MonPetitMambaNoir

“Il y a des rencontres humaines…
Et il y en a d’autres tout aussi importantes…

Des rencontres qui vous changent ou vous révèlent…”

J’avais un désir lointain de posséder cet animal troublant, sensuel et inquiétant…

un besoin de l’apprivoiser pour ne plus en avoir peur… une envie de le caresser pour lui donner l’envie de mordre…

Le désir aussi d’avoir mes propres jouets, la première idée n’était pas que je l’utilise, même si je voulais aussi savoir m’en servir, je souhaitais seulement l’avoir dans ma collection, me l’approprier, qu’il ne caresse jamais une autre peau que la mienne.

Le jour de la commande il y avait déjà un lien étrange entre cet animal et moi…

Il était mien, je l’attendais comme on peut attendre un amant longtemps désiré…

Je comptais les jours, parfois je prenais des nouvelles auprès de son créateur Taïpan, j’essayais de ne pas être trop envahissante. J’avoue aussi que j’étais un peu inquiète, j’avais fait le choix de le commander à un nouvel artisan qui n’était pas encore très connu, en tout cas sur Paris je n’avais jamais eu l’occasion de voir son travail. Je l’avais contacté, nous avons longuement échangé, j’ai décidé de lui faire confiance.

Et enfin il est arrivé, emballé dans une jolie boite, couché sur du papier de soie…

Je l’ai sorti, il était tel que je l’avais voulu, sobre, élégant, léger… tellement léger que je n’osais pas le manipuler, je n’osais pas l’essayer.

J’avais peur de blesser ce jeune serpent par ma maladresse.

Je l’ai remis délicatement dans sa boite.

Il était raide, il n’avait pas encore la souplesse du serpent.

Je savais qu’il n’était pas utilisable tel quel.

Il fallait le préparer, l’apprivoiser et le dresser…

J’ai interrogé mes amis, je me suis renseignée.

J’avais un peu la trouille de mal faire, mais je voulais m’en occuper moi-même, il n’était pas question que je confie ce petit animal à quelqu’un d’autre, MON petit animal.

Lorsque j’ai eu toutes les réponses à mes questions, j’ai décidé de la méthode de préparation que j’allais utiliser. Chacun possède sans doute sa manière de faire, ses produits de prédilections, mais au fond toutes ces méthodes sont assez proches.

Un matin j’ai enfilé mon manteau et je suis allée au BHV acheter cette fameuse huile de pied de bœuf et un pinceau en poils très doux. Je suis rentrée, j’ai étalé du papier, versé l’huile dans un récipient, j’ai sorti le fouet de sa boite et je l’ai délicatement badigeonné, assez légèrement pour la première fois, toujours cette crainte de mal faire… j’ai attendu plusieurs heures en le retournant de temps en temps pour que tout son corps puisse s’imprégner de cette huile, puis je l’ai massé pour mieux la faire pénétrer, c’était très sensuel. Ensuite je l’ai essuyer avec un chiffon doux.

Il s’était déjà bien assoupli. Je l’ai manipulé un peu, j’ai essuyé quelques retours.

Le jeune mamba s’était défendu… il venait de me mordre… J’ai aimé cette morsure qui m’a permis de juger de son efficacité… cette première morsure qui a réveillé en moi des sensations… m’a fait fantasmer…

Il manquait encore de souplesse et moi de dextérité… Je l’ai installé dans une petite vitrine que j’avais acheté. Je le sortais tous les soirs pour le masser et continuer de faire pénétrer l’huile.

Quelques jours plus tard lorsque mes mains n’étaient plus grasses j’ai renouvelé l’opération.

Je l’apportais régulièrement à un de mes amis pour qu’il me conseille et vérifie le bon état de l’animal. Au quatrième bain lorsque j’ai eu l’approbation de mon coach j’ai pu réellement commencer son dressage.

J’avais bien observé les gestes des uns et des autres, mais malgré toute ma bonne volonté ce petit serpent refusait de m’obéir… Je n’avais pas de doute concernant l’animal, pris en main par d’autres il se pliait à leur volonté.

Non le problème venait de moi…

Je l’ai remis dans sa vitrine, je l’ai laissé une semaine sans y toucher, sans même le masser ce que je continuais pourtant à faire régulièrement. J’avais presque renoncé à l’utiliser…

Je m’étais résignée… Jouer du fouet ce n’était pas pour moi.

Un soir lors d’un apéro chez moi avant une soirée, je l’ai ressorti de sa vitrine, quelques-uns de mes amis voulaient le voir et le tester. C’était une bonne occasion de lui faire faire un peu d’exercice. Avant de partir je l’ai de nouveau rangé dans sa vitrine.

La semaine suivante j’ai repris les massages, il fallait encore faire pénétrer l’huile.

Et je ne sais pas pourquoi ce soir la j’ai de nouveau essayé… mais de la main gauche…

Le geste était fluide… naturel…

Le petit mamba noir avait obéi… Il n’était plus rétif… Parfois il s’exprimait, par quelques petits claquements

J’étais heureuse d’avoir enfin pu l’apprivoiser.

 

J’ai continué à le manipuler de la main gauche en testant de temps en temps la droite. Mais de la droite ça ne fonctionnait toujours pas.

J’avais plus souvent observé des hommes et lors d’une soirée j’ai pu voir quelques femmes manipuler leur fouet, leurs gestes étaient beaucoup plus doux, il y avait aussi une élégance chez certaines.

Ce soir-là j’ai compris que je faisais l’erreur de vouloir compenser mon manque de force par rapport à celle d’un homme en cherchant à lui donner plus d’impact, je le lançais au lieu de le laisser aller naturellement sur sa cible en le guidant seulement par le mouvement du poignet.

J’ai un problème d’articulation de l’épaule sur le côté droit qui ne me permettait pas de “lancer” le fouet, mon épaule “sautait” à chaque fois.

En rentrant j’ai posé mon manteau, enlevé mes talons aiguilles, pieds nus je suis allée chercher mon petit mamba noir… J’ai posé quelques feuilles de sopalin sur un coussin, main gauche d’abord… puis main droite…

OUIIIII !!!!

Enfin, j’avais apprivoisé ce petit animal sauvage, il était devenu MIEN

C’était une belle soirée, je me suis endormie heureuse.

Les jours suivants j’ai continué son dressage et mon entrainement. J’arrivais facilement à atteindre mes objectifs. Un coussin… le rouleau de sopalin… les branches d’une orchidée fanée que je devais découper…

En peu de temps je me suis sentie prête à l’utiliser sur une peau, j’avais très envie de l’étrenner…

Mais pas seule, je voulais être guidée par quelqu’un qui maitrise ces jeux. Même si j’arrivais facilement à viser mes coussins lors de mes entraînements je n’avais pas la prétention de pouvoir jouer en toute sécurité sur quelqu’un.

Une soirée… deux soirées… je l’avais toujours avec moi sans le sortir de mon sac… Lors d’un événement BDSM  je pensais l’utiliser sur une de mes amies, guidée par un Dom, mais je ne me sentais toujours pas prête… Je n’avais pas envie de décevoir, surtout Elle… Ma Divine Marquise…

J’ai continué à m’entrainer, tous les jours.

La semaine suivante je suis allée à un afterwork libertin consacré au BDSM, je savais que j’y retrouverais quelques amis, dont une qui a plusieurs reprises m’avait fait comprendre qu’elle était volontaire…

En début d’année j’avais posté un message humoristique sur facebook

“Cherche cul indulgent pour entrainement ”

Elle y avait répondu favorablement.

