LeDonjon

Habituellement je joue en club ou en soirée, il m’est parfois arrivé de jouer chez moi, rarement et seulement avec des personnes dont je suis très proche

Avec la situation actuelle, je n’ai pas envie pour le moment de retourner en club ou en soirée. Mais l’envie de jouer reste quand même présente.

J’aurais pu continuer à jouer dans le salon tel qu’il est, mais il manquait quelque chose, une ambiance…

Pendant le confinement j’y ai réfléchi, je m’étais déjà servi de la table basse comme banc à fessées et ça faisait un moment que je voulais l’adapter sans que cela soit visible pour le commun des mortels.

L’idée était de pouvoir transformer le salon en Donjon très rapidement.

L’idéal serait d’avoir une pièce supplémentaire dans laquelle j’aurais pu installer un minimum de matériel (une croix de Saint-André, un banc à fessées et une table gynécologique)… Mais je n’ai pas la possibilité d’avoir un petit donjon chez moi.

Et j’aime bien bricoler, il y a environ deux ans j’avais fabriqué une cage pour une soirée

J’ai donc fixé un anneau sur l’alcôve qui sépare le salon, j’aurais pu utiliser le plafond…

J’y ai accroché une courte chaîne à laquelle je suspends une plante quand le salon est en mode “vanille”. Quand je veux jouer je remplace la plante par deux autres chaînes auxquelles je fixe une barre de contrainte, elle peut servir soit à attacher les poignets si je veux jouer en impact sur quelqu’un qui est debout, les poignets peuvent aussi être accrochés directement aux chaînes (pour ces jeux il faut quand même que je pousse le bureau), soit à attacher les chevilles avec la barre fixée un peu plus bas si je veux jouer au “docteur” la table basse servant de table gynécologique.

Sur la table basse j’installe un matelas type “lit de bébé” que j’ai recouvert de vinyl pour un nettoyage facile. J’ai un petit guéridon rond sur lequel je pose le matériel dont j’ai besoin.

Il ne me reste plus qu’à m’installer confortablement sur un coussin à même le sol pour jouer ou sur un tabouret.

La table basse me sert de table gynéco et aussi de banc à fessées, j’ai fixé dessous à chaque extrémité deux anneaux dans lesquels je peux passer des chaînes pour immobiliser ma/mon partenaire de jeux

Et voilà…
Je n’ai pas de donjon, mais j’ai un salon qui peut s’adapter… Selon mes envies de jeux…

MonPetitDonjon

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2020 – Journal d’une bourgeoise délurée

ChienFugueur

Points

J’ai toujours aimé les chiens perdus sans colliers, ils sont les seuls dont j’ai envie de m’occuper, les seuls qui m’amusent.

Et pas question de leur mettre un collier, un bon chien reconnaissant n’en a pas besoin, il a du plaisir à être à vos côtés.

mais le revers de la médaille avec certains d’entre eux c’est leur besoin de liberté, ils sont très souvent fugueurs, mais ils reviennent toujours à la niche quand ils ont besoin de repos ou l’envie de se faire câliner…

Pas toujours facile de les supporter, difficile à assumer ce type de cabot.…

Tu te demandes dans quel état ils vont rentrer… heureux de leur petite escapade…ou couverts de puces… parfois blessés…

Parfois ils te mettent en colère, tu as envie de les renvoyer à la rue où besoin de les punir… de leur donner une leçon… de leur rappeler qui donne la gamelle…

Je suis une dominante sexuelle

Ta sexualité m’appartient, j’en joue dans le plaisir où la frustration, selon mon envie du moment…

Il t’arrive souvent de reprendre cette liberté… à mon insu…

Je ne suis pas naïve… je le sais… Tout se sait…

Aujourd’hui j’ai envie de te punir… j’ai besoin de te punir.

Je vais te punir !

Comme tous les clébards quand tu as la queue qui frétille ton cerveau est à l’arrêt, tu as repéré une paire de gambettes que tu aimerais bien renifler, tu n’as pas cherché à savoir à qui appartenait cette belle paire de jambes…

Cette femme est une de mes amies, c’était pourtant assez facile à savoir…

Mais non, chez toi l’envie de te faire flatter la croupe est trop forte pour que tu réfléchisses…

Tant mieux c’est aussi ça qui m’amuse et qui met en marche “mon usine à vices”.

– Bonjour comment vas-tu ? Je t’appelle parce que j’ai un type qui m’a écrit et il me semble que tu le connais bien ;-)“

– Oui effectivement, tu es partante pour jouer ?

– Avec toi ? Toujours

– Parfait, j’ai ma petite idée, j’ai deux trois détails à mettre en place et quelques amies à inviter à la petite fête, je t’en dis plus dès que j’ai validé le lieu, en attendant vas-y charme-le, appâte-le…

Pour monter mon scénario j’avais besoin d’un lieu, un parking où on pourrait “jouer” sans trop de risques d’être dérangés… Il n’était pas question que quelqu’un appelle les flics et tous se retrouver menottes aux poignets… le seul qui serait contraint ce soir-là c’est toi mon chien fugueur…

Je te connais je sais ce qui te fait vibrer, on a assez souvent parlé de tes envies et de tes fantasmes.

Ce que je veux mettre en place pour cette soirée, avec toi je sais que je peux le réaliser.

On a échangé un peu dans la journée, tu n’es pas disponible ce soir tu as un diner “pro”… On a convenu de déjeuner ensemble le lendemain.

Sourire… je sais que tu as rendez-vous avec mon amie.

Je l’appelle dans la foulée, on a choisi sa tenue ensemble, je te voulais complètement sous son charme, que tu ne vois plus qu’elle, que tu ne penses à rien d’autre qu’à la soirée que tu imagines.

J’avais demandé à un de mes amis habitué à organiser ce genre de plan pour des libertins en recherche de frissons de me trouver le fameux parking. C’était un parking d’entreprise. En gentleman tu as laissé le choix du restaurant à mon amie, toutes les deux on en a choisi un pas très loin, c’était parfait.

Elle t’a envoyé un message en s’excusant d’un petit changement, qu’elle avait malheureusement été retenue au bureau, elle t’a demandé de venir la chercher directement à “son travail”, elle t’a dit de te garer sur “sa place de parking” et de l’attendre devant la porte de l’immeuble que vous iriez au restaurant à pied.

Ce que tu as fait, peut-être un peu déçu en supposant qu’elle serait dans “une tenue du quotidien”.

Ni vu ni connu elle est sortie de cet immeuble de bureaux moulée dans sa jupe crayon en cuir, perchée sur ses hauts talons, un chemisier blanc qui laissait entrevoir la naissance de ses seins, son trench sur le bras et “sa sacoche de bureau” qui ne contenait aucun dossier ni ordinateur, mais bien d’autres choses plus intéressantes…

Mais ça tu ne le sais pas…

Vous êtes allés au restaurant, vous avez dîné… discuté… plaisanté… flirté…

Tu ne pensais pas du tout à moi… Moi si… j’étais excitée… trempée…

J’avais besoin de jouir… de me caresser… Je devrais patienter…

Il était 23 heures passées lorsque vous avez terminé de diner

J’étais avec quatre amies, elles avaient garé leurs voitures dans ce même parking. Nous nous étions donné RDV dans un pub pas très loin on a pris un verre, puis quand ta compagne de soirée m’a appelée des toilettes pour me dire que le café était servi on est allé mettre en place “mon petit scénario”.

On avait apporté un des cabriolets de mon salon, on l’a installé au milieu du passage entre deux rangées de voitures, proche de la tienne. Ainsi assise tu ne pourrais pas me voir en arrivant. La place a été judicieusement choisie.

Mon cœur bat, je suis très excitée et inquiète à la fois…

Comment vas-tu réagir…

Je veux te faire connaitre la douce sensation de la gamine prise les doigts dans la confiture… le plaisir d’être découvert… la boule au ventre engendrée par cette excitante culpabilité de l’interdit et de s’être fait prendre…

C’est si bon parfois la culpabilité…

Je veux te donner une leçon… Te montrer que je suis la seule à pouvoir être ta Maîtresse… Te montrer qui peut te diriger… Qui peut décider…

Tu es mon objet sexuel… Celui avec qui j’aime jouer… Celui que j’aime partager…

J’entends une porte, puis le claquement des talons sur le béton, je reconnais ce pas.

Vous vous rapprochez.

Vous tournez, vous arrivez dans l’allée où tu es garé, tu imaginais peut-être terminer la soirée chez mon amie…

Tu me vois assise sur mon fauteuil une cigarette à la main et un sourire aux lèvres…

Mon regard te fusille…

Tu marques un arrêt, tu deviens blême, tu ne comprends pas ce qu’il se passe

Je soutiens ton regard…

Tu regardes mon amie sans comprendre… elle te sourit et me fait un clin d’œil

– Les filles c’est le moment

Mes quatre autres amies arrivent derrière moi, quatre femmes sexy, cagoulées, toutes de cuir vêtues et rangers aux pieds. Tu en connais au moins deux, des filles à qui tu as déjà offert ton cul mais tu ne le sais pas.

Tu ne sauras jamais qui étaient mes complices de punition…

L’une d’elles porte un gode ceinture, équipé d’un attribut un peu plus gros que ce que tu as l’habitude de prendre… c’est la bonne occasion de te faire passer une étape…

Je sens ton malaise, j’aime ça, ça m’excite…

je sais aussi que ton cerveau s’est remis à fonctionner… Je sais aussi que tu es excité…

Tu n’as juste pas encore réalisé… Tu doutes sur ce qu’il va réellement se passer…

Est-ce que c’est ce que tu espères…

Tu regardes mon amie… sans que tu t’en aperçoives elle a sorti de sa sacoche un sac en toile de jute qu’elle te met sur la tête, une autre s’est rapproché de vous et te passe des menottes.

A cet instant on est toutes autour de vous, tu as les mains dans le dos ainsi entravé je te pousse brutalement sur le capot de ta voiture.

