Tolerance-et-ouverture-esprit

La tolérance et l’ouverture d’esprit passent aussi par l’acceptation de ceux qui ne comprennent pas nos pratiques, et peuvent être choqués, voire ulcérés…

Je l’ai été moi-même lorsque je me suis inscrite sur les sites libertins et que je suis tombée sur certaines photos, des photos difficiles à regarder quand on ne connait pas le monde du S/M, qu’on y est pas préparé, des photos qui m’ont révoltées. Et je parle bien de S/M et pas de BDSM. Depuis j’ai évoluée et j’ai eu la chance de pouvoir échanger avec des personnes tolérantes qui comprenaient que de telles photos puissent déranger le commun des mortels.

Ce matin je suis tombé sur un post d’un couple qui a reçu en privé un message de la part d’un autre couple qui a été choqué par ses photos, un message virulent et pas très sympathique. J’ai déjà reçu ce même type de message d’un homme qui m’accusait de donner une image avilissante de la femme pour une photo de petplay que j’avais posté. J’ai pris le parti d’échanger avec lui et de lui expliquer. Je ne l’ai pas convaincu mais il s’est apaisé.

Ce couple a été blessé par la teneur du message et je le comprends tout à fait, c’est un couple que je suis et j’adore leurs photos, ils sont sublimes, elle porte les marques qui lui ont été infligées par son Dom avec fierté, de sublimes marques de fouet, de badines ou de cannes anglaises… Et quand on sait on comprend ce que ces marques représentent pour elle, leur importance.

Ce qui m’a dérangée ce n’est pas la colère bien légitime de ce couple quand on se fait insulter, mais certaines réponses à ce post, et des réponses faites par des membres de la communauté BDSM qui déplorent le manque d’ouverture d’esprit des libertins… Et la moi je rigole… pour avoir lu ces mêmes personnes critiquer les libertins sur facebook dans des groupes BDSM, écrire qu’il ne fallait pas se mélanger, des personnes parfois méprisantes avec ce que je vais appeler le « BDSM soft ou libertin » qui serait composé de fausses soumises, de collectionneuse de dom ou de kékédoms…

Messieurs arrêtez d’être hypocrite !…

Juste une petite question, vous faites quoi sur ces sites ? Vos courses ?
Vous avez un petit creux, alors vous venez chercher un petit macdo qui callera votre besoin en attendant de trouver votre caviar ?

Vous réclamez la tolérance et l’ouverture d’esprit sur vos pratiques que certain.e.s jugent dangereuses, avilissantes, etc… Commencez vous par faire preuve de tolérance et ne venez pas donner des leçons aux libertins sur ce qu’est la tolérance, vous avez bien assez à faire dans vos propres groupes !…

Et si vous avez continué à me lire, réfléchissez 5 mn et mettez-vous à la place de ces personnes, n’oubliez pas que vous êtes sur un site libertin et pas S/M ou BDSM, n’oubliez pas que la majorité de ces personnes n’ont aucune connaissance de ces pratiques, pour la majorité d’entre eux leur seule pratique est l’échangisme, voire le triolisme quand ils arrivent à trouver un tiers. Acceptez qu’ils puissent être choqués. Acceptez que leur pratique du D/s ne soit qu’un simple jeu sexuel.

J’ai changé, mon esprit s’est ouvert, mais j’ai encore des hauts le cœur en voyant certaines pratiques, des envies de vomir, des envies d’intervenir et de faire entendre raison à la personne qui joue, parce que j’estime qu’elle se met en danger, et que toute personne normalement constitué et qui ne se fiche pas des autres quand elle pense qu’autrui est en danger se sent le devoir de le dire et d’intervenir.

Les limites ne sont pas seulement dans ce que nous pouvons pratiquer, elles sont aussi faites de ce que nous pouvons accepter de voir quand on nous l’impose, comme certaines photos ou vidéos sur les sites, et oui ce serait si simple de passer à la prochaine fiche, mais non on garde à l’esprit certaines images. Moi quand je vois des suspensions par des crochets de boucher j’ai envie de gerber et je ne peux pas m’empêcher de penser qu’ils sont tarés. Quand je vois de la zoophilie sur ces sites qui m’est imposé par des textes ou des photos, même si cela reste suggestif quand je recherche un contact et que je tombe sur ce type de fiche, je vais gerber, et je ne m’attends pas à voir ce type d’images sur un site libertin, alors oui mon ouverture d’esprit et ma tolérance ont des limites

Et par pitié, soyez tolérants dans vos groupes envers les libertins qui viennent à vous, curieux de découvrir et d’apprendre et peut être vous trouverez parmi eux des perles ou votre graal

A toutes mes belles rencontres D/s qui ont accepté mon rejet de ce monde et qui m’ont ouvert leur âme et leur cœur, qui ont fait de moi celle que je suis aujourd’hui, une femme qui ne s’est jamais vraiment sentie libertine, mais qui devait passer par le libertinage pour comprendre sa libido et découvrir ce monde magnifique le BDSM qui est aujourd’hui le mien, n’en déplaise aux puristes

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

Attaches-moi

Je vais vous parler d’un sujet que je ne connais pas bien…

Les cordes, le shibari, le kinbaku, le bondage, etc… Donnez à cette pratique le nom que vous souhaitez.

