GangDeFemmes

Points

Parfois on croise dans notre parcours des êtres exceptionnels.

J’ai déjà rencontré quelques  femmes gourmandes, mais plus rarement celles que j’appelle “des boules de plaisir” ; elles sont avides de rencontres et de scenarii, réceptives à la moindre caresse, aux plus petits attouchements, elles sont insatiables, jamais repues…

Ce n’est pas facile d’être leur partenaire privilégié, ça peut être très déstabilisant. Bien sûr il ne faut pas être jaloux, il faut être très partageur et aussi pouvoir suivre leur rythme et ça l’est encore moins dans un cadre D/s où le Maître prend en charge la sexualité de sa soumise. Il devra proposer, faire preuve de beaucoup d’imagination, la protéger aussi surtout s’il lui organise des gangbangs ou qu’il l’envoie seule chez quelqu’un. Il doit tout cadrer, tout vérifier, tout sécuriser. Mais parfois il doit aussi lui dire NON, comme on dit non à un enfant qui aurait abusé de sucreries.

J’ai souvent eu envie de posséder une soumise dont j’aurais pu diriger la sexualité, une soumise que j’aurai pu offrir, pour laquelle j’aurais organisé des rencontres, créé des scenarii, pas parce que je suis bi, mais pour me nourrir de son plaisir.

Mais ces gourmandes préfèrent les hommes et je n’en suis pas un.. 

 

Je ne pensais pas qu’un homme pouvait être aussi réactif et capable de s’offrir totalement comme  ces femmes, jusqu’à ce que je le rencontre LUI.

Arriver à faire gémir, râler, trembler un homme et lui faire totalement lâcher prise c’est la première fois que cela m’arrivait.

Il est ce que je recherchais chez une soumise “une véritable boule de plaisir”.

Dès notre première rencontre mon usine à vices s’est mise en marche.

J’ai tout de suite envisagé de lui organiser une sorte de gangbang associé à un public disgrace.

Mon cerveau fonctionnait en surchauffe. Je devais régulièrement me caresser pour faire retomber la tension sexuelle que cette idée provoquait chez moi. 

C’était jouissif 

…..

On se voyait régulièrement, je commençais à bien le connaître, je savais ce qui le faisait réagir, ce qui le faisait vibrer, j’avais aussi appris à utiliser les sondes urétrales.

J’aimais lui donner du plaisir. 

Tout son corps réagit. J’aimerais pouvoir le solliciter de toutes parts, mais je n’ai que deux mains et c’est très frustrant. 

Dans ces moments intimes ou nous sommes  seuls, j’ai besoin de me coller à lui et frotter mon sexe sur sa cuisse pendant que je joue avec ses tétons, dans cette position je peux sentir sa queue durcir entre mes seins. Mais ce qui le fait le plus réagir c’est quand je le fouille, parfois il en tremble de plaisir et il m’est arrivé de le rejoindre dans cette transe et de trembler à mon tour.

Pour moi ce sont de moments magiques.

…..

Le grand jour est arrivé, je lui avais imposé une semaine d’abstinence.

Du samedi précédent jusqu’au vendredi je l’avais excité « virtuellement » il n’était pas question qu’on se voit je n’aurais pas résister à la tentation de le fouiller. Je le voulais sous tension, je le voulais affamé.

Je lui avais donné rendez-vous à 20h à la Factory pour qu’il puisse prendre une douche et se préparer, j’y étais depuis deux heures déjà pour agencer le lieu avec ma fidèle amie. 

Ça faisait un moment qu’on n’avait pas organisé de soirée filles et celle-ci était un peu particulière il y aurait un Homme.

J’avais choisi celles qui allaient être mes complices et j’avais demandé à ma Lady de sélectionner les autres participantes. Je les voulais perverses et vicieuses à souhait.

Je savais qu’on serait moins nombreuses que lors des soirées précédentes, l’idée qu’il y ait un homme présent refroidirait certaines de nos habituées… et surtout leur mari… d’autres ne comprendraient pas qu’il ne pourrait pas y avoir de sexe avec lui, mais j’étais quand même étonnée par le nombre de participantes 

C’est l’heure, la soirée va débuter.

“Mets ton masque et suis moi.”

Je l’enferme dans la vitrine de la Factory, elle fera office de cage.

Je remonte à l’étage pour accueillir les participantes, 

On discute entre femme, on prend un verre.

Cloîtré dans sa vitrine il doit nous entendre, le stress doit commencer à monter.

Il doit commencer à s’inquiéter, il pensait que nous ne serions que cinq où six, il se trompait…

Des filles ont commencé à descendre un verre de champagne à la main  pour voir le spécimen.

Certaines venaient coller leurs seins ou leurs fesses contre la vitre. Une autre se doigtait puis ramenait son majeur à la bouche en le regardant avec un air vicieux, deux autres s’embrassaient et se caressaient attendant une réaction de sa part. Mais comme je le lui avais demandé il n’a pas bougé

Elles étaient surexcitées et lui était comme une pute dans une vitrine d’Amsterdam attendant le client.

Ça faisait déjà une heure qu’il patientait sagement, je me demandais dans quel état il pouvait être, qu’est ce qu’il pouvait bien se passer dans sa tête…

Était-il excité… inquiet… regrettait-il de m’avoir dit oui…

Il est temps de le faire entrer en scène 

Il est pieds nus, il porte un pantalon de ville une simple chemise blanche et une cage de chasteté, je ne le voulais ni nu ni en caleçon, je voulais créer un premier contact avec ces femmes qui allaient pouvoir le déshabiller. Et la chemise blanche lui donne une visibilité au milieu de toutes ces femmes vêtues  de noir.

J’ouvre la porte, je passe ma main sous sa chemise, je caresse sa peau, je ne résiste pas à l’envie de lui pincer les tétons. 

Je lui fais mal volontairement, histoire d’en rajouter à son stress.

J’accroche la laisse à son collier, nous nous dirigeons au milieu de la pièce, certaines nous tournent autour, d’autres tentent une main baladeuse, j’entends des sifflements et des commentaires “déplacés” comme peuvent le faire certains hommes sur un chantier lorsqu’une jolie femme passe. j’adore ça et malgré le stress de cette première fois je commence à être moi-même très excitée.

Elles nous ont toutes rejoint dans l’espace jeu, il découvre que nous sommes une vingtaine de femmes, beaucoup plus que je le lui avais laisser supposer.

“Bonsoir mesdames, je vous ai réunies ce soir pour un événement un peu particulier, un gangbangs associé à un public disgrace dont “le sujet” est un homme, pour la partie gangbang nous serons cinq à l’assurer, pour le public disgrace vous êtes toutes invitées à participer.”

Je rajoute un bandeau à son masque, le priver de la vision exacerbera ses sens

“Je vous présente Max, belle bête de 1m90 pour 90kg, extrêmement sensible, tétons réactifs à la moindre sollicitation, cul offert comme la bonne petite salope qu’il est et une queue qui ne demande qu’à être pénétrée. Combien de temps supportera-t-il les supplices que nous allons lui infliger, va-t-il craquer avant le bouquet final… Mes camarades et moi allons prendre notre temps le but n’est pas de le faire jouir en cinq minutes mais de faire durer le plaisir de le torturer. ”

“Mitsouko j’ai une question ça veut dire quoi “une queue qui ne demande qu’à être pénétrée”

Je sors les sondes et les montre à cette assemblée de femmes en leur expliquant que je vais en insérer dans son urètre en commençant par les plus petites pour pouvoir branler son pénis de l’intérieur et de l’extérieur, certaines se crispent, d’autres sont affolées par la taille des plus grosses sondes

“Mesdames les paris sont ouverts, faites vos pronostics, tiendra-t-il jusqu’au bout ou déclarera-t-il forfait…”

“N’hésitez pas à venir tâter la marchandise, et foutez-le à poil !!!!”

Elles ne sont pas loin d’une dizaine à se précipiter, l’une d’elles lui donne un grand coup de langue sur la joue, une autre lui murmure je ne sais quelles insanités à l’oreille, une autre lui pince les fesses. 

Une de mes préférée se met à genou déboucle sa ceinture et lui dégrafe son pantalon, elle me regarde et me dit

“Je voulais voir la cage je n’en ai jamais vu, je peux le lécher ?”

