buffet en fonction des moyens de chacun (boisson + nourriture) ce qui devait revenir entre 60 et 100 euros par personne au final, mais quand on fait participer au buffet ça passe mieux apparemment.

Nous n’étions pas des pros, nous étions juste des femmes avec peu de moyens, mais avec des idées plein la tête et parfois des envies un peu folles comme les soirées de toutes les féminités dont nous sommes très fières, on n’était pas certaines que ça fonctionnerait mais on a pris le risque, pris le risque d’y perdre de l’argent si nous n’avions pas le nombre nécessaire de participantes pour amortir le coût. Nous avons essayé d’organiser des soirées accessibles à tous, avec juste une envie de plaisirs partagés dans le respect et la bonne humeur

Alors, une soirée privée c’est quoi et ça se passe comment en terme d’organisation ?

Il serait facile pour chacun de nous d’organiser de petites soirées intimes chez soi avec quelques personnes de nos amis ce qui a aussi un coût lorsqu’on invite réellement en prenant tout à sa charge, mais vouloir organiser une soirée privée, c’est avant tout vouloir permettre aux gens de se rencontrer, de permettre à des personnes d’élargir leurs horizons, de créer des moments de partage.

Organiser une soirée privée, c’est donner du temps, beaucoup de temps, du temps pour trouver le lieu, créer la playlist adaptée au thème de la soirée, du temps  à échanger sur les sites, à rassurer aussi parfois les novices. C’est aussi oublier ses propres désirs, quand on est en mode “organisateur” on met de côté ses propres recherches…

Et l’argent demandé pour la participation, il sert à quoi ?

Et bien pour les soirées que nous organisions avec mes amies voilà une petite liste

  • Location du lieu (il faut savoir qu’en cas de dégât nous les organisateurs nous perdons notre caution) et quand vous cassez quelque chose, la plupart d’entre vous ne le signalez même pas au mieux vous laissez tel quel au pire vous planquer dans un coin…

Personnellement j’ai dû rembourser la réparation d’un cadre, environ 250 euros si je me souviens bien…

  • L’achat des produits nécessaires (préservatifs, lubrifiants, gel hydroalcoolique, etc…) et oui la plupart des participants viennent avec leurs préservatifs mais pas le reste…
  • Trousse de secours au cas où… (désinfectant, pansements, arnica, strap…)
  • Champagne pour le verre de bienvenu
    • parfois petit-déjeuner pour le lendemain matin lorsque certains dorment sur place pour éviter la route
  • Prestation photographe (je paye les intervenants ça assure une obligation de confidentialité)
  • Vigile (suivant le lieu de la soirée)

J’avais acheté mes propres draps pour les soirées…

Tout cela a un coût non négligeable et quand par chance il restait un peu d’argent ce qui était rare, à chaque fois on le donnait avec plaisir à celles qui avaient tenu le bar bénévolement pour la remercier.

Puis vient la soirée… et les excuses plus ou moins bidons commencent à arriver…

Je ne peux pas venir, j’ai un problème de nounou, mon chat est malade, j’ai attrapé la grippe, etc, etc… sans parler de ceux qui ne s’excusent même pas…

Oh putain fait chier…  On en a dix de moins que prévu, on ne couvre pas le frais…

Ensuite, viennent les ronchons qui t’appellent parce qu’ils ne trouvent pas de place pour se garer, que le quartier est pourri, qui te demande si tu n’as pas une idée. Comme si j’avais le plan du quartier avec les places libres qui se mettrait à jour dans ma p’tite tête… Ben voyons…

Ah et il y a ceux qui arrivent les mains vides « ah mais je savais pas qu’il fallait apporter quelque chose » EUH… tu n’as pas lu les messages on l’a écrit au moins trois fois si c’est pas quatre…

Bon ben c’est pas grave heureusement il y a toujours des personnes très généreuses qui apportent plus que de raison.

Ça y est tout le monde est là on peut fermer les portes et la soirée peut commencer…

Et sous ta jolie petite robe tu endosses le rôle de garde-chiourme, de pompier, de  femme de ménage, etc… etc…

Oups un verre cassé vite il faut l’enlever quelqu’un pourrait se blesser

Oups il y a une flaque par terre, où est la serpillière avant que quelqu’un ne glisse et se casse une jambe…

Oui on a le droit de fumer dans la cour, mais non on ne joue pas, et vous êtes priées mesdames de mettre un manteau, nous n’avons pas à imposer notre mode de vie au voisinage…

Je ne retrouve pas ma pochette, vous ne sauriez pas où elle est ?