Je me positionne derrière toi et te pince les tétons… pas comme tu aimes… plus fermement… Ton plaisir tu dois le mériter…

– Charmant le client avec qui tu devais diner… tout à fait à mon goût… Dis-moi sincèrement… Le chien fugueur ne mérite-t-il pas une punition ?

– Si Ma Dame

– Plus fort on n’entend pas

– Oui Ma Dame, le chien que je suis mérite d’être puni

– Accepte-tu ta punition sans broncher ?

– Oui Ma Dame je l’accepte, faites de moi ce que vous voulez

– Très bien dans un premier temps je vais te mettre un bâillon, pour t’empêcher de gueuler

Je ressens ton inquiétude, je sens ton cœur battre la punition ne sera peut-être pas tout à fait celle que tu imaginais…

Je veux bien te laisser terminer le pot de confiture… mais avant ça tu devras subir quelques désagréments…

On ne met pas impunément les doigts dans le pot de confiture sans prendre le risque de se faire taper sur le bout de ces vilains doigts…

J’ai décidé que tu seras puni par où tu aimes pêcher…

Tu as le feu au cul… je vais te faire goûter à un tout autre incendie…

Plaqué sur le capot de ta voiture, le pantalon sur les chevilles, tu sens le cuir de ma cravache caresser la peau de tes fesses…

Mon amie avec qui tu as partagé ce délicieux dîner s’amuse à griffer ta peau de ses ongles.

Elle s’écarte, je commence à tapoter doucement avant de te gifler le cul

Une… deux…trois…

Je caresse tes fesses rougies… j’aime ces marques, elles ne resteront pas longtemps, mais ce sont les miennes…

Je recommence…

Quatre… cinq… six… sept…

Tes jambes fléchissent tu n’as pas l’habitude, habituellement mon sadisme trouve son plaisir auprès d’autres partenaires de jeux totalement masochistes, je n’ai jamais eu envie de ça avec toi, mais ce soir j’avoue j’y prends énormément de plaisir… tes grognements sous ton sac en toile de jute me font mouiller…

Huit… neuf… dix…

J’aime voir ton cul rougir… ça me donne encore plus envie de te prendre… de te posséder…

Les filles si on buvait une bière avant de continuer… j’ai besoin de faire une petite pause…

Tu ne bouges pas, tu ne peux pas bouger, difficile de faire un mouvement avachi sur le capot de ta voiture, les mains menottées dans le dos et le pantalon sur les chevilles…

Tu ne sais plus ce qui t’attend… tu commences à douter…

J’ai décidé de te laisser terminer le pot de confiture… mais à ma façon…

Je me rapproche je caresse tes fesses ornées des marques de ma cravache. J’enfile les gants en latex…

J’hésite… lubrifiant ou à sec…

Ta punition ne doit pas se transformer trop vite en plaisir…

Une de mes amies est montée sur le capot, elle s’est assise sur ton dos… elle te maintient en position… Je commence à glisser deux doigts… puis quatre… d’une main je te fouille… de l’autre je te serre les couilles…

Tes grognements sont devenus des gémissements… tu dois baver avec ton bâillon… avoir des difficultés à respirer… peut être que l’odeur de la toile de jute te dérange… tu voudrais pouvoir t’exprimer… dire que tu es une chienne… ma chienne… dire que tu es ma pute… mon objet sexuel…

Tu voudrais pouvoir me remercier…

– Ta gueule, je veux pas t’entendre !!!

Ton cul est prêt, je t’enlève le sac en toile de jute, je soutiens ton regard, je t’attrape par les cheveux et te positionne avec l’aide d’une amie tant bien que mal joue contre le béton… la croupe à l’air.

Je rejoins mon fauteuil, je te fais face, je te regarde te faire enculer par ce gode un peu plus gros que la normale… je me délecte de cette vue… c’est magique…

Je commence à me caresser, l’amie avec qui tu as dîné me rejoint, on commence à s’embrasser se toucher, elle glisse sa main sous ma jupe, me fouille la chatte comme j’ai fouillé ton cul quelques minutes avant…

Elle sort le petit vibro que tu aimes tant… mais cette fois il sera juste pour moi… tu n’y as pas le droit…

Ton cul est maintenant bien ouvert le gode t’a préparé à recevoir la main… pas la mienne elle ne passe jamais… ce n’est pas grave j’aime te voir te faire fister le cul par celle que j’ai choisi et j’ai envie de jouir… jouir de ce spectacle que mes amies m’offrent

Tu es mon objet sexuel… ma pute… mon chien fugueur…

Je vois sa main gantée s’enfoncer dans tes entrailles… je t’entends gémir… râler…

Une autre s’est mise à branler ta queue…

Je te vois trembler… ton corps est pris de soubresauts… je vois ta semence gicler sur le béton…

Ma respiration s’accélère, ma poitrine se soulève, ma main vient rejoindre celle de ma complice,… elle me fouille… je me branle… je ne te vois plus… je perds pied… je ne résiste plus…

Le parking est re-devenu silencieux…

Il est temps de te libérer de tes chaînes…

Tu es épuisé, tu te laisses aller, couché sur le dos à même le béton…

Je me lève, je te rejoins, tu es toujours allongé sur le sol.

Je me positionne, relève ma jupe la chatte au-dessus de ta tête.

– Ouvre la bouche

Tu t’exécutes.

La louve que je suis marque son territoire, tu n’as pas pu tout boire, ta chemise est souillée de cette onde dorée…

Tu portes mon odeur…

On t’aide à te relever, à t’asseoir dans ta voiture, je ne sais pas où le chien fugueur que tu es avait prévu de dormir ce soir

– A demain, n’oublies pas que nous avons un déjeuner

A ce moment-là je me dis que si tu n’étais pas tel que tu es… fugueur…  je n’aurais jamais pu mettre en place ce type de scénario qui m’excite… qui Nous excite…

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2020 – Journal d’une bourgeoise délurée

GangDeFemmes

Points

Parfois on croise dans notre parcours des êtres exceptionnels.

J’ai déjà rencontré quelques  femmes gourmandes, mais plus rarement celles que j’appelle “des boules de plaisir” ; elles sont avides de rencontres et de scenarii, réceptives à la moindre caresse, aux plus petits attouchements, elles sont insatiables, jamais repues…

Ce n’est pas facile d’être leur partenaire privilégié, ça peut être très déstabilisant. Bien sûr il ne faut pas être jaloux, il faut être très partageur et aussi pouvoir suivre leur rythme et ça l’est encore moins dans un cadre D/s où le Maître prend en charge la sexualité de sa soumise. Il devra proposer, faire preuve de beaucoup d’imagination, la protéger aussi surtout s’il lui organise des gangbangs ou qu’il l’envoie seule chez quelqu’un. Il doit tout cadrer, tout vérifier, tout sécuriser. Mais parfois il doit aussi lui dire NON, comme on dit non à un enfant qui aurait abusé de sucreries.

J’ai souvent eu envie de posséder une soumise dont j’aurais pu diriger la sexualité, une soumise que j’aurai pu offrir, pour laquelle j’aurais organisé des rencontres, créé des scenarii, pas parce que je suis bi, mais pour me nourrir de son plaisir.

Mais ces gourmandes préfèrent les hommes et je n’en suis pas un.. 

 

Je ne pensais pas qu’un homme pouvait être aussi réactif et capable de s’offrir totalement comme  ces femmes, jusqu’à ce que je le rencontre LUI.

Arriver à faire gémir, râler, trembler un homme et lui faire totalement lâcher prise c’est la première fois que cela m’arrivait.

Il est ce que je recherchais chez une soumise “une véritable boule de plaisir”.

Dès notre première rencontre mon usine à vices s’est mise en marche.

J’ai tout de suite envisagé de lui organiser une sorte de gangbang associé à un public disgrace.

Mon cerveau fonctionnait en surchauffe. Je devais régulièrement me caresser pour faire retomber la tension sexuelle que cette idée provoquait chez moi. 

C’était jouissif 

…..

On se voyait régulièrement, je commençais à bien le connaître, je savais ce qui le faisait réagir, ce qui le faisait vibrer, j’avais aussi appris à utiliser les sondes urétrales.

J’aimais lui donner du plaisir. 

Tout son corps réagit. J’aimerais pouvoir le solliciter de toutes parts, mais je n’ai que deux mains et c’est très frustrant. 

Dans ces moments intimes ou nous sommes  seuls, j’ai besoin de me coller à lui et frotter mon sexe sur sa cuisse pendant que je joue avec ses tétons, dans cette position je peux sentir sa queue durcir entre mes seins. Mais ce qui le fait le plus réagir c’est quand je le fouille, parfois il en tremble de plaisir et il m’est arrivé de le rejoindre dans cette transe et de trembler à mon tour.

Pour moi ce sont de moments magiques.

…..

Le grand jour est arrivé, je lui avais imposé une semaine d’abstinence.

Du samedi précédent jusqu’au vendredi je l’avais excité « virtuellement » il n’était pas question qu’on se voit je n’aurais pas résister à la tentation de le fouiller. Je le voulais sous tension, je le voulais affamé.

Je lui avais donné rendez-vous à 20h à la Factory pour qu’il puisse prendre une douche et se préparer, j’y étais depuis deux heures déjà pour agencer le lieu avec ma fidèle amie. 

Ça faisait un moment qu’on n’avait pas organisé de soirée filles et celle-ci était un peu particulière il y aurait un Homme.

J’avais choisi celles qui allaient être mes complices et j’avais demandé à ma Lady de sélectionner les autres participantes. Je les voulais perverses et vicieuses à souhait.

Je savais qu’on serait moins nombreuses que lors des soirées précédentes, l’idée qu’il y ait un homme présent refroidirait certaines de nos habituées… et surtout leur mari… d’autres ne comprendraient pas qu’il ne pourrait pas y avoir de sexe avec lui, mais j’étais quand même étonnée par le nombre de participantes 

C’est l’heure, la soirée va débuter.

“Mets ton masque et suis moi.”

Je l’enferme dans la vitrine de la Factory, elle fera office de cage.