“Vas y ma belle fais toi plaisir”

Elles sont complètement déchainées, vicieuses et perverses comme je l’espérais

Je pose sa main sur sa poitrine, je sens battre son cœur à toute vitesse, il tremble un peu, je lui demande si ça va, il me répond oui avec un sourire

Il s’est très vite retrouvé nu, ses vêtements sont éparpillés un peu partout, une des filles a enfilé sa chemise blanche. Je demande à l’assemblée de s’installer le jeu va pouvoir commencer…

Il est aveuglé par le bandeau, nous le guidons pour qu’il puisse s’installer sur le fauteuil gynécologique, je sais qu’il aurait préféré le confessionnal de la facto, mais il fallait que les filles puissent voir, d’où le bandeau sur les yeux.

Nous sommes cinq, Clara, Lady, Isa, Juliette et moi, toutes parfaitement complices

Juliette qui a déjà joué avec nous commence par lui travailler les tétons, il réagit, 

Isa et Lady le caressent de chaque côté dans une symétrie parfaite remontant des chevilles jusqu’aux épaules en passant par l’aine

Clara et moi enfilons nos gants en latex, à côté du fauteuil il y a une petite table où j’ai préparé tout le matériel nécessaire, gants, lubrifiant, jouets, désinfectant, etc…

Je commence, j’enduis mes mains de lubrifiant, je fais doucement rentrer un doigt puis deux. Il commence à réagir, il gémit, je tapisse l’entrée de son cul de lubrifiant, je masse ses chairs intimes, Le majeur et l’index de mon autre main viennent rejoindre les premiers, je commence à le fouiller plus sérieusement, de mes quatre doigts je le fais grogner. Il commence à éructer comme une salope, les filles l’encouragent à s’exprimer, le traitent de salope, de chienne, il leur répond…

“Ouiiiiii je suis une salope, j’adore ça”

je voudrais le fister mais je n’y suis jamais arrivé, ma main ne passe pas… mais je sais que Clara elle le pourra elle l’a déjà pénétré, pour qu’il n’y ait pas de temps mort d’un clin d’oeil j’invite Lady à me rejoindre elle a découvert ces jeux il y a peu et elle adore fouiller, ses doigts viennent remplacer ceux de ma main gauche, nous nous retrouvons toutes les deux à faire danser nos doigts dans son cul, il se tord de plaisir. Nous jouons en binôme pendant un petit moment encore

Je commence à sentir la chaleur qui monte dans mon bas ventre, ça coule entre mes cuisses, j’ai besoin d’une pause, j’ai besoin moi aussi d’être spectatrice. J’enlève mes gants, j’essuie mes mains avec une lingette puis les frotte avec du gel hydroalcolique .

Les filles se poussent pour me laisser une petite place sur le canapé juste en face du spectacle, je me délecte de cette vision, j’avoue je suis un peu candau… je voudrais pouvoir me caresser mais impossible il faudrait que j’aille me laver les mains. 

J’en ai mal à la chatte tellement j’ai besoin de jouir

Son cul est prêt, lubrifié et bien ouvert, je rejoins les filles, Clara remplace Lady, je grimpe sur la table soulève ma jupe et colle mon sexe contre sa bouche à l’étouffer.

Ainsi positionnée, je rapproche ma langue de son sexe et le lèche à travers les barreaux de la cage de chasteté, je sens son sexe qui durcit, je soulève un peu mon bassin pour le laisser respirer, j’ai envie de lui pisser dans la bouche — pas maintenant ce n’est pas le moment —  Clara va bientôt le fister, je lui enlève la cage, je fais signe à Lady de me passer mon wand, accroupie sur son torse mon sexe trempé contre sa peau je caresse d’une main son périnée et de l’autre je dirige le vibro sur son gland je dois faire attention à ne pas le faire jouir. Clara m’envoie son regard malicieux, je lui fais un signe de tête, nos regards ne se quittent pas, elle fait pénétrer sa main entière dans ses entrailles, ses yeux pétillent, tout en continuant notre manège on se roule une pelle…

Il gémit… il râle… il grogne…

Je le sens trembler… où c’est peut-être moi qui tremble…

Non c’est lui, Il a besoin d’une pause. 

Je descends, fais signe aux filles de continuer doucement le temps que je revienne

Je monte les escaliers, je commence par me laver les mains, je bois un verre, j’ai besoin de sucré, un jus de fruit, j’aurais bien aimé une coupe de champagne, mais ça sera pour plus tard. J’attrape une bouteille d’eau et un verre avant de retourner dans l’espace de jeu.

La première manche vient de se terminer, Clara enlève ses gants, la plupart des filles remontent pour grignoter, boire ou fumer.

Je lui enlève son bandeau et l’aide à descendre, ses jambes flageolent, il a froid. 

Je l’enveloppe dans un plaid et lui tend un verre d’eau, il se cale entre mes jambes sur le canapé. Nous restons un moment comme ça, le temps qu’il reprenne ses esprits. Je le caresse et le câline comme on le fait avec son chien quand on est content de lui.

Il a envie d’une cigarette, je lui tends ses chaussures, accroche la laisse à son collier et nous montons. Nous nous isolons mes complices et lui pour fumer tranquillement, une des femmes se rapproche et lui demande si ça va

“Oui Madame, très bien Madame je vous remercie de votre sollicitude.”

Tout mi-temps ne doit pas durer trop longtemps… Il est temps de lancer la seconde partie du jeu. Je tends la laisse à Lady qui redescend avec Juliette et Isa pour l’installer.

Avec Clara nous allons nous laver les mains

Lorsque nous rentrons dans l’espace de jeux la plupart des filles ont retrouvé leur place, certaines d’entre elles n’ont pas pu résister, trop excitées par la première manche elles s’activent, on commence à entendre leurs gémissements.

Max essaie tant bien que mal de regarder, mais Juliette lui met une petite claque et crée un rideau avec son corps, il ne peut qu’entendre… pas voir…

Voilà on y est, la seconde manche, celle que j’ai le plus désirée, mais aussi celle que je redoute le plus… la partie avec les sondes… cela ne fait pas très longtemps que je les manipule et jusque là il m’a toujours guidée.

Juliette lui remet son bandeau sur les yeux, Lady et Isa lui attachent les poignets et les chevilles, puis le sanglent.

Il devra pouvoir bouger le moins possible.

Sur ce coup-là pas question que je me frotte sur lui je dois me concentrer. 

Avec les filles nous avons convenu du déroulement de cette seconde partie, si la première pouvait se dérouler au feeling, ça n’est pas possible pour celle-ci je ne suis pas assez sure de moi. Au début nous ne serions plus que quatre autour de lui avec chacune notre rôle. La cinquième Lady sera notre “infirmière instrumentiste”, venant du BDSM elle connaît parfaitement les règles d’hygiène, je n’ai pas besoin de les lui expliquer.

A part les gémissements de celles qui s’activent sur le lit, la factory est silencieuse, les spectatrices sont très attentives la tension doit être palpable…

Juliette lui caresse les tempes pour l’aider à se détendre, Isa lui caresse l’intérieur des cuisses, le ventre et le torse.

Je regarde les femmes assises autour de nous et je leur chuchote qu’avant de pouvoir insérer les sondes il faut que je le fasse bander. Un doigt se lève

“Je peux venir le sucer ?”

“Mais avec plaisir mademoiselle”

La petite brune avale son gland tout en lui serrant la base du pénis.

Les gémissements des unes et le savoir faire de cette demoiselle commence à faire son petit effet, j’entends la respiration de Max s’accélérer, je fais signe à la brunette de ralentir.

J’enfile une paire de gants, Lady prépare les sondes sur un plateau, elle les a d’abord désinfectées avec de l’alcool.

Je saisis son sexe d’une main, la petite brunette retourne sagement s’installer sur le canapé en se léchant les babines, la salope elle s’est régalé de tout son liquide séminal il va falloir que je lubrifie.

Je le branle pour maintenir l’érection, Lady me passe la première sonde, elle l’a lubrifiée, c’est parfait.

Je dessine l’entrée de son périnée du bout de la sonde en la faisant tourner, elle commence à glisser gentiment. Je ne pousse pas il doit l’aspirer naturellement.

Ça y est, elle est à l’intérieur, je branle doucement son pénis pour la faire pénétrer un peu plus… c’est assez facile, je peux passer à une sonde de diamètre supérieur. Je renouvelle cette opération jusqu’à ce que j’atteigne sa limite de pénétration, la sonde N°10

Je continue à branler son sexe, je fais un signe de tête à Isa, elle commence à lui travailler les tétons,  il commence à gémir et bouger, Juliette lui maintient la tête.