Récemment on en a beaucoup entendu parler et malheureusement pas en bien, cet article n’est pas là pour dire ce qui doit être fait et comment le faire, je n’ai aucune légitimité pour cela et je n’utiliserais pas les bons termes, je préfère choisir ceux qui sont compréhensibles de tous.

J’ai juste envie de vous parler de mon ressenti par rapport aux cordes, comment j’ai vécu un premier essai et ce qu’elles évoquent chez moi.

J’ai découvert le shibari dans le cadre du libertinage, avant je n’en avais jamais entendu parler, d’abord par mon partenaire de jeu de l’époque qui pratiquait un peu, puis lors d’une soirée sur une péniche. Un encordeur était présent pour faire un show et attacher celles et ceux qui avait envie d’essayer.

J’avais déjà été attachée par mon partenaire au sol, une expérience que j’ai voulue mais que je n’ai pas bien vécu.  J’ai pris sur moi, je me suis sentie oppressée et ça a fait remonter de mauvais souvenirs que j’avais rangé bien au fond de mon crâne.

Ensuite j’ai oublié, pensant que les cordes ce n’est pas pour moi, sans aucune envie de tester. J’assistais à des shows lors de soirée mais ça ne réveillait rien en moi, ni rejet ni envie, c’était juste un spectacle.

Puis il y a eu toutes ces histoires autour de la place des cordes que l’on a pu lire sur facebook, fetlife et autres réseaux sociaux. Grâce ou à cause de ça j’ai appris que les cordes pouvaient être pratiquées de différentes façons, jusqu’à ce jour pour moi c’était seulement du Bondage, une des nombreuses disciplines du BDSM.

J’y ai réfléchi, j’ai essayé de comprendre, je me suis projetée, je me suis mise en situation et je sais que certaines et certains ne comprendront peut-être pas ma façon de voir cette pratique et la rejetteront.

Quand j’ai découvert cette pratique dans ma tête c’était clair il y a quelque chose de sexuel  et c’est quelque chose que je recherche comme dans toutes pratique D/s comme les bougies ou les outils d’impact j’en ai besoin, et si je me faisais encorder sans sexe ça n »est pas grave je serais peut être frustrée mais je m’en remettrais très bien, par contre d’autres femmes qui sont venues aux cordes par d’autres univers n’avaient pas forcément conscience de cet aspect sexuel qu’il peut y avoir malgré toute la volonté de ne pas aller sur ce chemin de l’encordeur, ou même de la proximité qu’il y allait y avoir avec celui-ci, alors même qu’il ne s’approche pas de ses zones intimes, il touche quand même votre corps et cela peut être déstabilisant pour certaines femmes qui se retrouvent dans une position de « prisonnières » et ne savent peut être pas exprimer leur malaise.…

Dans ma vision, il y a quelque chose de très intime dans les cordes, de la sensualité et du sexuel. Une proximité entre l’encordeur et le modèle que celui-ci soit nu ou habillé. Les mains de l’encordeur vous touchent et peu importe l’endroit, même s’il évite certaines zones, le reste du corps est sollicité et peut réagir. C’est quelque chose qui peut être très déstabilisant quand on ne s’y attend pas quand on n’y est pas préparé. J’ai lu à plusieurs reprises qu’on pouvait faire des cordes sans sexe, et cette phrase me dérange…

Le sexe ce n’est pas que cunni, pénétration et fellation, le sexe c’est aussi cérébral, c’est avant tout cérébral, c’est aussi des réactions du corps que l’on n’a peut être pas anticipé, une excitation que l’on n’attendait pas. Ce sont des sensations bien agréables quand on les recherche mais qui peuvent être très mal vécues si elles s’imposent à nous. C’est quelque chose que j’ai vécu à cause d’un mal de dos, et c’est comme ça que j’ai découvert le plaisir dans la douleur, j’avais honte, je n’ai pas pu en parler ni à mon médecin ni à mon kiné.

J’ai imaginé une telle situation, une femme qui entend parler de shibari, elle voit des photos ça lui plait elle a envie d’essayer, elle se renseigne un peu et va dans un cours, elle peut être accompagnée de son mari, ils échangent avec l’encordeur qui va leur expliquer comment cela va se passer sans évoquer des sensations ou un plaisir sexuel qu’elle pourrait ressentir… Elle est habillée, les mains de l’encordeur touchent son corps sans jamais s’approcher des parties génitales, elle ressent du plaisir, une excitation, son entrejambe devient humide, elle se sent gênée, elle peut très mal le vivre, voire culpabiliser vis-à-vis de son mari présent qui a pu s’ apercevoir de son état d’excitation.  Comment lui expliquer… Lui comment le vit-il…  Elle peut penser que l’encordeur a eu des gestes déplacés qui auraient provoqué cet état. Attention je ne minimise pas les vrais abus qu’il y a eu dans cette pratique ce n’est pas mon propos, je veux juste mettre en avant l’aspect sexuel des cordes que beaucoup ont tendance à vouloir gommer ces derniers temps.