J’ai soif il est ou le champagne ? EUH STOP tu as déjà assez bu et tu conduis, de l’eau ou un soda mais plus d’alcool… Et oui en cas d’accident nous sommes responsables nous les organisateurs d’avoir laissé partir des personnes alcoolisées… et ce n’est pas toujours simple de les raisonner…

Il faut aussi surveiller les comportements des uns et des autres, faire attention à ce que tout se passe bien, qu’il n’y ait pas d’agressivité, qu’une femme ne se retrouve pas dans “une position“ difficile avec un homme ou plusieurs… faire aussi attention à ce qu’il n’y ait pas d’escorts dans ta soirée qui se seraient fait passer pour des libertines, mais qui ne seraient venues que pour chercher de futurs clients, pour nous c’est un risque d’accusation de proxenetisme…

Intervenir quand il y a un problème… comme cette fois ou une participante a arraché la perruque d’un de nos travestis en le traitant d’escroc…

Devoir supporter les plaintes de certains ou certaines parce que personne ne s’est intéressé à leur petite personne tout au long de la soirée…

Hé ! c’est aussi à vous d’aller vers les autres… nous on organise, on ne vous garantit pas sur facture que vous allez trouver un partenaire qui va vous envoyer au septième ciel…

Organiser une soirée c’est aussi prendre le risque d’accusations infondées… j’avais une soirée que je voulais faire et qui me tenait à cœur et à laquelle j’ai renoncé parce que je savais que je pouvais avec ce thème être accusée de proxénétisme par des personnes qui jugent sans savoir, comme c’est souvent le cas dès qu’il s’agit de soirée gang bang.

C’est aussi prendre le risque de se retrouver au commissariat, de payer une amende pour tapage nocturne, d’être accusé d’exhibitionnisme parce qu’une nana un peu éméchée a décidé de faire le show sur le balcon de l’appartement que tu a loué ou pire dans la rue…, et ça peut coûter très cher…

C’est aussi avoir le trouillomètre à zéro quand on propose certaines pratiques comme le shibari, la peur que les points d’attache lâchent, la peur de l’accident…

Etc, etc…

 

Bon ben voilà la soirée est terminée, on va pouvoir rentrer se coucher…

Ben non, maintenant faut ranger… nettoyer… et parfois on tombe sur des trucs pas très ragoutants… comme celles et ceux qui jouent anal sans avoir fait de lavement et planquent les serviettes en boule dans un coin… Et toi tu tombes la dessus de bon matin et tu as juste envie de gerber… allez hop à la poubelle les serviettes… Et va falloir les remplacer c’est pas gratos…

Et puis il y a celles et ceux qui ont oublié quelque chose… et faut que nous on se démerde pour leur rapporter… parce que eux ne se déplacent pas… n’est-ce pas…

Ensuite s’il y a eu photo, il faut les trier, masquer les visages et les tatouages, les faire valider avant diffusion, etc, etc…

 

Enfin bref… pour organiser il faut vraiment le vouloir

Organiser une soirée, c’est un moment d’euphorie quand on a une idée qu’on trouve géniale

Parfois ce sont des moments de découragement quand on n’a pas de réponse, des annulations de dernières minutes, des personnes qui nous demandent de nous justifier, voire qui deviennent agressives lorsqu’on leur dit non désolé pas cette fois…

C’est aussi de la culpabilité quand on refuse certaines personnes que l’on apprécie, mais qui ne correspondent pas à la soirée à Thème et qu’on voudrait aussi donner leur chance à des nouveaux sans faire de surbooking.

