Attaches-moi

Je vais vous parler d’un sujet que je ne connais pas bien…

Les cordes, le shibari, le kinbaku, le bondage, etc… Donnez à cette pratique le nom que vous souhaitez.

Récemment on en a beaucoup entendu parler et malheureusement pas en bien, cet article n’est pas là pour dire ce qui doit être fait et comment le faire, je n’ai aucune légitimité pour cela et je n’utiliserais pas les bons termes, je préfère choisir ceux qui sont compréhensibles de tous.

J’ai juste envie de vous parler de mon ressenti par rapport aux cordes, comment j’ai vécu un premier essai et ce qu’elles évoquent chez moi.

J’ai découvert le shibari dans le cadre du libertinage, avant je n’en avais jamais entendu parler, d’abord par mon partenaire de jeu de l’époque qui pratiquait un peu, puis lors d’une soirée sur une péniche. Un encordeur était présent pour faire un show et attacher celles et ceux qui avait envie d’essayer.

J’avais déjà été attachée par mon partenaire au sol, une expérience que j’ai voulue mais que je n’ai pas bien vécu.  J’ai pris sur moi, je me suis sentie oppressée et ça a fait remonter de mauvais souvenirs que j’avais rangé bien au fond de mon crâne.

Ensuite j’ai oublié, pensant que les cordes ce n’est pas pour moi, sans aucune envie de tester. J’assistais à des shows lors de soirée mais ça ne réveillait rien en moi, ni rejet ni envie, c’était juste un spectacle.

Puis il y a eu toutes ces histoires autour de la place des cordes que l’on a pu lire sur facebook, fetlife et autres réseaux sociaux. Grâce ou à cause de ça j’ai appris que les cordes pouvaient être pratiquées de différentes façons, jusqu’à ce jour pour moi c’était seulement du Bondage, une des nombreuses disciplines du BDSM.

J’y ai réfléchi, j’ai essayé de comprendre, je me suis projetée, je me suis mise en situation et je sais que certaines et certains ne comprendront peut-être pas ma façon de voir cette pratique et la rejetteront.

Quand j’ai découvert cette pratique dans ma tête c’était clair il y a quelque chose de sexuel  et c’est quelque chose que je recherche comme dans toutes pratique D/s comme les bougies ou les outils d’impact j’en ai besoin, et si je me faisais encorder sans sexe ça n »est pas grave je serais peut être frustrée mais je m’en remettrais très bien, par contre d’autres femmes qui sont venues aux cordes par d’autres univers n’avaient pas forcément conscience de cet aspect sexuel qu’il peut y avoir malgré toute la volonté de ne pas aller sur ce chemin de l’encordeur, ou même de la proximité qu’il y allait y avoir avec celui-ci, alors même qu’il ne s’approche pas de ses zones intimes, il touche quand même votre corps et cela peut être déstabilisant pour certaines femmes qui se retrouvent dans une position de « prisonnières » et ne savent peut être pas exprimer leur malaise.…

Dans ma vision, il y a quelque chose de très intime dans les cordes, de la sensualité et du sexuel. Une proximité entre l’encordeur et le modèle que celui-ci soit nu ou habillé. Les mains de l’encordeur vous touchent et peu importe l’endroit, même s’il évite certaines zones, le reste du corps est sollicité et peut réagir. C’est quelque chose qui peut être très déstabilisant quand on ne s’y attend pas quand on n’y est pas préparé. J’ai lu à plusieurs reprises qu’on pouvait faire des cordes sans sexe, et cette phrase me dérange…

Le sexe ce n’est pas que cunni, pénétration et fellation, le sexe c’est aussi cérébral, c’est avant tout cérébral, c’est aussi des réactions du corps que l’on n’a peut être pas anticipé, une excitation que l’on n’attendait pas. Ce sont des sensations bien agréables quand on les recherche mais qui peuvent être très mal vécues si elles s’imposent à nous. C’est quelque chose que j’ai vécu à cause d’un mal de dos, et c’est comme ça que j’ai découvert le plaisir dans la douleur, j’avais honte, je n’ai pas pu en parler ni à mon médecin ni à mon kiné.

J’ai imaginé une telle situation, une femme qui entend parler de shibari, elle voit des photos ça lui plait elle a envie d’essayer, elle se renseigne un peu et va dans un cours, elle peut être accompagnée de son mari, ils échangent avec l’encordeur qui va leur expliquer comment cela va se passer sans évoquer des sensations ou un plaisir sexuel qu’elle pourrait ressentir… Elle est habillée, les mains de l’encordeur touchent son corps sans jamais s’approcher des parties génitales, elle ressent du plaisir, une excitation, son entrejambe devient humide, elle se sent gênée, elle peut très mal le vivre, voire culpabiliser vis-à-vis de son mari présent qui a pu s’ apercevoir de son état d’excitation.  Comment lui expliquer… Lui comment le vit-il…  Elle peut penser que l’encordeur a eu des gestes déplacés qui auraient provoqué cet état. Attention je ne minimise pas les vrais abus qu’il y a eu dans cette pratique ce n’est pas mon propos, je veux juste mettre en avant l’aspect sexuel des cordes que beaucoup ont tendance à vouloir gommer ces derniers temps.

Jusqu’à présent je n’avais jamais eu envie d’être encordée, même si j’aime la contrainte et que je la recherche, dans les cordes j’aurais pu perdre une maitrise que je n’étais pas prête à abandonner. Mais en début d’année, j’étais invitée à l’anniversaire d’une amie, c’était une soirée BDSM, ce moment m’a donné envie de moi aussi me faire prendre dans les cordes.

