Tolerance-et-ouverture-esprit

La tolérance et l’ouverture d’esprit passent aussi par l’acceptation de ceux qui ne comprennent pas nos pratiques, et peuvent être choqués, voire ulcérés…

Je l’ai été moi-même lorsque je me suis inscrite sur les sites libertins et que je suis tombée sur certaines photos, des photos difficiles à regarder quand on ne connait pas le monde du S/M, qu’on y est pas préparé, des photos qui m’ont révoltées. Et je parle bien de S/M et pas de BDSM. Depuis j’ai évoluée et j’ai eu la chance de pouvoir échanger avec des personnes tolérantes qui comprenaient que de telles photos puissent déranger le commun des mortels.

Ce matin je suis tombé sur un post d’un couple qui a reçu en privé un message de la part d’un autre couple qui a été choqué par ses photos, un message virulent et pas très sympathique. J’ai déjà reçu ce même type de message d’un homme qui m’accusait de donner une image avilissante de la femme pour une photo de petplay que j’avais posté. J’ai pris le parti d’échanger avec lui et de lui expliquer. Je ne l’ai pas convaincu mais il s’est apaisé.

Ce couple a été blessé par la teneur du message et je le comprends tout à fait, c’est un couple que je suis et j’adore leurs photos, ils sont sublimes, elle porte les marques qui lui ont été infligées par son Dom avec fierté, de sublimes marques de fouet, de badines ou de cannes anglaises… Et quand on sait on comprend ce que ces marques représentent pour elle, leur importance.

Ce qui m’a dérangée ce n’est pas la colère bien légitime de ce couple quand on se fait insulter, mais certaines réponses à ce post, et des réponses faites par des membres de la communauté BDSM qui déplorent le manque d’ouverture d’esprit des libertins… Et la moi je rigole… pour avoir lu ces mêmes personnes critiquer les libertins sur facebook dans des groupes BDSM, écrire qu’il ne fallait pas se mélanger, des personnes parfois méprisantes avec ce que je vais appeler le « BDSM soft ou libertin » qui serait composé de fausses soumises, de collectionneuse de dom ou de kékédoms…

Messieurs arrêtez d’être hypocrite !…

Juste une petite question, vous faites quoi sur ces sites ? Vos courses ?
Vous avez un petit creux, alors vous venez chercher un petit macdo qui callera votre besoin en attendant de trouver votre caviar ?

Vous réclamez la tolérance et l’ouverture d’esprit sur vos pratiques que certain.e.s jugent dangereuses, avilissantes, etc… Commencez vous par faire preuve de tolérance et ne venez pas donner des leçons aux libertins sur ce qu’est la tolérance, vous avez bien assez à faire dans vos propres groupes !…

Et si vous avez continué à me lire, réfléchissez 5 mn et mettez-vous à la place de ces personnes, n’oubliez pas que vous êtes sur un site libertin et pas S/M ou BDSM, n’oubliez pas que la majorité de ces personnes n’ont aucune connaissance de ces pratiques, pour la majorité d’entre eux leur seule pratique est l’échangisme, voire le triolisme quand ils arrivent à trouver un tiers. Acceptez qu’ils puissent être choqués. Acceptez que leur pratique du D/s ne soit qu’un simple jeu sexuel.

J’ai changé, mon esprit s’est ouvert, mais j’ai encore des hauts le cœur en voyant certaines pratiques, des envies de vomir, des envies d’intervenir et de faire entendre raison à la personne qui joue, parce que j’estime qu’elle se met en danger, et que toute personne normalement constitué et qui ne se fiche pas des autres quand elle pense qu’autrui est en danger se sent le devoir de le dire et d’intervenir.

Les limites ne sont pas seulement dans ce que nous pouvons pratiquer, elles sont aussi faites de ce que nous pouvons accepter de voir quand on nous l’impose, comme certaines photos ou vidéos sur les sites, et oui ce serait si simple de passer à la prochaine fiche, mais non on garde à l’esprit certaines images. Moi quand je vois des suspensions par des crochets de boucher j’ai envie de gerber et je ne peux pas m’empêcher de penser qu’ils sont tarés. Quand je vois de la zoophilie sur ces sites qui m’est imposé par des textes ou des photos, même si cela reste suggestif quand je recherche un contact et que je tombe sur ce type de fiche, je vais gerber, et je ne m’attends pas à voir ce type d’images sur un site libertin, alors oui mon ouverture d’esprit et ma tolérance ont des limites

Et par pitié, soyez tolérants dans vos groupes envers les libertins qui viennent à vous, curieux de découvrir et d’apprendre et peut être vous trouverez parmi eux des perles ou votre graal

A toutes mes belles rencontres D/s qui ont accepté mon rejet de ce monde et qui m’ont ouvert leur âme et leur cœur, qui ont fait de moi celle que je suis aujourd’hui, une femme qui ne s’est jamais vraiment sentie libertine, mais qui devait passer par le libertinage pour comprendre sa libido et découvrir ce monde magnifique le BDSM qui est aujourd’hui le mien, n’en déplaise aux puristes

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

Ces obscurs objets de plaisir

Photo : caresse de cuir

J’aime les belles choses, et certains diront que j’ai des goûts de luxe. Oui c’est vrai, mais mon luxe n’est pas fait de logos et de marques, j’aime avant tout la qualité d’un produit et que celui-ci corresponde à mes attentes et mes besoins, je peux payer très cher certaines pièces si j’estime qu’elles en valent la peine et je suis incapable de mettre 10 ou 20 euros dans une pièce que je considère comme une daube, même pour une soirée.

Quand j’ai commencé le golf, j’ai tout de suite été passionnée par ce sport, je devais acheter du matériel, j’avais plusieurs options, la première acheter une série basique pour débutant, mais je savais que je serais très vite frustrée et qu’elle finirait rapidement au fond du garage pour être remplacée par d’autres clubs, j’ai donc testé plusieurs produits et j’ai fait le choix d’acquérir mes clubs un par un, à mon rythme, j’ai pu composer une belle série parfaitement adaptée à mes besoins.

Il en est de même pour mes accessoires de jeux. Depuis trois ans j’ai commencé à acheter ce dont j’avais besoin et envie, en misant sur la qualité des produits, et je ne le regrette pas, je les ai toujours et j’en suis très satisfaite.

Mais j’ai fait l’erreur sur les jeux d’impact d’acheter dans le commerce… comme une cravache dont je ne me sers jamais, au final elle est juste là pour faire jolie… Et un martinet que j’aime beaucoup en terme de sensation mais le manche n’est pas adapté à ma main.

Depuis pour ce type de produits et en particulier pour les jeux d’impact je ne m’adresse plus qu’à des artisans, tout simplement parce que ces personnes sont à l’écoute de mes besoins et qu’ils sauront me conseiller.

Quand vous achetez un vêtement vous le prenez à votre taille, et c’est exactement la même chose pour un martinet, une cravache ou un fouet. Une femme d’1,60 m aura besoin d’une cravache plus courte qu’un homme d’1,90 m, même si la tête et la même.

certaines personnes voudront être proches de leur sujet et d’autres plus éloignées.

Tout comme mes clubs de golfs, selon ma façon de jouer, j’ai besoin que mes martinets soient adaptés à ma morphologie et à mon intention de jeu. Je dois les avoir parfaitement en main, qu’ils ne soient ni trop légers ni trop lourds, et avoir la longueur de lanières idéale pour rester proche de mon sujet, tout en gardant une certaine distance pour ne pas risquer de le frapper avec le manche, la distance pour moi est importante pour que je puisse alterner l’impact et la caresse de ma main, sans avoir à me rapprocher et risquer un moment de flottement qui pourrait faire redescendre mon sujet.

J’en parle en connaissance de cause pour être aussi sujet, et un sujet qui peut redescendre très rapidement, il me suffit d’un “temps mort” surtout dans une soirée et je peux très vite être déconcentrée, celui qui manipule ces jouets d’impact doit en permanence être en contact avec moi.

Un flogger non adapté pourra devenir pénible à utiliser pour le ou la Dom, mais pour le ou la sub aussi, l’impact ne provoquera pas les sensations voulues, elles peuvent même être désagréables, j’ai le souvenir d’un Dom dont les lanières des martinets étaient beaucoup trop longues, non seulement ce n’était pas agréable mais c’était ennuyeux, j’ai d’ailleurs essayé ces martinets, la seule chose que je suis arrivé à faire c’est me fouetter le visage chaque fois que je croisais.

J’ai eu l’occasion d’avoir différents fouets en mains, dont un fouet fabriqué par un artisan renommé et d’autres venant de supermarchés de l’érotisme, ça n’a rien de comparable, on ressent de vraies émotions quand on tient cet objet tressé à la main, un objet parfaitement équilibré, qui fait corps avec vous, qui est le prolongement de votre bras, le mouvement est fluide sans aucun effort, c’est juste une merveille. Et c’est ces sensations que je retrouve lorsque je commande mes jouets chez mes artisans.

Quand on achète de tels objets, il faut avant tout savoir ce que l’on veut en faire, quelles sensations on veut provoquer, pour qui, penser à la personne qui va recevoir les impacts, car même si ce sont vos jouets, ces objets sont d’abord destinés aux plaisirs de votre sub.

Alors certes vous trouverez dans la grande distribution du marché de l’érotisme des tas de jouets plus ou moins chers, mais aucun de ces jouets n’aura été fabriqué pour vous, par une personne qui aura donné de son temps pour vous découvrir, qui aura compris vos intentions et qui saura à qui il est destiné quand il le fabriquera.

Ce n’est pas une fabrication à la chaine, ce jouet est unique, il est empreint de votre personnalité, issu de l’échange que vous aurez eu avec cet artisan.

Tous ces jouets fabriqués par des artisans possèdent une âme

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

Maigre

Putain de complexe

Et si on s’assumait telle que l’on est

Les complexes peuvent être une véritable souffrance, j’ai été une vraie complexée pendant 30 ans, complexée à ne plus pouvoir me déshabiller devant qui que ce soit pendant 20 ans, complexée pour diverses raisons, les moqueries que je subissais plus jeune à cause de la taille de mes mollets… puis d’autres ont suivi, d’autres générés par le regard d’un homme qui m’a dévalorisée en me comparant à d’autres, comme cela arrive à beaucoup de femmes pourtant beaucoup d’entre elles m’enviaient j’étais mince mais mince ne veut pas dire être bien dans sa peau, être mince ne veut pas dire s’aimer, il suffit de peu de chose pour que l’on ait une mauvaise image de soi. J’ai compris bien plus tard que cette dévalorisation que j’avais subi était lié à la jalousie maladive de mon compagnon. En faisant en sorte que je ne m’aime plus, forcément je me couvrirais, je me cacherais sous des tonnes de vêtements, je deviendrais transparente, ce que j’ai fait.

Il aura fallu que je prenne le chemin du libertinage pour que je commence à me réapproprier mon corps et mon image, que je rencontre un homme qui a décidé de me rendre « ma beauté » et mon « amour de moi », ce n’était pas facile, je ne voyais que les beaux corps et pas les autres, ceux qui sont comme le mien, je ne voulais pas rencontrer d’hommes qui côtoyaient de belles femmes, je me comparais à elles, pas rencontrer de femmes avec des beaux corps, pas d’hommes plus jeunes, ils m’auraient forcément comparer aux jeunes femmes qu’ils connaissaient. J’étais toujours dans la comparaison…

Cet homme a commencé à me photographier, j’y ai pris du plaisir, je me trouvais belle, j’avais du mal à croire que la femme que je voyais c’était moi.

Parfois sur les sites certains hommes essayaient de m’humilier en me faisant remarquer que le temps n’est pas tendre avec les femmes, en me faisant remarquer que mes seins n’étaient plus très hauts, et étrangement plus on « m’agressait » plus je m’assumais et pus je m’affichais, peut être aussi parce que l’homme que j’aimais me trouvais belle.

Puis suite à des ennuis de santé je suis devenu maigre, maigre et vieillissante je n’ai jamais eu de problème de surpoids mais je pense que c’est aussi difficile, le regard des autres est dur, on est suspecté d’anorexie, on fait pitié, et c’est juste une horreur à regarder, à se regarder. Sans parler des problèmes de santé, j’avais mal quand je marchais, mal quand je m’asseyais je n’avais pas assez de chair.

Depuis j’ai repris 12 kg, de vrais seins ont remplacé les gants de toilette, j’ai un petit ventre qui plisse, et des poignets d’amour que je chéris et que j’aime saisir.

Une de mes amies a pris un RDV chez un chirurgien pour son petit ventre de femme qui a porté la vie, un joli petit ventre de maman. Evidemment elle se compare à d’autres femmes, peut-être se compare t-elle a moi qui poste de jolies photos sur mon blog ou ma page, ce ne sont que des photos recadrées et sélectionnées dans une série.

J’ai pris conscience que ces photos n’aident pas les femmes que vous êtes à assumer vos complexes et à vous aimer telles que vous êtes.

Quand on est complexée c’est un combat au quotidien qu’il faut mener, les complexes ne disparaissent jamais et on s’en crée de nouveaux à la moindre remarque, ils reviennent toujours nous hanter, quand on décide de s’assumer on est un peu comme ces alcooliques qui un jour ont décidé de ne plus se faire du mal avec l’alcool. Nous les complexées, l’alcool qui nous obsède c’est nos complexes,  la vision que nous avons de nous-même, et le verre qui pourrait nous  faire replonger n’est jamais loin, à nous d’avoir la force de ne pas replonger et de nous assumer telles que nous sommes.

Alors aujourd’hui j’ai décidé d’assumer les miens et de vous montrer une photo peu flatteuse de moi, mais c’est aussi celle que je suis, une femme heureuse avec ses défauts

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

 

BDSMJ’ai plus souvent écrit pour les femmes, mais aujourd’hui j’ai envie d’écrire aux hommes à certains hommes. Dans mon parcours libertin j’ai rencontré 3 hommes qui ont toutes les qualités d’un vrai dominant mais qui ont soit du mal à accepter le BDSM par ce qu’il représente, ou qui n’arrive pas à se positionner comme tel dans cet univers fait de pratiques et de jeux que le commun des mortels n’imagine pas.

Les deux premiers sont freinés par leur éducation, de la même façon que nous le sommes nous les femmes. Ils ont une sexualité directive, mais n’accepte pas l’idée de soumettre une femme, de la “brutaliser”, voire de la marquer, de la mettre en danger par certaines pratiques, et de la faire pleurer parfois, ces hommes se basent sur ce qu’ils peuvent voir sur le net, sur les sites ou dans des soirées, comme je l’ai fait moi-même quand je rejetais le BDSM, leur éducation leur dit que ce n’est pas bien, qu’on ne traite pas une femme de cette façon, comme un chien ou un objet, qu’une femme est l’égal d’un homme…

L’homme dominant et directif qu’ils sont entre en conflit avec l’homme ”bien éduqué“, comme la féministe que je suis a combattu ses désirs d’aimer être un objet sexuel et d’avoir une libido particulière…

Le 3ème a commencé à rentrer dans le BDSM par le libertinage, il a eu plusieurs soumises, mais une soumission sexuelle que je qualifierai de libertine (c’est logique puisqu’il vient du monde libertin). Puis il a évolué, il a rencontré des personnes qui vivent BDSM, respirent BDSM, leurs pratiques sont plus extrêmes, souvent plus proches du S/M que du D/s. Il s’est mis à douter de ce qu’il est…

Le doute et le questionnement sont une bonne chose. Ils sont preuves que ces hommes ont la tête sur les épaules et qu’ils ne sont pas prêts à faire n’importe quoi pour “un statut” ou une “reconnaissance”.

Les vrais dominants sont rares et sont très respectueux des femmes. La relation D/s est avant tout faite de personnalité et de cérébralité. Un dominant n’a pas besoin d’accessoires, c’est en lui, c’est un comportement naturel, le comportement du Mâle Alpha, c’est ce comportement qui fait de lui un dominant, sa capacité d’en imposer aux autres et surtout à celle qui l’aura élu comme son Dom… Il n’a pas besoin de savoir manier le fouet, les cordes ou les aiguilles, ce ne sont que des jeux auxquels personne n’est obligé d’adhérer, même ceux qui ont une relation D/s. L’univers de la Domination/soumission est très vaste. Messieurs ne vous comparez pas à ce que vous pouvez voir ou lire. Dans ce monde il y a beaucoup de donneurs de leçons, des personnes qui pensent pouvoir définir ce qu’est un vrai dom ou une vraie soumise… Certains sont reconnus par leurs pairs, ils dissertent sur le sujet, organisent des munch ou des soirées… et alors…  Leurs paroles et leurs écrits ne sont pas paroles d’évangiles, pas plus que la mienne… Ce ne sont pas eux qui feront de vous un Dom, c’est celle que vous rencontrerez un jour et qui vous reconnaitra comme tel, celle qui aura plaisir à prendre place à vos pieds, celle qui vous fera l’honneur de vous appeler “Mon Maître”. Ce jour-là tous vos doutes seront balayés, vous assumerez avec fierté ce que vous êtes sans vous soucier des conventions. Laissez-vous guider, faites preuve d’humilité, ne vous comparez pas aux autres et n’essayez pas de faire comme eux pour plaire ou être acceptés par je ne sais quel “clergé BDSM”.

Restez VOUS.

Vous êtes unique, unique pour Elle, et ensemble vous explorerez ce monde, vous choisirez les jeux qui vous conviennent, ceux qui vous transcendent, ceux qui vous permettront de vivre votre relation en toute sérénité, en parfaite osmose.

Vous voyagerez ensemble dans un nouveau monde, d’abord en touristes, seuls ou avec des guides que vous aurez choisis et qui auront envie de vous accompagner, à votre rythme, qui vous donneront de leur temps, qui vous apprendront les bases dont le protocole qu’il faut connaitre si vous décidez d’aller en soirée, et qui surtout vous permettront de vous découvrir.

Et si votre élue a plus d’expérience que vous, a déjà vécu une ou plusieurs relation D/s, ne craignez pas de prendre la main qu’elle vous tend, elle sera votre premier guide, et un jour à votre tour c’est vous qui serez le sien.

La Domination/soumission c’est avant tout deux êtres qui se rencontrent.

A Ma Divine Marquise et son Essentiel

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

Lettre-a-A

Il y a quelques temps j’ai revu un homme qui a compté pour moi, c’est devenu un ami sur qui je peux compter quand j’en ai besoin.

Nous nous étions déjà recroisés lors de soirées mais sans vraiment pouvoir discuter

Ce soir-là il m’a dit ne pas comprendre ce que je fais dans le BDSM, pour lui ce n’est pas mon monde je n’ai jamais aimé ça, et c’est vrai que quand nous étions ensemble c’est un monde que je rejetais pour plusieurs raisons, certaines liées à mon vécu et aussi par la représentation de la Domination/soumission sur les sites libertins.

Je lui ai juste fait remarquer que cela fait deux ans qu’il ne m’a pas vue, que j’ai évolué et qu’il ne connait pas celle que je suis aujourd’hui

Mais cette question méritait une réponse plus poussée

J’ai évolué depuis, en deux ans mes rencontres et mes échanges m’ont enrichie, les valeurs du BDSM sont plus proches des miennes que celles du libertinage.

Alors oui pour certains je n’y ai pas ma place, je ne suis pas une adepte du protocole, j’aime la liberté, je ne suis ni soumise ni Domina, mais d’autres ont du plaisir à me voir, me guider, jouer avec moi en respectant qui je suis sans attendre que je me plie à des règles dictées par je ne sais quel “clergé” ou que je baisse la tête devant les « similis-doms » d’une soirée plus libertine que BDSM…

Le BDSM je l’ai découvert par les sites libertins, il me donnait juste envie de gerber et c’est toujours le cas, des mecs qui se prétendent “Maîtres”, qui proposent “leur éducation” sans jamais s’intéresser à la femme qui est derrière l’écran, des hommes qui recherchent une soumise docile à “offrir” selon leur bon vouloir, et qui sera juste un faire-valoir pour leur égo démesuré…

Ces hommes étalent leur cahier des charges sans rien proposer en retour…

Et eux ils offrent quoi à ces femmes ? Un collier ? Une laisse ? Une queue à sucer ?

Ils exigent qu’on les appelle “Maitre” comme si ce titre leur est dû…

Ils ne savent même pas que le terme de Maitre ou maitresse est un titre attribué par le ou la soumis.e,  qu’il ou elle est le/la seul.e à pouvoir l’utiliser.

Ils ne savent pas qu’une soumise ou un soumis se respecte tout autant que sa/son Dom, pour eux ce ne sont rien d’autres que des paillassons

Ils ne savent pas qu’on ne joue pas avec un.e soumis.e sans l’autorisation de son Dom.

Ils ne sont pas capables de garder une certaine retenue avec les femmes, notamment lorsqu’elles se présentent comme soumises qu’elles soient accompagnées ou non, pour eux c’est juste de la chair fraîche et comme elles sont soumises logiquement dans leur p’tite tête de corniaud elles doivent fermer leur gueule et subir, sinon ce n’est pas une bonne soumise et son Dom est un mauvais « Maitre » qui ne sait pas faire obéir sa Sub…

Quelle bande de crétins !…

Ils rêvent d’avoir une jolie petite “chienne” fidèle et aimante à leurs pieds…
Mais ils ne veulent pas s’investir dans une relation…
Bizarrement tout d’un coup ils redeviennent des libertins…

Ils ne connaissent pas la différence entre le Bondage, le D/s et le S/M, alors ils inventent un BDSM soft, middle et hard…

Ils ne comprennent pas qu’on peut être Maso sans être soumise, qu’une soumise n’obéit pas à la demande du premier crétin lambda.

C’est quoi le BDSM soft ?  Quelques fessées et coups de Martinet…

La Domination/soumission se passe d’accessoires, elle est avant tout cérébrale, mais pour le comprendre faut-il déjà avoir un cerveau…

Tu es bien placé pour le savoir, toi qui me faisais lâcher prise seulement par le son de ta voix et la force de ton étreinte…

Et pourtant toi aussi tu indiques que tu fais du BDSM soft…

Pourquoi… Tu pourrais être tellement plus…

Tous ces hommes qui nous contactent sur ces sites en nous ordonnant de nous soumettre avant même d’avoir dit bonjour, ne cherchent que la facilité.

Ils veulent tout ! tout de suite !

Un peu de caractère en face et ils filent vite vers une autre fiche la queue entre les jambes…

L’un d’eux sur wyylde m’a dit au bout de deux heures que je ne serais jamais capable de lâcher prise, bah oui c’est ballot et même si je suis plutôt rapide à décider il me faut un peu plus de deux heures pour accepter de me livrer, parler de moi de mes envies et surtout me rencontrer…

Sans parler de tous ceux qui font de la psychanalyse à 2 balles…

J’exècre tous ces sous-dom, et j’éprouve le plus profond mépris pour eux

Ce n’est pas ça le BDSM, en tout cas pas celui qui m’inspire et qui m’anime

Chacun le vit de la façon qui lui convient, mais le BDSM n’est pas une pratique sexuelle de plus pour les libertins en recherche de jeux, et je n’ai rien contre je suis même plutôt pour, mais à la condition que ceux-ci soient honnêtes et ne se positionnent pas en Dom ou couple D/s alors que pour eux ce n’est qu’un amusement et rien de plus.

Il y a sur ces sites de vrais profils D/s, surtout des couples, mais ils sont rares et plutôt discrets, ils ne font pas de prosélytisme pour leur paroisse, ils ne recherchent pas de soumise, ils ont juste envie de faire découvrir leur monde, d’initier et parfois certains d’entre eux deviennent des guides.

J’ai joué avec les deux types de profils

Il y a ceux qui sont capables de m’en imposer et à qui je me soumets avec plaisir le temps d’une soirée ou d’une séance, ceux qui me font découvrir de nouvelles sensations, qui me révèlent, certains ne se positionnent pas en pratiquant D/s, ils sont simplement dominants et directifs.

Et il y a les autres…

Ceux à qui j’ai juste envie de dire mais fermer donc votre gueule !…
Parfois certains manient très bien les jeux d’impacts mais ils sont tellement caricaturaux dans leurs attitudes et leurs paroles que s’en est risible, on dirait qu’ils reproduisent le scénario et les dialogues d’un mauvais film.

Et il y a toi

Toi que j’ai rencontré au début de mon libertinage, toi dont j’aime le caractère directif.
Toi qui ne m’as jamais rien demandé, ni rien imposé, toi qui a accepté d’être mon guide dans un monde qui n’est pas non plus le mien, le libertinage.

J’ai eu un comportement avec toi que je n’ai jamais eu avec un autre, j’aimais me blottir dans tes bras, je me sentais toute petite, protégée, et j’aimais ça…

J’aimais te préparer ton petit déjeuner, te masser quand tu étais fatiguée, prendre soin de toi, je devenais câline moi qui ne le suis jamais.

Je crois même qu’il m’est arrivé de me positionner à tes pieds, sans avoir conscience du geste que je faisais, naturellement sans réfléchir… j’étais bien…

Je me laissais guider, je n’avais plus besoin de tout contrôler, je n’en avais pas envie, j’aimais que tu prennes les rennes…

Nous n’avions pas les mêmes attentes, les mêmes besoins, les mêmes envies, nos chemins se sont séparés, même si tes jeux sont D/s tu restes un libertin et je ne suis pas femme à faire partie d’un harem.

Mais tu m’as ouvert la porte de la communauté “BDSM”, si je ne t’avais pas rencontré et tant détesté pour tes pratiques je n’aurais jamais cherché à comprendre, je n’aurais jamais été plus loin que ces quelques lignes qui m’ont troublée et qu’un certain Démon a écrit bien avant que je te rencontre…

Cette quête de réponses a révélé la femme que je suis aujourd’hui, et je considère que c’est une véritable chance.

J’ai compris d’où venaient mes frustrations, j’ai compris que je pouvais aimer être un objet sexuel sans que cela remette en cause mes valeurs féministes.

J’ai accepté mon besoin d’aimer et d’être aimée, accepté d’avoir besoin d’un homme…
Mais pas n’importe quel homme… Un homme à la hauteur de la femme de caractère que je suis, un homme capable de satisfaire ma libido si particulière sans en avoir peur…

Juste un homme capable de me coller contre un mur sans que j’éprouve l’envie irrésistible de lui en coller une…

Je t’ai admiré… mis sur un piédestal… Comme une sub le fait avec son Dom

Et plus nous nous voyons, plus j’avais besoin de ta “domination”, de cette emprise que tu avais sur moi…

Mais je ne suis pas soumise, j’ai un caractère de dogue…

Tu as fait le faux pas… celui qui t’a fait tomber de ton piédestal…

L’homme dominant et directif que j’idéalisais n’était plus qu’un homme comme les autres…

Il fallait que je te quitte pour pouvoir Naitre et assumer celle que je suis

Parfois Dom… parfois Sub… et aussi un tantinet sadique et un peu maso…

Aujourd’hui, la page est tournée, et même si tu as toujours une place dans mon cœur je sais que tu ne peux pas m’apporter ce dont j’ai besoin…

Tu es avant tout un libertin…

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

LaSoumissionSexuelle

 

La soumission sexuelle est une pratique particulière du BDSM, il y en a d’ailleurs plusieurs

Une qui revient le plus souvent c’est le Dominant qui offre sa soumise à d’autres

C’est souvent ce type de soumission qui est proposée sur les sites de rencontres libertines, je suis toujours très très méfiante vis-à-vis de ces hommes en recherche de soumises sexuelles.

Certains manipulateurs sous couvert de pratiques BDSM abusent de femmes en demande de soumission sexuelle en les prostituant sans qu’elles le sachent.

Si vous avez lu histoire d’Ô, ses amants sont l’exemple même de ces hommes qui abusent de femmes, même si Ô y a trouvé du plaisir, j’estime que cette femme a été abusée, violentée, prostituée pour finir abandonnée. Personnellement je n’aime pas ce livre, c’est peut-être un chef d’œuvre mais c’est aussi le manuel du parfait salopard, et beaucoup d’hommes qui proposent cette soumission sexuelle font référence à ce livre…

Peut-être que ma méfiance envers eux vient de la…

Mais la soumission sexuelle est une pratique qui peut être très enrichissante si elle est voulue par les deux et réalisée dans un respect total.

Tout dominant a des pratiques qu’il préfère et une recherche spécifique, il espère trouver celle qui sera en adéquation avec ses désirs de domination et ses jeux, mais la plupart de ceux que je connais et que j’ai rencontré, ceux que je considère comme de vrai Doms s’intéressent d’abord à la personne avec qui ils échangent ils apprennent à la connaitre, et ne lui propose pas telle ou telle type de soumission, ils sont d’abord attirés par le challenge qui s’offre à eux, leur désir premier est d’accompagner cette femme avec qui ils échangent, à lui permettre de se dépasser, ainsi on pourra trouver des Doms qui ne sont pas du tout intéressés par la soumission sexuelle, mais l’échange qu’ils auront eu avec cette femme pourra leur donner l’envie de l’accompagner, de lui permettre d’oser, de se dépasser, et de prendre de l’assurance.

La soumission sexuelle qui consiste à offrir sa soumise est réservée à des femmes en demande, plutôt gourmandes et ayant souvent eu une éducation qui les bloque, qui les empêche d’être ce qu’elles sont au fond d’elles-mêmes, des chiennes avides de sexe, et ce n’est pas péjoratif quand j’écris cela. Mais pour se libérer et “s’autoriser” leur plaisir, elles ont besoin de déléguer leur sexualité à un autre qui va gérer et maitriser sa sexualité, mais attention la soumission sexuelle n’est pas que de la baise à outrance, elle n’est pas constituée de gangbang qui se suivent et se ressemblent, comme certains pourraient le penser. La soumission sexuelle est très complexe, elle passe aussi par la maitrise de soi et de ses pulsions, la privation d’orgasme… jouir seulement lorsqu’on y est autorisé… Les vrais Doms qui pratiquent la domination sexuelle sont très respectueux et protecteurs, ils ne baisent pas leur soumise lors d’un gangbang ou autres mises à disposition, ils surveillent, sont attentifs au moindre écart de conduite d’un des participants, attentifs à leur soumise, et encore plus lors d’un public disgrace ou il y a beaucoup de participants et ou cela peut très vite déraper…

Il peut arriver qu’un Dom participent mais c’est extrêmement rare et sur de petits gangbang avec des hommes qu’il connait bien et dont il est sur, et quoi qu’il arrive il gardera le contrôle.

Dans ce contexte d’une certaine façon la soumise est “la dominante” puisque le maître est soumis à sa capacité de pouvoir, de vouloir (ou pas) certaines pratiques…

Je dis souvent que le Maître est au service du plaisir de sa soumise, et dans ce type de contrat cela doit être comme ça pour éviter les abus, cela ne fait pas d’elle une souminatrice, mais dès qu’il s’agit de sexe et qu’il y a d’autres participants, le principe du libertinage (et je sais que ça va en agacer quelques-uns…) “tout est possible rien n’est obligatoire” doit être appliqué, il faut être encore plus vigilant au consentement, il doit impérativement prendre le dessus sur l’obéissance attendue, pour que le gangbang organisé ne devienne pas une tournante.

La relation D/s est une relation forte elle ne peut pas réellement exister s’il n’y a pas un minimum de sentiments. Sur les sites libertins la plupart des hommes refusent ces sentiments, et ceux qui se prétendent “maitres” se servent de ceux qu’ils auront fait naître chez leur soumise, ils feront du chantage affectif, et menacent de mettre un terme à leur relation si celle qui s’est soumise n’obéit pas et ne se donne pas ce qu’ils veulent à qui ils veulent.

Mesdames, si vous souhaitez ce type de soumission, lors de mises à disposition vous devez pouvoir dire NON et garder le contrôle, si votre “maitre” refuse, jetez-le. Un Maitre digne de ce nom vous le dira, il conviendra de gestes avec vous, c’est important, pas toujours facile de donner son safeword lorsqu’on a une queue dans la bouche…

Beaucoup d’hommes proposent ces jeux, mais peu sont réellement capables de gérer leur égo et d’accepter que leur soumise reprenne un certain contrôle et devienne la maitresse dans ces situations. Elle pourrait repousser un homme, et certains supposés “maitres” pourraient mal le vivre, se sentir “humiliés” devant ces autres hommes surtout si celui qui a été repoussé lui fait remarquer que sa soumise est “mal éduquée”.  Et il est hors de question de punir une soumise qui n’aurait pas assurée lors d’une mise à disposition, au contraire il faut débriefer, la rassurer, essayer de comprendre pourquoi. En aucun cas si elle a mal vécu la situation elle ne doit culpabiliser de ne pas avoir satisfait son Maître, ce serait dévastateur.

D’autres Doms pour qui la soumission sexuelle fait partie de leurs pratiques, veulent former des soumises vouées à leur plaisir et aux plaisirs des autres, certains pourraient y voir une forme de prostitution mais s’il n’y a pas d’échange d’argent et que c’est la volonté de la soumise de devenir un objet sexuel ce n’en est pas. Il y a un terme qui revient souvent dans la bouche de certains Doms, ils veulent former une “Kajira” ce mot est assez récent, il est tiré d’une série de romans « Les chroniques de Gor”, il y a tout un protocole et de nombreuses règles que je ne connais pas et dont je ne pourrais pas vous parler mais si vous cherchez sur internet vous pourrez trouver.

La soumission sexuelle peut aussi s’établir au sein d’un couple, sans aucun autre participant, la soumise est simplement l’esclave sexuelle de son Maître, elle n’a de relation qu’avec lui, elle est au service de son plaisir, elle est à disposition et doit en permanence s’améliorer pour le satisfaire. C’est sa volonté, son plaisir est d’être l’objet sexuel de son Maître

La soumission sexuelle n’est pas une obligation dans le BDSM, beaucoup de couples D/s en dehors de leurs jeux ont la sexualité de madame et monsieur tout le monde… Peut-être juste un peu/parfois plus directive…

Bien que très méfiante j’ai voulu écrire cet article pour expliquer ce qu’est la soumission sexuelle. Tous ces hommes qui cherchent une femme à “mettre à disposition”, qui vous bousculent et vous poussent dans vos retranchements dès les premiers échanges, qui se montrent impatients, qui ne parlent que d’eux, de ce qu’ils veulent, de ce qu’ils cherchent, sans jamais indiquer ce qu’ils peuvent offrir à part leur queue à sucer, ne sont pas des doms dignes de ce nom et n’ont rien à voir avec le BDSM, ils nuisent aux autres et pire ils abusent de femmes en faisant de vrais dégâts, certaines se sentent salies et ne s’en remettent pas.

Et il y a une autre catégorie de dominateurs sexuels que j’allais oublier… ceux-là ne sont ni méchants ni dangereux

Les candaulistes qui n’assument pas… Leur plaisir est de voir leur femme se faire baiser par d’autres… mais pas toujours facile d’être vu comme un cocu… par contre se faire passer pour un Dom et faire baiser sa femme sous prétexte de domination sexuelle… c’est beaucoup plus flatteur…

En la soumettant… il la libère de toute culpabilité…
En la contraignant… il la libère de toute contrainte…
Elle est libre de se laisser aller…
Libre de s’offrir par délégation…
Elle s’offre à lui… il lui offre la liberté d’assumer ses pulsions…
Il l’exempte de toute honte, la libère du carcan de l’éducation reçue…
Son bénéfice à lui, c’est de lui avoir permis d’oser…

C’est ma vision de la soumission sexuelle, et c’est la seule que je respecte

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

Education sexuelle

 

En me basant sur mon vécu, la lecture de certains posts dans des groupes FB et des réponses, il m’est venu une réflexion sur l’éducation sexuelle que nos enfants reçoivent, je m’aperçois que nous sommes quelques-un.e.s à s’être senti différent.e.s dès notre plus jeune âge, sans vraiment savoir pourquoi, que ce soit le fétichisme, la soumission, le SM, le libertinage, etc… Et j’imagine qu’il y en a beaucoup dans ce cas, nous nous sommes découvert.e.s tard, et pour certain.e.s ça n’arrivera jamais, ils n’auront pas la chance de pouvoir vivre une sexualité assumée et décomplexée.

Je suis d’une génération ou on en parlait peu, et je me suis souvent senti « anormale », et malgré ma libido j’étais constamment frustrée, jusqu’à ce que celle-ci à force de ne pas être satisfaite s’éteigne, le sexe matrimonial était juste devenu une corvée, ce que j’en connaissais à l’époque ? pas grand-chose ça se limitait à coït/pipe/cuni… Autant dire l’ennui total pour quelqu’un comme moi qui avait besoin d’autre chose

Nous avons tous reçu une éducation sexuelle « conventionnelle » que ce soit de l’école ou de nos parents. A notre niveau nous essayons de « protéger » nos enfants et finalement nous ne leur parlons que de peu de choses en ce qui concerne le sexe et bien souvent de ce qui est la norme.

Mais ne devrions-nous pas éduquer nos enfants autrement, et leur expliquer qu’il y a autre chose que le sacro-saint missionnaire, et même si je sais qu’avec internet les enfants de maintenant sont beaucoup plus au courant de ce qui existe, ne devrions-nous pas, nous les parents leur expliquer qu’il existe d’autres pratiques considérées comme « hors normes » par le tout-venant, bien sûr certains parents ne pourront pas le faire, il faut aussi savoir que cela existe et avoir l’esprit assez ouvert pour juste expliquer sans vouloir imposer une notion de bien ou de mal…

En leur expliquant nous pourrions les protéger et les aider à trouver leur chemin d’une certaine façon, je pense à toutes ces jeunes soumises de 18/20 ans que l’on peut voir sur les sites, parfois des filles qui s’inscrivent le jour de leur majorité, certaines d’entre elles sont exploitées et manipulées, elles rêvent de D/s sans savoir ce qui est normal ou pas, elles ont lu les fameuses 50 nuances, elles ont fantasmé, elles ont envie de vivre ce qu’elles ont lu… mais si elles ont des doutes elles n’ont personne à qui se confier. En écrivant cela je pense à une jeune femme de 18 ans que j’ai pris en contrat d’alternance dans mon équipe à l’heure du déjeuner elle lisait ce livre… Et je sais que cela la faisait fantasmer, j’étais inquiète pour elle, elle avait un côté très fleur bleue, naïve, jeune et idéalisant l’amour, une jolie proie pour qui saurait la manipuler… je pense à moi aussi qui ai eu des désirs pervers très tôt, même si j’avais ça dans le sang, j’étais très jeune et je me serais certainement cassé la figure, entrainée par des hommes plus âgés qui auraient profité de ma naïveté et sans jamais pouvoir en parler à quelqu’un, par honte, par culpabilité, parce que personne ne m’aurait jamais expliqué qu’on pouvait vivre autre chose que le sexe conventionnel, et que je devais pouvoir dire non si la situation me mettait mal à l’aise même si c’est moi qui l’avait provoquée. Evidemment il n’y a pas que de vieux pervers qui abusent de jeunes fantasmeuses, certaines jeunes femmes savent parfaitement manipuler les vieux messieurs, mais celles-ci n’ont pas besoin qu’on les informe, elles savent où elles mettent les pieds et ce qu’elles veulent.

Toutes ces pratiques sont de plus en plus visibles, que ce soit dans les magazines, la publicité, les livres, les séries télé et sans oublier internet… Nos enfants y sont exposés que nous le voulions ou non

Nous nous inquiétons le plus souvent pour nos filles, la peur de la prostitution, de l’accident bébé, moins souvent pour nos fils, mais ils sont aussi concernés. j’ai l’esprit ouvert, mais sur wyylde une cam m’a dérangée, un jeune Dom de 20 ans qui manipulait le fouet sur sa soum de 18 ans, je n’ai pas aimé voir ce jeune couple en cam, j’étais mal à l’aise, pourtant dans des soirées j’ai vu de jeunes couples parfaitement à leur place, bien plus sains que d’autres couples plus âgés, mais ces deux jeunes jouaient un jeu qui n’était pas pour eux, ce jeune homme ne se maitrisait pas, peut-être qu’il aimait faire mal, on sentait beaucoup de violence en lui, pas un « sadisme sain ».

Lors de la gaypride il y a une photo qui a circulé qui peut paraitre choquante, je n’arrive pas moi-même à déterminer si je suis pour ou contre… on y voit des enfants derrière un homme tout de cuir vêtu qui promène en laisse 3 soumis à quatre pattes, collier clouté et masque de chien, je suppose que les parents qui emmènent leurs enfants à la gaypride sont capables de leur expliquer, mais il y a les autres, les simples passants, certains seront peut-être choqués, d’autres moqueurs et d’autres seront troublés, peut-être que ces derniers ressentiront des émotions sans oser les exprimer, peut-être qu’eux aussi se sentiront “anormaux” …

Je précise que je n’ai pas d’enfant, et c’est peut-être plus facile pour moi de prôner une éducation sexuelle plus élargie

Et nous qui vivons une autre sexualité… comment réagirions nous si l’un de nos enfants venaient nous avouer qu’il est soumis.e, sadique ou maso ou libertin.e…

Malgré notre “ouverture d’esprit”, sommes-nous prêts à l’entendre…

Educationsexuelle

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