Jusqu’à présent je n’avais jamais eu envie d’être encordée, même si j’aime la contrainte et que je la recherche, dans les cordes j’aurais pu perdre une maitrise que je n’étais pas prête à abandonner. Mais en début d’année, j’étais invitée à l’anniversaire d’une amie, c’était une soirée BDSM, ce moment m’a donné envie de moi aussi me faire prendre dans les cordes.

Je l’ai vu jouir, sans aucun geste déplacé de la part de l’encordeur, son corps a simplement réagi, et rien d’étonnant à cela cette femme est un pur bonheur pour celui ou celle qui joue avec, c’est une vraie boule de plaisir. Quand il a commencé à la détacher chaque frottement des cordes sur sa peau la faisait vibrer. Il l’a prise dans ses bras et ils sont restés un long moment comme ça le temps qu’elle redescende, son corps continuait à jouir sans que qui que ce soit la touche, c’était un moment magique, nous étions une petite vingtaine silencieux, respectueux et honorés d’avoir pu assister à cette séance de cordes.

Quand je parle de sexe dans les cordes, je ne parle pas du rapport sexuel tel qu’on le conçoit, pour avoir vu des encordeurs après une séance ils sont vidés, mais je suppose que cela peut aussi se pratiquer, personnellement je n’aimerais pas, la sexualité que j’évoque est tout autre, une sexualité plus proche des jeux D/s.

J’ai rencontré des couples D/s et ce que j’aime dans ces rencontres c’est le plaisir que je peux donner à la soumise en collaboration avec son Dom par des jeux de domination, de bougie ou de flogger , pour moi il n’y a pas de sexe et je n’en veux pas, mais j’éprouve un vrai plaisir de voir et d’avoir fait décoller cette personne, c’est très cérébral et je n’ai pas besoin de plus, je ne veux surtout pas plus ça banaliserait ce moment rare et très particulier.

C’est de cette façon que je perçois la pratique des cordes.

Alors peut être que ma vision est liée à mes pratiques sexuelles, mais j’ai du mal à voir les cordes comme une simple discipline sportive, méditative ou artistique, je n’arrive pas à séparer les cordes du sexe, et je trouve ça juste magnifique.

Avant de publier ce texte j’ai demandé à un de mes amis qui pratique les cordes de le lire, j’avais besoin d’avoir un avis.

Voila sa réponse

Les cordes nous rappellent que nous ne formons qu’un avec notre corps.

Notre société à tendance à vouloir tout séparer, nous serions untel au bureau et un autre à la maison, untel au lit avec son conjoint et un autre avec un amant….

En fait nous sommes UN et la prise de possession d’un corps par les cordes fera appel à tous nos sens.

Contrainte physique, ressentie comme dure ou agréable en fonction de chacun.

Contrainte de l’esprit qui perd la maîtrise de son corps (défendant), ressentie par certains comme le préalable au lâcher prise et par d’autres comme un sentiment contre lequel il faut lutter (ne rien lâcher et rester maître de soi…  ne pas partir dans les cordes… sans intérêt donc !).

Réveil des sens… tous les sens… et le sexe en fait partie intégrante.

Les prudes qui viennent dans les cordes en encordeurs ou en modèles disant “il n’y a pas de sexe” sont à mon sens, soit des menteurs (qui se mentent à eux même avant tout) soit des inconscients qui ne savent pas ce qui se joue et ce qui est en œuvre dans la fusion d’un corps et des cordes.

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Vous voulez en savoir plus sur le Shibari et pourquoi pas prendre des cours ?
N’hésitez pas à contacter Pierre Jmbond, je vous le recommande

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Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

Ces obscurs objets de plaisir

Photo : caresse de cuir

J’aime les belles choses, et certains diront que j’ai des goûts de luxe. Oui c’est vrai, mais mon luxe n’est pas fait de logos et de marques, j’aime avant tout la qualité d’un produit et que celui-ci corresponde à mes attentes et mes besoins, je peux payer très cher certaines pièces si j’estime qu’elles en valent la peine et je suis incapable de mettre 10 ou 20 euros dans une pièce que je considère comme une daube, même pour une soirée.