Je l’ai vu jouir, sans aucun geste déplacé de la part de l’encordeur, son corps a simplement réagi, et rien d’étonnant à cela cette femme est un pur bonheur pour celui ou celle qui joue avec, c’est une vraie boule de plaisir. Quand il a commencé à la détacher chaque frottement des cordes sur sa peau la faisait vibrer. Il l’a prise dans ses bras et ils sont restés un long moment comme ça le temps qu’elle redescende, son corps continuait à jouir sans que qui que ce soit la touche, c’était un moment magique, nous étions une petite vingtaine silencieux, respectueux et honorés d’avoir pu assister à cette séance de cordes.

Quand je parle de sexe dans les cordes, je ne parle pas du rapport sexuel tel qu’on le conçoit, pour avoir vu des encordeurs après une séance ils sont vidés, mais je suppose que cela peut aussi se pratiquer, personnellement je n’aimerais pas, la sexualité que j’évoque est tout autre, une sexualité plus proche des jeux D/s.

J’ai rencontré des couples D/s et ce que j’aime dans ces rencontres c’est le plaisir que je peux donner à la soumise en collaboration avec son Dom par des jeux de domination, de bougie ou de flogger , pour moi il n’y a pas de sexe et je n’en veux pas, mais j’éprouve un vrai plaisir de voir et d’avoir fait décoller cette personne, c’est très cérébral et je n’ai pas besoin de plus, je ne veux surtout pas plus ça banaliserait ce moment rare et très particulier.

C’est de cette façon que je perçois la pratique des cordes.

Alors peut être que ma vision est liée à mes pratiques sexuelles, mais j’ai du mal à voir les cordes comme une simple discipline sportive, méditative ou artistique, je n’arrive pas à séparer les cordes du sexe, et je trouve ça juste magnifique.

Avant de publier ce texte j’ai demandé à un de mes amis qui pratique les cordes de le lire, j’avais besoin d’avoir un avis.

Voila sa réponse

Les cordes nous rappellent que nous ne formons qu’un avec notre corps.

Notre société à tendance à vouloir tout séparer, nous serions untel au bureau et un autre à la maison, untel au lit avec son conjoint et un autre avec un amant….

En fait nous sommes UN et la prise de possession d’un corps par les cordes fera appel à tous nos sens.

Contrainte physique, ressentie comme dure ou agréable en fonction de chacun.

Contrainte de l’esprit qui perd la maîtrise de son corps (défendant), ressentie par certains comme le préalable au lâcher prise et par d’autres comme un sentiment contre lequel il faut lutter (ne rien lâcher et rester maître de soi…  ne pas partir dans les cordes… sans intérêt donc !).

Réveil des sens… tous les sens… et le sexe en fait partie intégrante.

Les prudes qui viennent dans les cordes en encordeurs ou en modèles disant “il n’y a pas de sexe” sont à mon sens, soit des menteurs (qui se mentent à eux même avant tout) soit des inconscients qui ne savent pas ce qui se joue et ce qui est en œuvre dans la fusion d’un corps et des cordes.

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Vous voulez en savoir plus sur le Shibari et pourquoi pas prendre des cours ?
N’hésitez pas à contacter Pierre Jmbond, je vous le recommande

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Ces obscurs objets de plaisir

Photo : caresse de cuir

J’aime les belles choses, et certains diront que j’ai des goûts de luxe. Oui c’est vrai, mais mon luxe n’est pas fait de logos et de marques, j’aime avant tout la qualité d’un produit et que celui-ci corresponde à mes attentes et mes besoins, je peux payer très cher certaines pièces si j’estime qu’elles en valent la peine et je suis incapable de mettre 10 ou 20 euros dans une pièce que je considère comme une daube, même pour une soirée.

Quand j’ai commencé le golf, j’ai tout de suite été passionnée par ce sport, je devais acheter du matériel, j’avais plusieurs options, la première acheter une série basique pour débutant, mais je savais que je serais très vite frustrée et qu’elle finirait rapidement au fond du garage pour être remplacée par d’autres clubs, j’ai donc testé plusieurs produits et j’ai fait le choix d’acquérir mes clubs un par un, à mon rythme, j’ai pu composer une belle série parfaitement adaptée à mes besoins.

Il en est de même pour mes accessoires de jeux. Depuis trois ans j’ai commencé à acheter ce dont j’avais besoin et envie, en misant sur la qualité des produits, et je ne le regrette pas, je les ai toujours et j’en suis très satisfaite.

Mais j’ai fait l’erreur sur les jeux d’impact d’acheter dans le commerce… comme une cravache dont je ne me sers jamais, au final elle est juste là pour faire jolie… Et un martinet que j’aime beaucoup en terme de sensation mais le manche n’est pas adapté à ma main.

Depuis pour ce type de produits et en particulier pour les jeux d’impact je ne m’adresse plus qu’à des artisans, tout simplement parce que ces personnes sont à l’écoute de mes besoins et qu’ils sauront me conseiller.

Quand vous achetez un vêtement vous le prenez à votre taille, et c’est exactement la même chose pour un martinet, une cravache ou un fouet. Une femme d’1,60 m aura besoin d’une cravache plus courte qu’un homme d’1,90 m, même si la tête et la même.

certaines personnes voudront être proches de leur sujet et d’autres plus éloignées.

Tout comme mes clubs de golfs, selon ma façon de jouer, j’ai besoin que mes martinets soient adaptés à ma morphologie et à mon intention de jeu. Je dois les avoir parfaitement en main, qu’ils ne soient ni trop légers ni trop lourds, et avoir la longueur de lanières idéale pour rester proche de mon sujet, tout en gardant une certaine distance pour ne pas risquer de le frapper avec le manche, la distance pour moi est importante pour que je puisse alterner l’impact et la caresse de ma main, sans avoir à me rapprocher et risquer un moment de flottement qui pourrait faire redescendre mon sujet.

