T-Girls

Quand on parle sexualité, on parle le plus souvent des celles des hommes et des femmes, très rarement de celles des T-girls, T-boy (travesti, transgenre, transsexuel, etc…)

Depuis que je suis dans le monde libertin je me suis aperçu qu’il y avait une complète méconnaissance du 3ème genre dans toute sa diversité.

Dans les soirées la plupart du temps nous croisons des T-girls c’est-à-dire un masculin qui devient féminin, mais très rarement l’inverse. Je ne parlerais donc que de celles que je connais les T-girls.

Je me suis intéressée à ce qu’elles sont, interrogée sur les difficultés qu’elles peuvent rencontrer au quotidien, mais jamais à leurs sexualités, pour moi c’était évident qu’elles pouvaient être aussi diverses et variées que celles des femmes ou des hommes.

Mais ce qui est évident pour moi ne l’est pas pour tous

La première fois que je m’en suis aperçu c’est lors d’une soirée que nous avons organisé avec mes amies, une soirée de toute les féminités qui réunissait femmes, travestis, et transsexuelles, qu’elles soient hormonées ou non, opérées ou non.

Une de nos participantes n’avait pas compris ce qu’était un travesti, pour elle c’était des hommes “impuissants” qui aiment se « déguiser » en femme, elle ne savait pas qu’il pouvait prendre une femme comme « un homme » (je reprends ses propos) …

Et lorsqu’elle a vu l’un d’eux pénétrer une femme elle a été “choquée”.

Quand elle l’a croisé dans l’escalier du loft où se déroulait la soirée, elle lui a arraché sa perruque en lui disant « toi tu es un escroc tu as réussi à entrer »…

Nous avons géré cet incident, et heureusement tout et bien qui finit bien, elle s’est excusée auprès de nous et de notre adorable T-girls

Mais c’est aussi vrai que dans le monde libertin, certains pensent que des hommes se travestissent juste pour pouvoir approcher les femmes.

Et certaines transsexuelles rejettent les travestis, l’une d’elle que j’avais invité pour cette soirée m’a répondu

« j’espère que vous ne faites pas l’erreur comme beaucoup d’organisateurs d’inviter des travestis qui ne sont que des hommes qui se déguisent en femme et non pas de vraies femmes comme moi ».

J’ai trouvé ça dommage, mais tant pis pour elle, elle s’est privée d’une très jolie soirée.

Mais oui certains hommes essaient de se déguiser en femme pour nous approcher, ça existe mais ça ne fonctionne pas, ils ne sont pas crédibles et on les repère très vite.

Etre travesti ce n’est pas seulement porter une robe et des talons le temps d’une soirée. Etre travesti c’est aimer être femme, penser comme une femme, agir comme une femme.

Certains assument totalement leur “IL“ et leur“ ELLE“, ils sont des hommes et ne souhaitent pas devenir une femme, ils ne couchent qu’avec des femmes, et d’autres mènent une vie tout à fait conventionnelle d’homme hétéro, mais lorsqu’ils se transforment en ELLE, ils ne rencontreront que des hommes, ils pourront être actifs et/ou passifs, et il y a ceux qui sont totalement bi, ils peuvent rencontrer hommes et femmes.

Et je vous vois venir… certains d’entre vous vont penser que ce sont des homosexuels refoulés… Et bien non, oui il y a une part d’homosexualité puisque c’est un homme travesti qui rencontre un autre homme, mais ce ne sont pas des homosexuels refoulés, leur plaisir est avant tout celui de devenir une femme le temps d’une soirée, ces travestis n’ont aucun désir pour un homme lorsqu’ils sont en ”IL“. Le désir qu’il pourrait éprouver pour un homme sera celui de leur “ELLE”.

Et que l’attirance sexuelle de leur “ELLE” aille vers les hommes ou les femmes ou les T-girls, beaucoup d’entre eux sont des hommes ayant une activité sexuelle très conventionnelle avec les femmes

Les travestis peuvent devenir ELLES à tout moment, dès qu’ils en ressentent l’envie. Ils ne sont pas des hommes qui se « déguisent » en femme, ils ont un ELLE en eux.

Les travestis, les transsexuelles ou les transgenres ont une garde-robe bien remplie et pas seulement pour aller en soirée libertine. Elles ont beaucoup de copines, des femmes qui les traitent en amie avec qui elles ont du plaisir à faire les boutiques et à ”parler chiffons”.

Un après-midi je discutais avec un ami de cet incident, il n’a pas été étonné de la réaction de cette femme, lui-même a était surpris de voir lors de soirée des transsexuelles non opérées être actifs avec des hommes, tout comme il n’imaginait pas qu’un homme se qualifiant d’hétéro puisse être passif…

Aïe…

Mon ami, comme beaucoup de personnes pense que les travestis ou les transsexuels sont des homosexuels qui s’habillent en femme ou qui veulent devenir femme.

Et je suppose que c’est ce que pensent la majorité des personnes qui ne viennent pas du monde libertin, mais je ne m’attendais pas à ce que des libertins ou du moins des personnes qui évoluent dans ce monde aient cette vision de la sexualité du 3ème genre

Leur sexualité est aussi diverse et variée que celles des hommes et des femmes, certains aiment les femmes, d’autres les hommes, et d’autres sont bi, passifs ou actifs, passif et actifs, toutes les configurations sont possibles.

Une transsexuelle peut n’aimer que les femmes ou les hommes, ou être totalement bisexuelle, il en est de même pour les travestis, les transgenres, etc…

Ce qui définit une T-girl ce n’est pas sa sexualité, mais son désir d’être une femme, le temps d’une soirée ou plus

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Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

Maigre

Putain de complexe

Et si on s’assumait telle que l’on est

Les complexes peuvent être une véritable souffrance, j’ai été une vraie complexée pendant 30 ans, complexée à ne plus pouvoir me déshabiller devant qui que ce soit pendant 20 ans, complexée pour diverses raisons, les moqueries que je subissais plus jeune à cause de la taille de mes mollets… puis d’autres ont suivi, d’autres générés par le regard d’un homme qui m’a dévalorisée en me comparant à d’autres, comme cela arrive à beaucoup de femmes pourtant beaucoup d’entre elles m’enviaient j’étais mince mais mince ne veut pas dire être bien dans sa peau, être mince ne veut pas dire s’aimer, il suffit de peu de chose pour que l’on ait une mauvaise image de soi. J’ai compris bien plus tard que cette dévalorisation que j’avais subi était lié à la jalousie maladive de mon compagnon. En faisant en sorte que je ne m’aime plus, forcément je me couvrirais, je me cacherais sous des tonnes de vêtements, je deviendrais transparente, ce que j’ai fait.