C’est du stress et de l’angoisse, la peur d’oublier quelque chose, de manquer de champ, que la soirée soit ratée, une catastrophe de dernière minute qui contraint à annuler et à rembourser, et dans ce cas tous les frais engagés seront perdus, pour éviter ça et la déception des participants lors une soirée j’ai dû assurer un pied cassé, sur une autre trouver un autre lieu à la dernière minute…

Annuler une soirée c’est prendre le risque de perdre de sa crédibilité, faire des mécontents, surtout quand un organisateur débute… Pourtant beaucoup de participants ne se gênent pas pour le faire, mais nous nous n’avons pas le droit…

On passe par toutes ces phases, mais malgré ça, ensuite vient le bonheur de vous voir jouer, rire, sourire, découvrir, initier, prendre du plaisir, dans le partage la joie et la bonne humeur et ça c’est notre plus grand plaisir, alors si vous avez envie que ça continue, si vous avez envie que les organisateurs restent motivés, encouragez les plutôt que de les critiquer.

Vous n’avez pas aimé la soirée, ça arrive, parlez-en avec l’organisateur, expliquez-lui,

mais surtout ne “dénigrez” pas cette soirée… vous n’avez pas aimé… ok mais d’autres ont apprécié, c’est juste que cette soirée ne correspondait pas à votre personnalité.

Vous avez accepté l’invitation, vous vous êtes simplement trompé, assumez, ce n’est pas la faute des autres participants ou de l’organisateur.

C’est un peu comme lorsque l‘on va voir une pièce de théâtre, parfois on est déçu mais on ne demande pas le remboursement de sa place comme certains peuvent le faire, et on ne dit pas que la pièce était nulle on dit simplement qu’on n’a pas aimé…

Il m’est arrivé d’aller dans des soirées qui ne me correspondaient pas, ça ne veut pas dire qu’elles ne valent rien c’est juste que ce n’est pas ce que moi j’aime.

Et qui sait un jour peut-être que j’aurais de nouveau cette envie de revenir et de vous réunir…

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2019 – Journal d’une bourgeoise délurée

 

MonPetitMambaNoir

“Il y a des rencontres humaines…
Et il y en a d’autres tout aussi importantes…

Des rencontres qui vous changent ou vous révèlent…”

J’avais un désir lointain de posséder cet animal troublant, sensuel et inquiétant…

un besoin de l’apprivoiser pour ne plus en avoir peur… une envie de le caresser pour lui donner l’envie de mordre…

Le désir aussi d’avoir mes propres jouets, la première idée n’était pas que je l’utilise, même si je voulais aussi savoir m’en servir, je souhaitais seulement l’avoir dans ma collection, me l’approprier, qu’il ne caresse jamais une autre peau que la mienne.

Le jour de la commande il y avait déjà un lien étrange entre cet animal et moi…

Il était mien, je l’attendais comme on peut attendre un amant longtemps désiré…

Je comptais les jours, parfois je prenais des nouvelles auprès de son créateur, j’essayais de ne pas être trop envahissante. J’avoue aussi que j’étais un peu inquiète, j’avais fait le choix de le commander à un nouvel artisan qui n’était pas encore très connu, en tout cas sur Paris je n’avais jamais eu l’occasion de voir son travail. Je l’avais contacté, nous avons longuement échangé, j’ai décidé de lui faire confiance.

Et enfin il est arrivé, emballé dans une jolie boite, couché sur du papier de soie…

Je l’ai sorti, il était tel que je l’avais voulu, sobre, élégant, léger… tellement léger que je n’osais pas le manipuler, je n’osais pas l’essayer.

J’avais peur de blesser ce jeune serpent par ma maladresse.

Je l’ai remis délicatement dans sa boite.

Il était raide, il n’avait pas encore la souplesse du serpent.

Je savais qu’il n’était pas utilisable tel quel.

Il fallait le préparer, l’apprivoiser et le dresser…

J’ai interrogé mes amis, je me suis renseignée.

J’avais un peu la trouille de mal faire, mais je voulais m’en occuper moi-même, il n’était pas question que je confie ce petit animal à quelqu’un d’autre, MON petit animal.

Lorsque j’ai eu toutes les réponses à mes questions, j’ai décidé de la méthode de préparation que j’allais utiliser. Chacun possède sans doute sa manière de faire, ses produits de prédilections, mais au fond toutes ces méthodes sont assez proches.