J’en parle en connaissance de cause pour être aussi sujet, et un sujet qui peut redescendre très rapidement, il me suffit d’un “temps mort” surtout dans une soirée et je peux très vite être déconcentrée, celui qui manipule ces jouets d’impact doit en permanence être en contact avec moi.

Un flogger non adapté pourra devenir pénible à utiliser pour le ou la Dom, mais pour le ou la sub aussi, l’impact ne provoquera pas les sensations voulues, elles peuvent même être désagréables, j’ai le souvenir d’un Dom dont les lanières des martinets étaient beaucoup trop longues, non seulement ce n’était pas agréable mais c’était ennuyeux, j’ai d’ailleurs essayé ces martinets, la seule chose que je suis arrivé à faire c’est me fouetter le visage chaque fois que je croisais.

J’ai eu l’occasion d’avoir différents fouets en mains, dont un fouet fabriqué par un artisan renommé et d’autres venant de supermarchés de l’érotisme, ça n’a rien de comparable, on ressent de vraies émotions quand on tient cet objet tressé à la main, un objet parfaitement équilibré, qui fait corps avec vous, qui est le prolongement de votre bras, le mouvement est fluide sans aucun effort, c’est juste une merveille. Et c’est ces sensations que je retrouve lorsque je commande mes jouets chez mes artisans.

Quand on achète de tels objets, il faut avant tout savoir ce que l’on veut en faire, quelles sensations on veut provoquer, pour qui, penser à la personne qui va recevoir les impacts, car même si ce sont vos jouets, ces objets sont d’abord destinés aux plaisirs de votre sub.

Alors certes vous trouverez dans la grande distribution du marché de l’érotisme des tas de jouets plus ou moins chers, mais aucun de ces jouets n’aura été fabriqué pour vous, par une personne qui aura donné de son temps pour vous découvrir, qui aura compris vos intentions et qui saura à qui il est destiné quand il le fabriquera.

Ce n’est pas une fabrication à la chaine, ce jouet est unique, il est empreint de votre personnalité, issu de l’échange que vous aurez eu avec cet artisan.

Tous ces jouets fabriqués par des artisans possèdent une âme

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BDSMJ’ai plus souvent écrit pour les femmes, mais aujourd’hui j’ai envie d’écrire aux hommes à certains hommes. Dans mon parcours libertin j’ai rencontré 3 hommes qui ont toutes les qualités d’un vrai dominant mais qui ont soit du mal à accepter le BDSM par ce qu’il représente, ou qui n’arrive pas à se positionner comme tel dans cet univers fait de pratiques et de jeux que le commun des mortels n’imagine pas.

Les deux premiers sont freinés par leur éducation, de la même façon que nous le sommes nous les femmes. Ils ont une sexualité directive, mais n’accepte pas l’idée de soumettre une femme, de la “brutaliser”, voire de la marquer, de la mettre en danger par certaines pratiques, et de la faire pleurer parfois, ces hommes se basent sur ce qu’ils peuvent voir sur le net, sur les sites ou dans des soirées, comme je l’ai fait moi-même quand je rejetais le BDSM, leur éducation leur dit que ce n’est pas bien, qu’on ne traite pas une femme de cette façon, comme un chien ou un objet, qu’une femme est l’égal d’un homme…

L’homme dominant et directif qu’ils sont entre en conflit avec l’homme ”bien éduqué“, comme la féministe que je suis a combattu ses désirs d’aimer être un objet sexuel et d’avoir une libido particulière…

Le 3ème a commencé à rentrer dans le BDSM par le libertinage, il a eu plusieurs soumises, mais une soumission sexuelle que je qualifierai de libertine (c’est logique puisqu’il vient du monde libertin). Puis il a évolué, il a rencontré des personnes qui vivent BDSM, respirent BDSM, leurs pratiques sont plus extrêmes, souvent plus proches du S/M que du D/s. Il s’est mis à douter de ce qu’il est…

Le doute et le questionnement sont une bonne chose. Ils sont preuves que ces hommes ont la tête sur les épaules et qu’ils ne sont pas prêts à faire n’importe quoi pour “un statut” ou une “reconnaissance”.

Les vrais dominants sont rares et sont très respectueux des femmes. La relation D/s est avant tout faite de personnalité et de cérébralité. Un dominant n’a pas besoin d’accessoires, c’est en lui, c’est un comportement naturel, le comportement du Mâle Alpha, c’est ce comportement qui fait de lui un dominant, sa capacité d’en imposer aux autres et surtout à celle qui l’aura élu comme son Dom… Il n’a pas besoin de savoir manier le fouet, les cordes ou les aiguilles, ce ne sont que des jeux auxquels personne n’est obligé d’adhérer, même ceux qui ont une relation D/s. L’univers de la Domination/soumission est très vaste. Messieurs ne vous comparez pas à ce que vous pouvez voir ou lire. Dans ce monde il y a beaucoup de donneurs de leçons, des personnes qui pensent pouvoir définir ce qu’est un vrai dom ou une vraie soumise… Certains sont reconnus par leurs pairs, ils dissertent sur le sujet, organisent des munch ou des soirées… et alors…  Leurs paroles et leurs écrits ne sont pas paroles d’évangiles, pas plus que la mienne… Ce ne sont pas eux qui feront de vous un Dom, c’est celle que vous rencontrerez un jour et qui vous reconnaitra comme tel, celle qui aura plaisir à prendre place à vos pieds, celle qui vous fera l’honneur de vous appeler “Mon Maître”. Ce jour-là tous vos doutes seront balayés, vous assumerez avec fierté ce que vous êtes sans vous soucier des conventions. Laissez-vous guider, faites preuve d’humilité, ne vous comparez pas aux autres et n’essayez pas de faire comme eux pour plaire ou être acceptés par je ne sais quel “clergé BDSM”.