Ce soir-là au fond de moi je savais que j’allais l’utiliser, je n’ai pas bu une seule coupe de champagne, juste du soda et encore une fois je ne pensais pas m’en servir seule.

Même si l’ambiance n’était pas celle dont nous avions l’habitude, le lieu se prêtait à nos jeux. Je lui ai simplement demandé si elle en avait envie, je n’avais pas peur, toutes mes inquiétudes avaient disparu…

ELLE, elle avait confiance en moi.

J’ai fait abstraction de ceux qui nous entouraient, je me suis appliquée à essayer de lui offrir ces sensations qui nous transportent… Je l’ai chauffée… mains… paddle… martinets doux… puis ceux plus durs… ceux qui cinglent la peau… ceux que j’avais voulu, ceux dont j’avais imaginé les sensations…

Au bout d’un moment mon corps s’est mis à trembler… j’avais les jambes coupées…

Je ne m’attendais pas à cette réaction de mon corps et de mon esprit, en tout cas pas pour cette première fois et pas avec les martinets… Mais je n’étais pas inquiète, ça ressemblait beaucoup à cet état second que je recherche lorsque je me livre aux caresses des lanières…

Inconsciemment ou consciemment… Je savais ce qui m’arrivait.

j’ai ralenti pour reprendre mes esprits, redescendre pour pouvoir aller au bout de ce merveilleux moment. Je me suis rapprochée d’elle, j’ai caressé sa peau, j’ai senti son parfum. J’avais besoin de ce contact.

J’ai repris doucement la valse des martinets et lorsque j’ai complètement récupéré mes esprits, je les ai posés sur le prie-Dieu.

Il était temps de sortir de sa cage le roi des jeux d’impact :  le signal whip, mon petit mamba noir…

J’étais vigilante, je n’avais aucune crainte pour elle, mais comme nous étions dans une soirée libertine, les personnes présentes ne faisaient pas attention, elles passaient à côté de nous avec le risque de prendre un retour si mon amie bougeait ou si ma main dérapait…

Je suis heureuse de cette soirée, flattée qu’elle m’ait fait confiance.

J’avais toujours eu peur de mon sadisme latent, j’en avais parlé à plusieurs reprises, j’avais peur d’être emportée par l’adrénaline, peur de devenir méchante comme je peux l’être parfois…

Mais mon petit mamba noir m’a rendue plus sûre de moi, il m’a apporté force et sérénité.

Je n’ai ressenti aucun sentiment de supériorité avec une telle arme entre les mains, je ne me suis pas sentie plus puissante, ni Domina, je n’en suis pas une et ne souhaite pas le devenir.

J’ai juste éprouvé énormément de plaisir et une forme de jouissance.

Ce soir-là j’avais juste envie de baiser les mains de cette jeune femme pour la remercier comme je l’ai parfois fait avec un Dom.

J’ai le regret de ne pas l’avoir fait.  De ne pas avoir baisé la main de celle qui m’a fait ce si beau cadeau.

Maitriser la douleur pour la transformer en plaisir et permettre à quelqu’un de masochiste de lâcher prise et de s’abandonner c’est quelque chose de vraiment fabuleux.

J’ai encore tellement à apprendre.

Léger et puissant ce petit mamba a trouvé sa place dans ma chambre, bien protégé et à l’abri des curieux… Il est devenu mien, il fait partie de moi.

Signal whip Taïpan

Fouet-002-P

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2019 – Journal d’une bourgeoise délurée

Chouette une soirée libertine sur le thème du “BDSM”

 

Il y a presque deux ans avec une amie nous avons organisé notre première soirée BDSM au sein du monde libertin. Le BDSM c’est son monde, tout comme le SM, à l’époque ce n’était pas encore le mien mais j’ai dit ok on n’y va.

Venant toutes les deux de deux mondes différents nous avions cependant la même vision des soirées que nous voulions organiser. Pour nous il n’était pas question de faire une soirée libertine épicée à la sauce BDSM, il n’était pas non plus question de faire des soirées de démonstrations où nos couples D/s auraient été comme des singes en cage pour des libertins ayant envie d’aller “au cirque”. Nous ne voulions pas de curieux, nous voulions simplement essayer de faire se rencontrer deux communautés si éloignées et pourtant si proches. Donner la possibilité à des libertins qui avaient des désirs de se découvrir et de répondre à leur questionnement, de rencontrer de vrais couples D/s et de leur montrer grâce à ces couples ce qu’est le BDSM.

J’ai longtemps dit que je ne pratiquais pas la D/s mais en mettant les pieds dans le BDSM je me suis rendu compte que c’était complètement faux, je pratiquais sans m’en rendre compte, j’ai récemment relu un de mes articles où je proposais un “jeu” à un homme, je lui ai indiqué “pas de D/s”… mais en fait si, c’était totalement D/s.

Le BDSM était en moi sans que je le sache, mais pas n’importe quel BDSM… Pas le BDSM que j’appelle “BDSM libertin” !…

A l’époque si j’avais participé à une soirée libertine ayant pour thème le BDSM je n’y aurais pas trouvé ce que je recherchais, ma curiosité ne serait pas allée plus loin dans sa quête, j’aurais pu passer à côté de celle que je suis aujourd’hui et me priver de toutes ces belles aventures et sensations dont je m’alimente ces dernières années.

Aujourd’hui j’ai décidé d’arrêter d’organiser ce type de soirée pour des raisons personnelles d’abord et aussi parce que depuis quelques temps on voit fleurir sur les sites et les réseaux sociaux des soirées “BDSM” organisées par des privés ou par des clubs.

Et je n’ai pas envie de participer à cette démocratisation du BDSM pour laquelle j’ai pourtant milité et que j’ai longtemps prôné… en tout cas pas de cette façon.

C’est devenu une mode comme une autre mais à mon sens la plupart de ces soirées sont avant tout des soirées dont le thème est “le BDSM” comme le thème d’une soirée pourrait “la rentrée des classes”, “le couvent”, etc… On s’habille fetish, on y va avec son martinet ou sa jolie cravache achetée récemment, on met un joli collier de toutou, et Hop on est dans le thème…

Beaucoup d’organisateurs et de clubs surfent simplement sur la vague « fifty shades of grey » pour attirer une nouvelle clientèle ou conserver l’existante en lui proposant de nouveaux jeux. Mais la plupart de ces soirées ne sont pas représentatives de ce qu’est le BDSM !… Et je ne veux pas y être associée…

Donc si vous êtes libertins et que vous avez juste envie de vous amuser, pourquoi pas, peut-être que ça éveillera de nouvelles sensations et que vous aurez envie d’explorer un peu plus ce monde et ses plaisirs que vous soupçonnez…

Par contre, si vous êtes vraiment intéressés par le BDSM, il y a peu de chance que vous soyez satisfait.e.s… Au mieux, vous recevrez des fessées ou quelques coups de cravache et de martinet qui ne provoqueront rien chez vous… Au pire quelqu’un pourrait vous faire mal et même vous blesser…

Les “jeux” BDSM ne se pratiquent pas à la légère, cela demande un minimum de connaissance, en particulier sur la sécurité et aussi l’hygiène

(cf : Une envie de découvrir les jeux du divin marquis)

Et si vous êtes des BDSMeurs, des puristes sans être libertins, vous pouvez passer une belle soirée et faire découvrir vos pratiques, mais vous risquez aussi d’être agacés par le comportement de certains libertins qui ne connaissent pas les codes du BDSM et qui pourraient avoir à votre égard des gestes que vous allez considérer comme “déplacés”.