Un matin j’ai enfilé mon manteau et je suis allée au BHV acheter cette fameuse huile de pied de bœuf et un pinceau en poils très doux. Je suis rentrée, j’ai étalé du papier, versé l’huile dans un récipient, j’ai sorti le fouet de sa boite et je l’ai délicatement badigeonné, assez légèrement pour la première fois, toujours cette crainte de mal faire… j’ai attendu plusieurs heures en le retournant de temps en temps pour que tout son corps puisse s’imprégner de cette huile, puis je l’ai massé pour mieux la faire pénétrer, c’était très sensuel. Ensuite je l’ai essuyer avec un chiffon doux.

Il s’était déjà bien assoupli. Je l’ai manipulé un peu, j’ai essuyé quelques retours.

Le jeune mamba s’était défendu… il venait de me mordre… J’ai aimé cette morsure qui m’a permis de juger de son efficacité… cette première morsure qui a réveillé en moi des sensations… m’a fait fantasmer…

Il manquait encore de souplesse et moi de dextérité… Je l’ai installé dans une petite vitrine que j’avais acheté. Je le sortais tous les soirs pour le masser et continuer de faire pénétrer l’huile.

Quelques jours plus tard lorsque mes mains n’étaient plus grasses j’ai renouvelé l’opération.

Je l’apportais régulièrement à un de mes amis pour qu’il me conseille et vérifie le bon état de l’animal. Au quatrième bain lorsque j’ai eu l’approbation de mon coach j’ai pu réellement commencer son dressage.

J’avais bien observé les gestes des uns et des autres, mais malgré toute ma bonne volonté ce petit serpent refusait de m’obéir… Je n’avais pas de doute concernant l’animal, pris en main par d’autres il se pliait à leur volonté.

Non le problème venait de moi…

Je l’ai remis dans sa vitrine, je l’ai laissé une semaine sans y toucher, sans même le masser ce que je continuais pourtant à faire régulièrement. J’avais presque renoncé à l’utiliser…

Je m’étais résignée… Jouer du fouet ce n’était pas pour moi.

Un soir lors d’un apéro chez moi avant une soirée, je l’ai ressorti de sa vitrine, quelques-uns de mes amis voulaient le voir et le tester. C’était une bonne occasion de lui faire faire un peu d’exercice. Avant de partir je l’ai de nouveau rangé dans sa vitrine.

La semaine suivante j’ai repris les massages, il fallait encore faire pénétrer l’huile.

Et je ne sais pas pourquoi ce soir la j’ai de nouveau essayé… mais de la main gauche…

Le geste était fluide… naturel…

Le petit mamba noir avait obéi… Il n’était plus rétif… Parfois il s’exprimait, par quelques petits claquements

J’étais heureuse d’avoir enfin pu l’apprivoiser.

 

J’ai continué à le manipuler de la main gauche en testant de temps en temps la droite. Mais de la droite ça ne fonctionnait toujours pas.

J’avais plus souvent observé des hommes et lors d’une soirée j’ai pu voir quelques femmes manipuler leur fouet, leurs gestes étaient beaucoup plus doux, il y avait aussi une élégance chez certaines.

Ce soir-là j’ai compris que je faisais l’erreur de vouloir compenser mon manque de force par rapport à celle d’un homme en cherchant à lui donner plus d’impact, je le lançais au lieu de le laisser aller naturellement sur sa cible en le guidant seulement par le mouvement du poignet.

J’ai un problème d’articulation de l’épaule sur le côté droit qui ne me permettait pas de “lancer” le fouet, mon épaule “sautait” à chaque fois.

En rentrant j’ai posé mon manteau, enlevé mes talons aiguilles, pieds nus je suis allée chercher mon petit mamba noir… J’ai posé quelques feuilles de sopalin sur un coussin, main gauche d’abord… puis main droite…

OUIIIII !!!!

Enfin, j’avais apprivoisé ce petit animal sauvage, il était devenu MIEN

C’était une belle soirée, je me suis endormie heureuse.

Les jours suivants j’ai continué son dressage et mon entrainement. J’arrivais facilement à atteindre mes objectifs. Un coussin… le rouleau de sopalin… les branches d’une orchidée fanée que je devais découper…

En peu de temps je me suis sentie prête à l’utiliser sur une peau, j’avais très envie de l’étrenner…

Mais pas seule, je voulais être guidée par quelqu’un qui maitrise ces jeux. Même si j’arrivais facilement à viser mes coussins lors de mes entraînements je n’avais pas la prétention de pouvoir jouer en toute sécurité sur quelqu’un.