Restez VOUS.

Vous êtes unique, unique pour Elle, et ensemble vous explorerez ce monde, vous choisirez les jeux qui vous conviennent, ceux qui vous transcendent, ceux qui vous permettront de vivre votre relation en toute sérénité, en parfaite osmose.

Vous voyagerez ensemble dans un nouveau monde, d’abord en touristes, seuls ou avec des guides que vous aurez choisis et qui auront envie de vous accompagner, à votre rythme, qui vous donneront de leur temps, qui vous apprendront les bases dont le protocole qu’il faut connaitre si vous décidez d’aller en soirée, et qui surtout vous permettront de vous découvrir.

Et si votre élue a plus d’expérience que vous, a déjà vécu une ou plusieurs relation D/s, ne craignez pas de prendre la main qu’elle vous tend, elle sera votre premier guide, et un jour à votre tour c’est vous qui serez le sien.

La Domination/soumission c’est avant tout deux êtres qui se rencontrent.

A Ma Divine Marquise et son Essentiel

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Lettre-a-A

Il y a quelques temps j’ai revu un homme qui a compté pour moi, c’est devenu un ami sur qui je peux compter quand j’en ai besoin.

Nous nous étions déjà recroisés lors de soirées mais sans vraiment pouvoir discuter

Ce soir-là il m’a dit ne pas comprendre ce que je fais dans le BDSM, pour lui ce n’est pas mon monde je n’ai jamais aimé ça, et c’est vrai que quand nous étions ensemble c’est un monde que je rejetais pour plusieurs raisons, certaines liées à mon vécu et aussi par la représentation de la Domination/soumission sur les sites libertins.

Je lui ai juste fait remarquer que cela fait deux ans qu’il ne m’a pas vue, que j’ai évolué et qu’il ne connait pas celle que je suis aujourd’hui

Mais cette question méritait une réponse plus poussée

J’ai évolué depuis, en deux ans mes rencontres et mes échanges m’ont enrichie, les valeurs du BDSM sont plus proches des miennes que celles du libertinage.

Alors oui pour certains je n’y ai pas ma place, je ne suis pas une adepte du protocole, j’aime la liberté, je ne suis ni soumise ni Domina, mais d’autres ont du plaisir à me voir, me guider, jouer avec moi en respectant qui je suis sans attendre que je me plie à des règles dictées par je ne sais quel “clergé” ou que je baisse la tête devant les « similis-doms » d’une soirée plus libertine que BDSM…

Le BDSM je l’ai découvert par les sites libertins, il me donnait juste envie de gerber et c’est toujours le cas, des mecs qui se prétendent “Maîtres”, qui proposent “leur éducation” sans jamais s’intéresser à la femme qui est derrière l’écran, des hommes qui recherchent une soumise docile à “offrir” selon leur bon vouloir, et qui sera juste un faire-valoir pour leur égo démesuré…

Ces hommes étalent leur cahier des charges sans rien proposer en retour…

Et eux ils offrent quoi à ces femmes ? Un collier ? Une laisse ? Une queue à sucer ?

Ils exigent qu’on les appelle “Maitre” comme si ce titre leur est dû…

Ils ne savent même pas que le terme de Maitre ou maitresse est un titre attribué par le ou la soumis.e,  qu’il ou elle est le/la seul.e à pouvoir l’utiliser.

Ils ne savent pas qu’une soumise ou un soumis se respecte tout autant que sa/son Dom, pour eux ce ne sont rien d’autres que des paillassons

Ils ne savent pas qu’on ne joue pas avec un.e soumis.e sans l’autorisation de son Dom.

Ils ne sont pas capables de garder une certaine retenue avec les femmes, notamment lorsqu’elles se présentent comme soumises qu’elles soient accompagnées ou non, pour eux c’est juste de la chair fraîche et comme elles sont soumises logiquement dans leur p’tite tête de corniaud elles doivent fermer leur gueule et subir, sinon ce n’est pas une bonne soumise et son Dom est un mauvais « Maitre » qui ne sait pas faire obéir sa Sub…

Quelle bande de crétins !…

Ils rêvent d’avoir une jolie petite “chienne” fidèle et aimante à leurs pieds…
Mais ils ne veulent pas s’investir dans une relation…
Bizarrement tout d’un coup ils redeviennent des libertins…

Ils ne connaissent pas la différence entre le Bondage, le D/s et le S/M, alors ils inventent un BDSM soft, middle et hard…

Ils ne comprennent pas qu’on peut être Maso sans être soumise, qu’une soumise n’obéit pas à la demande du premier crétin lambda.

C’est quoi le BDSM soft ?  Quelques fessées et coups de Martinet…

La Domination/soumission se passe d’accessoires, elle est avant tout cérébrale, mais pour le comprendre faut-il déjà avoir un cerveau…

Tu es bien placé pour le savoir, toi qui me faisais lâcher prise seulement par le son de ta voix et la force de ton étreinte…

Et pourtant toi aussi tu indiques que tu fais du BDSM soft…

Pourquoi… Tu pourrais être tellement plus…

Tous ces hommes qui nous contactent sur ces sites en nous ordonnant de nous soumettre avant même d’avoir dit bonjour, ne cherchent que la facilité.

Ils veulent tout ! tout de suite !