Quand j’ai commencé le golf, j’ai tout de suite été passionnée par ce sport, je devais acheter du matériel, j’avais plusieurs options, la première acheter une série basique pour débutant, mais je savais que je serais très vite frustrée et qu’elle finirait rapidement au fond du garage pour être remplacée par d’autres clubs, j’ai donc testé plusieurs produits et j’ai fait le choix d’acquérir mes clubs un par un, à mon rythme, j’ai pu composer une belle série parfaitement adaptée à mes besoins.

Il en est de même pour mes accessoires de jeux. Depuis trois ans j’ai commencé à acheter ce dont j’avais besoin et envie, en misant sur la qualité des produits, et je ne le regrette pas, je les ai toujours et j’en suis très satisfaite.

Mais j’ai fait l’erreur sur les jeux d’impact d’acheter dans le commerce… comme une cravache dont je ne me sers jamais, au final elle est juste là pour faire jolie… Et un martinet que j’aime beaucoup en terme de sensation mais le manche n’est pas adapté à ma main.

Depuis pour ce type de produits et en particulier pour les jeux d’impact je ne m’adresse plus qu’à des artisans, tout simplement parce que ces personnes sont à l’écoute de mes besoins et qu’ils sauront me conseiller.

Quand vous achetez un vêtement vous le prenez à votre taille, et c’est exactement la même chose pour un martinet, une cravache ou un fouet. Une femme d’1,60 m aura besoin d’une cravache plus courte qu’un homme d’1,90 m, même si la tête et la même.

certaines personnes voudront être proches de leur sujet et d’autres plus éloignées.

Tout comme mes clubs de golfs, selon ma façon de jouer, j’ai besoin que mes martinets soient adaptés à ma morphologie et à mon intention de jeu. Je dois les avoir parfaitement en main, qu’ils ne soient ni trop légers ni trop lourds, et avoir la longueur de lanières idéale pour rester proche de mon sujet, tout en gardant une certaine distance pour ne pas risquer de le frapper avec le manche, la distance pour moi est importante pour que je puisse alterner l’impact et la caresse de ma main, sans avoir à me rapprocher et risquer un moment de flottement qui pourrait faire redescendre mon sujet.

J’en parle en connaissance de cause pour être aussi sujet, et un sujet qui peut redescendre très rapidement, il me suffit d’un “temps mort” surtout dans une soirée et je peux très vite être déconcentrée, celui qui manipule ces jouets d’impact doit en permanence être en contact avec moi.

Un flogger non adapté pourra devenir pénible à utiliser pour le ou la Dom, mais pour le ou la sub aussi, l’impact ne provoquera pas les sensations voulues, elles peuvent même être désagréables, j’ai le souvenir d’un Dom dont les lanières des martinets étaient beaucoup trop longues, non seulement ce n’était pas agréable mais c’était ennuyeux, j’ai d’ailleurs essayé ces martinets, la seule chose que je suis arrivé à faire c’est me fouetter le visage chaque fois que je croisais.

J’ai eu l’occasion d’avoir différents fouets en mains, dont un fouet fabriqué par un artisan renommé et d’autres venant de supermarchés de l’érotisme, ça n’a rien de comparable, on ressent de vraies émotions quand on tient cet objet tressé à la main, un objet parfaitement équilibré, qui fait corps avec vous, qui est le prolongement de votre bras, le mouvement est fluide sans aucun effort, c’est juste une merveille. Et c’est ces sensations que je retrouve lorsque je commande mes jouets chez mes artisans.

Quand on achète de tels objets, il faut avant tout savoir ce que l’on veut en faire, quelles sensations on veut provoquer, pour qui, penser à la personne qui va recevoir les impacts, car même si ce sont vos jouets, ces objets sont d’abord destinés aux plaisirs de votre sub.

Alors certes vous trouverez dans la grande distribution du marché de l’érotisme des tas de jouets plus ou moins chers, mais aucun de ces jouets n’aura été fabriqué pour vous, par une personne qui aura donné de son temps pour vous découvrir, qui aura compris vos intentions et qui saura à qui il est destiné quand il le fabriquera.

Ce n’est pas une fabrication à la chaine, ce jouet est unique, il est empreint de votre personnalité, issu de l’échange que vous aurez eu avec cet artisan.

Tous ces jouets fabriqués par des artisans possèdent une âme

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T-Girls

Quand on parle sexualité, on parle le plus souvent des celles des hommes et des femmes, très rarement de celles des T-girls, T-boy (travesti, transgenre, transsexuel, etc…)

Depuis que je suis dans le monde libertin je me suis aperçu qu’il y avait une complète méconnaissance du 3ème genre dans toute sa diversité.

Dans les soirées la plupart du temps nous croisons des T-girls c’est-à-dire un masculin qui devient féminin, mais très rarement l’inverse. Je ne parlerais donc que de celles que je connais les T-girls.

Je me suis intéressée à ce qu’elles sont, interrogée sur les difficultés qu’elles peuvent rencontrer au quotidien, mais jamais à leurs sexualités, pour moi c’était évident qu’elles pouvaient être aussi diverses et variées que celles des femmes ou des hommes.