D’autres pourraient aussi être choqués par vos pratiques qu’ils qualifieront comme violentes… Gardez à l’esprit que vous êtes dans une soirée libertine et que beaucoup de participant.e.s n’ont qu’une vague idée de ce qu’est le BDSM… Il suffit de voir la réaction de certain.e.s sur les sites dès qu’elles/ils voient des marques de fouet ou de badine… D’autres en arrivent même aux insultes…

De même qu’il y a peu de chance que certain.e.s puissent rentrer dans ces soirées…
Comme une Domina en pantalon… ou un soumis féminisé… La plupart des clubs imposent un dress code et sont “fermés” à certains genres et à la bisexualité masculine… Alors voir un Dom ou une Domina goder son soumis je ne suis pas certaine que ça passe…

Quant aux femmes seules, attention ce type de soirées pourrait attirer des personnes aux intentions peu louables (malheureusement il y en a partout), des pseudos doms qui se feront passer pour des “maitres” ou pire des pervers manipulateurs qui pourraient vous amener à des pratiques que vous ne souhaitez pas en arguant qu’eux savent et que vous devez leur faire confiance… ben voyons…

Et vous messieurs en recherche de sensations… souvent mariés … vous êtes nombreux sur les sites avec des désirs de soumission … vous êtes de belles cibles pour de “jeunes et jolies dominettes” en recherche de portefeuilles bien garnis qui se contenteront de se faire lécher le talon de leur louboutin et vous accrocher pour vous soutirer un maximum…

Bref vous l’aurez compris, ces soirées me déplaisent…

Le BDSM pour tous OUI

Mais pas n’importe où, pas n’importe comment et pas avec n’importe qui…

Donc où aller quand on est libertin et qu’on a réellement envie de découvrir le BDSM…

Sur Paris il n’y a à ma connaissance qu’un seul club BDSM, cris et chuchotements.

Quant aux soirées en club il n’y en a qu’une seule où je vais avec un très grand plaisir et l’assurance de passer un excellent moment ce sont les folles nuits du Divin Marquis au château des Lys, je recommande cette soirée les yeux fermés. Ness et son équipe font un travail remarquable, notamment concernant la sécurité de tous, les participants sont chouettes, ouverts aux autres, bienveillants et très joueurs, personne ne vous juge sur votre physique, votre look, votre âge ou votre statut…

Pour moi les meilleures soirées auxquelles j’ai participé.

Il y a aussi les soirées de l’Anneau de Justine à l’Angelus, mais pour ces dernières je pense qu’il faut déjà avoir un minimum de connaissances ou être accompagné de pratiquants.

Il y en a d’autres organisées en club par de vrais BDSMeurs, mais je ne les connais pas, je n’y suis pas encore allée, donc je n’en parlerais pas.

Pour les libertins souhaitant participer à des soirées BDSM (hors libertinage) que ce soit en clubs ou lors d’événements privés, voilà quelques règles qu’il est bon de connaitre

  1. Les règles de politesses, dont le vouvoiement, ne sont pas optionnelles dans ces soirées.
  2. Le terme de Maitre ou Maitresse est un titre attribué par le ou la soumis.e, il ou elle est le/la seul.e à l’utiliser, vous pouvez néanmoins appeler un Dom ou une Dom, Monsieur ou Madame.
  3. Une soumise ou un soumis se respecte au même titre que sa/son Dom. Ce ne sont pas mais alors pas du tout des personnes à disposition des autres. Elles/ils ont le droit de dire NON.
  4. On garde une certaine “distance” avec les femmes et en particulier lorsqu’elles se présentent comme soumises sous collier, Messieurs, mesdames, attendez d’y être invités.
  5. Si vous souhaitez faire une proposition “de jeu” à un.e soumis.e sous collier, adressez-vous d’abord à sa/son Dom.
  6. On ne va pas draguer les couples ou le membre d’un couple, ce n’est pas une soirée échangiste.
  7. On ne “joue” pas avec un.e soumis.e sans l’autorisation de sa/son Dom.
  8. Personne n’a autorité pour imposer une position, un salut ou une place prédéfinie à un.e sub. Seul.e la/le Dom a autorité sur son/sa sub (et dans certains cas l’orga de la soirée lorsqu’il s’agit de soirées protocolaires).
  9. Si une situation vous dérange ou vous choque, ce qui peut arriver et ce qui est déjà arrivé… N’intervenez pas, venez en parler à l’organisatrice.teur.
  10. Dans ces soirées certains jeux sont réservés à des profils D/s qui maîtrisent leur art et que vous pourrez admirer, comme les bougies, les cordes, le fouet, le fireplay et bien d’autres. Si vous avez été invités dans une soirée BDSM et envie d’échanger sur ces pratiques, n’hésitez pas à aller les voir avec respect, présentez-vous, osez dire que vous êtes novices, toutes ces personnes venant du D/s sont bienveillantes et aiment réellement échanger et faire découvrir leurs pratiques.
  11. Lorsqu’il y a “jeu”, on reste discret, on fait attention à ne pas troubler la concentration des “joueurs” par des commentaires, des bavardages ou autres… de même qu’on laisse tranquille la/le sub/maso/Dom après la séance, ils ont besoin de redescendre. Ce sont des moments intenses.
  12. ON NE SE BRANLE PAS ET ON NE BAISE PAS À CÔTÉ D’UN COUPLE EN TRAIN DE JOUER… MÊME SI ÇA VOUS EXCITE !!!… (Bah oui j’ai déjà vu ça en club… autant dire que ça n’a pas été apprécié).

Et vous allez me demander et le sexe ?

Je vous répondrais si vous cherchez du sexe comme dans le libertinage ce n’est pas ces soirées qu’il faut fréquenter, dans les clubs il y a toujours des coins câlins où vous pourrez vous isoler, mais une soirée BDSM n’est pas une soirée libertine.

Et pour ceux qui viennent de la communauté BDSM et qui croisent des libertins dans leurs soirées, certain.e.s par méconnaissance de ce monde pourraient être maladroits, ne leur en tenez pas rigueur, expliquez leur simplement ce qui peut se faire et ce qui ne doit pas se faire.

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2019 – Journal d’une bourgeoise délurée

feminisme

Colère !… Colère !… Colère

Féministes de tout bord mais  lâchez-nous et laissez-nous vivre comme on en a envie !…

Vous cherchez quoi ? C’est quoi votre problème ?

Que vous vous battiez contre la prostitution, la violence faite aux femmes, yesssss j’applaudis  des deux mains et je vous soutiens

Que vous parliez de sexualité, si c’est pour encourager les femmes à assumer leurs désirs et leurs envies ! yesssss

Mais bon sang, arrêtez avec cette caricature de la femme qui ne serait qu’un “objet sexuel” utilisée par les hommes, arrêtez de culpabiliser les femmes, arrêtez de dire aux femmes qui se maquillent, portent des talons aiguilles et des décolletés pigeonnants, arrêtez de penser qu’elles ne le font que pour plaire aux hommes !…

Arrêtez de penser et de vouloir faire croire que nous sommes de pauvres cruches sans cervelles qui n’agissons et ne pensons que par la volonté des hommes

Je suis d’une génération où j’ai souffert comme d’autres femmes de ne pas pouvoir assumer ma sexualité.