Un peu de caractère en face et ils filent vite vers une autre fiche la queue entre les jambes…

L’un d’eux sur wyylde m’a dit au bout de deux heures que je ne serais jamais capable de lâcher prise, bah oui c’est ballot et même si je suis plutôt rapide à décider il me faut un peu plus de deux heures pour accepter de me livrer, parler de moi de mes envies et surtout me rencontrer…

Sans parler de tous ceux qui font de la psychanalyse à 2 balles…

J’exècre tous ces sous-dom, et j’éprouve le plus profond mépris pour eux

Ce n’est pas ça le BDSM, en tout cas pas celui qui m’inspire et qui m’anime

Chacun le vit de la façon qui lui convient, mais le BDSM n’est pas une pratique sexuelle de plus pour les libertins en recherche de jeux, et je n’ai rien contre je suis même plutôt pour, mais à la condition que ceux-ci soient honnêtes et ne se positionnent pas en Dom ou couple D/s alors que pour eux ce n’est qu’un amusement et rien de plus.

Il y a sur ces sites de vrais profils D/s, surtout des couples, mais ils sont rares et plutôt discrets, ils ne font pas de prosélytisme pour leur paroisse, ils ne recherchent pas de soumise, ils ont juste envie de faire découvrir leur monde, d’initier et parfois certains d’entre eux deviennent des guides.

J’ai joué avec les deux types de profils

Il y a ceux qui sont capables de m’en imposer et à qui je me soumets avec plaisir le temps d’une soirée ou d’une séance, ceux qui me font découvrir de nouvelles sensations, qui me révèlent, certains ne se positionnent pas en pratiquant D/s, ils sont simplement dominants et directifs.

Et il y a les autres…

Ceux à qui j’ai juste envie de dire mais fermer donc votre gueule !…
Parfois certains manient très bien les jeux d’impacts mais ils sont tellement caricaturaux dans leurs attitudes et leurs paroles que s’en est risible, on dirait qu’ils reproduisent le scénario et les dialogues d’un mauvais film.

Et il y a toi

Toi que j’ai rencontré au début de mon libertinage, toi dont j’aime le caractère directif.
Toi qui ne m’as jamais rien demandé, ni rien imposé, toi qui a accepté d’être mon guide dans un monde qui n’est pas non plus le mien, le libertinage.

J’ai eu un comportement avec toi que je n’ai jamais eu avec un autre, j’aimais me blottir dans tes bras, je me sentais toute petite, protégée, et j’aimais ça…

J’aimais te préparer ton petit déjeuner, te masser quand tu étais fatiguée, prendre soin de toi, je devenais câline moi qui ne le suis jamais.

Je crois même qu’il m’est arrivé de me positionner à tes pieds, sans avoir conscience du geste que je faisais, naturellement sans réfléchir… j’étais bien…

Je me laissais guider, je n’avais plus besoin de tout contrôler, je n’en avais pas envie, j’aimais que tu prennes les rennes…

Nous n’avions pas les mêmes attentes, les mêmes besoins, les mêmes envies, nos chemins se sont séparés, même si tes jeux sont D/s tu restes un libertin et je ne suis pas femme à faire partie d’un harem.

Mais tu m’as ouvert la porte de la communauté “BDSM”, si je ne t’avais pas rencontré et tant détesté pour tes pratiques je n’aurais jamais cherché à comprendre, je n’aurais jamais été plus loin que ces quelques lignes qui m’ont troublée et qu’un certain Démon a écrit bien avant que je te rencontre…

Cette quête de réponses a révélé la femme que je suis aujourd’hui, et je considère que c’est une véritable chance.

J’ai compris d’où venaient mes frustrations, j’ai compris que je pouvais aimer être un objet sexuel sans que cela remette en cause mes valeurs féministes.

J’ai accepté mon besoin d’aimer et d’être aimée, accepté d’avoir besoin d’un homme…
Mais pas n’importe quel homme… Un homme à la hauteur de la femme de caractère que je suis, un homme capable de satisfaire ma libido si particulière sans en avoir peur…

Juste un homme capable de me coller contre un mur sans que j’éprouve l’envie irrésistible de lui en coller une…

Je t’ai admiré… mis sur un piédestal… Comme une sub le fait avec son Dom

Et plus nous nous voyons, plus j’avais besoin de ta “domination”, de cette emprise que tu avais sur moi…

Mais je ne suis pas soumise, j’ai un caractère de dogue…

Tu as fait le faux pas… celui qui t’a fait tomber de ton piédestal…

L’homme dominant et directif que j’idéalisais n’était plus qu’un homme comme les autres…

Il fallait que je te quitte pour pouvoir Naitre et assumer celle que je suis

Parfois Dom… parfois Sub… et aussi un tantinet sadique et un peu maso…

Aujourd’hui, la page est tournée, et même si tu as toujours une place dans mon cœur je sais que tu ne peux pas m’apporter ce dont j’ai besoin…

Tu es avant tout un libertin…

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

UnVraiMaitre

Un de mes précédent post sur face book a fait l’objet d’une question

C’est quoi un « vrai » Maître ?

J’ai commencé à en croiser certains dans le monde libertin, j’avais beaucoup de mal avec eux, puis au cours de mes échanges ou de mes rencontres je me suis rendu compte qu’il y avait plusieurs sortes de “Maîtres”, ceux qui prétendent l’être, ceux qui le sont, et certains hommes qui ont des aprioris avec le BDSM mais qui pourraient le devenir s’ils allaient au-delà des apparences.

Pour moi On ne devient pas maître par simple jeu.
C’est en soi, il y a des hommes qui sont des dominants nés, ils n’ont pas à faire d’effort
Ils possèdent un charisme naturel, ils sont écoutés admirés, jalousés parfois, craints aussi…
Mais quel que soit le sentiment que l’on a à leur égard, on a envie de les suivre

Je vais faire un parallèle avec le monde du travail
Dans ma vie pro j’ai eu la chance d’avoir d’excellents chefs, mais il y en a un avec qui j’ai apprécié de travailler par-dessus tout.