Une soirée… deux soirées… je l’avais toujours avec moi sans le sortir de mon sac… Lors d’un événement BDSM  je pensais l’utiliser sur une de mes amies, guidée par un Dom, mais je ne me sentais toujours pas prête… Je n’avais pas envie de décevoir, surtout Elle… Ma Divine Marquise…

J’ai continué à m’entrainer, tous les jours.

La semaine suivante je suis allée à un afterwork libertin consacré au BDSM, je savais que j’y retrouverais quelques amis, dont une qui a plusieurs reprises m’avait fait comprendre qu’elle était volontaire…

En début d’année j’avais posté un message humoristique sur facebook

“Cherche cul indulgent pour entrainement ”

Elle y avait répondu favorablement.

Ce soir-là au fond de moi je savais que j’allais l’utiliser, je n’ai pas bu une seule coupe de champagne, juste du soda et encore une fois je ne pensais pas m’en servir seule.

Même si l’ambiance n’était pas celle dont nous avions l’habitude, le lieu se prêtait à nos jeux. Je lui ai simplement demandé si elle en avait envie, je n’avais pas peur, toutes mes inquiétudes avaient disparu…

ELLE, elle avait confiance en moi.

J’ai fait abstraction de ceux qui nous entouraient, je me suis appliquée à essayer de lui offrir ces sensations qui nous transportent… Je l’ai chauffée… mains… paddle… martinets doux… puis ceux plus durs… ceux qui cinglent la peau… ceux que j’avais voulu, ceux dont j’avais imaginé les sensations…

Au bout d’un moment mon corps s’est mis à trembler… j’avais les jambes coupées…

Je ne m’attendais pas à cette réaction de mon corps et de mon esprit, en tout cas pas pour cette première fois et pas avec les martinets… Mais je n’étais pas inquiète, ça ressemblait beaucoup à cet état second que je recherche lorsque je me livre aux caresses des lanières…

Inconsciemment ou consciemment… Je savais ce qui m’arrivait.

j’ai ralenti pour reprendre mes esprits, redescendre pour pouvoir aller au bout de ce merveilleux moment. Je me suis rapprochée d’elle, j’ai caressé sa peau, j’ai senti son parfum. J’avais besoin de ce contact.

J’ai repris doucement la valse des martinets et lorsque j’ai complètement récupéré mes esprits, je les ai posés sur le prie-Dieu.

Il était temps de sortir de sa cage le roi des jeux d’impact :  le signal whip, mon petit mamba noir…

J’étais vigilante, je n’avais aucune crainte pour elle, mais comme nous étions dans une soirée libertine, les personnes présentes ne faisaient pas attention, elles passaient à côté de nous avec le risque de prendre un retour si mon amie bougeait ou si ma main dérapait…

Je suis heureuse de cette soirée, flattée qu’elle m’ait fait confiance.

J’avais toujours eu peur de mon sadisme latent, j’en avais parlé à plusieurs reprises, j’avais peur d’être emportée par l’adrénaline, peur de devenir méchante comme je peux l’être parfois…

Mais mon petit mamba noir m’a rendue plus sûre de moi, il m’a apporté force et sérénité.

Je n’ai ressenti aucun sentiment de supériorité avec une telle arme entre les mains, je ne me suis pas sentie plus puissante, ni Domina, je n’en suis pas une et ne souhaite pas le devenir.

J’ai juste éprouvé énormément de plaisir et une forme de jouissance.

Ce soir-là j’avais juste envie de baiser les mains de cette jeune femme pour la remercier comme je l’ai parfois fait avec un Dom.

J’ai le regret de ne pas l’avoir fait.  De ne pas avoir baisé la main de celle qui m’a fait ce si beau cadeau.

Maitriser la douleur pour la transformer en plaisir et permettre à quelqu’un de masochiste de lâcher prise et de s’abandonner c’est quelque chose de vraiment fabuleux.

J’ai encore tellement à apprendre.

Léger et puissant ce petit mamba a trouvé sa place dans ma chambre, bien protégé et à l’abri des curieux… Il est devenu mien, il fait partie de moi.

Fouet-002-P

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