Mais ce qui est évident pour moi ne l’est pas pour tous

La première fois que je m’en suis aperçu c’est lors d’une soirée que nous avons organisé avec mes amies, une soirée de toute les féminités qui réunissait femmes, travestis, et transsexuelles, qu’elles soient hormonées ou non, opérées ou non.

Une de nos participantes n’avait pas compris ce qu’était un travesti, pour elle c’était des hommes “impuissants” qui aiment se « déguiser » en femme, elle ne savait pas qu’il pouvait prendre une femme comme « un homme » (je reprends ses propos) …

Et lorsqu’elle a vu l’un d’eux pénétrer une femme elle a été “choquée”.

Quand elle l’a croisé dans l’escalier du loft où se déroulait la soirée, elle lui a arraché sa perruque en lui disant « toi tu es un escroc tu as réussi à entrer »…

Nous avons géré cet incident, et heureusement tout et bien qui finit bien, elle s’est excusée auprès de nous et de notre adorable T-girls

Mais c’est aussi vrai que dans le monde libertin, certains pensent que des hommes se travestissent juste pour pouvoir approcher les femmes.

Et certaines transsexuelles rejettent les travestis, l’une d’elle que j’avais invité pour cette soirée m’a répondu

« j’espère que vous ne faites pas l’erreur comme beaucoup d’organisateurs d’inviter des travestis qui ne sont que des hommes qui se déguisent en femme et non pas de vraies femmes comme moi ».

J’ai trouvé ça dommage, mais tant pis pour elle, elle s’est privée d’une très jolie soirée.

Mais oui certains hommes essaient de se déguiser en femme pour nous approcher, ça existe mais ça ne fonctionne pas, ils ne sont pas crédibles et on les repère très vite.

Etre travesti ce n’est pas seulement porter une robe et des talons le temps d’une soirée. Etre travesti c’est aimer être femme, penser comme une femme, agir comme une femme.

Certains assument totalement leur “IL“ et leur“ ELLE“, ils sont des hommes et ne souhaitent pas devenir une femme, ils ne couchent qu’avec des femmes, et d’autres mènent une vie tout à fait conventionnelle d’homme hétéro, mais lorsqu’ils se transforment en ELLE, ils ne rencontreront que des hommes, ils pourront être actifs et/ou passifs, et il y a ceux qui sont totalement bi, ils peuvent rencontrer hommes et femmes.

Et je vous vois venir… certains d’entre vous vont penser que ce sont des homosexuels refoulés… Et bien non, oui il y a une part d’homosexualité puisque c’est un homme travesti qui rencontre un autre homme, mais ce ne sont pas des homosexuels refoulés, leur plaisir est avant tout celui de devenir une femme le temps d’une soirée, ces travestis n’ont aucun désir pour un homme lorsqu’ils sont en ”IL“. Le désir qu’il pourrait éprouver pour un homme sera celui de leur “ELLE”.

Et que l’attirance sexuelle de leur “ELLE” aille vers les hommes ou les femmes ou les T-girls, beaucoup d’entre eux sont des hommes ayant une activité sexuelle très conventionnelle avec les femmes

Les travestis peuvent devenir ELLES à tout moment, dès qu’ils en ressentent l’envie. Ils ne sont pas des hommes qui se « déguisent » en femme, ils ont un ELLE en eux.

Les travestis, les transsexuelles ou les transgenres ont une garde-robe bien remplie et pas seulement pour aller en soirée libertine. Elles ont beaucoup de copines, des femmes qui les traitent en amie avec qui elles ont du plaisir à faire les boutiques et à ”parler chiffons”.

Un après-midi je discutais avec un ami de cet incident, il n’a pas été étonné de la réaction de cette femme, lui-même a était surpris de voir lors de soirée des transsexuelles non opérées être actifs avec des hommes, tout comme il n’imaginait pas qu’un homme se qualifiant d’hétéro puisse être passif…

Aïe…

Mon ami, comme beaucoup de personnes pense que les travestis ou les transsexuels sont des homosexuels qui s’habillent en femme ou qui veulent devenir femme.

Et je suppose que c’est ce que pensent la majorité des personnes qui ne viennent pas du monde libertin, mais je ne m’attendais pas à ce que des libertins ou du moins des personnes qui évoluent dans ce monde aient cette vision de la sexualité du 3ème genre

Leur sexualité est aussi diverse et variée que celles des hommes et des femmes, certains aiment les femmes, d’autres les hommes, et d’autres sont bi, passifs ou actifs, passif et actifs, toutes les configurations sont possibles.