Il y a dix ans j’ai eu l’occasion de postuler au sein de ma société pour un nouveau poste
Lui devenait le directeur général du site ou je voulais travailler.
Tous étaient inquiets, cet homme a un fort caractère, il est craint et moi aussi. Ils avaient peur que cela fasse des étincelles entre nous, que ce soit un combat permanent, mais le comdir a finalement accepté.

Après une courte période d’observation où nous nous sommes jaugés, testés, parfois cherchés… On m’avait prévenu, mais on l’avait aussi prévenu de mon soi-disant “sale caractère”, nous avons très vite accroché, je reconnaissais ses compétences et pour moi c’était essentiel pour pouvoir le respecter en tant que manager, et lui reconnaissait les miennes. J’étais “novice” dans ce poste il le savait, il était prêt à me guider et j’avais beaucoup à apprendre de lui.

J’étais un peu comme “une soumise” en période d’apprentissage qui avait choisi son “Maître“

Une grande confiance s’est établi entre nous, j’étais à l’écoute et lui aussi, quand je ne savais pas ou que je doutais je n’avais aucune crainte d’aller le voir et de lui dire que je ne savais pas, et pourtant il pouvait parfois être cinglant voire blessant, certains se sentaient humiliés, moi j’ai toujours pris “ses attaques” comme des défis de faire toujours mieux, mon égo n’en était qu’attisé je devais lui prouver que j’en étais capable.
Quand je n’étais pas d’accord avec lui je le lui disais sans crainte des conséquences que cela aurait pu avoir sur ma carrière, parfois il était dur à convaincre mais toujours à l’écoute.
Il fallait argumenter et avoir les bons arguments, évidement ne pas lui dire qu’il avait tort, être plus subtil(e)… d’une certaine façon “le manipuler“
Si je faisais “une erreur” je le prévenais très vite et nous trouvions une solution ensemble.

Cet homme m’a guidé, il m’a fait évoluer, à ses côtés j’ai beaucoup grandi, beaucoup appris
il a fait de moi la professionnelle reconnue que je suis aujourd’hui.

Cet homme est un “Maître” mais dans un autre domaine, et je suis très fière d’avoir été à ses côtés pour mener à bien ce beau projet.

Voilà ma définition du “vrai Maître” c’est avant tout un Manager, de ceux qui ne se comportent pas en “chefaillons”. Ils sont respectés, écoutés, admirés, on a envie de les suivre, de faire partie de leur équipe.
On sait que l’on peut se reposer sur eux et que cela ne nous sera jamais reproché du moment où on est allé au bout de l’effort, où on a fait notre maximum.

C’est aussi un homme qui vous fait accomplir des choses que vous ne pensiez pas être capable de réaliser, il a plus confiance en vous que vous-même. Il vous pousse à aller toujours plus loin et il vous rend fière d’avoir réussi.

Ces hommes-là ont un mental d’acier pour pouvoir faire face à n’importe quelle situation, désamorcer une crise.
Ils savent parfaitement se maîtriser…
Ils connaissent leurs propres limites, ils sont à l’écoute et respectueux, ils dirigent mais ne se comportent pas comme des dictateurs
Ils sont admirés mais ils admirent aussi ceux ou celles qu’ils managent et qui avancent à leurs côtés malgré les obstacles.
Et même si souvent ils ont un égo surdimensionné, ils sont aussi capables de modestie.

Certains et certaines trouveront peut-être étrange de faire un parallèle entre le monde du travail et le BDSM, mais cette relation basée sur le respect et la confiance que j’ai eu la chance d’avoir avec mon DG est unique et rare, comme ces belles relations D/s.

D’une certaine façon il était “Mon Maître” et moi “sa soumise”…

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LePontDeLObeissance

Points
Je ne suis ni auteure ni photographe, mais j’aime les mots, la photo, la vidéo. j’ai besoin de créer. Je suis surtout animée par les émotions, j’ai besoin d’avoir vécu ou de ressentir les choses.

J’ai vu une photo de Ressan qui m’a immédiatement troublée, cette photo est forte, elle m’a inspirée cette histoire, une femme en cape noire traversant le pont de Bir Hakeim.

Certains d’entre vous la reconnaitront…

Plus que l’esthétisme ou le stylisme d’une photo la force du photographe est de faire travailler notre imaginaire, de nous raconter une histoire.

emmnuel ophelie paris13sep2017-404

Elle n’a pas de Maitre, elle n’arrive pas à faire assez confiance à un homme pour se livrer totalement, l’idée d’obéir à un seul homme sur le long terme l’inquiète.Elle a peur de perdre sa liberté…

Mais elle aime cet univers du BDSM, son esthétisme, ses jeux et toutes ses nouvelles sensations qu’elle découvre avec gourmandise.

Elle a accepté quelques guides, des hommes ayant déjà leur soumise. Avec eux elle ne se sent pas « piégée ». Ils lui permettent de vivre ses envies et de se dépasser, tout en restant une femme indépendante.