Je commence à me détendre, sans lâcher son sexe et la sonde, je me baisse pour donner des coups de langue sur son gland, je le suçote.

“hummmm… Je vais jouir”

NON !!!!!! pas question c’est trop tôt, je le veux pénétré de toute part.

Je me relève et ralentit mon mouvement. Isa fait de même, elle abandonne le travail des tétons. Je fais signe à Clara de se préparer, elle saisit “mon pure njoy”, un gode en acier qui le fait décoller.

Je maintiens la sonde, son érection commence à redescendre mais je dois laisser le temps à Clara de le pénétrer, ça devrait être assez rapide, la première manche l’a bien préparé.

Clara est en place et commence de petits mouvements, je reprends la masturbation de son sexe, il est de nouveau ferme.

C’est le moment

“GO les filles !!!”

Je le branle de l’intérieur et de l’extérieur, Clara sollicite sa prostate avec le Gode en acier, Isa travaille ses tétons, Juliette le maintient et l’excite avec des mots crus, Lady nous a rejoint elle fait vibrer d’une main le wand sur son gland et de l’autre caresse son périnée.

Il râle, il grogne, je sens les premiers soubresauts, il n’aura pas fallu cinq minutes, j’enlève doucement la sonde, je serre son sexe, je lui saisis les couilles.

Je regarde son sperme gicler et venir couler sur ma main

J’ai joui, je tremble, je suis vidée, mes jambes ne me porte plus j’ai la tête qui tourne, le cœur qui s’emballe

Je n’ai plus de force, mais je me déshabille et je grimpe quand même sur ce fauteuil pour m’allonger sur lui.

J’ai besoin de ce contact, besoin de me ré-approprier celui que je viens de partager…

Il est tout aussi fébrile que moi, je sens son corps trembler, on a besoin tous les deux de redescendre.

Mes amies le libèrent, il m’enlace, je sais à ce moment-là qu’il est heureux.

Sentir ses bras autour de moi a beaucoup plus de valeur qu’un “merci Madame” ou “merci Maitresse”

Nous sommes restés un long moment comme ça, lorsqu’on a émergé nous étions seuls les filles étaient toutes remontées, je ne sais pas si elles ont compris que nous avions besoin de ce moment pour atterrir où si mes complice les ont obligées à nous laisser.

Lorsque nous avons enfin atterri je lui ai tendu un peignoir que j’avais apporté pour lui. Nous sommes remontés tranquillement. Max pouvait enfin enlever son masque et moi j’avais bien mérité ma coupe de champagne.

la plupart des femmes présentes à cette soirée sont des libertines, elles ont découvert une autre façon de donner du plaisir à un homme, comme moi je l’ai découvert quand je l’ai rencontré. Certaines étaient très curieuses, elles avaient beaucoup de questions et étaient aux petits soins pour lui. 

“J’aimerais bien jouer comme ça avec mon mari, mais à peine j’approche son anus il se crispe, et vous c’était pareil au début ?“

“Non mais sérieusement les sondes c’est pas douloureux… parce que moi j’avais mal à votre place“

Max s’est douché puis s’est rhabillé, il avait bien mérité sa récompense.

Il allait pouvoir assister sans participer confortablement installé dans un fauteuil à la troisième mi-temps : “une orgie de femmes”… 

Et moi je commençais déjà à me demander ce que j’allais bien pouvoir trouver pour nourrir l’insatiable appétit de ce gourmand…

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2020 – Journal d’une bourgeoise délurée

gerersescontradictions

Depuis que je navigue dans la sexosphère ma devise a toujours été

“Ne rien chercher, ne rien attendre… simplement se laisser surprendre”

Juste une façon de dire que je ne cherche pas à me caser, je ne suis pas à la recherche d’un compagnon ni du grand amour, mais si les sentiments me tombent dessus je ne m’enfuirai pas et me laisserai porter

Mes rencontres ont toujours été légères, depuis longtemps j’ai toujours été une adepte du one-shot, des rendez-vous sans aucun lendemain, j’avais rarement envie de revoir ces hommes que la nuit ait été médiocre ou formidable, parfois un ou deux rendez-vous de plus, mais ça s’arrêtait très vite, naturellement sans qu’on ait même besoin de se dire au revoir.

Les sites libertins me convenaient et répondaient parfaitement à mes besoins, je n’ai jamais pu faire de rencontre sur des sites plus conventionnels où beaucoup d’hommes attendent autre chose qu’un “plan Q“ et peuvent vite devenir “collants“ surtout lorsque tu commences à évoquer la question de la sexualité.

J’étais attachée à ma liberté et il était hors de question pour moi de rendre des comptes où de devoir demander la permission.

De toute façon si tu cherches quelqu’un pour construire une vie à deux peu de chance que tu le trouves sur un site libertin ou lors d’une soirée débridée…

Mais ça peut quand même arriver, surtout chez les plus jeunes qui n’ont jamais connu la vie de couple.

Je suis loin d’être une collectionneuse, mais je l’avoue je n’ai jamais été fidèle, j’ai trompé tous les hommes avec qui j’ai eu une longue relation et ça bien avant que je mette les pieds dans la sexosphère. Mes pulsions ont toujours pris le dessus, quand je voulais quelqu’un dans mon lit il me le fallait et peu importe si j’étais en couple, et ça ne voulait pas dire que je n’aimais pas mon compagnon.

Mais malgré mes one-shot et mes rencontres sans lendemain il m’est arrivé de me faire surprendre… et c’est parfois douloureux, j’ai dû faire un gros travail sur moi-même, je m’en suis rendu compte récemment et suite à cet échec j’ai beaucoup réfléchi et échangé sur le sujet avec de proches amis qui m’ont aidée à y voir plus clair…

Là où le bât blesse c’est quand tu as un vrai coup de cœur pour quelqu’un, étrangement tu en oublies tous tes principes “libertins“ et tu redeviens “conventionnelle“ tu voudrais qu’il n’existe que toi, qu’il ne voit que par toi, alors que dans nos univers on est tous habitués à butiner d’une fleur à l’autre et encore plus quand on est célibataire depuis longtemps, qu’on sort beaucoup et qu’on fréquente les soirées parisiennes…

Mes coups de cœurs sont rares, la plupart des hommes m’ennuient et quand j’ai un vrai coup de cœur je n’ai pas envie qu’il me file entre les pattes, je ne sais pas si je suis une vraie cérébrale, c’est un qualificatif que beaucoup utilisent, mais quand j’ai un coup de cœur, il nourrit mon imaginaire, mon cerveau s’emballe, mon usine à vices se met en marche et je commence à échafauder des scénarios plus ou moins pervers…

Mais voilà j’ai eu un coup de cœur et je n’ai pas su gérer toutes ces émotions contradictoires qui se sont parfois télescopées et ça a fini par faire un grand boum… le big bang dans ma tête…

Il m’aura fallu du temps pour m’apercevoir que je demandais à l’autre ce que je n’étais peut-être pas capable de lui donner moi-même…

Que je lui reprochais certains actes et que je ne regardais pas les miens…

Comment reprocher à l’autre de flirter avec toutes ses amies alors que moi je passe mon temps à le faire avec les miens…

Comment lui reprocher ses mains baladeuses, alors que certains peuvent me toucher…

Là où je voyais une forme d’humiliation pour moi en ayant l’impression que mon égo en prenait un sacré coup… je ne voyais pas qu’il pouvait en être de même pour lui lorsque j’embrassais un de mes amis sur la bouche devant les siens…

Comment lui reprocher de boire un verre ou diner avec ses amies, alors que moi-même je le fais tout le temps avec les miens…

Etc… etc…

Tous les reproches que je lui ai fait, il aurait pu lui aussi me les faire…

C’est exactement le “fais ce que je dis, mais pas ce que je fais”…

Il est plus difficile de vivre une relation “amoureuse” entre deux personnes qui se rencontrent dans ce contexte. Un couple qui vient découvrir ses univers possède déjà des bases. Pour deux célibataires c’est différent ils doivent trouver leur équilibre, construire la relation dans un univers où les tentations sont omniprésentes, pour ça il faut arriver à communiquer, prendre sur soi, apprendre à faire confiance en l’autre et en soi aussi. On a chacun nos habitudes, notre liberté à laquelle on tient, en tout cas on n’est pas prêt à y renoncer si vite, pas en quelques jours, quelques semaines, j’ai 30 ans de célibat et j’ai toujours eu beaucoup de mal à partager mon espace, à dormir avec quelqu’un. J’avais aussi envie qu’il me surprenne en venant à l’improviste je ne suis pas certaine que j’aurais vraiment apprécié… finalement je le voulais pour moi mais quand MOI je voulais…

Je l’ai traité d’égoïste et en écrivant cette dernière phrase je m’aperçois que moi aussi je l’ai été­­. J’ai été très hypocrite sans le vouloir.