Je remonte à l’étage pour accueillir les participantes, 

On discute entre femme, on prend un verre.

Cloîtré dans sa vitrine il doit nous entendre, le stress doit commencer à monter.

Il doit commencer à s’inquiéter, il pensait que nous ne serions que cinq où six, il se trompait…

Des filles ont commencé à descendre un verre de champagne à la main  pour voir le spécimen.

Certaines venaient coller leurs seins ou leurs fesses contre la vitre. Une autre se doigtait puis ramenait son majeur à la bouche en le regardant avec un air vicieux, deux autres s’embrassaient et se caressaient attendant une réaction de sa part. Mais comme je le lui avais demandé il n’a pas bougé

Elles étaient surexcitées et lui était comme une pute dans une vitrine d’Amsterdam attendant le client.

Ça faisait déjà une heure qu’il patientait sagement, je me demandais dans quel état il pouvait être, qu’est ce qu’il pouvait bien se passer dans sa tête…

Était-il excité… inquiet… regrettait-il de m’avoir dit oui…

Il est temps de le faire entrer en scène 

Il est pieds nus, il porte un pantalon de ville une simple chemise blanche et une cage de chasteté, je ne le voulais ni nu ni en caleçon, je voulais créer un premier contact avec ces femmes qui allaient pouvoir le déshabiller. Et la chemise blanche lui donne une visibilité au milieu de toutes ces femmes vêtues  de noir.

J’ouvre la porte, je passe ma main sous sa chemise, je caresse sa peau, je ne résiste pas à l’envie de lui pincer les tétons. 

Je lui fais mal volontairement, histoire d’en rajouter à son stress.

J’accroche la laisse à son collier, nous nous dirigeons au milieu de la pièce, certaines nous tournent autour, d’autres tentent une main baladeuse, j’entends des sifflements et des commentaires “déplacés” comme peuvent le faire certains hommes sur un chantier lorsqu’une jolie femme passe. j’adore ça et malgré le stress de cette première fois je commence à être moi-même très excitée.

Elles nous ont toutes rejoint dans l’espace jeu, il découvre que nous sommes une vingtaine de femmes, beaucoup plus que je le lui avais laisser supposer.

“Bonsoir mesdames, je vous ai réunies ce soir pour un événement un peu particulier, un gangbangs associé à un public disgrace dont “le sujet” est un homme, pour la partie gangbang nous serons cinq à l’assurer, pour le public disgrace vous êtes toutes invitées à participer.”

Je rajoute un bandeau à son masque, le priver de la vision exacerbera ses sens

“Je vous présente Max, belle bête de 1m90 pour 90kg, extrêmement sensible, tétons réactifs à la moindre sollicitation, cul offert comme la bonne petite salope qu’il est et une queue qui ne demande qu’à être pénétrée. Combien de temps supportera-t-il les supplices que nous allons lui infliger, va-t-il craquer avant le bouquet final… Mes camarades et moi allons prendre notre temps le but n’est pas de le faire jouir en cinq minutes mais de faire durer le plaisir de le torturer. ”

“Mitsouko j’ai une question ça veut dire quoi “une queue qui ne demande qu’à être pénétrée”

Je sors les sondes et les montre à cette assemblée de femmes en leur expliquant que je vais en insérer dans son urètre en commençant par les plus petites pour pouvoir branler son pénis de l’intérieur et de l’extérieur, certaines se crispent, d’autres sont affolées par la taille des plus grosses sondes

“Mesdames les paris sont ouverts, faites vos pronostics, tiendra-t-il jusqu’au bout ou déclarera-t-il forfait…”

“N’hésitez pas à venir tâter la marchandise, et foutez-le à poil !!!!”

Elles ne sont pas loin d’une dizaine à se précipiter, l’une d’elles lui donne un grand coup de langue sur la joue, une autre lui murmure je ne sais quelles insanités à l’oreille, une autre lui pince les fesses. 

Une de mes préférée se met à genou déboucle sa ceinture et lui dégrafe son pantalon, elle me regarde et me dit

“Je voulais voir la cage je n’en ai jamais vu, je peux le lécher ?”

“Vas y ma belle fais toi plaisir”

Elles sont complètement déchainées, vicieuses et perverses comme je l’espérais

Je pose sa main sur sa poitrine, je sens battre son cœur à toute vitesse, il tremble un peu, je lui demande si ça va, il me répond oui avec un sourire

Il s’est très vite retrouvé nu, ses vêtements sont éparpillés un peu partout, une des filles a enfilé sa chemise blanche. Je demande à l’assemblée de s’installer le jeu va pouvoir commencer…

Il est aveuglé par le bandeau, nous le guidons pour qu’il puisse s’installer sur le fauteuil gynécologique, je sais qu’il aurait préféré le confessionnal de la facto, mais il fallait que les filles puissent voir, d’où le bandeau sur les yeux.

Nous sommes cinq, Clara, Lady, Isa, Juliette et moi, toutes parfaitement complices

Juliette qui a déjà joué avec nous commence par lui travailler les tétons, il réagit, 

Isa et Lady le caressent de chaque côté dans une symétrie parfaite remontant des chevilles jusqu’aux épaules en passant par l’aine

Clara et moi enfilons nos gants en latex, à côté du fauteuil il y a une petite table où j’ai préparé tout le matériel nécessaire, gants, lubrifiant, jouets, désinfectant, etc…

Je commence, j’enduis mes mains de lubrifiant, je fais doucement rentrer un doigt puis deux. Il commence à réagir, il gémit, je tapisse l’entrée de son cul de lubrifiant, je masse ses chairs intimes, Le majeur et l’index de mon autre main viennent rejoindre les premiers, je commence à le fouiller plus sérieusement, de mes quatre doigts je le fais grogner. Il commence à éructer comme une salope, les filles l’encouragent à s’exprimer, le traitent de salope, de chienne, il leur répond…

“Ouiiiiii je suis une salope, j’adore ça”

je voudrais le fister mais je n’y suis jamais arrivé, ma main ne passe pas… mais je sais que Clara elle le pourra elle l’a déjà pénétré, pour qu’il n’y ait pas de temps mort d’un clin d’oeil j’invite Lady à me rejoindre elle a découvert ces jeux il y a peu et elle adore fouiller, ses doigts viennent remplacer ceux de ma main gauche, nous nous retrouvons toutes les deux à faire danser nos doigts dans son cul, il se tord de plaisir. Nous jouons en binôme pendant un petit moment encore

Je commence à sentir la chaleur qui monte dans mon bas ventre, ça coule entre mes cuisses, j’ai besoin d’une pause, j’ai besoin moi aussi d’être spectatrice. J’enlève mes gants, j’essuie mes mains avec une lingette puis les frotte avec du gel hydroalcolique .

Les filles se poussent pour me laisser une petite place sur le canapé juste en face du spectacle, je me délecte de cette vision, j’avoue je suis un peu candau… je voudrais pouvoir me caresser mais impossible il faudrait que j’aille me laver les mains. 

J’en ai mal à la chatte tellement j’ai besoin de jouir

Son cul est prêt, lubrifié et bien ouvert, je rejoins les filles, Clara remplace Lady, je grimpe sur la table soulève ma jupe et colle mon sexe contre sa bouche à l’étouffer.

Ainsi positionnée, je rapproche ma langue de son sexe et le lèche à travers les barreaux de la cage de chasteté, je sens son sexe qui durcit, je soulève un peu mon bassin pour le laisser respirer, j’ai envie de lui pisser dans la bouche — pas maintenant ce n’est pas le moment —  Clara va bientôt le fister, je lui enlève la cage, je fais signe à Lady de me passer mon wand, accroupie sur son torse mon sexe trempé contre sa peau je caresse d’une main son périnée et de l’autre je dirige le vibro sur son gland je dois faire attention à ne pas le faire jouir. Clara m’envoie son regard malicieux, je lui fais un signe de tête, nos regards ne se quittent pas, elle fait pénétrer sa main entière dans ses entrailles, ses yeux pétillent, tout en continuant notre manège on se roule une pelle…

Il gémit… il râle… il grogne…

Je le sens trembler… où c’est peut-être moi qui tremble…

Non c’est lui, Il a besoin d’une pause. 

Je descends, fais signe aux filles de continuer doucement le temps que je revienne

Je monte les escaliers, je commence par me laver les mains, je bois un verre, j’ai besoin de sucré, un jus de fruit, j’aurais bien aimé une coupe de champagne, mais ça sera pour plus tard. J’attrape une bouteille d’eau et un verre avant de retourner dans l’espace de jeu.

La première manche vient de se terminer, Clara enlève ses gants, la plupart des filles remontent pour grignoter, boire ou fumer.

Je lui enlève son bandeau et l’aide à descendre, ses jambes flageolent, il a froid. 

Je l’enveloppe dans un plaid et lui tend un verre d’eau, il se cale entre mes jambes sur le canapé. Nous restons un moment comme ça, le temps qu’il reprenne ses esprits. Je le caresse et le câline comme on le fait avec son chien quand on est content de lui.

Il a envie d’une cigarette, je lui tends ses chaussures, accroche la laisse à son collier et nous montons. Nous nous isolons mes complices et lui pour fumer tranquillement, une des femmes se rapproche et lui demande si ça va

“Oui Madame, très bien Madame je vous remercie de votre sollicitude.”

Tout mi-temps ne doit pas durer trop longtemps… Il est temps de lancer la seconde partie du jeu. Je tends la laisse à Lady qui redescend avec Juliette et Isa pour l’installer.

Avec Clara nous allons nous laver les mains

Lorsque nous rentrons dans l’espace de jeux la plupart des filles ont retrouvé leur place, certaines d’entre elles n’ont pas pu résister, trop excitées par la première manche elles s’activent, on commence à entendre leurs gémissements.

Max essaie tant bien que mal de regarder, mais Juliette lui met une petite claque et crée un rideau avec son corps, il ne peut qu’entendre… pas voir…

Voilà on y est, la seconde manche, celle que j’ai le plus désirée, mais aussi celle que je redoute le plus… la partie avec les sondes… cela ne fait pas très longtemps que je les manipule et jusque là il m’a toujours guidée.