Je suis d’une génération ou les femmes qui aimaient le sexe étaient jugées, mal vues.

Je suis d’une génération ou beaucoup de femmes comme moi se sont éteintes dans une vie de couple et se sont ennuyées sans une once de plaisir…

Je suis de la génération du “devoir conjugal” si rasoir…

Et pourtant…

J’aurais pu m’assumer et être heureuse, les femmes de ma famille ont été pour la plupart des femmes libres, elles auraient dû être un exemple pour moi, mais plus jeune quand j’ai commencé à avoir des petits amis… trop au goût de la société bien pensante… j’ai été jugée… J’ai eu peur du qu’en-dira-t-on et je me suis “rangée” pour essayer de ressembler à “une honnête femme”. Je suis devenu transparente

Je me suis tout interdit, interdit de fantasmer, interdit de me caresser, interdit de regarder un porno, interdit de désirer, interdit de porter de la lingerie trop sexy…

Qu’est-ce que j’étais malheureuse !

C’est ce que vous voulez vous les féministes radicales ? Engendrer toute une génération de femmes malheureuses ? mal dans leur peau, des femmes qui rejettent leur sexualité ? des femmes qui ont honte de ce qu’elles voudraient être ?

Dans les années 70 le féminisme rimait avec révolution sexuelle, 50 ans plus tard le féminisme rime avec culpabilisation sexuelle.

On est au vingt-et-unième siècle,

On a la chance de découvrir grâce aux réseaux sociaux des sexualités alternatives qui nous parlent.

On a la chance de pouvoir échanger avec des personnes qui ont les mêmes envies que nous.

On a la chance de pouvoir choisir nos partenaires sexuels quel que soit leur genre et le nombre.

On a la chance de pouvoir porter des converses ou des talons aiguilles selon notre humeur.

On a la chance de pouvoir porter une petite culotte en coton ou un corset en cuir si on en a envie.

On a la chance de pouvoir mettre un soutien-gorge ou d’être poitrine nue.

On a la chance de trouver encore des hommes que vous n’avez pas castrés capables d’assumer leur bestialité.

On a la chance de pouvoir être proie ou/et prédatrice.

Le féminisme c’est se battre pour l’égalité des sexes, se battre pour les droits des femmes et c’est aussi leur permettre de vivre comme elles en ont envie…

D’être des objets sexuels si elles le veulent…
D’être femmes au foyer si c’est leur choix…
De dévorer les hommes si les queues sont leur gourmandise…
Et si tel est leur plaisir…

De s’offrir ou de se refuser…

De se soumettre ou de dominer…

De convoiter et d’être un objet de convoitise…

De baiser ou faire l’amour…

D’être caressée ou caressante…

De griffer ou être lacérée…

De tendre la joue pour un baiser ou une paire de gifles…

D’être pénétrée ou pénétrante…

De jouir sans entraves ou ligotée…

Mesdames les nouvelles féministes, arrêtez de culpabiliser les femmes, et de vouloir nous imposer votre vision !…

Vous êtes pire que le patriarcat que vous combattez !…

De par vos propos, vous divisez les hommes et les femmes, vous nuisez à l’évolution de la femme dans cette « fameuse société patriarcale », vous donnez des arguments à tous ces jeunes hommes qui traitent de pute une femme en mini jupe.

Vous enchainez les femmes comme le patriarcat a pu le faire.

Vous vous trompez de combat ! Foutez-nous la paix,

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2019 – Journal d’une bourgeoise délurée

 

BDSM-DecouvrirLesJeuxDivinMarquis

Votre chérie a lu 50 nuances de Grey, histoire d’Ô ou un roman d’Eva Delambre et elle a osé vous exprimer ses désirs et ses fantasmes inavoués…

Elle a envie de jeux “D/s“… voire plus…

C’est chouette, vous allez pouvoir découvrir tout plein de nouvelles sensations et explorer d’autres jeux.

Mais avant de vous lancer il y a quelques règles à connaitre, des règles de sécurité et aussi des règles d’hygiène dont on n’a pas forcément conscience quand on débute dans les jeux D/s.

Il fut un temps que les moins de vingt ans ne peuvent ne pas connaitre… un temps ou ces jeux étaient confidentiels et se pratiquaient dans des cercles d’initiés. Mais ce temps est révolu, les jeux D/s se sont “démocratisés » et font partie maintenant des jeux de tout un chacun que l’on soit libertin ou simplement un couple.

Je ne vais pas rentrer dans les détails des jeux “extrêmes“, comme les jeux d’aiguilles ou le knife play en général ceux qui les pratiquent font déjà partie du milieu BDSM et ont une très bonne connaissance des règles de sécurité et d’hygiène à mettre en place, ni de la philosophie du BDSM.

Je vais rester simple et seulement me concentrer sur les jeux auxquels on peut s’adonner dans le monde libertin ou en couple pour vous permettre de faire vos premiers pas, des jeux que je vois parfois sur les photos de profils et qui pourraient vous tenter, juste  pour que vous y trouviez du plaisir en toute sécurité. C’est souvent avec ceux-là que l’on commet des erreurs lorsque l’on est novice, que ce soit en tête-à-tête ou en soirée et non pas par manque d’hygiène ou de sécurité, mais juste par méconnaissance, parce que pris par le jeu et l’excitation on n’y pense pas…

Votre chérie vous a exprimé ses envies de jeux D/s, cela a fait son chemin dans votre tête et vous êtes parti dans les boutiques pour vous équiper : vous avez acheté un collier, quelques cordes, un martinet et une cravache ou un paddle, souvent ce sont les premiers accessoires que l’on achète.

Vous voilà le soir venu, vous avez eu envie de lui faire une surprise, préparé une jolie ambiance pour satisfaire son désir de nouveaux jeux. Vous la mettez en condition, vous lui mettez un bandeau sur les yeux, lui passez le collier, lui attachez les poignets aux barreaux du lit… Elle est toute excitée et vous pouvez commencer à jouer… Quelques petits coups de cravache sur les fesses, à l’intérieur des cuisses… Hummmmm… Elle a l’air d’aimer… passons à la chatte… on tapote c’est bien humide tout ça… on écarte les lèvres du bout de la cravache… de l’autre main on prend le martinet on fait claquer un peu…

Oh le martinet… son manche vous donne des idées lubriques… Il vous vient une envie subite de le lui fourrer dans la chatte…

Vous avez passé une superbe soirée… mais voilà le lendemain madame ça la gratouille… Elle s’est juste chopée une mycose…

C’est du vécu, avec une cravache qui a juste servi à écarter mes lèvres… Et dans l’univers libertin, jamais jusqu’à présent je n’ai rencontré de problèmeS avec la communauté BDSM, plus consciente des risques

Sur les sites libertins vous avez aussi des personnes qui se proposent de vous faire découvrir les jeux D/s “soft”, j’ai souvent échangé avec elles, que ce soit des couples ou des hommes seuls. On parle souvent de nos limites à ne pas dépasser parfois de sécurité, mais très rarement d’hygiène. Il est important de le faire, il ne faut pas hésiter à poser des questions et encore plus lorsque vous n’avez pas votre propre matériel et que cette personne va utiliser le sien, matériel qu’il/elle aura utilisé sur bien d’autres personnes avant vous… Pensez-y…

Personnellement j’ai fait le choix de posséder mes propres jouets et à part avec des personnes dont je suis sûre et dont je connais la rigueur je ne me laisse pas approcher par un accessoire qui ne m’appartient pas.