Il aura fallu que je prenne le chemin du libertinage pour que je commence à me réapproprier mon corps et mon image, que je rencontre un homme qui a décidé de me rendre « ma beauté » et mon « amour de moi », ce n’était pas facile, je ne voyais que les beaux corps et pas les autres, ceux qui sont comme le mien, je ne voulais pas rencontrer d’hommes qui côtoyaient de belles femmes, je me comparais à elles, pas rencontrer de femmes avec des beaux corps, pas d’hommes plus jeunes, ils m’auraient forcément comparer aux jeunes femmes qu’ils connaissaient. J’étais toujours dans la comparaison…

Cet homme a commencé à me photographier, j’y ai pris du plaisir, je me trouvais belle, j’avais du mal à croire que la femme que je voyais c’était moi.

Parfois sur les sites certains hommes essayaient de m’humilier en me faisant remarquer que le temps n’est pas tendre avec les femmes, en me faisant remarquer que mes seins n’étaient plus très hauts, et étrangement plus on « m’agressait » plus je m’assumais et pus je m’affichais, peut être aussi parce que l’homme que j’aimais me trouvais belle.

Puis suite à des ennuis de santé je suis devenu maigre, maigre et vieillissante je n’ai jamais eu de problème de surpoids mais je pense que c’est aussi difficile, le regard des autres est dur, on est suspecté d’anorexie, on fait pitié, et c’est juste une horreur à regarder, à se regarder. Sans parler des problèmes de santé, j’avais mal quand je marchais, mal quand je m’asseyais je n’avais pas assez de chair.

Depuis j’ai repris 12 kg, de vrais seins ont remplacé les gants de toilette, j’ai un petit ventre qui plisse, et des poignets d’amour que je chéris et que j’aime saisir.

Une de mes amies a pris un RDV chez un chirurgien pour son petit ventre de femme qui a porté la vie, un joli petit ventre de maman. Evidemment elle se compare à d’autres femmes, peut-être se compare t-elle a moi qui poste de jolies photos sur mon blog ou ma page, ce ne sont que des photos recadrées et sélectionnées dans une série.

J’ai pris conscience que ces photos n’aident pas les femmes que vous êtes à assumer vos complexes et à vous aimer telles que vous êtes.

Quand on est complexée c’est un combat au quotidien qu’il faut mener, les complexes ne disparaissent jamais et on s’en crée de nouveaux à la moindre remarque, ils reviennent toujours nous hanter, quand on décide de s’assumer on est un peu comme ces alcooliques qui un jour ont décidé de ne plus se faire du mal avec l’alcool. Nous les complexées, l’alcool qui nous obsède c’est nos complexes,  la vision que nous avons de nous-même, et le verre qui pourrait nous  faire replonger n’est jamais loin, à nous d’avoir la force de ne pas replonger et de nous assumer telles que nous sommes.

Alors aujourd’hui j’ai décidé d’assumer les miens et de vous montrer une photo peu flatteuse de moi, mais c’est aussi celle que je suis, une femme heureuse avec ses défauts

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Education sexuelle

 

En me basant sur mon vécu, la lecture de certains posts dans des groupes FB et des réponses, il m’est venu une réflexion sur l’éducation sexuelle que nos enfants reçoivent, je m’aperçois que nous sommes quelques-un.e.s à s’être senti différent.e.s dès notre plus jeune âge, sans vraiment savoir pourquoi, que ce soit le fétichisme, la soumission, le SM, le libertinage, etc… Et j’imagine qu’il y en a beaucoup dans ce cas, nous nous sommes découvert.e.s tard, et pour certain.e.s ça n’arrivera jamais, ils n’auront pas la chance de pouvoir vivre une sexualité assumée et décomplexée.

Je suis d’une génération ou on en parlait peu, et je me suis souvent senti « anormale », et malgré ma libido j’étais constamment frustrée, jusqu’à ce que celle-ci à force de ne pas être satisfaite s’éteigne, le sexe matrimonial était juste devenu une corvée, ce que j’en connaissais à l’époque ? pas grand-chose ça se limitait à coït/pipe/cuni… Autant dire l’ennui total pour quelqu’un comme moi qui avait besoin d’autre chose

Nous avons tous reçu une éducation sexuelle « conventionnelle » que ce soit de l’école ou de nos parents. A notre niveau nous essayons de « protéger » nos enfants et finalement nous ne leur parlons que de peu de choses en ce qui concerne le sexe et bien souvent de ce qui est la norme.

Mais ne devrions-nous pas éduquer nos enfants autrement, et leur expliquer qu’il y a autre chose que le sacro-saint missionnaire, et même si je sais qu’avec internet les enfants de maintenant sont beaucoup plus au courant de ce qui existe, ne devrions-nous pas, nous les parents leur expliquer qu’il existe d’autres pratiques considérées comme « hors normes » par le tout-venant, bien sûr certains parents ne pourront pas le faire, il faut aussi savoir que cela existe et avoir l’esprit assez ouvert pour juste expliquer sans vouloir imposer une notion de bien ou de mal…

En leur expliquant nous pourrions les protéger et les aider à trouver leur chemin d’une certaine façon, je pense à toutes ces jeunes soumises de 18/20 ans que l’on peut voir sur les sites, parfois des filles qui s’inscrivent le jour de leur majorité, certaines d’entre elles sont exploitées et manipulées, elles rêvent de D/s sans savoir ce qui est normal ou pas, elles ont lu les fameuses 50 nuances, elles ont fantasmé, elles ont envie de vivre ce qu’elles ont lu… mais si elles ont des doutes elles n’ont personne à qui se confier. En écrivant cela je pense à une jeune femme de 18 ans que j’ai pris en contrat d’alternance dans mon équipe à l’heure du déjeuner elle lisait ce livre… Et je sais que cela la faisait fantasmer, j’étais inquiète pour elle, elle avait un côté très fleur bleue, naïve, jeune et idéalisant l’amour, une jolie proie pour qui saurait la manipuler… je pense à moi aussi qui ai eu des désirs pervers très tôt, même si j’avais ça dans le sang, j’étais très jeune et je me serais certainement cassé la figure, entrainée par des hommes plus âgés qui auraient profité de ma naïveté et sans jamais pouvoir en parler à quelqu’un, par honte, par culpabilité, parce que personne ne m’aurait jamais expliqué qu’on pouvait vivre autre chose que le sexe conventionnel, et que je devais pouvoir dire non si la situation me mettait mal à l’aise même si c’est moi qui l’avait provoquée. Evidemment il n’y a pas que de vieux pervers qui abusent de jeunes fantasmeuses, certaines jeunes femmes savent parfaitement manipuler les vieux messieurs, mais celles-ci n’ont pas besoin qu’on les informe, elles savent où elles mettent les pieds et ce qu’elles veulent.