J’ai une autre émotion à gérer lorsque j’ai un coup de cœur, je deviens possessive.

Attention ça n’est pas de la jalousie, au contraire j’aime le partage et j’adore confier mon partenaire à d’autres en qui j’ai toute confiance.

Non, ma possessivité se rapproche plus d’une forme de “matérialisme“.

Celui que j’aime devient aussi sacré que mes jouets, j’y tiens et on n’y touche pas sans ma permission…

Sauf que mon partenaire n’est pas un de mes jouets même si j’aimerai bien qu’il soit mon objet sexuel 😉

J’ai réfléchi sur ce sentiment de possession je crois qu’il est naturel chez une personne dominante, cela rentre dans le cadre d’une relation D/s si elle a lieu d’être… une relation où l’un confie son corps ses désirs sa sexualité à l’autre, l’autre devient notre propriété et je sais que si je devais avoir un jour une relation D/s avec quelqu’un il y a certaines pratiques qui me seraient réservées, des pratiques qui évoquent le marquage de territoire…

Jusqu’à présent  j’ai toujours refusé d’avoir une relation D/s justement pour préserver ma sacro-sainte liberté et pourtant je me suis comportée en “propriétaire“. Mais accepter d’être la Maîtresse d’une soumise ou d’un soumis ça implique que cette personne soit en appartenance et la chaîne possède deux bouts… dont un serait forcément rattaché à moi… Est-ce que j’ai vraiment envie de ça ? Dans ce type de relation le dominant doit décider, il doit donner du temps, beaucoup de temps pour satisfaire l’autre, il doit lui donner la priorité sur d’éventuels partenaires de jeux qu’il pourrait rencontrer en soirée.

Je ne cherche pas une relation D/s je privilégie avant tout la relation humaine, mais je sais aussi que dans un certain contexte lorsque la relation évolue c’est une demande qui pourrait arriver, un besoin que l’autre pourrait avoir. Ce n’est de toute façon pas moi qui en ferai la demande, c’est à la soumise ou au soumis de choisir son Maître ou sa Maîtresse, tout comme je ne l’attacherai pas – j’ai toujours préféré les chiens en liberté qui marchent fièrement à côté de leur maitre plutôt que ceux tenus en laisse avec une muselière –  si un jour j’ai cette demande et que j’ai un lien très fort avec cette personne je ne la refuserai pas mais on devra beaucoup échanger et poser des règles et en particulier sur  cette notion de “propriété“ et sur ma “possessivité”.

Ce jour-là nous ferons partie d’une meute, nous ne nous isolerons pas…
Mais je serai sa seule louve Alpha parmi les louves… moi seule pourrai le marquer… Il ne pourra porter que mon odeur… je serai la seule qu’il pourra boire…

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2020 – Journal d’une bourgeoise délurée

 

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En évoluant dans mes jeux, je m’aperçois qu’il y a “un accessoire” qui m’est essentiel, ce sont mes mains.

Des mains que je soigne, j’essaie de les garder les plus douces possible, les ongles sont toujours courts pour ne pas blesser.

Au début je n’y pensais pas, je ne jouais pas avec, elles ne servaient qu’à tenir mes floggers ou d’autres accessoires.

Mais avec le temps elles sont devenues des “objets de plaisir”, j’ai appris à les utiliser.

Elles tambourinent sur vos fesses, elles pétrissent vos seins, elles caressent votre peau, elles pincent vos tétons, elles chatouillent vos points sensibles, elles griffent votre chair, elles fouillent votre intimité, elles se glissent dans le plus petit de vos orifices, elles vous font taire, elles vous contraignent…

C’est la main qui guide le plug, celle qui vous met en cage, celle qui dirige la roulette de waterberg…

C’est la main qui vient inspecter votre peau avant de saisir le fouet, c’est cette main qui le tient, puis elle revient se poser pour ressentir les vibrations de votre corps, sentir la chaleur provoquée par les impacts, c’est elle qui redessine du bout des doigts les zébrures laissées par le fouet…

C’est aussi la main qui vous saisit les cheveux quand je veux voir vos yeux, et celle qui caresse votre joue pour vous accompagner lorsque vous avez lâchez prise…

Même si je viens les mains vides, mes mains seront toujours là pour votre plaisir… et le mien 😉

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2019 – Journal d’une bourgeoise délurée

Chouette une soirée libertine sur le thème du “BDSM”

 

Il y a presque deux ans avec une amie nous avons organisé notre première soirée BDSM au sein du monde libertin. Le BDSM c’est son monde, tout comme le SM, à l’époque ce n’était pas encore le mien mais j’ai dit ok on n’y va.

Venant toutes les deux de deux mondes différents nous avions cependant la même vision des soirées que nous voulions organiser. Pour nous il n’était pas question de faire une soirée libertine épicée à la sauce BDSM, il n’était pas non plus question de faire des soirées de démonstrations où nos couples D/s auraient été comme des singes en cage pour des libertins ayant envie d’aller “au cirque”. Nous ne voulions pas de curieux, nous voulions simplement essayer de faire se rencontrer deux communautés si éloignées et pourtant si proches. Donner la possibilité à des libertins qui avaient des désirs de se découvrir et de répondre à leur questionnement, de rencontrer de vrais couples D/s et de leur montrer grâce à ces couples ce qu’est le BDSM.

J’ai longtemps dit que je ne pratiquais pas la D/s mais en mettant les pieds dans le BDSM je me suis rendu compte que c’était complètement faux, je pratiquais sans m’en rendre compte, j’ai récemment relu un de mes articles où je proposais un “jeu” à un homme, je lui ai indiqué “pas de D/s”… mais en fait si, c’était totalement D/s.

Le BDSM était en moi sans que je le sache, mais pas n’importe quel BDSM… Pas le BDSM que j’appelle “BDSM libertin” !…

A l’époque si j’avais participé à une soirée libertine ayant pour thème le BDSM je n’y aurais pas trouvé ce que je recherchais, ma curiosité ne serait pas allée plus loin dans sa quête, j’aurais pu passer à côté de celle que je suis aujourd’hui et me priver de toutes ces belles aventures et sensations dont je m’alimente ces dernières années.

Aujourd’hui j’ai décidé d’arrêter d’organiser ce type de soirée pour des raisons personnelles d’abord et aussi parce que depuis quelques temps on voit fleurir sur les sites et les réseaux sociaux des soirées “BDSM” organisées par des privés ou par des clubs.

Et je n’ai pas envie de participer à cette démocratisation du BDSM pour laquelle j’ai pourtant milité et que j’ai longtemps prôné… en tout cas pas de cette façon.

C’est devenu une mode comme une autre mais à mon sens la plupart de ces soirées sont avant tout des soirées dont le thème est “le BDSM” comme le thème d’une soirée pourrait “la rentrée des classes”, “le couvent”, etc… On s’habille fetish, on y va avec son martinet ou sa jolie cravache achetée récemment, on met un joli collier de toutou, et Hop on est dans le thème…

Beaucoup d’organisateurs et de clubs surfent simplement sur la vague « fifty shades of grey » pour attirer une nouvelle clientèle ou conserver l’existante en lui proposant de nouveaux jeux. Mais la plupart de ces soirées ne sont pas représentatives de ce qu’est le BDSM !… Et je ne veux pas y être associée…

Donc si vous êtes libertins et que vous avez juste envie de vous amuser, pourquoi pas, peut-être que ça éveillera de nouvelles sensations et que vous aurez envie d’explorer un peu plus ce monde et ses plaisirs que vous soupçonnez…

Par contre, si vous êtes vraiment intéressés par le BDSM, il y a peu de chance que vous soyez satisfait.e.s… Au mieux, vous recevrez des fessées ou quelques coups de cravache et de martinet qui ne provoqueront rien chez vous… Au pire quelqu’un pourrait vous faire mal et même vous blesser…

Les “jeux” BDSM ne se pratiquent pas à la légère, cela demande un minimum de connaissance, en particulier sur la sécurité et aussi l’hygiène

(cf : Une envie de découvrir les jeux du divin marquis)

Et si vous êtes des BDSMeurs, des puristes sans être libertins, vous pouvez passer une belle soirée et faire découvrir vos pratiques, mais vous risquez aussi d’être agacés par le comportement de certains libertins qui ne connaissent pas les codes du BDSM et qui pourraient avoir à votre égard des gestes que vous allez considérer comme “déplacés”.

D’autres pourraient aussi être choqués par vos pratiques qu’ils qualifieront comme violentes… Gardez à l’esprit que vous êtes dans une soirée libertine et que beaucoup de participant.e.s n’ont qu’une vague idée de ce qu’est le BDSM… Il suffit de voir la réaction de certain.e.s sur les sites dès qu’elles/ils voient des marques de fouet ou de badine… D’autres en arrivent même aux insultes…

De même qu’il y a peu de chance que certain.e.s puissent rentrer dans ces soirées…
Comme une Domina en pantalon… ou un soumis féminisé… La plupart des clubs imposent un dress code et sont “fermés” à certains genres et à la bisexualité masculine… Alors voir un Dom ou une Domina goder son soumis je ne suis pas certaine que ça passe…

Quant aux femmes seules, attention ce type de soirées pourrait attirer des personnes aux intentions peu louables (malheureusement il y en a partout), des pseudos doms qui se feront passer pour des “maitres” ou pire des pervers manipulateurs qui pourraient vous amener à des pratiques que vous ne souhaitez pas en arguant qu’eux savent et que vous devez leur faire confiance… ben voyons…

Et vous messieurs en recherche de sensations… souvent mariés … vous êtes nombreux sur les sites avec des désirs de soumission … vous êtes de belles cibles pour de “jeunes et jolies dominettes” en recherche de portefeuilles bien garnis qui se contenteront de se faire lécher le talon de leur louboutin et vous accrocher pour vous soutirer un maximum…

Bref vous l’aurez compris, ces soirées me déplaisent…

Le BDSM pour tous OUI

Mais pas n’importe où, pas n’importe comment et pas avec n’importe qui…

Donc où aller quand on est libertin et qu’on a réellement envie de découvrir le BDSM…

Sur Paris il n’y a à ma connaissance qu’un seul club BDSM, cris et chuchotements.

Quant aux soirées en club il n’y en a qu’une seule où je vais avec un très grand plaisir et l’assurance de passer un excellent moment ce sont les folles nuits du Divin Marquis au château des Lys, je recommande cette soirée les yeux fermés. Ness et son équipe font un travail remarquable, notamment concernant la sécurité de tous, les participants sont chouettes, ouverts aux autres, bienveillants et très joueurs, personne ne vous juge sur votre physique, votre look, votre âge ou votre statut…

Pour moi les meilleures soirées auxquelles j’ai participé.

Il y a aussi les soirées de l’Anneau de Justine à l’Angelus, mais pour ces dernières je pense qu’il faut déjà avoir un minimum de connaissances ou être accompagné de pratiquants.

Il y en a d’autres organisées en club par de vrais BDSMeurs, mais je ne les connais pas, je n’y suis pas encore allée, donc je n’en parlerais pas.

Pour les libertins souhaitant participer à des soirées BDSM (hors libertinage) que ce soit en clubs ou lors d’événements privés, voilà quelques règles qu’il est bon de connaitre

  1. Les règles de politesses, dont le vouvoiement, ne sont pas optionnelles dans ces soirées.
  2. Le terme de Maitre ou Maitresse est un titre attribué par le ou la soumis.e, il ou elle est le/la seul.e à l’utiliser, vous pouvez néanmoins appeler un Dom ou une Dom, Monsieur ou Madame.
  3. Une soumise ou un soumis se respecte au même titre que sa/son Dom. Ce ne sont pas mais alors pas du tout des personnes à disposition des autres. Elles/ils ont le droit de dire NON.
  4. On garde une certaine “distance” avec les femmes et en particulier lorsqu’elles se présentent comme soumises sous collier, Messieurs, mesdames, attendez d’y être invités.
  5. Si vous souhaitez faire une proposition “de jeu” à un.e soumis.e sous collier, adressez-vous d’abord à sa/son Dom.
  6. On ne va pas draguer les couples ou le membre d’un couple, ce n’est pas une soirée échangiste.
  7. On ne “joue” pas avec un.e soumis.e sans l’autorisation de sa/son Dom.
  8. Personne n’a autorité pour imposer une position, un salut ou une place prédéfinie à un.e sub. Seul.e la/le Dom a autorité sur son/sa sub (et dans certains cas l’orga de la soirée lorsqu’il s’agit de soirées protocolaires).
  9. Si une situation vous dérange ou vous choque, ce qui peut arriver et ce qui est déjà arrivé… N’intervenez pas, venez en parler à l’organisatrice.teur.
  10. Dans ces soirées certains jeux sont réservés à des profils D/s qui maîtrisent leur art et que vous pourrez admirer, comme les bougies, les cordes, le fouet, le fireplay et bien d’autres. Si vous avez été invités dans une soirée BDSM et envie d’échanger sur ces pratiques, n’hésitez pas à aller les voir avec respect, présentez-vous, osez dire que vous êtes novices, toutes ces personnes venant du D/s sont bienveillantes et aiment réellement échanger et faire découvrir leurs pratiques.
  11. Lorsqu’il y a “jeu”, on reste discret, on fait attention à ne pas troubler la concentration des “joueurs” par des commentaires, des bavardages ou autres… de même qu’on laisse tranquille la/le sub/maso/Dom après la séance, ils ont besoin de redescendre. Ce sont des moments intenses.
  12. ON NE SE BRANLE PAS ET ON NE BAISE PAS À CÔTÉ D’UN COUPLE EN TRAIN DE JOUER… MÊME SI ÇA VOUS EXCITE !!!… (Bah oui j’ai déjà vu ça en club… autant dire que ça n’a pas été apprécié).

Et vous allez me demander et le sexe ?

Je vous répondrais si vous cherchez du sexe comme dans le libertinage ce n’est pas ces soirées qu’il faut fréquenter, dans les clubs il y a toujours des coins câlins où vous pourrez vous isoler, mais une soirée BDSM n’est pas une soirée libertine.

Et pour ceux qui viennent de la communauté BDSM et qui croisent des libertins dans leurs soirées, certain.e.s par méconnaissance de ce monde pourraient être maladroits, ne leur en tenez pas rigueur, expliquez leur simplement ce qui peut se faire et ce qui ne doit pas se faire.

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2019 – Journal d’une bourgeoise délurée

feminisme

Colère !… Colère !… Colère

Féministes de tout bord mais  lâchez-nous et laissez-nous vivre comme on en a envie !…

Vous cherchez quoi ? C’est quoi votre problème ?

Que vous vous battiez contre la prostitution, la violence faite aux femmes, yesssss j’applaudis  des deux mains et je vous soutiens

Que vous parliez de sexualité, si c’est pour encourager les femmes à assumer leurs désirs et leurs envies ! yesssss

Mais bon sang, arrêtez avec cette caricature de la femme qui ne serait qu’un “objet sexuel” utilisée par les hommes, arrêtez de culpabiliser les femmes, arrêtez de dire aux femmes qui se maquillent, portent des talons aiguilles et des décolletés pigeonnants, arrêtez de penser qu’elles ne le font que pour plaire aux hommes !…

Arrêtez de penser et de vouloir faire croire que nous sommes de pauvres cruches sans cervelles qui n’agissons et ne pensons que par la volonté des hommes

Je suis d’une génération où j’ai souffert comme d’autres femmes de ne pas pouvoir assumer ma sexualité.

Je suis d’une génération ou les femmes qui aimaient le sexe étaient jugées, mal vues.

Je suis d’une génération ou beaucoup de femmes comme moi se sont éteintes dans une vie de couple et se sont ennuyées sans une once de plaisir…

Je suis de la génération du “devoir conjugal” si rasoir…

Et pourtant…

J’aurais pu m’assumer et être heureuse, les femmes de ma famille ont été pour la plupart des femmes libres, elles auraient dû être un exemple pour moi, mais plus jeune quand j’ai commencé à avoir des petits amis… trop au goût de la société bien pensante… j’ai été jugée… J’ai eu peur du qu’en-dira-t-on et je me suis “rangée” pour essayer de ressembler à “une honnête femme”. Je suis devenu transparente

Je me suis tout interdit, interdit de fantasmer, interdit de me caresser, interdit de regarder un porno, interdit de désirer, interdit de porter de la lingerie trop sexy…

Qu’est-ce que j’étais malheureuse !

C’est ce que vous voulez vous les féministes radicales ? Engendrer toute une génération de femmes malheureuses ? mal dans leur peau, des femmes qui rejettent leur sexualité ? des femmes qui ont honte de ce qu’elles voudraient être ?

Dans les années 70 le féminisme rimait avec révolution sexuelle, 50 ans plus tard le féminisme rime avec culpabilisation sexuelle.

On est au vingt-et-unième siècle,

On a la chance de découvrir grâce aux réseaux sociaux des sexualités alternatives qui nous parlent.

On a la chance de pouvoir échanger avec des personnes qui ont les mêmes envies que nous.

On a la chance de pouvoir choisir nos partenaires sexuels quel que soit leur genre et le nombre.

On a la chance de pouvoir porter des converses ou des talons aiguilles selon notre humeur.

On a la chance de pouvoir porter une petite culotte en coton ou un corset en cuir si on en a envie.

On a la chance de pouvoir mettre un soutien-gorge ou d’être poitrine nue.

On a la chance de trouver encore des hommes que vous n’avez pas castrés capables d’assumer leur bestialité.

On a la chance de pouvoir être proie ou/et prédatrice.

Le féminisme c’est se battre pour l’égalité des sexes, se battre pour les droits des femmes et c’est aussi leur permettre de vivre comme elles en ont envie…

D’être des objets sexuels si elles le veulent…
D’être femmes au foyer si c’est leur choix…
De dévorer les hommes si les queues sont leur gourmandise…
Et si tel est leur plaisir…

De s’offrir ou de se refuser…

De se soumettre ou de dominer…

De convoiter et d’être un objet de convoitise…

De baiser ou faire l’amour…

D’être caressée ou caressante…

De griffer ou être lacérée…

De tendre la joue pour un baiser ou une paire de gifles…

D’être pénétrée ou pénétrante…

De jouir sans entraves ou ligotée…

Mesdames les nouvelles féministes, arrêtez de culpabiliser les femmes, et de vouloir nous imposer votre vision !…

Vous êtes pire que le patriarcat que vous combattez !…

De par vos propos, vous divisez les hommes et les femmes, vous nuisez à l’évolution de la femme dans cette « fameuse société patriarcale », vous donnez des arguments à tous ces jeunes hommes qui traitent de pute une femme en mini jupe.

Vous enchainez les femmes comme le patriarcat a pu le faire.

Vous vous trompez de combat ! Foutez-nous la paix,

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2019 – Journal d’une bourgeoise délurée

 

BDSM-DecouvrirLesJeuxDivinMarquis

Votre chérie a lu 50 nuances de Grey, histoire d’Ô ou un roman d’Eva Delambre et elle a osé vous exprimer ses désirs et ses fantasmes inavoués…

Elle a envie de jeux “D/s“… voire plus…

C’est chouette, vous allez pouvoir découvrir tout plein de nouvelles sensations et explorer d’autres jeux.

Mais avant de vous lancer il y a quelques règles à connaitre, des règles de sécurité et aussi des règles d’hygiène dont on n’a pas forcément conscience quand on débute dans les jeux D/s.

Il fut un temps que les moins de vingt ans ne peuvent ne pas connaitre… un temps ou ces jeux étaient confidentiels et se pratiquaient dans des cercles d’initiés. Mais ce temps est révolu, les jeux D/s se sont “démocratisés » et font partie maintenant des jeux de tout un chacun que l’on soit libertin ou simplement un couple.

Je ne vais pas rentrer dans les détails des jeux “extrêmes“, comme les jeux d’aiguilles ou le knife play en général ceux qui les pratiquent font déjà partie du milieu BDSM et ont une très bonne connaissance des règles de sécurité et d’hygiène à mettre en place, ni de la philosophie du BDSM.

Je vais rester simple et seulement me concentrer sur les jeux auxquels on peut s’adonner dans le monde libertin ou en couple pour vous permettre de faire vos premiers pas, des jeux que je vois parfois sur les photos de profils et qui pourraient vous tenter, juste  pour que vous y trouviez du plaisir en toute sécurité. C’est souvent avec ceux-là que l’on commet des erreurs lorsque l’on est novice, que ce soit en tête-à-tête ou en soirée et non pas par manque d’hygiène ou de sécurité, mais juste par méconnaissance, parce que pris par le jeu et l’excitation on n’y pense pas…

Votre chérie vous a exprimé ses envies de jeux D/s, cela a fait son chemin dans votre tête et vous êtes parti dans les boutiques pour vous équiper : vous avez acheté un collier, quelques cordes, un martinet et une cravache ou un paddle, souvent ce sont les premiers accessoires que l’on achète.

Vous voilà le soir venu, vous avez eu envie de lui faire une surprise, préparé une jolie ambiance pour satisfaire son désir de nouveaux jeux. Vous la mettez en condition, vous lui mettez un bandeau sur les yeux, lui passez le collier, lui attachez les poignets aux barreaux du lit… Elle est toute excitée et vous pouvez commencer à jouer… Quelques petits coups de cravache sur les fesses, à l’intérieur des cuisses… Hummmmm… Elle a l’air d’aimer… passons à la chatte… on tapote c’est bien humide tout ça… on écarte les lèvres du bout de la cravache… de l’autre main on prend le martinet on fait claquer un peu…

Oh le martinet… son manche vous donne des idées lubriques… Il vous vient une envie subite de le lui fourrer dans la chatte…

Vous avez passé une superbe soirée… mais voilà le lendemain madame ça la gratouille… Elle s’est juste chopée une mycose…

C’est du vécu, avec une cravache qui a juste servi à écarter mes lèvres… Et dans l’univers libertin, jamais jusqu’à présent je n’ai rencontré de problèmeS avec la communauté BDSM, plus consciente des risques

Sur les sites libertins vous avez aussi des personnes qui se proposent de vous faire découvrir les jeux D/s “soft”, j’ai souvent échangé avec elles, que ce soit des couples ou des hommes seuls. On parle souvent de nos limites à ne pas dépasser parfois de sécurité, mais très rarement d’hygiène. Il est important de le faire, il ne faut pas hésiter à poser des questions et encore plus lorsque vous n’avez pas votre propre matériel et que cette personne va utiliser le sien, matériel qu’il/elle aura utilisé sur bien d’autres personnes avant vous… Pensez-y…

Personnellement j’ai fait le choix de posséder mes propres jouets et à part avec des personnes dont je suis sûre et dont je connais la rigueur je ne me laisse pas approcher par un accessoire qui ne m’appartient pas.

 

Points

LesJeuxLesPlusConnus

dans la communauté BDSM on parle souvent de pratiques SSC (Sain, Sur et Consensuel) sans vraiment les détailler et ce qui peut être sur et sain pour les uns peut être considéré comme dangereux pour d’autres. Je vais donc simplement vous donner les règles que j’ai adopté pour moi même.

• les jeux d’impacts

Que ce soit avec un simple martinet, une cravache – ou même un fouet si vous souhaitez aller jusque-là – il y a des précautions à prendre.

La première on s’assure que la peau du sujet est saine (pas de blessures ou d’écorchures, pas de grain de beauté douteux)

On s’assure que son matériel est parfaitement nettoyé et “désinfecté”, on peut par exemple passer sur chaque lanière une compresse imprégnée de biseptine, ou utiliser un spray (avant et après les jeux)

Si la personne avec qui vous jouez en soirée n’est pas quelqu’un que vous connaissez ou n’est pas votre votre sub ou votre compagne si vous êtes simplement libertin, ne jouez pas avec votre martinet, votre paddle ou votre fouet sur son sexe. Et vous mesdames refusez

S’il ne veut pas. Ne jouez pas.

Après le jeu, nettoyez avec une lingette désinfectante la peau de votre sujet, même si elle ne vous paraît pas blessée et si besoin appliquez lui une crème à l’arnica.

Ne laissez pas trainer vos jouets et encore moins sur des matelas trempés de fluides corporels…

La plupart des accessoires d’impact sont en cuir, le cuir “boit” et ne se désinfecte pas vraiment, il faut être très vigilant.

J’ai vu chez Métamorphose, des petits martinets en silicone, ça peut être une bonne option dans les soirées libertines, ça se nettoie facilement.

Et si vous en venez à des jeux d’impact plus durs, que votre partenaire se révèle être maso et vous sadique, il faut apprendre, il y a des zones qu’il ne faut jamais frapper, même en douceur…

 

• Sextoys, Fist et pénétrations extrêmes

On met un préservatif sur tous les sextoys, même les siens en soirée.

Un plug ne se prête pas. Chacun le sien.
Pour certains godes de taille extrême on peut utiliser des préservatifs féminins et lorsque c’est impossible on s’assure qu’il soit très propre et dans ce cas c’est comme pour le plug, on ne le prête pas.

Les sextoys en verre sont très jolis, mais au moindre choc ils ne doivent plus être utilisés, ils peuvent être fragilisés par une chute sans que l’on s’en aperçoive

Ah et les légumes… bah oui vous pourriez avoir envie de jouer avec… pourquoi pas mais même bien rincés, mettez leur un préservatif… les légumes sont porteurs de pesticides et ce n’est pas bon pour la flore vaginale.

Il en va de même pour tout ce qu’on peut vouloir faire pénétrer dans vos orifices intimes, comme les crayons ou les baguettes chinoises en bois, l’hygiène est très loin d’être garantie, et il peut y avoir de petites échardes qui peuvent blesser.

Le fist, on se lave les mains avant (et après bien sûr), et on met toujours des gants chirurgicaux, les ongles doivent être courts et les mains vierges de toutes bagues.
Pour cette dernière pratique j’ai souvent vu des cams sur wyylde ou « les acteurs » pratiquaient le fist sans gants et avec des bagues aux doigts, j’ai aussi vu en soirée libertine des femmes fister avec des ongles longs… Et ce n’est pas parce qu’on se connait qu’on est en couple et seuls à la maison qu’il ne faut pas appliquer ces principes de précaution.

Je vais insister, mais ces manquements aux règles d’hygiène je les ai plus souvent vu dans le cadre libertin que BDSM…

 

• Bougies et fire play

Je vois de plus en plus de photos de ces jeux sur les sites libertins ça parait simple et facile, mais ça peut aussi être très dangereux. A l’époque où j’ai découvert les jeux de bougies il y en avait encore très peu et mes envies de ces plaisirs n’étaient pas liées au BDSM, j’avais juste remarqué que la chaleur me procurait une excitation.

Comme pour les jeux d’impact assurez-vous que la peau de votre partenaire est saine. Vous êtes débutant, n’utilisez que des bougies basse température.
Sur les photos vous avez vu que la bougie est très près du corps, n’essayez pas d’imiter… Commencez haut, testez la chaleur de la cire sur votre main et laissez-vous guider par votre partenaire, convenez d’un code (code valable pour tous les jeux), on utilise souvent les couleurs dans les jeux (vert = continue/encore • Orange = Doucement/ralenti • Rouge = STOP).

La personne qui reçoit la bougie doit être nue, surtout pas de bougie sur des culottes ou string en nylon même si c’est tentant la première fois, on pense que ça pourrait limiter la sensation de brulure comme une barrière protectrice… mais non la matière pourrait fondre et coller à la peau et même s’enflammer…
Il y a aussi quelque chose de très joli, mais que je déconseille aux débutants c’est de poser les bougies sur le corps, une bougie coincée entre les fesses par exemple. Il faut être capable de maitriser les réactions de sa/son partenaire pour éviter les accidents

Le fire play… C’est beau, c’est impressionnant ça donne envie… je ne vous donnerais pas d’explication sur la pratique, elle est dangereuse il faut impérativement être accompagné lorsque l’on débute, on ne doit pas essayer seuls.

 

• Les jeux de contrainte

Règle de sécurité numéro un, on ne laisse jamais une personne immobilisée seule et on doit s’assurer de faire attention à ne pas couper la circulation du sang avec des liens trop serrés que ce soit des menottes, des bracelets en cuir ou des cordes. Il y a des endroits du corps sur lesquels on ne doit pas exercer de pression.
Et même si vous l’avez vu sur des photos on ne passe JAMAIS une corde autour du cou !… Une mauvaise réaction de l’attaché.e, un geste brusque et cela peut se transformer en drame. Attention aussi à certains colliers d’acier très jolis mais à mon humble avis mal adaptés pour les jeux… Un geste brusque, on tire trop fort sur laisse et on peut porter un mauvais coup sur le larynx. Penser aussi aux risques d’allergie et d’œdème, ces collier s’ouvrent avec une clé, un code ou une clé allen, ça peut être long de libérer la personne qui s’étouffe, un collier de cuir se découpera plus facilement.
Comme pour les jeux d’impact je refuse que les cordes passent directement sur mon sexe, les cordes ne se désinfectent pas.

Vous êtes dans une soirée libertine et on vous propose de tester le shibari… Pourquoi pas, mais à la condition que le rigger soit expérimenté. Faire de jolis nœuds c’est une chose… bien réagir en cas de panique de l’encordé c’est tout autre chose… et peut-être la plus importante à mes yeux…

L’asphyxie érotique fait partie des jeux de contrainte, que ce soit par l’étranglement ou au moyen d’un sac sur la tête… La c’est simple je ne joue pas et je ne donnerais pas de conseil, je vous parlerais seulement des très gros risques que vous prendrez si vous voulez vous y essayer.
C’est une pratique très dangereuse qui peut entrainer la mort. Le jeu du foulard pratiqué par les gamins en est une variante, il y a eu assez de drames. À chaque fois que vous privez le cerveau d’oxygène vous détruisez des neurones, les conséquences de ce jeu sont invisibles à l’instant T, elles peuvent apparaitre bien des années plus tard et elles sont malheureusement irréversibles.

Je vous ai parlé des jeux que j’ai vu pratiquer dans le cadre du libertinage, je vais aussi vous parler un tout petit peu psychologie. Il faut avoir conscience que parfois ces jeux bien que désirés peuvent être mal vécus, faire appel à des événements douloureux de notre passé. Il est important de pouvoir en parler, si vous sentez votre partenaire mal à l’aise, si vous détectez “un problème” ne lui dites surtout pas “C’est toi qui a voulu ces jeux je n’ai fait que répondre à tes désirs”. Votre partenaire n’aura peut-être pas elle-même conscience de ce que cela a pu remuer chez elle. La première fois que j’ai reçu une fessée je me suis effondrée et je ne m’y attendais pas, cela a réveillé de mauvais souvenirs que j’avais occulté depuis des années.

J’ai aussi vu un homme très mal à l’aise lors d’une soirée libertine quand sa femme a voulu tester les jeux d’impact… Il était tenaillé entre deux sentiments contradictoires… Voir sa femme prendre du plaisir et voir un homme « la brutaliser » d’abord avec des martinets pour finir avec un fouet… Le dominant qui a joué sur sa femme s’en est aperçu et ils ont beaucoup discuté ensemble.

Certains jeux lorsqu’ils sont plus poussés et qu’on y est sensible provoquent une montée d’adrénaline et un bien-être, une impression de planer, une perte de connaissance qui peut impressionner ceux qui ne sont pas initiés… Et quand on plane… et bien à un moment il faut atterrir… Par deux fois en club libertin j’ai subi un atterrissage difficile, pas à cause des jeux, mais à cause de la foule trop présente, des personnes qui vous effleurent qui essaient de vous parler… Je me sentais agressée alors que je ne l’étais pas… Je devenais agressive alors que je venais de connaitre un plaisir très intense…

J’espère que je ne vous ai pas trop fait peur et que votre envie de jouer est toujours présente, ces jeux apportent beaucoup lorsqu’ils sont pratiqués en toute sécurité.

J’ai certainement oublié “des trucs”, je ne sais pas tout et ce que je vous propose est lié à ma propre expérience, d’autres n’appliqueront peut être pas les mêmes règles, ou en auront d’autres.

Si vos premières expériences vous ont plu et que vous avez envie d’aller plus loin, n’hésitez pas à vous renseigner et vous faire accompagner dans votre découverte. Dans toutes les régions il y a des munchs, des apéros, des associations qui vous accueilleront et pourront vous guider et répondre à vos interrogations.

J’ai découvert récemment une association qui fait de la prévention, PariS-M, n’hésitez pas à aller voir leur site et participer à leurs événements.

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ATTENTION

ALCOOL ET SUBSTANCES ILLICITES
NE FONT PAS BON MÉNAGE AVEC
LES JEUX DU DIVIN MARQUIS

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Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2019 – Journal d’une bourgeoise délurée

 

 

Attaches-moi

Je vais vous parler d’un sujet que je ne connais pas bien…

Les cordes, le shibari, le kinbaku, le bondage, etc… Donnez à cette pratique le nom que vous souhaitez.

Récemment on en a beaucoup entendu parler et malheureusement pas en bien, cet article n’est pas là pour dire ce qui doit être fait et comment le faire, je n’ai aucune légitimité pour cela et je n’utiliserais pas les bons termes, je préfère choisir ceux qui sont compréhensibles de tous.

J’ai juste envie de vous parler de mon ressenti par rapport aux cordes, comment j’ai vécu un premier essai et ce qu’elles évoquent chez moi.

J’ai découvert le shibari dans le cadre du libertinage, avant je n’en avais jamais entendu parler, d’abord par mon partenaire de jeu de l’époque qui pratiquait un peu, puis lors d’une soirée sur une péniche. Un encordeur était présent pour faire un show et attacher celles et ceux qui avait envie d’essayer.

J’avais déjà été attachée par mon partenaire au sol, une expérience que j’ai voulue mais que je n’ai pas bien vécu.  J’ai pris sur moi, je me suis sentie oppressée et ça a fait remonter de mauvais souvenirs que j’avais rangé bien au fond de mon crâne.

Ensuite j’ai oublié, pensant que les cordes ce n’est pas pour moi, sans aucune envie de tester. J’assistais à des shows lors de soirée mais ça ne réveillait rien en moi, ni rejet ni envie, c’était juste un spectacle.

Puis il y a eu toutes ces histoires autour de la place des cordes que l’on a pu lire sur facebook, fetlife et autres réseaux sociaux. Grâce ou à cause de ça j’ai appris que les cordes pouvaient être pratiquées de différentes façons, jusqu’à ce jour pour moi c’était seulement du Bondage, une des nombreuses disciplines du BDSM.

J’y ai réfléchi, j’ai essayé de comprendre, je me suis projetée, je me suis mise en situation et je sais que certaines et certains ne comprendront peut-être pas ma façon de voir cette pratique et la rejetteront.

Quand j’ai découvert cette pratique dans ma tête c’était clair il y a quelque chose de sexuel  et c’est quelque chose que je recherche comme dans toutes pratique D/s comme les bougies ou les outils d’impact j’en ai besoin, et si je me faisais encorder sans sexe ça n »est pas grave je serais peut être frustrée mais je m’en remettrais très bien, par contre d’autres femmes qui sont venues aux cordes par d’autres univers n’avaient pas forcément conscience de cet aspect sexuel qu’il peut y avoir malgré toute la volonté de ne pas aller sur ce chemin de l’encordeur, ou même de la proximité qu’il y allait y avoir avec celui-ci, alors même qu’il ne s’approche pas de ses zones intimes, il touche quand même votre corps et cela peut être déstabilisant pour certaines femmes qui se retrouvent dans une position de « prisonnières » et ne savent peut être pas exprimer leur malaise.…

Dans ma vision, il y a quelque chose de très intime dans les cordes, de la sensualité et du sexuel. Une proximité entre l’encordeur et le modèle que celui-ci soit nu ou habillé. Les mains de l’encordeur vous touchent et peu importe l’endroit, même s’il évite certaines zones, le reste du corps est sollicité et peut réagir. C’est quelque chose qui peut être très déstabilisant quand on ne s’y attend pas quand on n’y est pas préparé. J’ai lu à plusieurs reprises qu’on pouvait faire des cordes sans sexe, et cette phrase me dérange…

Le sexe ce n’est pas que cunni, pénétration et fellation, le sexe c’est aussi cérébral, c’est avant tout cérébral, c’est aussi des réactions du corps que l’on n’a peut être pas anticipé, une excitation que l’on n’attendait pas. Ce sont des sensations bien agréables quand on les recherche mais qui peuvent être très mal vécues si elles s’imposent à nous. C’est quelque chose que j’ai vécu à cause d’un mal de dos, et c’est comme ça que j’ai découvert le plaisir dans la douleur, j’avais honte, je n’ai pas pu en parler ni à mon médecin ni à mon kiné.

J’ai imaginé une telle situation, une femme qui entend parler de shibari, elle voit des photos ça lui plait elle a envie d’essayer, elle se renseigne un peu et va dans un cours, elle peut être accompagnée de son mari, ils échangent avec l’encordeur qui va leur expliquer comment cela va se passer sans évoquer des sensations ou un plaisir sexuel qu’elle pourrait ressentir… Elle est habillée, les mains de l’encordeur touchent son corps sans jamais s’approcher des parties génitales, elle ressent du plaisir, une excitation, son entrejambe devient humide, elle se sent gênée, elle peut très mal le vivre, voire culpabiliser vis-à-vis de son mari présent qui a pu s’ apercevoir de son état d’excitation.  Comment lui expliquer… Lui comment le vit-il…  Elle peut penser que l’encordeur a eu des gestes déplacés qui auraient provoqué cet état. Attention je ne minimise pas les vrais abus qu’il y a eu dans cette pratique ce n’est pas mon propos, je veux juste mettre en avant l’aspect sexuel des cordes que beaucoup ont tendance à vouloir gommer ces derniers temps.

Jusqu’à présent je n’avais jamais eu envie d’être encordée, même si j’aime la contrainte et que je la recherche, dans les cordes j’aurais pu perdre une maitrise que je n’étais pas prête à abandonner. Mais en début d’année, j’étais invitée à l’anniversaire d’une amie, c’était une soirée BDSM, ce moment m’a donné envie de moi aussi me faire prendre dans les cordes.

Je l’ai vu jouir, sans aucun geste déplacé de la part de l’encordeur, son corps a simplement réagi, et rien d’étonnant à cela cette femme est un pur bonheur pour celui ou celle qui joue avec, c’est une vraie boule de plaisir. Quand il a commencé à la détacher chaque frottement des cordes sur sa peau la faisait vibrer. Il l’a prise dans ses bras et ils sont restés un long moment comme ça le temps qu’elle redescende, son corps continuait à jouir sans que qui que ce soit la touche, c’était un moment magique, nous étions une petite vingtaine silencieux, respectueux et honorés d’avoir pu assister à cette séance de cordes.

Quand je parle de sexe dans les cordes, je ne parle pas du rapport sexuel tel qu’on le conçoit, pour avoir vu des encordeurs après une séance ils sont vidés, mais je suppose que cela peut aussi se pratiquer, personnellement je n’aimerais pas, la sexualité que j’évoque est tout autre, une sexualité plus proche des jeux D/s.

J’ai rencontré des couples D/s et ce que j’aime dans ces rencontres c’est le plaisir que je peux donner à la soumise en collaboration avec son Dom par des jeux de domination, de bougie ou de flogger , pour moi il n’y a pas de sexe et je n’en veux pas, mais j’éprouve un vrai plaisir de voir et d’avoir fait décoller cette personne, c’est très cérébral et je n’ai pas besoin de plus, je ne veux surtout pas plus ça banaliserait ce moment rare et très particulier.

C’est de cette façon que je perçois la pratique des cordes.

Alors peut être que ma vision est liée à mes pratiques sexuelles, mais j’ai du mal à voir les cordes comme une simple discipline sportive, méditative ou artistique, je n’arrive pas à séparer les cordes du sexe, et je trouve ça juste magnifique.

Avant de publier ce texte j’ai demandé à un de mes amis qui pratique les cordes de le lire, j’avais besoin d’avoir un avis.

Voila sa réponse

Les cordes nous rappellent que nous ne formons qu’un avec notre corps.

Notre société à tendance à vouloir tout séparer, nous serions untel au bureau et un autre à la maison, untel au lit avec son conjoint et un autre avec un amant….

En fait nous sommes UN et la prise de possession d’un corps par les cordes fera appel à tous nos sens.

Contrainte physique, ressentie comme dure ou agréable en fonction de chacun.

Contrainte de l’esprit qui perd la maîtrise de son corps (défendant), ressentie par certains comme le préalable au lâcher prise et par d’autres comme un sentiment contre lequel il faut lutter (ne rien lâcher et rester maître de soi…  ne pas partir dans les cordes… sans intérêt donc !).

Réveil des sens… tous les sens… et le sexe en fait partie intégrante.

Les prudes qui viennent dans les cordes en encordeurs ou en modèles disant “il n’y a pas de sexe” sont à mon sens, soit des menteurs (qui se mentent à eux même avant tout) soit des inconscients qui ne savent pas ce qui se joue et ce qui est en œuvre dans la fusion d’un corps et des cordes.

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N’hésitez pas à contacter Pierre Jmbond, je vous le recommande

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