 

Points

LesJeuxLesPlusConnus

dans la communauté BDSM on parle souvent de pratiques SSC (Sain, Sur et Consensuel) sans vraiment les détailler et ce qui peut être sur et sain pour les uns peut être considéré comme dangereux pour d’autres. Je vais donc simplement vous donner les règles que j’ai adopté pour moi même.

• les jeux d’impacts

Que ce soit avec un simple martinet, une cravache – ou même un fouet si vous souhaitez aller jusque-là – il y a des précautions à prendre.

La première on s’assure que la peau du sujet est saine (pas de blessures ou d’écorchures, pas de grain de beauté douteux)

On s’assure que son matériel est parfaitement nettoyé et “désinfecté”, on peut par exemple passer sur chaque lanière une compresse imprégnée de biseptine, ou utiliser un spray (avant et après les jeux)

Si la personne avec qui vous jouez en soirée n’est pas quelqu’un que vous connaissez ou n’est pas votre votre sub ou votre compagne si vous êtes simplement libertin, ne jouez pas avec votre martinet, votre paddle ou votre fouet sur son sexe. Et vous mesdames refusez

S’il ne veut pas. Ne jouez pas.

Après le jeu, nettoyez avec une lingette désinfectante la peau de votre sujet, même si elle ne vous paraît pas blessée et si besoin appliquez lui une crème à l’arnica.

Ne laissez pas trainer vos jouets et encore moins sur des matelas trempés de fluides corporels…

La plupart des accessoires d’impact sont en cuir, le cuir “boit” et ne se désinfecte pas vraiment, il faut être très vigilant.

J’ai vu chez Métamorphose, des petits martinets en silicone, ça peut être une bonne option dans les soirées libertines, ça se nettoie facilement.

Et si vous en venez à des jeux d’impact plus durs, que votre partenaire se révèle être maso et vous sadique, il faut apprendre, il y a des zones qu’il ne faut jamais frapper, même en douceur…

 

• Sextoys, Fist et pénétrations extrêmes

On met un préservatif sur tous les sextoys, même les siens en soirée.

Un plug ne se prête pas. Chacun le sien.
Pour certains godes de taille extrême on peut utiliser des préservatifs féminins et lorsque c’est impossible on s’assure qu’il soit très propre et dans ce cas c’est comme pour le plug, on ne le prête pas.

Les sextoys en verre sont très jolis, mais au moindre choc ils ne doivent plus être utilisés, ils peuvent être fragilisés par une chute sans que l’on s’en aperçoive

Ah et les légumes… bah oui vous pourriez avoir envie de jouer avec… pourquoi pas mais même bien rincés, mettez leur un préservatif… les légumes sont porteurs de pesticides et ce n’est pas bon pour la flore vaginale.

Il en va de même pour tout ce qu’on peut vouloir faire pénétrer dans vos orifices intimes, comme les crayons ou les baguettes chinoises en bois, l’hygiène est très loin d’être garantie, et il peut y avoir de petites échardes qui peuvent blesser.

Le fist, on se lave les mains avant (et après bien sûr), et on met toujours des gants chirurgicaux, les ongles doivent être courts et les mains vierges de toutes bagues.
Pour cette dernière pratique j’ai souvent vu des cams sur wyylde ou « les acteurs » pratiquaient le fist sans gants et avec des bagues aux doigts, j’ai aussi vu en soirée libertine des femmes fister avec des ongles longs… Et ce n’est pas parce qu’on se connait qu’on est en couple et seuls à la maison qu’il ne faut pas appliquer ces principes de précaution.

Je vais insister, mais ces manquements aux règles d’hygiène je les ai plus souvent vu dans le cadre libertin que BDSM…

 

• Bougies et fire play

Je vois de plus en plus de photos de ces jeux sur les sites libertins ça parait simple et facile, mais ça peut aussi être très dangereux. A l’époque où j’ai découvert les jeux de bougies il y en avait encore très peu et mes envies de ces plaisirs n’étaient pas liées au BDSM, j’avais juste remarqué que la chaleur me procurait une excitation.

Comme pour les jeux d’impact assurez-vous que la peau de votre partenaire est saine. Vous êtes débutant, n’utilisez que des bougies basse température.
Sur les photos vous avez vu que la bougie est très près du corps, n’essayez pas d’imiter… Commencez haut, testez la chaleur de la cire sur votre main et laissez-vous guider par votre partenaire, convenez d’un code (code valable pour tous les jeux), on utilise souvent les couleurs dans les jeux (vert = continue/encore • Orange = Doucement/ralenti • Rouge = STOP).

La personne qui reçoit la bougie doit être nue, surtout pas de bougie sur des culottes ou string en nylon même si c’est tentant la première fois, on pense que ça pourrait limiter la sensation de brulure comme une barrière protectrice… mais non la matière pourrait fondre et coller à la peau et même s’enflammer…
Il y a aussi quelque chose de très joli, mais que je déconseille aux débutants c’est de poser les bougies sur le corps, une bougie coincée entre les fesses par exemple. Il faut être capable de maitriser les réactions de sa/son partenaire pour éviter les accidents

Le fire play… C’est beau, c’est impressionnant ça donne envie… je ne vous donnerais pas d’explication sur la pratique, elle est dangereuse il faut impérativement être accompagné lorsque l’on débute, on ne doit pas essayer seuls.

 

• Les jeux de contrainte

Règle de sécurité numéro un, on ne laisse jamais une personne immobilisée seule et on doit s’assurer de faire attention à ne pas couper la circulation du sang avec des liens trop serrés que ce soit des menottes, des bracelets en cuir ou des cordes. Il y a des endroits du corps sur lesquels on ne doit pas exercer de pression.
Et même si vous l’avez vu sur des photos on ne passe JAMAIS une corde autour du cou !… Une mauvaise réaction de l’attaché.e, un geste brusque et cela peut se transformer en drame. Attention aussi à certains colliers d’acier très jolis mais à mon humble avis mal adaptés pour les jeux… Un geste brusque, on tire trop fort sur laisse et on peut porter un mauvais coup sur le larynx. Penser aussi aux risques d’allergie et d’œdème, ces collier s’ouvrent avec une clé, un code ou une clé allen, ça peut être long de libérer la personne qui s’étouffe, un collier de cuir se découpera plus facilement.
Comme pour les jeux d’impact je refuse que les cordes passent directement sur mon sexe, les cordes ne se désinfectent pas.

Vous êtes dans une soirée libertine et on vous propose de tester le shibari… Pourquoi pas, mais à la condition que le rigger soit expérimenté. Faire de jolis nœuds c’est une chose… bien réagir en cas de panique de l’encordé c’est tout autre chose… et peut-être la plus importante à mes yeux…

L’asphyxie érotique fait partie des jeux de contrainte, que ce soit par l’étranglement ou au moyen d’un sac sur la tête… La c’est simple je ne joue pas et je ne donnerais pas de conseil, je vous parlerais seulement des très gros risques que vous prendrez si vous voulez vous y essayer.
C’est une pratique très dangereuse qui peut entrainer la mort. Le jeu du foulard pratiqué par les gamins en est une variante, il y a eu assez de drames. À chaque fois que vous privez le cerveau d’oxygène vous détruisez des neurones, les conséquences de ce jeu sont invisibles à l’instant T, elles peuvent apparaitre bien des années plus tard et elles sont malheureusement irréversibles.