Toutes ces pratiques sont de plus en plus visibles, que ce soit dans les magazines, la publicité, les livres, les séries télé et sans oublier internet… Nos enfants y sont exposés que nous le voulions ou non

Nous nous inquiétons le plus souvent pour nos filles, la peur de la prostitution, de l’accident bébé, moins souvent pour nos fils, mais ils sont aussi concernés. j’ai l’esprit ouvert, mais sur wyylde une cam m’a dérangée, un jeune Dom de 20 ans qui manipulait le fouet sur sa soum de 18 ans, je n’ai pas aimé voir ce jeune couple en cam, j’étais mal à l’aise, pourtant dans des soirées j’ai vu de jeunes couples parfaitement à leur place, bien plus sains que d’autres couples plus âgés, mais ces deux jeunes jouaient un jeu qui n’était pas pour eux, ce jeune homme ne se maitrisait pas, peut-être qu’il aimait faire mal, on sentait beaucoup de violence en lui, pas un « sadisme sain ».

Lors de la gaypride il y a une photo qui a circulé qui peut paraitre choquante, je n’arrive pas moi-même à déterminer si je suis pour ou contre… on y voit des enfants derrière un homme tout de cuir vêtu qui promène en laisse 3 soumis à quatre pattes, collier clouté et masque de chien, je suppose que les parents qui emmènent leurs enfants à la gaypride sont capables de leur expliquer, mais il y a les autres, les simples passants, certains seront peut-être choqués, d’autres moqueurs et d’autres seront troublés, peut-être que ces derniers ressentiront des émotions sans oser les exprimer, peut-être qu’eux aussi se sentiront “anormaux” …

Je précise que je n’ai pas d’enfant, et c’est peut-être plus facile pour moi de prôner une éducation sexuelle plus élargie

Et nous qui vivons une autre sexualité… comment réagirions nous si l’un de nos enfants venaient nous avouer qu’il est soumis.e, sadique ou maso ou libertin.e…

Malgré notre “ouverture d’esprit”, sommes-nous prêts à l’entendre…

Educationsexuelle

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

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Points
On lit tout et n’importe quoi sur les X-Dolls, certains trouvent ça glauque, d’autres y voient du proxénétisme.

Quand Laslo Sardanapale m’en a parlé, qu’il m’a dit que certaines d’entre elles seraient présentes pendant le fameux WE de la pentecôte, j’ai trouvé ça génial, je n’y ai rien vu de malsain, juste une occasion de tester un nouveau jeu.

Depuis, elles font l’objet de beaucoup d’articles, la plupart sont négatifs, au mieux ils évoquent un palliatif à « une misère sexuelle » au pire le propriétaire de cette maison est accusé de « proxénétisme »

J’ai eu envie de montrer autre chose, je me suis projetée dans un scénario de jeu avec une de ces poupées. Ce scénario deviendra une réalité, j’ai hâte de jouer avec

J’en avais assez des soirées et des trios habituels, je m’ennuyais j’avais besoin de nouveauté, je suis tombé sur un site qui a tout de suite éveillé mon imagination et mon esprit pervers… Une maison close de poupées venait d’ouvrir ses portes à Paris.

Il fallait que je réfléchisse à un scénario, j’ai gardé l’information pour moi, j’avais envie de surprendre mon chéri, mieux de le déstabiliser.

Je lui ai demandé de prendre son après-midi, sans le lui dire j’avais réservé une chambre dans cet établissement et la poupée Sofia, les formes de cette jolie brune me plaisaient beaucoup, j’avais une furieuse envie de ”jouer à la poupée“.

Nous sommes allés déjeuner dans un petit resto, je portais une jupe crayon, des talons aiguilles et un chemisier qui laissait voir la naissance de mes seins, il fallait que je le mette en appétit, même s’il est très joueur l’emmener directement dans la chambre l’aurait peut-être “bloqué”, je devais le “préparer”…

Ensuite je l’ai entrainé dans une boutique de lingerie, j’ai fait quelques essayages en jouant de mon corps, je me caressais les seins en essayant un soutien-gorge, je me cambrais pour offrir ma croupe à son regard, le mien voyait son pantalon se déformer…

Il était prêt.

Nous sommes passé à la caisse pour régler nos achats, en sortant de la boutique je lui ai glissé à l’oreille en me frottant à lui.

– Je te propose un nouveau jeu, tu me suis ?

Il a glissé sa main sous ma jupe,

– Hummm ça a l’air de bien t’exciter, je te suis où tu veux

Je l’ai entrainé jusqu’à cet appartement, nous sommes entrés dans la chambre, Sofia était là, allongé sur le lit, j’avais demandé qu’une de mes playlists soit diffusée. Il m’a lancé un regard interrogatif, mais il souriait c’était bon signe…

– Mais c’est quoi ce jeu ? Tu ne penses quand même pas que je vais « baiser une poupée » ?

– Pas tout à fait mon chéri, nous allons la baiser tous les deux…

J’ai sorti mon double dong de mon sac

– Je vais te guider, fais-moi confiance. Assieds-toi sur le lit près d’elle

Je me suis mise à onduler au rythme de la musique, tout en me déshabillant je caressais mon corps, il me regardait, malgré la situation incongrue une bosse déformait son pantalon. Je me suis retourner pour lui offrir une vue sur ma croupe en enlevant mon string, j’ai remonté mes mains le long de mes jambes, mes doigts ont commencé à caresser mon sexe. J’ai su qu’il était prêt à jouer le jeu quand il a enlevé sa chemise.

Il était toujours appuyé contre le mur, il me regardait

Je n’avais gardé que mes bas et mon porte-jarretelles, je me suis approché de la poupée Sofia, j’ai commencé à l’entreprendre comme je l’aurais fait avec une femme, sans le quitter du regard.

– Tu es une véritable petite vicieuse, tu arrives à me faire bander en jouant avec une poupée…

Je léchais et malaxais ses seins tout en frottant mon sexe contre le sien. Il a dégrafé son pantalon, il était très tendu.

– Branles toi, je veux que ta queue soit bien raide quand tu vas la pénétrer

J’étais très excitée, tout en continuant à chevaucher Sofia, j’ai saisi mon double dong, je me suis mise à le lécher, le sucer, je soutenais toujours mon chéri du regard.

J’ai inséré le double dong dans la chatte de Sofia, puis je me suis empalé dessus, j’ai commencé à effectuer un va et vient tout en le maintenant et caressant mon clitoris. Le regard de mon chéri devenait de plus en plus lubrique, j’adore provoquer ce regard, il est aussi excitant que ses mots crus

Je lui ai lancé un préservatif.

– Rejoins-moi, sodomise-la

Il a mis le préservatif, Sofia et moi avons basculé sur le côté, je lui ai écarté les fesses pour qu’il la pénètre.

Nous avons accordé nos coups de reins, je lui caressais les couilles, une de ses mains malaxait mes fesses, l’autre s’agrippait à un sein de Sofia.

C’était encore plus excitant que je ne l’avais imaginé, je sentais la jouissance approcher, les coups de reins de mon chéri entrainaient le double dong, mon vagin était bien rempli.

– Je sens ta queue, cognes plus fort

Je me retenais, je ne voulais pas jouir avant lui.

Je l’ai senti se crisper, mes mains ont saisi ses fesses, elles accompagnaient ses mouvements, j’ai entendu sa respiration s’accélérer, j’ai vu son regard…

– Salope, tu m’as faire jouir

Je pouvais moi aussi me laisser aller.

Nous sommes restés un long moment immobiles.

Il a pris ma main pour y déposer un baiser, son regard était devenu tendre.

– Merci chérie pour ce moment fabuleux, tu m’étonneras toujours

Sofia

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Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

BienLibertiner

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Les libertin.e.s seraient “sans tabous” et pourtant il y en a un qui l’est pour beaucoup, c’est l’amour…

Quand j’ai débuté dans le libertinage, je ne faisais que des duos, ce qui pour moi n’est pas du libertinage, ce ne sont que des aventures sans lendemain, du plaisir partagé entre deux adultes consentants qui n’attendent rien l’un de l’autre.

L’envie d’aller plus loin était là, mais j’ai toujours eu du mal à concevoir de libertiner seule. Je ne m’imaginais pas rencontrer un couple ou aller en soirée et rentrer seule, j’avais envie de pouvoir terminer la soirée dans des bras ou j’aurais pu me blottir, échanger sur nos émotions ressenties, retrouver de la tendresse… ce que je ne peux faire qu’avec un homme pour qui j’éprouve des sentiments, je suis assez pudique et j’ai du mal à dormir ou partager mon “cocon” avec quelqu’un que je n’aime pas.

Je sais… ça peut paraître “bizarre” de ne pas pouvoir partager sa chambre et de pouvoir s’envoyer en l’air avec un inconnu, ou de partager son homme… Mais je préserve mon “chez moi” c’est mon refuge, peu y sont invités.

Pour moi le libertinage rime avec partage… et avant tout le partage de sensations, d’émotions et de plaisir avec son ou sa partenaire.

Beaucoup ont un.e ou des “complices” pour des trios, des rencontres avec des couples, des soirées, ou d’autres jeux, ils peuvent en changer selon le thème des soirées et des disponibilités de chacun et chacune. Certains m’ont proposée de devenir “mon complice officiel”, mais je préfère évoluer seule, je ne suis pas une “complice de baise”, cela ne me suffit pas, j’ai besoin de plus…

J’ai eu la confirmation que pour bien libertiner j’avais besoin d’amour lorsque j’ai rencontré un homme dont je suis tombée amoureuse, nous avons libertiné ensemble, peu de fois, mais à chaque fois c’était magique.

Dans ces moments de partage avec d’autres, nous étions très attentifs l’un à l’autre, des regards complices, pas dans le sens du libertinage. Il y avait un vrai lien entre nous, un lien qui s’enrichissait des autres et qui devenait plus fort.

Nous sommes parfois allés en club. J’adorais m’exhiber en le suçant. La croupe tendue, offerte aux caresses de mains que je ne voyais pas, j’aimais sentir les regards sur nous, ou regarder d’autres hommes en les provoquant, avec lui je pouvais le faire je me sentais en sécurité, si un homme dérapait il intervenait, il me suffisait d’un geste ou d’un regard pour qu’il comprenne, comme je pouvais aussi “le reprendre en main” si je le voyais aux prises d’une furie dont il n’arrivait pas à se débarrasser. Et même quand nous n’étions pas l’un avec l’autre nous n’étions jamais loin l’un de l’autre, toujours visibles, jamais séparés. Quand il m’observait, je ressentais une certaine fierté chez lui qui me donnait encore plus envie de me comporter en “salope”… “SA salope”… il y avait une évidence qu’au milieu de tous et avec tous nous ne faisions qu’un. Notre excitation était à son comble et nous finissions toujours la soirée ensemble, heureux de nous retrouver pour mieux nous déguster.

J’aimais aussi le voir avec une autre, j’aimais le voir jouir, j’aimais croiser son regard, être spectatrice de son plaisir, juste spectatrice, sans intervenir… Je suis à la fois exhib et voyeuse, et j’ai certainement un petit côté candauliste … Il lâchait rarement prise, toujours plus soucieux de moi que de lui-même et quand il le faisait c’était un vrai bonheur, une marque de confiance qu’il me faisait, j’adorais l’entendre râler et jouir. Lors d’une soirée avec un couple il s’est excusé de s’être complètement laissé aller, un moment très fort qu’il venait de vivre avec cette femme, il avait simplement oublié ma présence… Il a culpabilisé, et moi je m’étais délectée de ce moment, je n’en avais pas perdu une miette, le mari de cette femme non plus mais lui contrairement à moi l’avait mal vécu ce qui m’a permis de profiter amplement de ce délicieux spectacle… Ses excuses m’ont touchée, je ne m’y attendais pas. Je crois qu’un simple complice ne l’aurait pas fait…

Depuis nous nous sommes séparés et même si je suis plus à l’aise pour sortir seule, aller en soirée et rencontrer des couples, je sais que je ne peux pas vraiment “libertiner” sans ce lien, il me manque quelque chose, j’ai besoin de ce partage avec l’autre, mais un autre que j’aime et qui m’aime, un autre qui est attentif à moi et inversement. NOUS avec les autres, et pas chacun de notre côté pour se retrouver à la fin de la soirée, rentrer et s’endormir comme si nous étions simplement allés au cinéma…

Il y a aussi certaines pratiques que je ne peux pas faire avec un partenaire “lambda”, des pratiques dont je n’ai pas envie si je n’ai personne avec qui les partager, comme un trio HHF ou une pluralité. J’ai besoin d’être accompagnée d’un homme avec qui j’ai une relation forte. Un homme en qui j’ai toute confiance, un homme qui me connait bien, un homme qui va tenir les rennes, guider nos partenaires, me protéger ce qui me permettra de lâcher prise sans me soucier de problèmes d’hygiène ou du port du préservatif, un homme qui fera de moi “la Reine” de cette soirée, SA reine. Pour ces pratiques j’ai besoin de me sentir respectée, qu’il n’y ait aucun doute. Ce genre de rencontre est un cadeau qu’un homme me fait et pas un cadeau qu’il offrirait à “ses potes”.

Etre un objet sexuel est un jeu délicieux quand on n’a pas le sentiment d’être utilisée… Et je ne peux être l’objet sexuel que d’un homme qui me respecte et qui a des sentiments pour moi. Un objet précieux qu’il chouchoute, auquel il fait très attention… pas un objet de la vie courante qu’il pourrait remplacer très facilement…

Je ne conçois plus une vie “conventionnelle” avec un homme, je sais que j’ai besoin de ces moments très particuliers et que si j’étais dans une vie de couple “Normale” je serais frustrée et malheureuse pour l’avoir déjà vécu.

Ce n’est pas lié à une soif de sexe, si c’était seulement ça je me contenterais de duos, il me suffirait d’aller sur un site conventionnel ; non, c’est plus que ça, j’ai besoin de ce partage et avant tout avec celui que j’aime.

Je suis une hédoniste avant d’être libertine, et je compare souvent les plaisirs du sexe à ceux de la table. J’aime cuisiner pour celui que j’aime et recevoir nos amis.

“ Le libertinage c’est vivre sa sexualité comme des gastronomes,
Apprécier les plaisirs du lit comme ceux de la table…
Partager cette table avec des amis, inventer des plats…
Tout en raffinement, sans excès, sans vulgarité,
Juste par désir… désir de jouer… désir des autres…
Par plaisir… plaisir d’aimer… plaisir de partager…”

Une majorité de libertins pensent qu’il ne faut surtout pas mélanger avec une vie amoureuse, ne pas faire de sentiments. Certains s’éclatent sur wyylde ou nouslibertins et vont chercher leur compagne de vie sur meetic ou d’autres sites ”plus respectables”… Tout en continuant à s’éclater dans le dos de leur nouvelle compagne…

Je ne suis pas d’accord avec cette idée qu’il faut éviter les sentiments, parfois il y a de belles rencontres, des rencontres improbables, inattendues, mais il ne faut pas les chercher, il ne faut pas s’inscrire sur un site libertin pour trouver l’amour, le faire c’est courir à l’échec, mais quand cela arrive pourquoi refuser ce beau cadeau que la vie nous fait…

C’est magique de pouvoir libertiner en couple.

C’est vrai que cela complexifie la relation, il faut gérer la jalousie éventuelle, jalousie que j’ai connue, jamais dans le cadre de nos rencontres, mais j’avais du mal à accepter ses rencontres solos, et même lorsque c’était des couples, dès que je sentais qu’il y avait un plus avec elles ou eux… je le vivais mal… Je me sentais mise à l’écart.

Nous n’étions plus dans LE PARTAGE.

Ses rencontres solos ne m’auraient pas posé de problèmes, si nous en avions parlé, comme lui aurait pu vouloir me faire rencontrer un autre homme… Des rencontres exceptionnelles et organisées dans un jeu entre nous… Un jeu qui nous permettrait de faire monter notre excitation pour mieux nous retrouver…

Il arrive aussi que l’on éprouve un désir pour quelqu’un d’autre, un désir fort.
Juste une pulsion sexuelle pour un homme ou une femme que l’on n’arrive pas à refréner. Un désir incontrôlable, obsessionnel… Quand on est libertin.e et en couple, c’est quelque chose que l’on peut et que l’on doit envisager, désirer un tiers fait partie de l’ADN du libertin, et il ne faut ni se mentir, et encore moins mentir à l’autre, quand on choisit ce mode de vie la confiance est primordiale, on peut vouloir interdire cette rencontre mais cela risque d’entrainer mensonge et désillusion. Il faut en parler et si cette rencontre est inévitable et que l’on tient à son couple il vaut mieux éviter qu’elle se transforme en relation suivie.

C’est quelque chose que je pourrais “éventuellement” accepter mais si cela reste exceptionnel.

Et si je crois que l’amour est possible entre libertins, rares sont les couples qui tiennent lorsqu’ils se sont formés dans la communauté. Ceux qui sont solides sont le plus souvent les couples qui sont venus au libertinage ensemble, un choix commun, ils ont établi des règles et ont une base solide, ils se sont découverts avant, dans un contexte plus conventionnel.

Ils vivent une infidélité partagée, tout en restant fidèle l’un envers l’autre.

Chez les libertins, beaucoup préfèrent préserver leur célibat, la plupart parce qu’ils ne veulent pas d’attaches et tiennent à leur précieuse liberté, ceux-là s’enfuient immédiatement dès qu’un soupçon de sentiment pointe le bout de son nez.

D’autres n’assument simplement pas “leur jalousie”…

C’est si facile de “baiser” la femme des autres mais accepter de voir sa chérie prendre du plaisir avec un autre c’est plus difficile à avaler… et s’ils ont l’impression qu’elle prend plus son pied qu’avec eux beaucoup le vivent mal (c’est aussi valable pour les femmes).

Sur les sites libertins y a aussi beaucoup d’hommes mariés (et des femmes) qui cherchent une complice, ce qui leur permet de rentrer en club à moindre frais, de participer à des soirées réservées aux couples, une partenaire célibataire de préférence et qui accepte de s’adapter à leurs contraintes horaires. Ils forment un couple mais ne sont pas amoureux. Lorsque j’ai envie de rencontrer un couple, je choisis toujours de vrais couples, j’aime savoir qu’après notre soirée ils vont se retrouver et s’aimer, comme moi j’ai pu le faire, je les imagine heureux, j’ai aussi besoin de ressentir l’amour qu’il y a entre eux.

D’autres encore, après un gros coup de cœur vont trop vite, ils ne prennent pas le temps de construire une relation solide. Pour bien libertiner ensemble il faut apprendre à se connaitre, s’assurer qu’on a les mêmes valeurs et les mêmes attentes. Et surtout rester discrets… Il y a toujours des “âmes bien intentionnées” qui viendront vous mettre en garde sur l’élu de votre cœur.

“Pour vivre heureux, vivons cachés.”

Mais heureusement il y a aussi de belles histoires et de belles rencontres.

Certains sont capables de vivre et de gérer un libertinage séparé, mais c’est plus rare.

Dans la communauté libertine on peut trouver l’amour, certes c’est plus difficile… il faut se préserver plus qu’ailleurs… Laisser du temps au temps…

On dit que l’amour rend aveugle… mais dans ce contexte il faut surtout garder les yeux bien ouverts… Et la tête froide… Ne pas se laisser emporter par ses sentiments…

Tout est possible… Je crois en l’amour… et je pense qu’on peut le rencontrer n’importe où… A la boulangerie… Dans un café… le train… et même sur un site libertin… Et quand on est libertin.e.s et qu’on ne veut pas renoncer à ce mode de vie… Où le rencontrer si ce n’est sur de tels sites…

Mais il ne faut pas le chercher à tout prix, ce n’est pas le fonctionnement de ces sites. Ce sont des sites légers fait pour des rencontres légères… Des rencontres sans lendemain…

Les vraies rencontres amoureuses y sont rares…

Et quand ça arrive… n’ayez pas peur d’aimer… Ne passez pas à côté de ce qui pourrait être LA rencontre, votre plus belle histoire…

Faites juste attention à vos émotions…

Ne rien chercher, ne rien attendre… Simplement se laisser surprendre.

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

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Points
Je ne suis ni auteure ni photographe, mais j’aime les mots, la photo, la vidéo. j’ai besoin de créer. Je suis surtout animée par les émotions, j’ai besoin d’avoir vécu ou de ressentir les choses.

J’ai vu une photo de Ressan qui m’a immédiatement troublée, cette photo est forte, elle m’a inspirée cette histoire, une femme en cape noire traversant le pont de Bir Hakeim.

Certains d’entre vous la reconnaitront…

Plus que l’esthétisme ou le stylisme d’une photo la force du photographe est de faire travailler notre imaginaire, de nous raconter une histoire.

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Elle n’a pas de Maitre, elle n’arrive pas à faire assez confiance à un homme pour se livrer totalement, l’idée d’obéir à un seul homme sur le long terme l’inquiète.Elle a peur de perdre sa liberté…

Mais elle aime cet univers du BDSM, son esthétisme, ses jeux et toutes ses nouvelles sensations qu’elle découvre avec gourmandise.

Elle a accepté quelques guides, des hommes ayant déjà leur soumise. Avec eux elle ne se sent pas « piégée ». Ils lui permettent de vivre ses envies et de se dépasser, tout en restant une femme indépendante.

Cet été elle a vécu une séance avec l’un d’eux, elle a aimé, mais il y avait eu des “temps morts” qui l’ont rapidement fait redescendre. Elle lui a dit qu’elle aimerait renouveler cette expérience mais qu’elle souhaitait qu’il ne soit pas seul, pour ne pas avoir le temps “de respirer”

On était en novembre, un samedi, elle vient de se réveiller, elle a reçu un sms de son guide assez sec :

“Rends toi ce soir à 18 h au Novotel près de la tour Eiffel, j’ai réservé une chambre à ton nom, suis les consignes que je t’ai laissées”

Sa première réaction a été la colère, pour qui se prenait-il… Même pas un bonjour…
Elle n’était pas sa soumise pour être traitée de cette façon, hors de question qu’elle accepte de lui obéir…Elle avait une furieuse envie de le remettre à sa place…

Novotel !… quel drôle de choix, ce n’est pas vraiment le type d’établissement qu’il a l’habitude de fréquenter, ça manque de glamour, pour elle c’est juste un hôtel de passage pour ceux qui viennent bosser sur Paris.

Quelques cafés et une douche plus tard, sa colère s’est apaisée laissant la place à la curiosité…

Elle lui a simplement répondu

“À tout à l’heure”

Habituellement elle gère tous ses RDV, les planifie, elle en connait la date ou l’ambiance à l’avance, elle a le temps de s’y préparer. Il lui reste quelques heures pour s’épiler, se faire les ongles et se coiffer, elle est sous pression, pas vraiment excitée, mais elle est intriguée et se sent assez en confiance pour accepter le jeu. Même si elle s’en est déjà remise à un homme, c’est la première fois qu’elle n’est pas “décideuse” et ne maitrise rien

Elle met quelques robes et pièces de lingerie dans son sac, choisit une paire d’escarpins vernis, elle décidera de ce qu’elle portera dans la chambre d’hôtel en fonction de ses consignes.

Il est temps pour elle d’aller découvrir ce fameux Novotel.
Si il voulait la déstabiliser, il a réussi.

Après une heure de trajet, elle arrive enfin, récupère sa clé et s’arrête devant la porte de la chambre.

Que doit-elle faire… frapper ou entrer… est-il la ?

Elle frappe quelques coups discrets à la porte… aucune réponse…
Elle entre, pose son sac et allume la lumière.
Elle découvre sur le lit une somptueuse cape de velours noir, un porte-jarretelle, une paire de bas un masque et un collier de cuir. Sur la table de chevet une enveloppe avec ses consignes.

“Tu as deux heures pour te préparer, je te veux outrageusement maquillée, aucun bijou, porte seulement ce que tu trouveras sur le lit. Tu quitteras l’hôtel à 20 heures, je t’appellerais, tu décroches, tu ne dis rien, tu mets simplement ton oreillette et tu suis mes ordres”

Elle s’est mise à trembler, s’est assise sur le lit pour reprendre ses esprits, sa gorge est nouée mais son ventre et son cerveau bouillonnent. Elle a besoin de réfléchir, faire tomber cette tension, se détendre. Elle commande une bouteille de champagne, se fait couler un bain, elle décidera ensuite…

Obéir… ou rentrer chez elle…

Cela fait déjà une heure qu’elle est dans cette chambre d’hôtel, il faut qu’elle fasse son choix, même si elle n’a pas grand-chose à mettre il lui reste peu de temps.

Elle se maquille et se démaquille à plusieurs reprises, ses yeux doivent être charbonneux et sa bouche rouge, elle n’est pas habituée à se farder autant. Elle garde ses cheveux lâchés, se parfume il ne lui reste plus qu’à mettre le collier, les bas et le porte-jarretelle… puis la cape de velours noir.

Ainsi parée, et peu sure d’elle, elle descend dans le hall de l’hôtel. Elle imagine qu’il sera là à l’attendre ou qu’il aura envoyé quelqu’un la chercher. Le téléphone sonne, elle décroche et mets son oreillette.

“Dirige-toi vers le pont de Bir Hakeim”

Elle n’imaginait pas devoir déambuler ainsi vêtue dans les rues Il ne fait pas vraiment froid, mais il pleut assez fort. Tout en maintenant sa cape fermée, elle retourne à l’accueil de l’hôtel et demande s’ils ont un parapluie à lui prêter en expliquant qu’elle se rend à un bal costumé.

Le pont n’est pas loin, un peu plus de 500 m, elle essaie de garder sa cape fermée autant qu’elle le peut. Arrivée à l’entrée du pont elle aperçoit un homme, il est arrêté, il téléphone. Elle se fait le plus discrète possible, elle ne veut pas se faire remarquer, ses talons claquent sur le bitume, son poing libre tient le plus fermement possible sa cape. Dans son désir de passer inaperçue elle en a oublié son guide au téléphone.

“Lâche ta cape et tiens-toi droite”

Mon Dieu… comment sait-il…
Cet homme sur le pont en train de téléphoner… qui n’avait l’air de rien… juste d’un passant…
Est-ce qu’il la surveille ? Est-ce qu’il lui donne des informations sur le déroulement de son trajet ?…

Sa main lâche la cape… le velours est plus lourd que du satin, mais le vent parvient à s’engouffrer, il soulève légèrement les pans de ce vêtement, dévoilant sa nudité aux yeux des passants.Son corps est pris de frissons, à l’angoisse et la gêne se mêle l’excitation.
Elle arrive enfin au bout de ce pont, la traversée lui a paru interminable.

“Arrête-toi et attend on va venir te chercher, obéis sans poser de questions”

Deux ou trois minutes s’écoulent qui lui paraissent interminables
Elle entend une voiture, puis une portière claquer, des pas se rapprocher, elle a froid, elle n’ose pas se retourner.

“Bonjour, ne vous retournez pas, je vais vous bander les yeux pour vous conduire chez votre hôte”

Elle se laisse faire, se laisse guider, il l’aide à monter à l’arrière de la voiture.
Le trajet est assez court, une vingtaine de minute… peut être une demi-heure, quelques arrêts… certainement des feux rouges, elle essaie d’imaginer ce que les passants imaginent en la voyant dans cette voiture avec sa grande cape… les yeux bandés…

Ils sont entrés directement, sans sonner… sans frapper…
Pas d’escalier… pas d’ascenseur… ça doit être une maison…
Malgré la chaleur, elle a toujours froid, son corps frissonne, tous ses sens sont en éveil. Elle entend des pas, des voix, sent des parfums, elle a l’impression d’être la seule femme. Pas un bruit de talon aiguille sur le parquet, aucun parfum gourmand…

On lui a enlevé sa cape, on l’a placé au centre de la pièce… du moins elle le pense…Privée de la vue, elle sent les regards sur elle.
Puis une cravache vient s’abattre sur l’intérieur de ses cuisses

“Ecarte !… Les mains derrière la tête !…”

Elle s’exécute, étonnée de sa capacité à obtempérer, elle s’est toujours crue incapable d’une telle attitude. Son égo s’y est toujours refusé, mais aujourd’hui elle obéit… naturellement… avec plaisir et sans aucune hésitation…

Impatiente et très excitée…

Les premières mains viennent la caresser, la palper, la jauger… Des doigts lui pincent les seins… d’autres fouillent son intimité… Elle ne sait pas combien ils sont… au moins trois… Elle ne reconnait pas la voix de son guide…

Est-il là ou l’a-t-il livrer à d’autres hommes ?…

On attache ses poignets, on fixe à ses chevilles une barre de contrainte, on la plie…
Elle s’appuie sur un meuble, une table ou un bureau…
Des mains caressent sa nuque, puis parcourent son dos, ses fesses sont pétries…

La caresse est à la fois douce et ferme… bientôt remplacée par les premiers claquements des lanières de cuir… son corps se crispe… même si elle s’y attendait, elle a toujours cette première réaction.

Ce n’est pas son guide qui manipule les fouets, elle ne reconnait pas sa façon de  “jouer”. Chaque Maitre a sa signature, inimitable et reconnaissable entre mille.

Respirer… Se détendre… Accepter de se laisser aller…

Les lanières de cuir jonglent sur sa peau…

Une pause… la douceur des caresses… la fermeté des mains qui saisissent sa chair…

Puis de retour la danse des lanières…

Son corps réagit, elle commence à ressentir les vibrations provoquées par les fouets

Son corps s’électrise… elle commence à flotter… ses jambes tremblent…son esprit est ailleurs…

On l’allonge sur le tapis, des mains viennent la fouiller, elle est trempée…
Un premier orgasme… Il faut peu de temps pour la faire gicler…
C’est facile… Elle qui se retient toujours n’a pas la force de lutter…

On ne lui laisse pas le temps de reprendre ses esprits… Ses jambes toujours écartées par la barre de contrainte, on lui pose un Fairy sur le clitoris. Elle est maintenue fermement… elle ne peut pas l’esquiver… le plaisir est trop intense… à la limite du supportable… il en devient presque douloureux…
L’orgasme… les orgasmes sont violents. Elle est proche de l’évanouissement…

Ils ont retiré le vibromasseur, plus personne ne la touche, mais son corps est toujours pris de soubresauts, son sexe est hyper sensible, le moindre baiser, le moindre souffle la fait immédiatement réagir, l’intérieur de ses cuisses tremblent, sa chatte tremble, elle claque des dents…

Seule elle n’a jamais pu aller au-delà de ce qu’elle pensait supportable… Elle vient de vivre son premier orgasme forcé…

On la libère de ses contraintes, on l’allonge sur un canapé, toujours aveuglée.
Après avoir été privée de ses mouvements elle a besoin de retrouver un contact avec elle-même, de se réapproprier son corps, ses mains parcours ses seins, son ventre, l’intérieur de ses cuisses, juste des effleurements, de légères caresses,

Le répit est de courte durée, elle est agrippée par les cheveux, entrainée au sol, les coudes sur le tapis et les jambes écartées, son sexe est offert toujours humide et gonflé par les orgasmes précédents ; un membre la pénètre, ses fesses sont pétries, écartées.
L’homme crache sur son anus, tout en poursuivant son va et vient, il fait pénétrer un doigt dans son cul, puis deux… Il la prépare, ses sphincters se relâchent, elle mouille du cul… Il se retire, son gland vient remplacer ses doigts, il s’immobilise, il la laisse gérer la pénétration. Elle s’empale doucement en reculant les fesses, sa bite passe le 1er anneau sans difficulté, puis le second…  Il reprend son va et vient, elle sent à travers la cloison anale sa queue solliciter son point G. Elle veut se caresser mais un autre homme l’en empêche, il lui relève le buste lui engouffre sa queue dans la bouche, sa fellation est rythmée par le va et vient de l’homme qui la sodomise. Sans qu’elle ne puisse rien maitriser la queue vient taper le fond de sa gorge, elle est déstabilisée malgré les hauts le cœur, le plaisir prend le dessus.

Elle jouit…

Les deux hommes se retirent et l’inondent de sperme

Sans l’avoir voulu, elle est dans une position de soumission, essoufflée, poisseuse et souillée. Elle ne bouge pas, attend qu’on le lui ordonne

Un homme s’approche, lui enlève son bandeau.

C’est son guide, il est habillé, il n’a pas participé, il a juste regardé et dirigé. Il lui relève le menton la regarde droit dans les yeux.

“Tu étais une petite chienne sauvage et rebelle, sans que tu en aies conscience j’ai fait de toi une chienne docile, tu es prête maintenant à accepter un Maître”

En petite chienne docile elle s’est couchée à ses pieds

Cette superbe photo qui illustre cet article est tirée du second opus de Ressan, vous pouvez le commander sur  www.ressan.fr

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Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2017 – Journal d’une bourgeoise délurée

 

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Pourquoi je me qualifie comme une bourgeoise délurée plutôt qu’une libertine.

Actuellement il y a un débat concernant “les vrais libertins” et “les faux libertins” ou le “c’était mieux avant”… Je ne rentrerai pas dans ce débat, je ne sais pas ce qu’est un “vrai libertin” et je ne connais pas “l’avant”.

Chacun vit sa sexualité comme il l’entend, sur les sites ou ailleurs en essayant de faire fi de tout ce qui peut être désagréable, et c’est ce que j’essaie de faire.

Je ne me définis pas comme libertine, mais je me suis rendu compte que les sites libertins sont ceux qui me conviennent le mieux.

Au début c’était simplement par “protection” et par souci de ne pas mentir sur mon expérience, j’arrivais dans un monde que je ne connaissais pas et dont je n’avais qu’une vague idée. Je ne voulais pas que les personnes qui allaient entrer en contact avec moi ou celles que j’allais rencontrer, s’attendent à une femme totalement libérée, sans tabou et maitrisant tous les codes du libertinage.

C’était loin d’être mon cas, j’étais timide et totalement novice…

Cela fait maintenant presque trois ans que je fréquente ce milieu, milieu dont je fais maintenant partie, mais je n’arrive toujours pas à me définir comme libertine.

Ce n’est pas que je n’assume pas ma façon de vivre, c’est simplement que la plupart du temps je ne me retrouve pas dans ce que je peux voir ou lire.

Si je prends le cadre des sites libertins, j’ai plus souvent envie de fermer ma fiche que d’échanger avec les personnes qui entrent en contact avec moi (pas mieux sur les sites conventionnels).

Je retrouve très rarement sur les sites libertins ces jeux de séduction que l’on peut pratiquer dans un autre cadre. Souvent tout est trop direct… Et j’ai besoin de ce jeu de séduction.

Parfois j’ai l’impression qu’on me demande un RDV chez le dentiste…

La plupart des messages sont de banals copiés/collés, ou alors des “cc”, “bjrs”,  “ça va”, “on fait connaissance”, etc… quand ce n’est pas des “tu baises” ou “tu veux me voir me branler”…sans parler de tous ceux qui veulent directement vous inviter au resto avec l’intention de vous consommer en guise de dessert, et évidemment sans perdre le temps d’un échange “épistolaire”… …

Je suis très sensible à l’esthétisme, le choix des photos et des ambiances affichées est important pour moi, le choix du pseudo en dit aussi beaucoup sur la personne, parfois il intrigue… Parfois il est rédhibitoire… Et les mots du texte de présentation lorsqu’ils sont bien choisis peuvent avoir un effet aphrodisiaque…

Les plus belles rencontres que j’ai faites, ce sont les textes de ces fiches qui ont immédiatement provoqué chez moi un désir de rencontre. La simple lecture de ces mots était jouissive, elle était si forte que je n’ai pas attendu que Monsieur fasse le premier pas… Le désir était là, brutal, l’échange était presque inutile

J’aime séduire et j’aime qu’on me séduise. Une fiche doit me mettre en appétit, me donner faim. Mais parfois même si le texte est beau, les photos belles, le physique attractif, les échanges sont souvent creux, et l’ennui me gagne rapidement… Ou alors je ressens trop vite que monsieur est pressé… son désir n’est qu’un désir de sexe… pas un désir pour la femme que je suis…

Ma fiche me représente, elle parle de moi de mon univers, d’une certaine façon elle est un mode d’emploi pour me séduire… J’aime ressentir dans un premier message que mon interlocuteur a pris la peine de la lire, de l’analyser, qu’il a cherché comment m’aborder.
Si le premier contact est positif, l’échange peut commencer, j’aime jouer avec les mots, cet échange doit donner l’envie de se rencontrer… provoquer le désir…
Ces échanges sont un peu comme des préliminaires virtuels…

Pour diverses raisons, je vais très rarement en soirées ou en club, ce qui reste une des grandes composantes du libertinage. En tant que femme seule je ne trouve aucun attrait aux soirées libertines “classiques”. Lorsque je me rends seule dans une de ces soirées, j’ai plus souvent l’impression de rentrer dans une épicerie et chercher “un truc à me mettre sous la dent”… ou d’être “le truc qu’on cherche à se mettre sous la dent”… Mais c’est complètement différent si je suis accompagnée de quelqu’un avec qui je partage plus qu’une simple “complicité libertine”.

D’ailleurs peut-on se définir comme libertin lorsque l’on est célibataire ?
Pour moi le libertinage rime avec partage, et avant tout avec l’être aimé.

Pour avoir été en couple “libertin”, j’aime les petites soirées multi-couples lorsque je peux les partager avec quelqu’un qui compte pour moi, mais pas un complice, j’ai besoin d’une véritable relation. Quand vous vivez ces moments avec quelqu’un cher à votre cœur, se retrouver ensuite en tête à tête est un moment très fort.

Dans le libertinage souvent on entend qu’il ne faut pas faire de sentiments, qu’on n’est pas là pour ça… beaucoup s’y refusent, certains vont chercher l’âme sœur sur meetic ou ailleurs, sur d’autres sites “plus respectables” et viennent sur les sites libertins simplement pour consommer du sexe, c’est peut-être aussi une des raisons pour laquelle je ne suis pas une “vraie libertine”, pour certaines pratiques, comme un trio HHF ou une pluralité j’ai besoin d’être accompagnée d’un homme avec qui j’ai une relation forte. Un homme en qui j’ai toute confiance, un homme pour qui je ne suis pas un objet sexuel ou une simple “complice de baise”, un homme qui a des sentiments pour moi.

Accepter de me partager est un cadeau qu’il me fait. Dans ces moments la j’aime croiser son regard et y lire le bonheur de me voir lâcher prise, le sentir près de moi. Il est attentif, sécurisant, protecteur. Nous ne sommes pas seuls mais nous sommes un couple fusionnel et cette fusion n’existe que lorsque les sentiments sont présents.

J’ai aimé, et je crois toujours en l’amour, je ne le cherche pas mais si je le croise je ne lui fermerai pas la porte, et peut être encore plus sur un site libertin.

Une histoire de cul n’a-t-elle pas plus de chance de se transformer en une histoire d’amour que l’inverse… Non ? vous n’êtes pas d’accord ?

Votre bourgeoise délurée…

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2017 – Journal d’une bourgeoise délurée