Une transsexuelle peut n’aimer que les femmes ou les hommes, ou être totalement bisexuelle, il en est de même pour les travestis, les transgenres, etc…

Ce qui définit une T-girl ce n’est pas sa sexualité, mais son désir d’être une femme, le temps d’une soirée ou plus

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Maigre

Putain de complexe

Et si on s’assumait telle que l’on est

Les complexes peuvent être une véritable souffrance, j’ai été une vraie complexée pendant 30 ans, complexée à ne plus pouvoir me déshabiller devant qui que ce soit pendant 20 ans, complexée pour diverses raisons, les moqueries que je subissais plus jeune à cause de la taille de mes mollets… puis d’autres ont suivi, d’autres générés par le regard d’un homme qui m’a dévalorisée en me comparant à d’autres, comme cela arrive à beaucoup de femmes pourtant beaucoup d’entre elles m’enviaient j’étais mince mais mince ne veut pas dire être bien dans sa peau, être mince ne veut pas dire s’aimer, il suffit de peu de chose pour que l’on ait une mauvaise image de soi. J’ai compris bien plus tard que cette dévalorisation que j’avais subi était lié à la jalousie maladive de mon compagnon. En faisant en sorte que je ne m’aime plus, forcément je me couvrirais, je me cacherais sous des tonnes de vêtements, je deviendrais transparente, ce que j’ai fait.

Il aura fallu que je prenne le chemin du libertinage pour que je commence à me réapproprier mon corps et mon image, que je rencontre un homme qui a décidé de me rendre « ma beauté » et mon « amour de moi », ce n’était pas facile, je ne voyais que les beaux corps et pas les autres, ceux qui sont comme le mien, je ne voulais pas rencontrer d’hommes qui côtoyaient de belles femmes, je me comparais à elles, pas rencontrer de femmes avec des beaux corps, pas d’hommes plus jeunes, ils m’auraient forcément comparer aux jeunes femmes qu’ils connaissaient. J’étais toujours dans la comparaison…

Cet homme a commencé à me photographier, j’y ai pris du plaisir, je me trouvais belle, j’avais du mal à croire que la femme que je voyais c’était moi.

Parfois sur les sites certains hommes essayaient de m’humilier en me faisant remarquer que le temps n’est pas tendre avec les femmes, en me faisant remarquer que mes seins n’étaient plus très hauts, et étrangement plus on « m’agressait » plus je m’assumais et pus je m’affichais, peut être aussi parce que l’homme que j’aimais me trouvais belle.

Puis suite à des ennuis de santé je suis devenu maigre, maigre et vieillissante je n’ai jamais eu de problème de surpoids mais je pense que c’est aussi difficile, le regard des autres est dur, on est suspecté d’anorexie, on fait pitié, et c’est juste une horreur à regarder, à se regarder. Sans parler des problèmes de santé, j’avais mal quand je marchais, mal quand je m’asseyais je n’avais pas assez de chair.

Depuis j’ai repris 12 kg, de vrais seins ont remplacé les gants de toilette, j’ai un petit ventre qui ne plisse plus, et des poignets d’amour que je chéris et que j’aime saisir.

Une de mes amies a pris un RDV chez un chirurgien pour son petit ventre de femme qui a porté la vie, un joli petit ventre de maman. Evidemment elle se compare à d’autres femmes, peut-être se compare t-elle a moi qui poste de jolies photos sur mon blog ou ma page, ce ne sont que des photos recadrées et sélectionnées dans une série.

J’ai pris conscience que ces photos n’aident pas les femmes que vous êtes à assumer vos complexes et à vous aimer telles que vous êtes.

Quand on est complexée c’est un combat au quotidien qu’il faut mener, les complexes ne disparaissent jamais et on s’en crée de nouveaux à la moindre remarque, ils reviennent toujours nous hanter, quand on décide de s’assumer on est un peu comme ces alcooliques qui un jour ont décidé de ne plus se faire du mal avec l’alcool. Nous les complexées, l’alcool qui nous obsède c’est nos complexes,  la vision que nous avons de nous-même, et le verre qui pourrait nous  faire replonger n’est jamais loin, à nous d’avoir la force de ne pas replonger et de nous assumer telles que nous sommes.

Alors aujourd’hui j’ai décidé d’assumer les miens et de vous montrer une photo peu flatteuse de moi, mais c’est aussi celle que je suis, une femme heureuse avec ses défauts

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

 

BDSMJ’ai plus souvent écrit pour les femmes, mais aujourd’hui j’ai envie d’écrire aux hommes à certains hommes. Dans mon parcours libertin j’ai rencontré 3 hommes qui ont toutes les qualités d’un vrai dominant mais qui ont soit du mal à accepter le BDSM par ce qu’il représente, ou qui n’arrive pas à se positionner comme tel dans cet univers fait de pratiques et de jeux que le commun des mortels n’imagine pas.

Les deux premiers sont freinés par leur éducation, de la même façon que nous le sommes nous les femmes. Ils ont une sexualité directive, mais n’accepte pas l’idée de soumettre une femme, de la “brutaliser”, voire de la marquer, de la mettre en danger par certaines pratiques, et de la faire pleurer parfois, ces hommes se basent sur ce qu’ils peuvent voir sur le net, sur les sites ou dans des soirées, comme je l’ai fait moi-même quand je rejetais le BDSM, leur éducation leur dit que ce n’est pas bien, qu’on ne traite pas une femme de cette façon, comme un chien ou un objet, qu’une femme est l’égal d’un homme…

L’homme dominant et directif qu’ils sont entre en conflit avec l’homme ”bien éduqué“, comme la féministe que je suis a combattu ses désirs d’aimer être un objet sexuel et d’avoir une libido particulière…

Le 3ème a commencé à rentrer dans le BDSM par le libertinage, il a eu plusieurs soumises, mais une soumission sexuelle que je qualifierai de libertine (c’est logique puisqu’il vient du monde libertin). Puis il a évolué, il a rencontré des personnes qui vivent BDSM, respirent BDSM, leurs pratiques sont plus extrêmes, souvent plus proches du S/M que du D/s. Il s’est mis à douter de ce qu’il est…

Le doute et le questionnement sont une bonne chose. Ils sont preuves que ces hommes ont la tête sur les épaules et qu’ils ne sont pas prêts à faire n’importe quoi pour “un statut” ou une “reconnaissance”.

Les vrais dominants sont rares et sont très respectueux des femmes. La relation D/s est avant tout faite de personnalité et de cérébralité. Un dominant n’a pas besoin d’accessoires, c’est en lui, c’est un comportement naturel, le comportement du Mâle Alpha, c’est ce comportement qui fait de lui un dominant, sa capacité d’en imposer aux autres et surtout à celle qui l’aura élu comme son Dom… Il n’a pas besoin de savoir manier le fouet, les cordes ou les aiguilles, ce ne sont que des jeux auxquels personne n’est obligé d’adhérer, même ceux qui ont une relation D/s. L’univers de la Domination/soumission est très vaste. Messieurs ne vous comparez pas à ce que vous pouvez voir ou lire. Dans ce monde il y a beaucoup de donneurs de leçons, des personnes qui pensent pouvoir définir ce qu’est un vrai dom ou une vraie soumise… Certains sont reconnus par leurs pairs, ils dissertent sur le sujet, organisent des munch ou des soirées… et alors…  Leurs paroles et leurs écrits ne sont pas paroles d’évangiles, pas plus que la mienne… Ce ne sont pas eux qui feront de vous un Dom, c’est celle que vous rencontrerez un jour et qui vous reconnaitra comme tel, celle qui aura plaisir à prendre place à vos pieds, celle qui vous fera l’honneur de vous appeler “Mon Maître”. Ce jour-là tous vos doutes seront balayés, vous assumerez avec fierté ce que vous êtes sans vous soucier des conventions. Laissez-vous guider, faites preuve d’humilité, ne vous comparez pas aux autres et n’essayez pas de faire comme eux pour plaire ou être acceptés par je ne sais quel “clergé BDSM”.

Restez VOUS.

Vous êtes unique, unique pour Elle, et ensemble vous explorerez ce monde, vous choisirez les jeux qui vous conviennent, ceux qui vous transcendent, ceux qui vous permettront de vivre votre relation en toute sérénité, en parfaite osmose.

Vous voyagerez ensemble dans un nouveau monde, d’abord en touristes, seuls ou avec des guides que vous aurez choisis et qui auront envie de vous accompagner, à votre rythme, qui vous donneront de leur temps, qui vous apprendront les bases dont le protocole qu’il faut connaitre si vous décidez d’aller en soirée, et qui surtout vous permettront de vous découvrir.

Et si votre élue a plus d’expérience que vous, a déjà vécu une ou plusieurs relation D/s, ne craignez pas de prendre la main qu’elle vous tend, elle sera votre premier guide, et un jour à votre tour c’est vous qui serez le sien.

La Domination/soumission c’est avant tout deux êtres qui se rencontrent.

A Ma Divine Marquise et son Essentiel

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

Education sexuelle

 

En me basant sur mon vécu, la lecture de certains posts dans des groupes FB et des réponses, il m’est venu une réflexion sur l’éducation sexuelle que nos enfants reçoivent, je m’aperçois que nous sommes quelques-un.e.s à s’être senti différent.e.s dès notre plus jeune âge, sans vraiment savoir pourquoi, que ce soit le fétichisme, la soumission, le SM, le libertinage, etc… Et j’imagine qu’il y en a beaucoup dans ce cas, nous nous sommes découvert.e.s tard, et pour certain.e.s ça n’arrivera jamais, ils n’auront pas la chance de pouvoir vivre une sexualité assumée et décomplexée.

Je suis d’une génération ou on en parlait peu, et je me suis souvent senti « anormale », et malgré ma libido j’étais constamment frustrée, jusqu’à ce que celle-ci à force de ne pas être satisfaite s’éteigne, le sexe matrimonial était juste devenu une corvée, ce que j’en connaissais à l’époque ? pas grand-chose ça se limitait à coït/pipe/cuni… Autant dire l’ennui total pour quelqu’un comme moi qui avait besoin d’autre chose

Nous avons tous reçu une éducation sexuelle « conventionnelle » que ce soit de l’école ou de nos parents. A notre niveau nous essayons de « protéger » nos enfants et finalement nous ne leur parlons que de peu de choses en ce qui concerne le sexe et bien souvent de ce qui est la norme.

Mais ne devrions-nous pas éduquer nos enfants autrement, et leur expliquer qu’il y a autre chose que le sacro-saint missionnaire, et même si je sais qu’avec internet les enfants de maintenant sont beaucoup plus au courant de ce qui existe, ne devrions-nous pas, nous les parents leur expliquer qu’il existe d’autres pratiques considérées comme « hors normes » par le tout-venant, bien sûr certains parents ne pourront pas le faire, il faut aussi savoir que cela existe et avoir l’esprit assez ouvert pour juste expliquer sans vouloir imposer une notion de bien ou de mal…

En leur expliquant nous pourrions les protéger et les aider à trouver leur chemin d’une certaine façon, je pense à toutes ces jeunes soumises de 18/20 ans que l’on peut voir sur les sites, parfois des filles qui s’inscrivent le jour de leur majorité, certaines d’entre elles sont exploitées et manipulées, elles rêvent de D/s sans savoir ce qui est normal ou pas, elles ont lu les fameuses 50 nuances, elles ont fantasmé, elles ont envie de vivre ce qu’elles ont lu… mais si elles ont des doutes elles n’ont personne à qui se confier. En écrivant cela je pense à une jeune femme de 18 ans que j’ai pris en contrat d’alternance dans mon équipe à l’heure du déjeuner elle lisait ce livre… Et je sais que cela la faisait fantasmer, j’étais inquiète pour elle, elle avait un côté très fleur bleue, naïve, jeune et idéalisant l’amour, une jolie proie pour qui saurait la manipuler… je pense à moi aussi qui ai eu des désirs pervers très tôt, même si j’avais ça dans le sang, j’étais très jeune et je me serais certainement cassé la figure, entrainée par des hommes plus âgés qui auraient profité de ma naïveté et sans jamais pouvoir en parler à quelqu’un, par honte, par culpabilité, parce que personne ne m’aurait jamais expliqué qu’on pouvait vivre autre chose que le sexe conventionnel, et que je devais pouvoir dire non si la situation me mettait mal à l’aise même si c’est moi qui l’avait provoquée. Evidemment il n’y a pas que de vieux pervers qui abusent de jeunes fantasmeuses, certaines jeunes femmes savent parfaitement manipuler les vieux messieurs, mais celles-ci n’ont pas besoin qu’on les informe, elles savent où elles mettent les pieds et ce qu’elles veulent.

Toutes ces pratiques sont de plus en plus visibles, que ce soit dans les magazines, la publicité, les livres, les séries télé et sans oublier internet… Nos enfants y sont exposés que nous le voulions ou non

Nous nous inquiétons le plus souvent pour nos filles, la peur de la prostitution, de l’accident bébé, moins souvent pour nos fils, mais ils sont aussi concernés. j’ai l’esprit ouvert, mais sur wyylde une cam m’a dérangée, un jeune Dom de 20 ans qui manipulait le fouet sur sa soum de 18 ans, je n’ai pas aimé voir ce jeune couple en cam, j’étais mal à l’aise, pourtant dans des soirées j’ai vu de jeunes couples parfaitement à leur place, bien plus sains que d’autres couples plus âgés, mais ces deux jeunes jouaient un jeu qui n’était pas pour eux, ce jeune homme ne se maitrisait pas, peut-être qu’il aimait faire mal, on sentait beaucoup de violence en lui, pas un « sadisme sain ».

Lors de la gaypride il y a une photo qui a circulé qui peut paraitre choquante, je n’arrive pas moi-même à déterminer si je suis pour ou contre… on y voit des enfants derrière un homme tout de cuir vêtu qui promène en laisse 3 soumis à quatre pattes, collier clouté et masque de chien, je suppose que les parents qui emmènent leurs enfants à la gaypride sont capables de leur expliquer, mais il y a les autres, les simples passants, certains seront peut-être choqués, d’autres moqueurs et d’autres seront troublés, peut-être que ces derniers ressentiront des émotions sans oser les exprimer, peut-être qu’eux aussi se sentiront “anormaux” …

Je précise que je n’ai pas d’enfant, et c’est peut-être plus facile pour moi de prôner une éducation sexuelle plus élargie

Et nous qui vivons une autre sexualité… comment réagirions nous si l’un de nos enfants venaient nous avouer qu’il est soumis.e, sadique ou maso ou libertin.e…

Malgré notre “ouverture d’esprit”, sommes-nous prêts à l’entendre…

Educationsexuelle

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