Je vous ai parlé des jeux que j’ai vu pratiquer dans le cadre du libertinage, je vais aussi vous parler un tout petit peu psychologie. Il faut avoir conscience que parfois ces jeux bien que désirés peuvent être mal vécus, faire appel à des événements douloureux de notre passé. Il est important de pouvoir en parler, si vous sentez votre partenaire mal à l’aise, si vous détectez “un problème” ne lui dites surtout pas “C’est toi qui a voulu ces jeux je n’ai fait que répondre à tes désirs”. Votre partenaire n’aura peut-être pas elle-même conscience de ce que cela a pu remuer chez elle. La première fois que j’ai reçu une fessée je me suis effondrée et je ne m’y attendais pas, cela a réveillé de mauvais souvenirs que j’avais occulté depuis des années.

J’ai aussi vu un homme très mal à l’aise lors d’une soirée libertine quand sa femme a voulu tester les jeux d’impact… Il était tenaillé entre deux sentiments contradictoires… Voir sa femme prendre du plaisir et voir un homme « la brutaliser » d’abord avec des martinets pour finir avec un fouet… Le dominant qui a joué sur sa femme s’en est aperçu et ils ont beaucoup discuté ensemble.

Certains jeux lorsqu’ils sont plus poussés et qu’on y est sensible provoquent une montée d’adrénaline et un bien-être, une impression de planer, une perte de connaissance qui peut impressionner ceux qui ne sont pas initiés… Et quand on plane… et bien à un moment il faut atterrir… Par deux fois en club libertin j’ai subi un atterrissage difficile, pas à cause des jeux, mais à cause de la foule trop présente, des personnes qui vous effleurent qui essaient de vous parler… Je me sentais agressée alors que je ne l’étais pas… Je devenais agressive alors que je venais de connaitre un plaisir très intense…

J’espère que je ne vous ai pas trop fait peur et que votre envie de jouer est toujours présente, ces jeux apportent beaucoup lorsqu’ils sont pratiqués en toute sécurité.

J’ai certainement oublié “des trucs”, je ne sais pas tout et ce que je vous propose est lié à ma propre expérience, d’autres n’appliqueront peut être pas les mêmes règles, ou en auront d’autres.

Si vos premières expériences vous ont plu et que vous avez envie d’aller plus loin, n’hésitez pas à vous renseigner et vous faire accompagner dans votre découverte. Dans toutes les régions il y a des munchs, des apéros, des associations qui vous accueilleront et pourront vous guider et répondre à vos interrogations.

J’ai découvert récemment une association qui fait de la prévention, PariS-M, n’hésitez pas à aller voir leur site et participer à leurs événements.

………………………………

ATTENTION

ALCOOL ET SUBSTANCES ILLICITES
NE FONT PAS BON MÉNAGE AVEC
LES JEUX DU DIVIN MARQUIS

………………………………

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2019 – Journal d’une bourgeoise délurée

 

 

Clubs contre soirées privées…

Je viens de découvrir que certains clubs ont décidé “d’éradiquer” les organisateurs de soirées privées… ERADIQUER, c’est fort comme mot…  je fais partie de ces derniers, je me sens donc concernée.

Leurs propos à notre encontre sont très violents

Je vais très rarement en club libertin, parfois pour y accompagner des amis, je ne m’y suis jamais senti à l’aise, je n’y ai jamais trouvé ma place, la plupart des clients de ces clubs sont des couples, on sent que tout est fait pour eux et rien que pour eux, ils suffit de regarder leurs sites pour s’en rendre compte, certes c’est souvent gratuit ou très peu cher pour les femmes seules ce qui me donne juste l’impression d’être un appât et je n’aime pas ça, et c’est aussi très cher pour les hommes seuls d’où le besoin des appâts que nous sommes pour convaincre ces messieurs de payer…

J’avais envie de m’amuser mais pas en club, en tout cas pas de la façon dont les clubs conçoivent le libertinage qui n’est rien d’autre que de l’échangisme entre couples hétéro, voir bi mais seulement si c’est madame qui est bi, et j’avais aussi envie d’être libre et ne pas me plier à des contraintes vestimentaires, comme pouvoir porter un pantalon si j’en ai envie.

J’ai accepté quelques invitations à des soirées privées, mais je ne suis jamais à l’aise en femme seule au milieu de beaucoup de couples, puis une soirée entre femmes, seulement entre femmes et là j’ai adoré, c’est tout ce que j’aimais, on sortait enfin des sentiers battus, c’était décalé, on était libre, libre d’être celle que l’on veut être, de fil en aiguille de causerie en causerie j’ai pu constater que je n’étais pas la seule à avoir envie d’autre chose que ce que l’on nous propose.

Et avec ma bande de copines on s’est mis à organiser nos propres soirées, des soirées qui n’existent pas ailleurs et des soirées que les clubs ne proposent pas.

D’abord des soirées 100% femmes, aucun homme n’y est accepté même le propriétaire des lieux que nous louons. Certains clubs ont essayé de nous approcher pour créer un partenariat. Nous avons toujours refusé, le premier son idée était de créer une soirée femmes, qu’elles s’amusent pendant 2 heures et qu’ensuite les hommes les rejoignent… ben voyons, une fois de plus on nous considère comme des appâts !… Les femmes qui participent à ces soirées veulent rester entre elles, 80% ont un mari ou un complice et c’est cette possibilité de rester et de jouer entre femmes sans le regard d’un homme qui leur plait, si il y avait des hommes elles ne viendraient pas.

Puis nous avons créé des soirées BDSM, parce que ce n’est pas évident pour des novices d’entrer dans ce monde, moi-même je n’y arrivais pas, l’étiquette de libertin nous ferme des portes, et il y a peu de club S/M à Paris. Et ne parlons pas des femmes seules qui n’osent pas se dévoiler. On a tenté et on a réussi, sur la première soirée beaucoup de femmes seules qui avaient une vraie envie de découvrir ce monde, dont certaines qui ont franchi le pas, et se sont laissées entrainer dans des jeux. Je ne suis pas certaine qu’elles auraient pu le faire en club, qu’elles se seraient laissées aller, qu’elles auraient seulement eu l’idée d’y aller, que quelqu’un aurait pris la peine de les présenter et de les mettre en confiance et en contact avec d’autres. Que les soumises des couples présents acceptent dans un club que leur Dominant joue avec une inconnue. Les soirées privées permettent ça. On est très attentive au casting, on réunit nos amis et on invite des nouveaux, curieux de se découvrir, des personnes avec qui nous passons du temps à les écouter, leur expliquer, connaitre leurs désirs, et leurs limites, sur les soirées nous sommes particulièrement attentives à eux.

Puis on a fait une soirée de toute les féminités, femmes, trav, trans, t-girls, une fois de plus aucun homme, c’était une soirée magique et on a très envie de recommencer.