Juliette lui remet son bandeau sur les yeux, Lady et Isa lui attachent les poignets et les chevilles, puis le sanglent.

Il devra pouvoir bouger le moins possible.

Sur ce coup-là pas question que je me frotte sur lui je dois me concentrer. 

Avec les filles nous avons convenu du déroulement de cette seconde partie, si la première pouvait se dérouler au feeling, ça n’est pas possible pour celle-ci je ne suis pas assez sure de moi. Au début nous ne serions plus que quatre autour de lui avec chacune notre rôle. La cinquième Lady sera notre “infirmière instrumentiste”, venant du BDSM elle connaît parfaitement les règles d’hygiène, je n’ai pas besoin de les lui expliquer.

A part les gémissements de celles qui s’activent sur le lit, la factory est silencieuse, les spectatrices sont très attentives la tension doit être palpable…

Juliette lui caresse les tempes pour l’aider à se détendre, Isa lui caresse l’intérieur des cuisses, le ventre et le torse.

Je regarde les femmes assises autour de nous et je leur chuchote qu’avant de pouvoir insérer les sondes il faut que je le fasse bander. Un doigt se lève

“Je peux venir le sucer ?”

“Mais avec plaisir mademoiselle”

La petite brune avale son gland tout en lui serrant la base du pénis.

Les gémissements des unes et le savoir faire de cette demoiselle commence à faire son petit effet, j’entends la respiration de Max s’accélérer, je fais signe à la brunette de ralentir.

J’enfile une paire de gants, Lady prépare les sondes sur un plateau, elle les a d’abord désinfectées avec de l’alcool.

Je saisis son sexe d’une main, la petite brunette retourne sagement s’installer sur le canapé en se léchant les babines, la salope elle s’est régalé de tout son liquide séminal il va falloir que je lubrifie.

Je le branle pour maintenir l’érection, Lady me passe la première sonde, elle l’a lubrifiée, c’est parfait.

Je dessine l’entrée de son méat du bout de la sonde en la faisant tourner, elle commence à glisser gentiment. Je ne pousse pas il doit l’aspirer naturellement.

Ça y est, elle est à l’intérieur, je branle doucement son pénis pour la faire pénétrer un peu plus… c’est assez facile, je peux passer à une sonde de diamètre supérieur. Je renouvelle cette opération jusqu’à ce que j’atteigne sa limite de pénétration, la sonde N°10

Je continue à branler son sexe, je fais un signe de tête à Isa, elle commence à lui travailler les tétons,  il commence à gémir et bouger, Juliette lui maintient la tête.

Je commence à me détendre, sans lâcher son sexe et la sonde, je me baisse pour donner des coups de langue sur son gland, je le suçote.

“hummmm… Je vais jouir”

NON !!!!!! pas question c’est trop tôt, je le veux pénétré de toute part.

Je me relève et ralentit mon mouvement. Isa fait de même, elle abandonne le travail des tétons. Je fais signe à Clara de se préparer, elle saisit “mon pure njoy”, un gode en acier qui le fait décoller.

Je maintiens la sonde, son érection commence à redescendre mais je dois laisser le temps à Clara de le pénétrer, ça devrait être assez rapide, la première manche l’a bien préparé.

Clara est en place et commence de petits mouvements, je reprends la masturbation de son sexe, il est de nouveau ferme.

C’est le moment

“GO les filles !!!”

Je le branle de l’intérieur et de l’extérieur, Clara sollicite sa prostate avec le Gode en acier, Isa travaille ses tétons, Juliette le maintient et l’excite avec des mots crus, Lady nous a rejoint elle fait vibrer d’une main le wand sur son gland et de l’autre caresse son périnée.

Il râle, il grogne, je sens les premiers soubresauts, il n’aura pas fallu cinq minutes, j’enlève doucement la sonde, je serre son sexe, je lui saisis les couilles.

Je regarde son sperme gicler et venir couler sur ma main

J’ai joui, je tremble, je suis vidée, mes jambes ne me porte plus j’ai la tête qui tourne, le cœur qui s’emballe

Je n’ai plus de force, mais je me déshabille et je grimpe quand même sur ce fauteuil pour m’allonger sur lui.

J’ai besoin de ce contact, besoin de me ré-approprier celui que je viens de partager…

Il est tout aussi fébrile que moi, je sens son corps trembler, on a besoin tous les deux de redescendre.

Mes amies le libèrent, il m’enlace, je sais à ce moment-là qu’il est heureux.

Sentir ses bras autour de moi a beaucoup plus de valeur qu’un “merci Madame” ou “merci Maitresse”

Nous sommes restés un long moment comme ça, lorsqu’on a émergé nous étions seuls les filles étaient toutes remontées, je ne sais pas si elles ont compris que nous avions besoin de ce moment pour atterrir où si mes complice les ont obligées à nous laisser.

Lorsque nous avons enfin atterri je lui ai tendu un peignoir que j’avais apporté pour lui. Nous sommes remontés tranquillement. Max pouvait enfin enlever son masque et moi j’avais bien mérité ma coupe de champagne.

la plupart des femmes présentes à cette soirée sont des libertines, elles ont découvert une autre façon de donner du plaisir à un homme, comme moi je l’ai découvert quand je l’ai rencontré. Certaines étaient très curieuses, elles avaient beaucoup de questions et étaient aux petits soins pour lui. 

“J’aimerais bien jouer comme ça avec mon mari, mais à peine j’approche son anus il se crispe, et vous c’était pareil au début ?“

“Non mais sérieusement les sondes c’est pas douloureux… parce que moi j’avais mal à votre place“

Max s’est douché puis s’est rhabillé, il avait bien mérité sa récompense.

Il allait pouvoir assister sans participer confortablement installé dans un fauteuil à la troisième mi-temps : “une orgie de femmes”… 

Et moi je commençais déjà à me demander ce que j’allais bien pouvoir trouver pour nourrir l’insatiable appétit de ce gourmand…

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2020 – Journal d’une bourgeoise délurée

Cette semaine j’ai fait l’expérience de l’interview Radio, il y a quelque temps Miguel-Ange Sarmiento m’avait demandé si je voulais être interviewé, j’ai hésité, c’est une chose d’écrire à destination d’un public, c’est différent de répondre à des questions de quelqu’un surtout lorsque l’émission sera diffusée telle qu’elle a été enregistrée.

Même si d’une certaine façon je me livre sur ce blog, je parle peu de moi et de mes expériences, j’écris surtout des chroniques.

Après une période de réflexion j’ai fini par accepter.

Au début c’était un peu compliqué, j’essayais de faire attention à mes mots, puis c’est devenu une simple conversation entre amis. Et finalement j’aurais pu rester des heures à discuter avec lui. L’heure est passé très vite, j’en suis ressortie avec un sentiment de frustration, finalement moi qui pensais ne pas avoir grand-chose à dire j’avais encore envie d’échanger sur beaucoup de choses abordées rapidement juste avant de démarrer l’émission comme le féminisme ou l’inégalité qui existe entre les hommes et les femmes dans le monde libertin et pas forcément dans le sens que l’on imagine. Mais qui sait peut-être que Miguel-Ange m’invitera une nouvelle fois pour en parler.

C’était une très chouette expérience qui me donne envie de mettre des podcast sur mon blog.

Pour écouter le podcast c’est ici

miguelange

 

Maitresse-DominaÇa fait déjà un moment que je voulais écrire cet article, plus d’un an… j’y songe depuis que j’ai commencé à fréquenter l’univers de la domination féminine, mais je ne savais pas sous quelle forme… un coup de gueule… une chronique… une analyse…

Écrire cet article me met aussi mal à l’aise parce que d’une certaine façon je vais être dans le jugement, mais j’ai besoin de le faire, besoin de vider mon sac, parce qu’il y a parfois des comportements qui m’écœurent et me mettent en colère.

Il est possible que je perde quelques amies qui pourraient mal le prendre, tant pis j’estime que lorsqu’on est ami, on doit tous être capables d’accepter des avis contraires au nôtre, même si cela nous touche.

La plupart de mes relations BDSM sont des couples Dominants/soumises, j’ai découvert le BDSM par le libertinage et les dominas aussi.

Enfin ce que je pensais être des dominas, en résumé beaucoup de petites nanas qui écument les sites libertins pour essayer de gratter quelques sous à des vieux messieurs qui n’ont qu’une envie, tripoter de la jeunette et qui sont prêts à lécher le talon de leurs Louboutin payés par un autre…

Je me suis toujours méfiée des dominas, lorsque je faisais des soirées il m’est arrivé de vouloir en inviter quelques-unes mais j’ai très vite renoncé, soit elles étaient dans la haine des hommes et ne voulaient pas la présence de “mâles dominants“, soit il fallait leur dérouler un tapis rouge et elles ne voulaient pas participer financièrement à la soirée, quand elles n’allaient pas jusqu’à demander qu’on les paye pour leur participation… ben voyons…

Sur une des dernières soirées, j’avais des demandes de soumis qui souhaitaient rencontrer des Dominas, j’ai de nouveau essayé d’en inviter. Certaines m’ont répondu positivement, mais au dernier moment elles m’ont fait faux bond, sans même avoir la courtoisie de prévenir ou de s’excuser

Ça c’est les tous premiers contacts que j’ai eu avec des dominas… Complètement à l’opposé de mes valeurs, je n’aime pas les princesses ni les haineuses.

J’avais donc comme beaucoup une image totalement négative de ces femmes.

Je fréquentais régulièrement des soirées BDSM, il y avait quelques rares Dominas que j’ai pu observer, elles étaient très différentes de celles que je voyais sur les sites libertins.

Je me suis liée d’amitié avec l’une d’elle, lors d’une soirée privée je l’ai vu jouer. J’ai découvert une femme bienveillante et respectueuse. Une façon de pratiquer beaucoup plus proche de la domination masculine qui me correspond mieux.

Au cours de mes sorties, j’en ai rencontré d’autres, certaines que j’apprécie et d’autres moins. Des pros, des dominas, des Maîtresses ou de simples joueuses de caractère comme moi.

Depuis que je fréquente le monde de la domination féminine il y a quelque chose qui m’agace, c’est cette suspicion systématique de vénalité…

Ben oui c’est bien connu… les dominas sont vénales…

Oh il est beau ton Charon, c’est un super beau cadeau qu’on t’a fait…
Ben oui t’as beau être soumis le patriarcat reste quand même ancré en toi, tu as pas encore compris que les femmes s’assument, et que c’est pas forcément un mec qui a craché au bassinet… Ta remarque est sexiste, une femme est aussi capable de se payer son propre matos. Elle n’attend pas après un homme.

Il y a aussi celui qui ne te connait pas et t’aborde en te demandant le tarif de tes séances !!! Oh hé !!!! C’est pas systématique, on est pas toutes des pro… sortez vous de la tête que domination féminine ne rime pas toujours avec argent !!!!

Et ça va peut être vous étonner, mais même les pros font des séances juste pour le plaisir

Et bien NOOOOON, la grande majorité de celles que je connais ne sont pas vénales. Et les pros ne le sont pas non plus, elles exercent un métier, c’est un vrai job avec un gros investissement, je le sais j’achète moi-même tout mon matériel, j’ai pas grand chose comparé à elle et ça ne coute pas 3 francs six sous…

Une femme vénale profite des hommes, une pro vous vend simplement une prestation. Et vous, vous êtes juste un client comme vous pourriez l’être en allant chez un kiné ou un psy. Elle vous écoute, elle vous questionne sur vos attentes, elle vous donne du temps, elle répond à votre besoin.

Il m’est parfois arrivé de regretter qu’il n’y ait pas de Dom pro, je crois que j’y aurais fait appel dans des moments où c’était compliqué au boulot, des périodes où j’avais besoin d’évacuer et de lâcher prise, peut-être qu’un jour je ferais appel aux services d’une Domina Pro bien que je préfère les hommes et que ça ne soit pas dans mes moyens. La règle est simple, tu as un besoin tu l’exprimes. Il n’y a aucun lien, ni amoureux ni amical, aucune ambiguïté, tu es dans une relation client/prestataire, la personne en face n’attend rien de toi à part sa rémunération et que tu lui accordes ta confiance le temps de la séance, il n’y a ni sexe ni soumission, sauf bien sur lors de la séance si c’est dans le contrat, et je parle de la soumission pas du sexe, si vous cherchez du sexe c’est pas une Domina qu’il faut aller voir. Et l’avantage une séance avec une pro garantit d’obtenir ce qu’on veut en toute confidentialité.

Si on parlait de celles qu’on appelle “affectueusement” les dominettes ?

Depuis la rentrée, il y a beaucoup de jeunes femmes qui se présentent comme domina ou maitresse. Certaines y voient juste une opportunité d’arrondir leur fin de mois, de profiter d’une soirée à moindre frais, elles sont jeunes et jolies, elles flattent l’égo des vieux messieurs en leur accordant quelques faveurs, pour le prix d’une entrée et quelques verres  ils peuvent se pavaner en compagnie de ces jolies jeunes femmes.

Le tri se fera de lui-même, beaucoup d’entre elles disparaîtront aussi vite qu’elles sont arrivées. Elles se lasseront ou elles lasseront, certaines se marieront et feront un bébé, d’autres pourraient se perdre dans un univers parallèle et glauque si elles n’ont pas la tête sur les épaules…

Parmi toutes ces jeunes femmes il y a aussi quelques perles, j’en ai rencontré une récemment que j’ai beaucoup apprécié, elle débute et elle possède cette bienveillance et ce respect pour les autres qui inspirent confiance. Une jeune femme qui pourrait un jour devenir une Grande Dame.

Mais finalement c’est quoi une dominette, ne serait-ce pas juste une domina en apprentissage ? Une apprentie ? Toutes ces Grandes Dominas n’ont-elles pas été dominettes un jour ? Quand une jeune femme débute elle sera forcément jugée sur son manque d’expérience, mais ce qui est le plus important pour moi c’est son attitude, sa curiosité, sa soif d’apprendre et sa façon de se comporter.

Une Domina possède plusieurs cordes à son arc, elle doit apprendre les techniques, les maitriser, elle doit aussi apprendre à ressentir l’autre, à adapter son jeu en fonction des réactions de celui avec qui elle joue, elle doit savoir se contenir, ne pas se laisser emporter par l’autre et savoir quand arrêter le jeu. C’est pas parce qu’on a un maso dans les mains qu’il suffit de taper même si lui le demande… Ça ne se fait pas du jour au lendemain, on ne devient pas Domina simplement en se baladant avec un martinet. Ce n’est pas ni l’accessoire ni la tenue qui transforment une femme en Domina.

Il y en a peu que je considère comme de véritables Dominas, peut-être parce que j’ai eu l’occasion cet été de voir de Grandes Dames jouer. Dont une en particulier, deux fouets dans une seule main, elle faisait des enroulés sur une jeune femme très maso, à un moment j’avais l’impression de lire de la colère dans les yeux de cette soumise, cette Domina est restée très calme, elle lui a simplement dit “tu peux le faire, tu en es capable”,  elle maitrisait totalement la douleur de l’autre pour la transformer en plaisir, c’était troublant, tellement puissant que c’en était presque dérangeant, mais c’était aussi sublime, j’avais des frissons, je l’ai enviée, j’aurais aimé être à sa place, être moi-même capable de pousser quelqu’un comme ça pour arriver à lui faire dépasser ses limites, mais je crois que j’aurais flanché bien avant. Peu de personnes sont vraiment capables de maîtriser la douleur, d’assumer d’être “le bourreau“, de faire partir quelqu’un en sub, être sadique ne suffit pas. Je me suis sentie toute petite à côté d’elle, la seule chose que je pouvais faire c’était l’admirer.

Ces Dominas sont souvent très drôles et naturelles, elles ne jouent pas un rôle et elles n’ont rien à prouver. Elles sont assez discrètes, parfois je les croise dans des soirées mixtes où elles sont respectées par tous.

C’est vrai que j’associe beaucoup le sadisme à la domination, surement parce que c’est ce qui me correspond le mieux. J’ai découvert récemment qu’il y avait d’autres formes de domination comme le fétichisme que je n’intégrais pas du tout dans les pratiques D/s, ou une domination beaucoup plus sexuelle, ce sont des pratiques que l’on retrouve aussi dans le libertinage sans qu’il n’y ait aucun rapport de Domination/soumission.

Certaines se font appeler Maîtresse ou se définissent comme telle.

Chez les couples Dom/soumise, il est de coutume que seule la personne qui se soumet lui attribue ce titre et l’appelle de cette façon, c’est un titre qui se mérite et qui ne se réclame pas, c’est la soumise qui fait la demande à son dominant de devenir son Maître. D’ailleurs lorsqu’un homme se présente comme Maître pour venir “draguer“ une soumise il se fait vite renvoyer à son statut de “kékédom”. Donc Maîtresse oui, si elles possèdent une soumise ou un soumis, être Maîtresse ça implique une appartenance, la pose d’un collier. Entre une Maîtresse et sa/son soumis.e il y a un vrai rapport D/s et humain, c’est une relation qui va se créer et pas ponctuellement pour du jeu, ce qui n’est pas forcément le cas avec une Domina qui va jouer avec quelqu’un de purement masochiste et des partenaires occasionnels. Souvent une Maitresse et son soumis forment un couple, dans le BDSM et  dans la vie vanille.

Et peu importe comment les autres vont la percevoir, bonne ou mauvaise, pas assez dominante, trop gentille, etc etc…L’important c’est que son soumis la voit comme sa Maîtresse, c’est lui (ou elle) qui fait d’elle une Maîtresse.

Se définir comme Maîtresse sans avoir quelqu’un au bout de la laisse ça n’a pas beaucoup de sens…

Parfois quand je joue j’ai le droit au “Oui Maîtresse, merci Maîtresse…” ça me gave, j’ai l’impression qu’on s’approprie ma personne sans me l’avoir demandé…

Peut-être que je le serai un jour, même si la Domination/soumission c’est pas vraiment mon truc, ça m’ennuie… mais pourquoi pas et ça ne pourra arriver que dans le cadre d’une vraie relation.

Je vais faire une courte digression sur une population qui n’a rien à voir avec la domination féminine mais qu’on y associe bien trop souvent et que je méprise, ces femmes – si ce sont vraiment des femmes – donnent une mauvaise image des dominas, une image malsaine…

Ce sont toutes ces nanas sur twitter ou facebook, qu’en général personne ne connait et qu’on ne voit jamais nulle part (d’où mon doute que ce soit toujours des femmes derrières ces profils). Elles sont souvent méprisantes, grossières, elles n’offrent rien à part montrer leur cul et leurs nibards sur twitter, leur seul but c’est de gratter quelques euros auprès de tous les fantasmeurs virtuels qui n’ont rien d’autre à faire que de se branler devant un écran… bon si ça marche tant mieux pour elle. Mais mesdemoiselles ne vous faites pas passer pour des dominas quand vous n’êtes pas capable de proposer autre chose que “dépouiller”, vous n’avez aucun respect pour le BDSM, vous n’êtes pas Domina, la domination financière ce n’est pas juste créer une cagnotte, ça tout le monde peut le faire, même les soumises s’y sont mises… vous êtes juste des opportunistes.

Récemment j’ai lu la réponse d’une de ces femmes à qui un homme demandait si elle dominait, ça en dit long sur son rapport avec le BDSM…

“J’apprends sur le tas, en même temps c’est pas comme devenir pilote d’avion”

Personnellement ouvrir une cagnotte et demander 10 balles à des inconnus j’aurais juste l’impression de faire la manche…

“à vot’ bon cœur messieurs les pigeons, c’est pour m’acheter des p’tites culottes”.

Je préfère que l’on m’offre un verre, au moins il y a l’humain qui rentre en jeu.

Moi dans tout ça je suis quoi…

Juste une joueuse passionnée, un tantinet sadique, parfois un peu perverse…
Les seuls cadeaux qui me touchent sont la confiance et le lâcher prise que certaines et certains m’accordent.

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Jeuxdepouvoir

Dans l’univers BDSM je ne joue jamais avec les hommes, les soumis ne m’attirent pas, le D/s c’est pas mon truc et aussi parce que mes relations avec les hommes sont sexualisées et je suis plutôt attirée par Les Mâles Alphas…

Je fais quelques exceptions, mais avec des couples D/s et dans ce cadre il n’y a pas de sexualité en tout cas pour moi, ça sera le plus souvent dans un jeu de domination sur une soumise en partenariat avec son Maître, et parfois quand j’ai besoin de passer de l’autre côté pour évacuer j’ai des couples d’amis très proches qui me permettent de lâcher prise.

Moi mon truc ce sont les femmes masos, les vraies masos et de préférence pas soumises, j’aime qu’il y ait du répondant en face…

Il y a aussi des pratiques qu’affectionnent certains hommes dans cet univers qui me rebutaient et en particulier le fétichisme des pieds…

A part si c’est un homme avec qui j’ai une relation ou mes amis proches je n’aime pas qu’on me touche et surtout pas les pieds, je suis extrêmement chatouilleuse, j’attrape facilement des crampes et bien sur j’avais toujours peur de dégager de mauvaises odeurs.

Je n’arrive pas trop à comprendre ce qu’il peut y avoir d’attirant dans un pied…

Mais j’ai toujours aimé que  la naissance des orteils dépassent de l’escarpin, un peu comme le cœur que forment les seins sous un cache cœur, j’appelle ça le décolleté du pied… Inconsciemment j’érotisais le pied, je m’en suis rendu compte suite à une expérience aux goûters du Divin Marquis…

Depuis que j’allais aux Goûters j’en voyais beaucoup, quelques-uns me demandaient s’ils pouvaient s’occuper de mes pieds, j’ai toujours refusé, vraiment pas envie qu’un homme lambda me touche, je ne suis pas une prestataire de service et je ne peux pas donner du plaisir à un homme sans que cela m’en apporte.

Il m’est arrivé de vouloir faire plaisir par jeu, mais à chaque fois ça a été de mauvaise expérience.

Une première fois à la Demonia, je portais des cuissardes et un homme voulait les lécher. Mais il ne s’est pas contenté de lécher le cuir il a commencé à me masser fortement les mollets, je n’étais pas très à l’aise, j’étais assez tendue ce qui a fini par provoquer une crampe, résultat j’ai eu du mal à marcher pendant 3 jours.

La seconde fois c’était aux goûter j’étais d’humeur plus tolérante un homme que je pensais seulement soumis m’a demandé s’il pouvait se mettre à mes pieds, j’avais des bottes cavalières plates ce jour-là, j’ai accepté sans imaginer que cet homme allait coller son entrejambe sur ma cheville pour se frotter comme le ferait un chien. J’ai détesté ce moment je me suis sentie agressée. Je l’ai très vite remis à sa place. J’ai hésité sur le moment à en parler à Ness, mais assez choquée j’ai fini par le faire, autant vous dire que Ness n’a pas du tout apprécié le comportement de ce monsieur.

Donc vous imaginez bien qu’entre mes aprioris et mes mauvaises expériences, les fétichistes c’était vraiment pas mon truc… j’avais même tendance à les éviter…

Mais aux goûters il y a un homme fétichiste des pieds qui vient régulièrement, il fait partie des personnes que j’apprécie, il ne m’a jamais sollicitée, je ne sens aucune arrière-pensée et il n’y a aucune ambigüité dans nos rapports, je me sens totalement libre d’échanger avec lui.

Un jour nous étions plusieurs à prendre un verre au café d’en face, on aborde le sujet du fétichisme, la façon dont il en a parlé ce qu’il expliquait a aiguisé ma curiosité.

Comment arriver à imaginer qu’une femme puisse avoir un orgasme avec un simple massage des pieds… que ce soit agréable je peux le concevoir, mais de là à ce que ce soit orgasmique…

Je me suis promis qu’un jour j’essayerai.

Quelques mois plus tard Ness poste un événement un peu spécial un Goûter où on fêterait tous ensemble l’anniversaire de “Monsieur C”

C’était le moment où jamais, sur le post je me suis lancée un défi, lui faire cadeau pour son anniversaire de mon premier massage des pieds. C’était le jour où jamais et en le faisant publiquement je ne pouvais plus reculer si je ne voulais pas passer pour quelqu’un qui ne tient pas ses engagements.

Plus le jour approchait, plus je commençais à stresser, je crois que j’étais plus angoissée que le jour où je me suis fait dépuceler.

“Et s’il n’aimait pas mes pieds… et si mes pieds se mettaient à puer… Et si je lui décroche la mâchoire avec un malencontreux coup de pied… Et le pire s’il arrivait à me provoquer un orgasme devant tout le monde… Oh mon dieu non surtout pas ça”

De toute façon le sort en était jeté, je m’étais engagée je ne pouvais plus reculer, la seule chose qui aurait pu encore me sauver c’est que lui n’en ait pas envie.

Il fallait que je m’approprie ce moment et que cela se fasse dans des conditions qui puissent provoquer une émotion chez moi. Pour les chaussures je savais à peu près lesquelles mettre, mais il me fallait des bas, pas n’importe lesquels, je voulais  des fully-fashioned en nylon avec keyhole. J’adore en porter même si c’est assez rare, je n’avais jamais rencontré d’hommes qui appréciaient vraiment, j’étais souvent déçue par leur réaction.

Tu mets un joli porte-jarretelle ou une guêpière, de beaux bas couture, le mec s’attarde 5 mn sur tes jambes et tu finis par te retrouver à poil, pas de jeu… la seule chose qui l’intéressait c’est de baiser.

Et moi à chaque fois j’étais frustrée

Mais si je n’aime pas qu’on me touche les pieds, j’adore qu’on joue avec mes jambes et encore plus lorsqu’elles sont gainées de nylon, elles font partie de mes zones érogènes, les caresser provoquent des sensations chez moi.

Manque de chance je n’ai pas pu trouver exactement ce que je voulais, tant pis ça sera des bas couture mais sans keyhole

Le jour J arrive, les ongles de mes pieds sont faits, mes jambes sont lisses, j’ai sélectionné 4 paires de chaussures pour finalement n’en retenir que deux.

Je lui laisserai le dernier choix.

Il opte pour celles en Python bleu de la Maison Ernest, c’était aussi mes préférées mais il va falloir que je tienne sur mes douze centimètres jusqu’au moment fatidique et j’espérais qu’il arrive vite, mais non… On attendait que tous soient présent pour enfin lui souhaiter son anniversaire.

La tension montait de plus en plus, il fallait que je relâche un peu la pression, je me suis mise à jouer avec une de mes amies.

Enfin le gâteau arrive, c’est le moment pour lui de souffler bougies, tout le monde prend un verre, il se fait tard, je commence à me détendre je pense que ça ne se fera pas aujourd’hui.

Lui n’a pas oublié… il s’approche, il vient chercher ce cadeau que je lui avais promis, il est accompagné d’une amie à qui il voudrait faire découvrir son univers, une charmante jeune femme avec laquelle je me sens très à l’aise.

Monsieur C. savait que c’était une première pour moi et que je n’étais pas très sereine, il a eu l’intelligence et la délicatesse de ne pas m’imposer la situation en public.

Nous nous sommes isolés à l’étage.

Je me suis allongée, il a commencé à enlever mes chaussures, puis me masser délicatement les pieds, les embrasser, jusqu’à mettre mes orteils dans sa bouche. J’étais assez tendue et ça ne provoquait pas grand-chose chez moi, je le laissais faire tout en essayant de me détendre…

Et évidemment ce qui devait arriver arriva… il m’a chatouillé !!!

Je me suis mise à rire, impossible pour moi de m’arrêter, rien d’étonnant c’est habituel dès qu’on me chatouille.

“Monsieur C” n’a pas insisté sur mes pieds, il m’a laissé m’apaiser et lorsqu’il m’a sentie plus détendue il m’a entraînée dans un autre jeu qu’il affectionne. Je ne sais pas quels signes il a reçu pour deviner qu’il pourrait se le permettre, peut-être a-t-il remarqué que cet après-midi là je me caressais régulièrement les jambes ; c’est instinctif dès que je porte des bas couture, j’aime ressentir la caresse d’une main sur ma peau à travers le nylon, en l’occurrence c’était mes mains… ça a tendance à m’exciter, en réalité le seul fait de porter des bas nylon m’excite, l’idée que les hommes devinent que j’en porte m’excite, et j’aime en jouer…

Il a commencé par me mettre les jambes autour de son cou, d’abord les mollets tout en les caressant, là j’avoue ça commençait à provoquer des sensations…

Ensuite il m’a demandé de serrer… je n’ai pas hésité.

Je ne le lâchais pas du regard, ce que j’ai vu dans ses yeux m’a ramenée quelques années en arrière, à un moment où je me suis rendu compte du pouvoir que je pouvais avoir sur les hommes en jouant de séduction, en jouant de ma sexualité, de leurs désirs, et de “leurs perversions” lorsqu’elles rejoignent les miennes…

Il ne m’a pas fallu bien longtemps pour me laisser prendre à ce jeu…

J’ai déboutonné ma robe, j’ai ressenti le besoin d’exhiber mon corps, j’ai rapproché un peu plus mon intimité de son visage, je me suis mise à onduler…

Puis j’ai serré… j’ai serré… j’ai serré…

Il y avait une forte tension sexuelle qui flottait dans l’air, à cet instant j’ai regretté qu’il n’y ait personne autour de nous, quand je suis dans cet état j’aime qu’on me regarde, je ne suis pas exhib juste pour le plaisir de me mettre nue, me mettre simplement à poil où montrer mes fesses ne m’intéresse pas, je n’affectionne pas particulièrement la nudité, j’ai toujours préféré jouer de subtilité, un revers de bas que l’on aperçoit sous une jupe crayon, un décolleté qui dévoile la rondeur d’une poitrine ou des seins libres sous un col roulé. J’ai besoin de jeu, j’aime ressentir le désir, j’aime provoquer l’excitation des autres, ça nourrit la mienne.

C’est un vrai pouvoir de domination et il est d’autant plus fort qu’il n’y a pas de finalité “purement sexuelle” du moins comme on l’entend dans le monde vanille. Ce pouvoir tu le possèdes parce qu’il n’y a pas de “baise”, pas de pénétration, laisser consommer le fruit défendu pourtant si proche tuerait le désir et de l’un et de l’autre. Ce pouvoir tu l’as sur celui dont tu prends le cou dans l’étau de tes cuisses, mais aussi sur ceux qui pourraient observer la scène et qui peut être aimeraient être à la place de ta victime…

Provoquer le désir pour ressentir le désir de l’autre et des autres…

Cette première expérience je n’aurais pas pu la faire ailleurs qu’aux Goûters du Divin Marquis où je me sens bien, personne ne juge personne,  chacun est libre de se laisser aller à ses envies, je n’aurais pas pu la faire avec quelqu’un d’autre que lui, j’avais confiance, je sais qu’il a ressenti l’excitation que ça a provoqué chez moi, il a su comment me guider, il m’a accompagnée dans cette découverte, j’en ai oublié mes appréhensions sur tout ce qui est jeu d’asphyxie.

Le jeu s’est arrêté, j’ai défait mes bas, je les ai noués autour de son cou.

Merci Monsieur C

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2020 – Journal d’une bourgeoise délurée

gerersescontradictions

Depuis que je navigue dans la sexosphère ma devise a toujours été

“Ne rien chercher, ne rien attendre… simplement se laisser surprendre”

Juste une façon de dire que je ne cherche pas à me caser, je ne suis pas à la recherche d’un compagnon ni du grand amour, mais si les sentiments me tombent dessus je ne m’enfuirai pas et me laisserai porter

Mes rencontres ont toujours été légères, depuis longtemps j’ai toujours été une adepte du one-shot, des rendez-vous sans aucun lendemain, j’avais rarement envie de revoir ces hommes que la nuit ait été médiocre ou formidable, parfois un ou deux rendez-vous de plus, mais ça s’arrêtait très vite, naturellement sans qu’on ait même besoin de se dire au revoir.

Les sites libertins me convenaient et répondaient parfaitement à mes besoins, je n’ai jamais pu faire de rencontre sur des sites plus conventionnels où beaucoup d’hommes attendent autre chose qu’un “plan Q“ et peuvent vite devenir “collants“ surtout lorsque tu commences à évoquer la question de la sexualité.

J’étais attachée à ma liberté et il était hors de question pour moi de rendre des comptes où de devoir demander la permission.

De toute façon si tu cherches quelqu’un pour construire une vie à deux peu de chance que tu le trouves sur un site libertin ou lors d’une soirée débridée…

Mais ça peut quand même arriver, surtout chez les plus jeunes qui n’ont jamais connu la vie de couple.

Je suis loin d’être une collectionneuse, mais je l’avoue je n’ai jamais été fidèle, j’ai trompé tous les hommes avec qui j’ai eu une longue relation et ça bien avant que je mette les pieds dans la sexosphère. Mes pulsions ont toujours pris le dessus, quand je voulais quelqu’un dans mon lit il me le fallait et peu importe si j’étais en couple, et ça ne voulait pas dire que je n’aimais pas mon compagnon.

Mais malgré mes one-shot et mes rencontres sans lendemain il m’est arrivé de me faire surprendre… et c’est parfois douloureux, j’ai dû faire un gros travail sur moi-même, je m’en suis rendu compte récemment et suite à cet échec j’ai beaucoup réfléchi et échangé sur le sujet avec de proches amis qui m’ont aidée à y voir plus clair…

Là où le bât blesse c’est quand tu as un vrai coup de cœur pour quelqu’un, étrangement tu en oublies tous tes principes “libertins“ et tu redeviens “conventionnelle“ tu voudrais qu’il n’existe que toi, qu’il ne voit que par toi, alors que dans nos univers on est tous habitués à butiner d’une fleur à l’autre et encore plus quand on est célibataire depuis longtemps, qu’on sort beaucoup et qu’on fréquente les soirées parisiennes…

Mes coups de cœurs sont rares, la plupart des hommes m’ennuient et quand j’ai un vrai coup de cœur je n’ai pas envie qu’il me file entre les pattes, je ne sais pas si je suis une vraie cérébrale, c’est un qualificatif que beaucoup utilisent, mais quand j’ai un coup de cœur, il nourrit mon imaginaire, mon cerveau s’emballe, mon usine à vices se met en marche et je commence à échafauder des scénarios plus ou moins pervers…

Mais voilà j’ai eu un coup de cœur et je n’ai pas su gérer toutes ces émotions contradictoires qui se sont parfois télescopées et ça a fini par faire un grand boum… le big bang dans ma tête…

Il m’aura fallu du temps pour m’apercevoir que je demandais à l’autre ce que je n’étais peut-être pas capable de lui donner moi-même…

Que je lui reprochais certains actes et que je ne regardais pas les miens…

Comment reprocher à l’autre de flirter avec toutes ses amies alors que moi je passe mon temps à le faire avec les miens…

Comment lui reprocher ses mains baladeuses, alors que certains peuvent me toucher…

Là où je voyais une forme d’humiliation pour moi en ayant l’impression que mon égo en prenait un sacré coup… je ne voyais pas qu’il pouvait en être de même pour lui lorsque j’embrassais un de mes amis sur la bouche devant les siens…

Comment lui reprocher de boire un verre ou diner avec ses amies, alors que moi-même je le fais tout le temps avec les miens…

Etc… etc…

Tous les reproches que je lui ai fait, il aurait pu lui aussi me les faire…

C’est exactement le “fais ce que je dis, mais pas ce que je fais”…

Il est plus difficile de vivre une relation “amoureuse” entre deux personnes qui se rencontrent dans ce contexte. Un couple qui vient découvrir ses univers possède déjà des bases. Pour deux célibataires c’est différent ils doivent trouver leur équilibre, construire la relation dans un univers où les tentations sont omniprésentes, pour ça il faut arriver à communiquer, prendre sur soi, apprendre à faire confiance en l’autre et en soi aussi. On a chacun nos habitudes, notre liberté à laquelle on tient, en tout cas on n’est pas prêt à y renoncer si vite, pas en quelques jours, quelques semaines, j’ai 30 ans de célibat et j’ai toujours eu beaucoup de mal à partager mon espace, à dormir avec quelqu’un. J’avais aussi envie qu’il me surprenne en venant à l’improviste je ne suis pas certaine que j’aurais vraiment apprécié… finalement je le voulais pour moi mais quand MOI je voulais…

Je l’ai traité d’égoïste et en écrivant cette dernière phrase je m’aperçois que moi aussi je l’ai été­­. J’ai été très hypocrite sans le vouloir.

J’ai une autre émotion à gérer lorsque j’ai un coup de cœur, je deviens possessive.

Attention ça n’est pas de la jalousie, au contraire j’aime le partage et j’adore confier mon partenaire à d’autres en qui j’ai toute confiance.

Non, ma possessivité se rapproche plus d’une forme de “matérialisme“.

Celui que j’aime devient aussi sacré que mes jouets, j’y tiens et on n’y touche pas sans ma permission…

Sauf que mon partenaire n’est pas un de mes jouets même si j’aimerai bien qu’il soit mon objet sexuel 😉

J’ai réfléchi sur ce sentiment de possession je crois qu’il est naturel chez une personne dominante, cela rentre dans le cadre d’une relation D/s si elle a lieu d’être… une relation où l’un confie son corps ses désirs sa sexualité à l’autre, l’autre devient notre propriété et je sais que si je devais avoir un jour une relation D/s avec quelqu’un il y a certaines pratiques qui me seraient réservées, des pratiques qui évoquent le marquage de territoire…

Jusqu’à présent  j’ai toujours refusé d’avoir une relation D/s justement pour préserver ma sacro-sainte liberté et pourtant je me suis comportée en “propriétaire“. Mais accepter d’être la Maîtresse d’une soumise ou d’un soumis ça implique que cette personne soit en appartenance et la chaîne possède deux bouts… dont un serait forcément rattaché à moi… Est-ce que j’ai vraiment envie de ça ? Dans ce type de relation le dominant doit décider, il doit donner du temps, beaucoup de temps pour satisfaire l’autre, il doit lui donner la priorité sur d’éventuels partenaires de jeux qu’il pourrait rencontrer en soirée.

Je ne cherche pas une relation D/s je privilégie avant tout la relation humaine, mais je sais aussi que dans un certain contexte lorsque la relation évolue c’est une demande qui pourrait arriver, un besoin que l’autre pourrait avoir. Ce n’est de toute façon pas moi qui en ferai la demande, c’est à la soumise ou au soumis de choisir son Maître ou sa Maîtresse, tout comme je ne l’attacherai pas – j’ai toujours préféré les chiens en liberté qui marchent fièrement à côté de leur maitre plutôt que ceux tenus en laisse avec une muselière –  si un jour j’ai cette demande et que j’ai un lien très fort avec cette personne je ne la refuserai pas mais on devra beaucoup échanger et poser des règles et en particulier sur  cette notion de “propriété“ et sur ma “possessivité”.

Ce jour-là nous ferons partie d’une meute, nous ne nous isolerons pas…
Mais je serai sa seule louve Alpha parmi les louves… moi seule pourrai le marquer… Il ne pourra porter que mon odeur… je serai la seule qu’il pourra boire…

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2020 – Journal d’une bourgeoise délurée

 

 

BDSM-jouetMartinets caresse de cuir

Il y a dans le BDSM une multitude de pratiques et nous avons toutes et tous nos préférées que l’on soit donneur ou receveur. Certains aiment les cordes, d’autres les jeux de bougies, moi ma passion ce sont les floggers et surtout les martinets. J’ai tout de suite eu un coup de cœur pour cette pratique. D’abord, en tant qu’observatrice, puis receveuse et maintenant donneuse. J’ai une véritable relation avec ces “jouets” que je fais réaliser spécialement pour moi et j’aime surtout les manier par paire, en florentine, que ce soit  de “simples martinets” ou d’autres plus difficile à utiliser, chaque paire que je possède a son propre rôle, provoque des sensations différentes, il n’y a pas de doublon.

Justement, parlons des martinets, parlons de cet objet qui a terrifié certains d’entre nous lorsque nous étions enfant.

D’abord, un peu d’histoire.

Le martinet aurait été inventé par le colonel Martinet de l’armée de Louis XIV qui lui a donné son nom. (corociro c’est une invention française 😉).
A l’époque les déserteurs et autres “coupables“ étaient punis par le fouet, ce colonel trouvait cette sentence trop cruelle, il eut l’idée de remplacer le fouet par un autre instrument composé de lanières fixées à un manche, voilà comment est né le martinet.

Ensuite, il est devenu au début du 19e siècle un objet “familial“ destiné à faire peur et punir les enfants.

Dans certaines régions comme la Lorraine et l’Alsace le martinet fait aussi partie des légendes, le 6 décembre le Père Fouettard  armé de son martinet vient fouetter les enfants qui n’ont pas été sages tout au long de l’année, tandis que Saint-Nicolas distribue des cadeaux à ceux qui se sont bien comportés.

Oups… En 1984, une jurisprudence française déclare le martinet hors-la-loi.

Mais comment le martinet a atterri dans le BDSM…
Je n’en ai aucune idée, mais je suppose qu’un couple a un jour eu l’idée d’utiliser l’affreux martinet qu’on trouvait dans les drogueries pour leurs propres jeux…

J’en possède plusieurs paires, elles ont toutes leur propre rôle, provoque des sensations différentes, il n’y a pas de doublon.

Chaque pratiquant a son propre style, certains me font penser à des jongleurs, d’autres des escrimeurs, avec des martinets “articulés” j’imagine contempler une danse maorï… Les lanières sont comme des boules de flammes qui effleurent la peau et la réchauffent.

Lorsque je les utilise je deviens chorégraphe…

La plupart de mes paires de martinets viennent de chez caresse de cuir, je vais à l’atelier, Paolo m’offre un café et je lui expose mon idée, je lui décris les sensations que je veux provoquer et la manière dont je voudrais les utiliser, il me donne son avis et il me guide dans le choix du cuir, du poids, certains d’entre eux sont lourds et d’autres plus légers, avec des lanières longues ou courtes et de différentes épaisseurs selon mon besoin. Tous ces paramètres sont importants, Paolo donne vie à mes futurs danseurs, il participe à ce ballet que j’ai envie de créer, il est le costumier de mon spectacle.

“Un spectacle où le corps de l’autre se transforme en scène d’opéra.

Je dirige, je donne le tempo et le rythme.

Chaque paire de floggers effectue son pas de deux… Adagio… Moderato… Adagio… Allegro…

Un duo… un solo… les duos s’enchaînent… plusieurs couples de danseurs entrent en scène…

Ils font vibrer cette scène de chair et y dessinent des arabesques …”

J’ai parmi mes amis des modèles qui sont parfois mes professeurs… quand la valse de leurs floggers débute je m’assieds et je deviens spectatrice.

Ce sont de Grands Maîtres de ballet, leurs danseurs étoiles s’exécutent sans jamais un faux pas. Pour avoir été la scène de certains je sais que la danse de leurs floggers peut mener à la transe…

“La transe… le plus beau des finals de ballet…“

Quelques informations utiles notamment sur l’entretien de vos jouets

Une envie de découvrir les jeux du Divin Marquis

Entretien des martinets en crin

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2020 – Journal d’une bourgeoise délurée

BDSM-LaMain-2

En évoluant dans mes jeux, je m’aperçois qu’il y a “un accessoire” qui m’est essentiel, ce sont mes mains.

Des mains que je soigne, j’essaie de les garder les plus douces possible, les ongles sont toujours courts pour ne pas blesser.

Au début je n’y pensais pas, je ne jouais pas avec, elles ne servaient qu’à tenir mes floggers ou d’autres accessoires.

Mais avec le temps elles sont devenues des “objets de plaisir”, j’ai appris à les utiliser.

Elles tambourinent sur vos fesses, elles pétrissent vos seins, elles caressent votre peau, elles pincent vos tétons, elles chatouillent vos points sensibles, elles griffent votre chair, elles fouillent votre intimité, elles se glissent dans le plus petit de vos orifices, elles vous font taire, elles vous contraignent…

C’est la main qui guide le plug, celle qui vous met en cage, celle qui dirige la roulette de waterberg…

C’est la main qui vient inspecter votre peau avant de saisir le fouet, c’est cette main qui le tient, puis elle revient se poser pour ressentir les vibrations de votre corps, sentir la chaleur provoquée par les impacts, c’est elle qui redessine du bout des doigts les zébrures laissées par le fouet…

C’est aussi la main qui vous saisit les cheveux quand je veux voir vos yeux, et celle qui caresse votre joue pour vous accompagner lorsque vous avez lâchez prise…

Même si je viens les mains vides, mes mains seront toujours là pour votre plaisir… et le mien 😉

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2019 – Journal d’une bourgeoise délurée

ProduitConsommationOn vit dans un monde ou la surconsommation est devenue notre mode de fonctionnement, c’est aussi valable dans le cadre des rencontres

Typiquement sur les sites de rencontres facebook ou autre réseaux on se comporte comme sur un site marchand.

On met les profils d’éventuels partenaires dans nos favoris exactement de la même façon que des paires de chaussures dans un panier, on accumule tous ces profils, certains en ont quelques dizaines d’autres de milliers, on les voudrait toutes

Elles nous font toutes craquer et on passe de l’une à l’autre sans prendre le temps de les apprécier.

Il y a la paire de chaussures qui nous fait craquer on la veut à l’instant “T” et le jour où on l’a enfin eue, elle sera portée une seule fois et elle finira sa vie au fond du placard sans ne plus jamais ressortir de sa boite.

Il y a celle qui fait rêver, inaccessible, elle n’est pas dans nos moyens, on regarde tous les jours les jolies photos, on les like, on espère qu’un jour peut être…

Il y a celle qu’on a acheté sur un coup de tête, mais importable, elles ne va avec rien

Il y a celle que l’on adore, on la voulait on l’a eue même si on savait qu’elle nous ferait mal aux pieds, ces chaussures nous font souffrir le martyr, mais on les aime, on subit les blessures pour pouvoir les porter…

Il y a celles qu’on aime porter régulièrement, juste pour le confort qu’elles apportent…

Les paires pour des occasions spéciales… mais absolument immettables pour d’autres…

Il y a la paire de chaussures dont on a besoin juste de temps en temps, elle nous est indispensable et on ne pourrait pas s’en passer, d’une certaine façon on adore cette fameuse paire et on espère qu’elle va durer encore longtemps parce qu’on sait qu’on n’en retrouvera pas une pareille…

Il y a celle aussi avec laquelle on est sûr de briller en société, elles va flatter notre égo… tout le monde va être jaloux de cette sublime paire de chaussures arborée à nos pieds…

Il y a aussi la paire de chaussures qui fait un certain effet, mais quand on y regarde de plus près elle est juste de qualité très médiocre, dommage on a quand même beaucoup dépensé pour du simili cuir et quelques strass en plastique…

Avec ce type de comportement dans les rencontres, très égoïste et orienté seulement sur soi-même, ses envies et ses besoins on prend le risque de passer à côté de l’essentiel, de vraies rencontres sincères et enrichissantes. Passer à côté du bonheur…

Je suis la paire de chaussures qui a craqué pour le “conso-mateur”… j’aurais voulu être celle qu’il avait tout le temps envie de porter, celle dont il ne pouvait pas se passer…

Il a tout fait pour me posséder, et lorsque je suis devenu sienne, il m’a oubliée… il ne me regarde que très rarement… me sort seulement quand il a besoin de moi…

Je souffre lorsqu’il rajoute des “produits“ dans son panier et qu’il n’a même pas un regard sur moi…

Je souffre quand il choisit de porter une de ces paires de chaussures bas de gamme à ma place…

J’avais peur qu’il m’oublie au fond de son placard quand je le vois s’intéresser à une paire de chaussures de luxe, de celles qui les font tous fantasmer…

Je ne suis peut-être pas la plus belle des paires de chaussures, mais je sais que j’aurais pu être celle qui t’aurait fait faire de belles ballades… celle qui ne t’aurait pas blessé… celle qui aurait pu t’accompagner sur des chemins difficiles…

Tu n’as pas pris soin de cette paire de chaussures…
Tu n’as pas su ou pas voulu…

Cette paire de chaussures est fragile… elle a besoin d’être préservée…

Cette paire de chaussures s’est sentie très vite délaissée,  et surtout constamment humiliée…

Elle a fini par te lâcher…

Peut-être que tu la remplaceras rapidement… Peut-être la regretteras tu…

Consommes… consommes…consommes…

Un jour tu finiras pieds nus sur un sol glacé et désert sans aucune paire de chaussures pour te protéger… ça sera plus difficile pour toi d’avancer… Peut être que tu auras mal de ne plus arriver à trouver chaussure à ton pied… fais attention avec l’âge il devient de plus en plus difficile de se chausser…

Et ce jour-là j’espère que tu te souviendras de cette petite paire de chaussures toute simple que tu as si souvent négligé…

Je ne suis pas un produit de consommation, derrière mon profil il y a un être humain fait de chair et de sang, un être humain qui possède une vraie sensibilité, un être humain que l’on peut blesser, je ne suis pas juste une paire de chaussures que l’on apporte chez le cordonnier pour les faire réparer et pouvoir les porter à nouveau…

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2019 – Journal d’une bourgeoise délurée