Cet été elle a vécu une séance avec l’un d’eux, elle a aimé, mais il y avait eu des “temps morts” qui l’ont rapidement fait redescendre. Elle lui a dit qu’elle aimerait renouveler cette expérience mais qu’elle souhaitait qu’il ne soit pas seul, pour ne pas avoir le temps “de respirer”

On était en novembre, un samedi, elle vient de se réveiller, elle a reçu un sms de son guide assez sec :

“Rends toi ce soir à 18 h au Novotel près de la tour Eiffel, j’ai réservé une chambre à ton nom, suis les consignes que je t’ai laissées”

Sa première réaction a été la colère, pour qui se prenait-il… Même pas un bonjour…
Elle n’était pas sa soumise pour être traitée de cette façon, hors de question qu’elle accepte de lui obéir…Elle avait une furieuse envie de le remettre à sa place…

Novotel !… quel drôle de choix, ce n’est pas vraiment le type d’établissement qu’il a l’habitude de fréquenter, ça manque de glamour, pour elle c’est juste un hôtel de passage pour ceux qui viennent bosser sur Paris.

Quelques cafés et une douche plus tard, sa colère s’est apaisée laissant la place à la curiosité…

Elle lui a simplement répondu

“À tout à l’heure”

Habituellement elle gère tous ses RDV, les planifie, elle en connait la date ou l’ambiance à l’avance, elle a le temps de s’y préparer. Il lui reste quelques heures pour s’épiler, se faire les ongles et se coiffer, elle est sous pression, pas vraiment excitée, mais elle est intriguée et se sent assez en confiance pour accepter le jeu. Même si elle s’en est déjà remise à un homme, c’est la première fois qu’elle n’est pas “décideuse” et ne maitrise rien

Elle met quelques robes et pièces de lingerie dans son sac, choisit une paire d’escarpins vernis, elle décidera de ce qu’elle portera dans la chambre d’hôtel en fonction de ses consignes.

Il est temps pour elle d’aller découvrir ce fameux Novotel.
Si il voulait la déstabiliser, il a réussi.

Après une heure de trajet, elle arrive enfin, récupère sa clé et s’arrête devant la porte de la chambre.

Que doit-elle faire… frapper ou entrer… est-il la ?

Elle frappe quelques coups discrets à la porte… aucune réponse…
Elle entre, pose son sac et allume la lumière.
Elle découvre sur le lit une somptueuse cape de velours noir, un porte-jarretelle, une paire de bas un masque et un collier de cuir. Sur la table de chevet une enveloppe avec ses consignes.

“Tu as deux heures pour te préparer, je te veux outrageusement maquillée, aucun bijou, porte seulement ce que tu trouveras sur le lit. Tu quitteras l’hôtel à 20 heures, je t’appellerais, tu décroches, tu ne dis rien, tu mets simplement ton oreillette et tu suis mes ordres”

Elle s’est mise à trembler, s’est assise sur le lit pour reprendre ses esprits, sa gorge est nouée mais son ventre et son cerveau bouillonnent. Elle a besoin de réfléchir, faire tomber cette tension, se détendre. Elle commande une bouteille de champagne, se fait couler un bain, elle décidera ensuite…

Obéir… ou rentrer chez elle…

Cela fait déjà une heure qu’elle est dans cette chambre d’hôtel, il faut qu’elle fasse son choix, même si elle n’a pas grand-chose à mettre il lui reste peu de temps.

Elle se maquille et se démaquille à plusieurs reprises, ses yeux doivent être charbonneux et sa bouche rouge, elle n’est pas habituée à se farder autant. Elle garde ses cheveux lâchés, se parfume il ne lui reste plus qu’à mettre le collier, les bas et le porte-jarretelle… puis la cape de velours noir.

Ainsi parée, et peu sure d’elle, elle descend dans le hall de l’hôtel. Elle imagine qu’il sera là à l’attendre ou qu’il aura envoyé quelqu’un la chercher. Le téléphone sonne, elle décroche et mets son oreillette.

“Dirige-toi vers le pont de Bir Hakeim”

Elle n’imaginait pas devoir déambuler ainsi vêtue dans les rues Il ne fait pas vraiment froid, mais il pleut assez fort. Tout en maintenant sa cape fermée, elle retourne à l’accueil de l’hôtel et demande s’ils ont un parapluie à lui prêter en expliquant qu’elle se rend à un bal costumé.

Le pont n’est pas loin, un peu plus de 500 m, elle essaie de garder sa cape fermée autant qu’elle le peut. Arrivée à l’entrée du pont elle aperçoit un homme, il est arrêté, il téléphone. Elle se fait le plus discrète possible, elle ne veut pas se faire remarquer, ses talons claquent sur le bitume, son poing libre tient le plus fermement possible sa cape. Dans son désir de passer inaperçue elle en a oublié son guide au téléphone.

“Lâche ta cape et tiens-toi droite”

Mon Dieu… comment sait-il…
Cet homme sur le pont en train de téléphoner… qui n’avait l’air de rien… juste d’un passant…
Est-ce qu’il la surveille ? Est-ce qu’il lui donne des informations sur le déroulement de son trajet ?…

Sa main lâche la cape… le velours est plus lourd que du satin, mais le vent parvient à s’engouffrer, il soulève légèrement les pans de ce vêtement, dévoilant sa nudité aux yeux des passants.Son corps est pris de frissons, à l’angoisse et la gêne se mêle l’excitation.
Elle arrive enfin au bout de ce pont, la traversée lui a paru interminable.

“Arrête-toi et attend on va venir te chercher, obéis sans poser de questions”

Deux ou trois minutes s’écoulent qui lui paraissent interminables
Elle entend une voiture, puis une portière claquer, des pas se rapprocher, elle a froid, elle n’ose pas se retourner.

“Bonjour, ne vous retournez pas, je vais vous bander les yeux pour vous conduire chez votre hôte”

Elle se laisse faire, se laisse guider, il l’aide à monter à l’arrière de la voiture.
Le trajet est assez court, une vingtaine de minute… peut être une demi-heure, quelques arrêts… certainement des feux rouges, elle essaie d’imaginer ce que les passants imaginent en la voyant dans cette voiture avec sa grande cape… les yeux bandés…

Ils sont entrés directement, sans sonner… sans frapper…
Pas d’escalier… pas d’ascenseur… ça doit être une maison…
Malgré la chaleur, elle a toujours froid, son corps frissonne, tous ses sens sont en éveil. Elle entend des pas, des voix, sent des parfums, elle a l’impression d’être la seule femme. Pas un bruit de talon aiguille sur le parquet, aucun parfum gourmand…

On lui a enlevé sa cape, on l’a placé au centre de la pièce… du moins elle le pense…Privée de la vue, elle sent les regards sur elle.
Puis une cravache vient s’abattre sur l’intérieur de ses cuisses

“Ecarte !… Les mains derrière la tête !…”

Elle s’exécute, étonnée de sa capacité à obtempérer, elle s’est toujours crue incapable d’une telle attitude. Son égo s’y est toujours refusé, mais aujourd’hui elle obéit… naturellement… avec plaisir et sans aucune hésitation…

Impatiente et très excitée…

Les premières mains viennent la caresser, la palper, la jauger… Des doigts lui pincent les seins… d’autres fouillent son intimité… Elle ne sait pas combien ils sont… au moins trois… Elle ne reconnait pas la voix de son guide…

Est-il là ou l’a-t-il livrer à d’autres hommes ?…

On attache ses poignets, on fixe à ses chevilles une barre de contrainte, on la plie…
Elle s’appuie sur un meuble, une table ou un bureau…
Des mains caressent sa nuque, puis parcourent son dos, ses fesses sont pétries…

La caresse est à la fois douce et ferme… bientôt remplacée par les premiers claquements des lanières de cuir… son corps se crispe… même si elle s’y attendait, elle a toujours cette première réaction.

Ce n’est pas son guide qui manipule les fouets, elle ne reconnait pas sa façon de  “jouer”. Chaque Maitre a sa signature, inimitable et reconnaissable entre mille.

Respirer… Se détendre… Accepter de se laisser aller…

Les lanières de cuir jonglent sur sa peau…

Une pause… la douceur des caresses… la fermeté des mains qui saisissent sa chair…

Puis de retour la danse des lanières…

Son corps réagit, elle commence à ressentir les vibrations provoquées par les fouets

Son corps s’électrise… elle commence à flotter… ses jambes tremblent…son esprit est ailleurs…

On l’allonge sur le tapis, des mains viennent la fouiller, elle est trempée…
Un premier orgasme… Il faut peu de temps pour la faire gicler…
C’est facile… Elle qui se retient toujours n’a pas la force de lutter…

On ne lui laisse pas le temps de reprendre ses esprits… Ses jambes toujours écartées par la barre de contrainte, on lui pose un Fairy sur le clitoris. Elle est maintenue fermement… elle ne peut pas l’esquiver… le plaisir est trop intense… à la limite du supportable… il en devient presque douloureux…
L’orgasme… les orgasmes sont violents. Elle est proche de l’évanouissement…

Ils ont retiré le vibromasseur, plus personne ne la touche, mais son corps est toujours pris de soubresauts, son sexe est hyper sensible, le moindre baiser, le moindre souffle la fait immédiatement réagir, l’intérieur de ses cuisses tremblent, sa chatte tremble, elle claque des dents…

Seule elle n’a jamais pu aller au-delà de ce qu’elle pensait supportable… Elle vient de vivre son premier orgasme forcé…

On la libère de ses contraintes, on l’allonge sur un canapé, toujours aveuglée.
Après avoir été privée de ses mouvements elle a besoin de retrouver un contact avec elle-même, de se réapproprier son corps, ses mains parcours ses seins, son ventre, l’intérieur de ses cuisses, juste des effleurements, de légères caresses,

Le répit est de courte durée, elle est agrippée par les cheveux, entrainée au sol, les coudes sur le tapis et les jambes écartées, son sexe est offert toujours humide et gonflé par les orgasmes précédents ; un membre la pénètre, ses fesses sont pétries, écartées.
L’homme crache sur son anus, tout en poursuivant son va et vient, il fait pénétrer un doigt dans son cul, puis deux… Il la prépare, ses sphincters se relâchent, elle mouille du cul… Il se retire, son gland vient remplacer ses doigts, il s’immobilise, il la laisse gérer la pénétration. Elle s’empale doucement en reculant les fesses, sa bite passe le 1er anneau sans difficulté, puis le second…  Il reprend son va et vient, elle sent à travers la cloison anale sa queue solliciter son point G. Elle veut se caresser mais un autre homme l’en empêche, il lui relève le buste lui engouffre sa queue dans la bouche, sa fellation est rythmée par le va et vient de l’homme qui la sodomise. Sans qu’elle ne puisse rien maitriser la queue vient taper le fond de sa gorge, elle est déstabilisée malgré les hauts le cœur, le plaisir prend le dessus.

Elle jouit…

Les deux hommes se retirent et l’inondent de sperme

Sans l’avoir voulu, elle est dans une position de soumission, essoufflée, poisseuse et souillée. Elle ne bouge pas, attend qu’on le lui ordonne

Un homme s’approche, lui enlève son bandeau.

C’est son guide, il est habillé, il n’a pas participé, il a juste regardé et dirigé. Il lui relève le menton la regarde droit dans les yeux.

“Tu étais une petite chienne sauvage et rebelle, sans que tu en aies conscience j’ai fait de toi une chienne docile, tu es prête maintenant à accepter un Maître”

En petite chienne docile elle s’est couchée à ses pieds

Cette superbe photo qui illustre cet article est tirée du second opus de Ressan, vous pouvez le commander sur  www.ressan.fr

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