Des idées, des envies de soirées on en a plein, mais pas un club ne nous accueillera à nos conditions, ils ne prendront pas le risque de ne pas gagner d’argent. Et nous on ne fait pas ça pour gagner notre vie ou arrondir nos fins de mois, on a toutes nos jobs, et il arrive qu’on y soit de notre poche. Ah ces désistements de dernière minute… Mais on s’en fiche, on est juste une bande de filles qui ont décidé de ne pas être des appâts, de faire ce qu’elles ont envie, les femmes peuvent venir en pantalon ou en chaussure plates si elles le veulent. Et en tant qu’organisatrices privées on peut choisir qui participent, on mise avant tout sur l’humain. On se fiche complètement du portefeuille de ces messieurs, chez nous la PAF est la même pour tous, ça paye la location du lieu, un vigile, et quelques bouteilles de champagne pour offrir le premier verre le temps que celles apportées par les participants soient fraîches. Les hommes payent la même chose que les femmes et tout le monde apprécie, ça ne rebute pas les femmes bien au contraire, on se fiche du portefeuille de ces messieurs, ce n’est pas un critère de qualité, nous préférons miser sur des hommes qui ont moins de moyens et qui n’apporteront qu’une bonne bouteille de vin blanc, mais qui sont respectueux et bons joueurs.

Et autre chose, pour avoir été à plusieurs reprises en club, on voit un peu trop les mêmes profils… même tranche d’âge… même physique… même look… je me suis déjà fait refouler avec un ami… j’ai très bien compris que nous étions beaucoup trop vieux pour la clientèle… On préfère avoir de la chair fraîche… Des bombasses et des tablettes de chocolats… certains clubs sont très élitistes… donc si vous êtes trop rock, trop gros, trop vieux, trop bronzés… Et je ne parle même pas des hommes bi ou des gays… N’espérez même pas entrer.

Alors mesdames et messieurs les patron.ne.s de clubs vouloir « éradiquer » les organisateurs privés ne fera pas revenir votre clientèle. Au lieu de dépenser inutilement votre énergie à vouloir nous faire disparaitre, posez-vous les bonnes questions, et participez avec nous au libertinage d’aujourd’hui, arrêtez de penser que le couple hétéro de base avec madame « bi curieuse » est le modèle libertin, ouvrez votre esprit, regardez ce qui se passe autour de vous, inventez innovez, prenez des risques.

Nos soirées plaisent, on nous demande souvent à quand la prochaine…Émotionnellement c’est souvent difficile, épuisant, on bosse la journée et le soir on s’occupe de l’organisation de la soirée. Parfois il faut dire non, dire non à nos amis qui ont envie de revenir parce qu’on veut aussi donner la possibilité à d’autres de participer. C’est pas si simple d’organiser une soirée on en fait peu une par trimestre selon les disponibilités de chacune et on donne beaucoup de nous mêmes juste par plaisir de créer de belles rencontres. Et il en est de mêmes pour tous les organisateurs et organisatrices privées que je connais, ils font ça pour le plaisir. Et nous aussi nous sommes d’une certaine façon en concurrence, et quand il y a une grosse soirée en face de la notre on est forcément un peu inquiet on doit pouvoir couvrir les frais, mais on ne se fait pas la guerre, au contraire la concurrence permet de s’améliorer et d’innover, elle est un moteur.

Je suis tout à fait consciente que vous avez des frais que nous n’avons pas. Mais une chose est sure ce n’est pas en « chassant » les soirées privées que vous récupérerez une clientèle. Le libertinage a changé, il est temps que vous changiez vous aussi si vous voulez survivre.

 

Sans rancune

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

MaryssaRachel

Je vais vous parler d’une femme… mon gros coup de cœur de cette année 2018.

Je l’ai découverte au hasard de mes balades sur facebook, certainement grâce à un partage d’un de mes amis, je ne sais plus, elle annonçait la sortie prochaine de son livre.

Mais elle ne l’annonçait pas en mode “stratégie de maison d’édition“

NON, c’était différent… pas commercial… étrange… attirant… rentre dedans…

Des extraits de son livre lu par ELLE, mis en image par ELLE, ELLE sur l’image…

Il se dégageait une impression de grande solitude…

On imagine qu’un auteur est entouré d’une bande de communicants lorsqu’il sort un livre, que ces professionnels s’occupent de toute la promotion…

Avec elle pour la première fois j’ai vu autre chose, certes elle avait une maison d’édition, mais sa présence ne se faisait pas sentir, je ne sais pas ce qui a été convenu entre eux mais ce que je voyais moi de l’autre côté de mon petit écran c’était « Ok, on te publie, mais pour le reste tu te démerdes »… je me trompe peut être… Mais je pense que je ne suis pas la seule à avoir ressenti ça, on était plusieurs à partager ses posts, à avoir envie de l’aider pour sa promo, lui faire du “buzz”, pourtant le livre n’était pas encore sorti, nous ne l’avions pas lu, en tout cas moi jamais, mais on croyait en elle et en son talent.

J’y ai cru, j’ai commandé ce fameux livre “Outrage”, je l’ai lu, il m’a pris aux tripes comme peu de livres l’on fait.

Il y a quelque chose de puissant chez cette femme, une écriture authentique, comme elle.

J’ai terminé “Outrage” et j’ai commandé “Décousue” qui est le premier tome de l’histoire de Rose.

J’aurais pu refermer ses livres, les ranger et oublier cet auteur, et simplement la retrouver lors de la sortie de son prochain roman.

Mais non… Il s’était passé quelque chose d’inexplicable…

Et je savais qu’un jour nos routes se croiseraient, et pas juste une vague rencontre de 10 minute sur une dédicace… Non c’était autre chose… Une amitié naissante…

Depuis je pense toujours à Rose, j’attends de ses nouvelles, j’attends le troisième tome.

En mai de cette année j’ai participé au week-end embrassez qui vous voulez au Cap d’Agde, je devais venir accompagnée. Ma première idée était un homme pour profiter un maximum de ce week-end de détente, mais je n’arrivais pas à choisir LE bon partenaire pour cet événement.

Depuis un moment l’idée d’inviter Maryssa faisait son chemin, j’en ai parlé à Laslo Sardanapale, l’organisateur. Je voulais qu’il valide la proposition que je voulais faire à Maryssa, participer à cet événement en tant qu’auteur, qu’elle serait mon invitée.

Je voulais tenter, même s’il y avait peu de chance qu’elle accepte, après tout elle ne me connaissait pas, et aurait pu se méfier d’une nana croisée sur internet qui lui propose de partager sa chambre…

Il faut reconnaitre que c’est moyen… mais qui ne tente rien n’a rien !

Et à ma grande surprise, elle a accepté.

En attendant ce fameux week-end nous avons continué à échangé par post interposé et parfois par téléphone, rarement mais je crois sans prétention qu’un petit lien commençait à se tisser entre nous.

Avant le Cap, Maryssa a commencé à poster quelques photos pour relancer son activité de photographe, une autre facette que je découvrais d’elle.

Je ne raconterais pas le week-end je l’ai déjà fait, ni notre très belle soirée que nous avons passé avec Sab et Fanny ses amies, des amies géniales, à son image.

Maryssa était là en tant qu’auteur, mais son œil de photographe était présent,

J’aime la photo et dans ma vie pro j’ai souvent eu l’occasion de travailler avec des photographes, et je pense savoir reconnaitre un vrai photographe.

Je voyais une Maryssa “shooter intellectuellement” cet événement, une Maryssa passionnée par son métier, frustrée de ne pas avoir son boitier.

Je ne savais pas si elle serait capable se shooter ce type d’événement, chaque photographe a des domaines dans lesquels il se sent plus à l’aise, certains feront du culinaire, d’autres de la mode, d’autres de la macro, d’autres de la photo d’art…

Photographier un événement libertin ce n’est pas simple, il faut avoir l’œil partout, être discret, ne pas déranger les jeux, ne pas être mal à l’aise, se faire oublier…

Bref, J’ai cru en son talent d’auteur sans avoir jamais lu autre chose que quelques extraits, et j’ai aussi cru en son talent de photographe simplement en ayant vu quelques portraits et surtout en l’ayant vu évoluer ELLE au milieu de tous ces libertins.

Quelques jours après le week-end, j’en ai discuté avec Laslo Sardanapale, j’avais envie qu’il la prenne comme un des photographes officiels sur l’événement de clôture de septembre.

Il a accepté.

Elle est venue, elle a shooté, elle n’a pas arrêté, prenant sur 3 jours des centaines de photos, sans tomber dans le piège de ce type d’événement, elle ne s’est pas comportée comme un paparazzo, non…

Maryssa est de la race de ses grands reporters de guerre, armée de leur boitier, se faufilant au cœur de l’action, à l’affût, n’hésitant pas à se mettre à plat ventre, mitraillant pour avoir le meilleur angle, pour ne rien rater, pour montrer la réalité du terrain. De ceux dont on se souvient des clichés, des clichés qui nous ont marqués.

 

Maryssa est de ceux-là, et comme eux lorsque qu’elle range son appareil, son travail n’est pas terminé, elle doit développer les RAW, trier les photos, les sélectionner, parfois retoucher quelques lumières sur des clichés qui en manquaient ou en avaient trop, en studio on règle les éclairages, on fait des tests, mais sur un événement un photographe dépend de la lumière naturelle ou artificielle, et cette dernière est loin d’être une amie…

Depuis le week-end j’ai enfin pu voir quelques-unes de ses photos.

Pffffffffff…………

Heureusement que j’étais assise, je vais être franche, je ne m’attendais pas du tout à ça…

Elle m’a bluffée, il y a autant d’émotion dans ses photos que dans ses textes

Maryssa est une véritable artiste qui possède plusieurs cordes à son arc.

J’admire le talent de cette femme.

Merci Mitsouko de m’avoir permis de rencontrer cette créature que l’on pourrait croire imaginaire tellement elle est fantastique. Maryssa a ce supplément d’âme qui met de la couleur dans votre vie lorsque vous avez la chance de croiser sa route

Laslo Sardanapale

Vous pouvez suivre Maryssa Rachel sur deux pages facebook

Maryssa Rachel – Photographe

Maryssa Rachel – Auteur

LeonaWinter

Plus de photos

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

Tolerance-et-ouverture-esprit

La tolérance et l’ouverture d’esprit passent aussi par l’acceptation de ceux qui ne comprennent pas nos pratiques, et peuvent être choqués, voire ulcérés…

Je l’ai été moi-même lorsque je me suis inscrite sur les sites libertins et que je suis tombée sur certaines photos, des photos difficiles à regarder quand on ne connait pas le monde du S/M, qu’on y est pas préparé, des photos qui m’ont révoltées. Et je parle bien de S/M et pas de BDSM. Depuis j’ai évoluée et j’ai eu la chance de pouvoir échanger avec des personnes tolérantes qui comprenaient que de telles photos puissent déranger le commun des mortels.

Ce matin je suis tombé sur un post d’un couple qui a reçu en privé un message de la part d’un autre couple qui a été choqué par ses photos, un message virulent et pas très sympathique. J’ai déjà reçu ce même type de message d’un homme qui m’accusait de donner une image avilissante de la femme pour une photo de petplay que j’avais posté. J’ai pris le parti d’échanger avec lui et de lui expliquer. Je ne l’ai pas convaincu mais il s’est apaisé.

Ce couple a été blessé par la teneur du message et je le comprends tout à fait, c’est un couple que je suis et j’adore leurs photos, ils sont sublimes, elle porte les marques qui lui ont été infligées par son Dom avec fierté, de sublimes marques de fouet, de badines ou de cannes anglaises… Et quand on sait on comprend ce que ces marques représentent pour elle, leur importance.

Ce qui m’a dérangée ce n’est pas la colère bien légitime de ce couple quand on se fait insulter, mais certaines réponses à ce post, et des réponses faites par des membres de la communauté BDSM qui déplorent le manque d’ouverture d’esprit des libertins… Et la moi je rigole… pour avoir lu ces mêmes personnes critiquer les libertins sur facebook dans des groupes BDSM, écrire qu’il ne fallait pas se mélanger, des personnes parfois méprisantes avec ce que je vais appeler le « BDSM soft ou libertin » qui serait composé de fausses soumises, de collectionneuse de dom ou de kékédoms…

Messieurs arrêtez d’être hypocrite !…

Juste une petite question, vous faites quoi sur ces sites ? Vos courses ?
Vous avez un petit creux, alors vous venez chercher un petit macdo qui callera votre besoin en attendant de trouver votre caviar ?

Vous réclamez la tolérance et l’ouverture d’esprit sur vos pratiques que certain.e.s jugent dangereuses, avilissantes, etc… Commencez vous par faire preuve de tolérance et ne venez pas donner des leçons aux libertins sur ce qu’est la tolérance, vous avez bien assez à faire dans vos propres groupes !…

Et si vous avez continué à me lire, réfléchissez 5 mn et mettez-vous à la place de ces personnes, n’oubliez pas que vous êtes sur un site libertin et pas S/M ou BDSM, n’oubliez pas que la majorité de ces personnes n’ont aucune connaissance de ces pratiques, pour la majorité d’entre eux leur seule pratique est l’échangisme, voire le triolisme quand ils arrivent à trouver un tiers. Acceptez qu’ils puissent être choqués. Acceptez que leur pratique du D/s ne soit qu’un simple jeu sexuel.

J’ai changé, mon esprit s’est ouvert, mais j’ai encore des hauts le cœur en voyant certaines pratiques, des envies de vomir, des envies d’intervenir et de faire entendre raison à la personne qui joue, parce que j’estime qu’elle se met en danger, et que toute personne normalement constitué et qui ne se fiche pas des autres quand elle pense qu’autrui est en danger se sent le devoir de le dire et d’intervenir.

Les limites ne sont pas seulement dans ce que nous pouvons pratiquer, elles sont aussi faites de ce que nous pouvons accepter de voir quand on nous l’impose, comme certaines photos ou vidéos sur les sites, et oui ce serait si simple de passer à la prochaine fiche, mais non on garde à l’esprit certaines images. Moi quand je vois des suspensions par des crochets de boucher j’ai envie de gerber et je ne peux pas m’empêcher de penser qu’ils sont tarés. Quand je vois de la zoophilie sur ces sites qui m’est imposé par des textes ou des photos, même si cela reste suggestif quand je recherche un contact et que je tombe sur ce type de fiche, je vais gerber, et je ne m’attends pas à voir ce type d’images sur un site libertin, alors oui mon ouverture d’esprit et ma tolérance ont des limites

Et par pitié, soyez tolérants dans vos groupes envers les libertins qui viennent à vous, curieux de découvrir et d’apprendre et peut être vous trouverez parmi eux des perles ou votre graal

A toutes mes belles rencontres D/s qui ont accepté mon rejet de ce monde et qui m’ont ouvert leur âme et leur cœur, qui ont fait de moi celle que je suis aujourd’hui, une femme qui ne s’est jamais vraiment sentie libertine, mais qui devait passer par le libertinage pour comprendre sa libido et découvrir ce monde magnifique le BDSM qui est aujourd’hui le mien, n’en déplaise aux puristes

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée