Chouette une soirée libertine sur le thème du “BDSM”

 

Il y a presque deux ans avec une amie nous avons organisé notre première soirée BDSM au sein du monde libertin. Le BDSM c’est son monde, tout comme le SM, à l’époque ce n’était pas encore le mien mais j’ai dit ok on n’y va.

Venant toutes les deux de deux mondes différents nous avions cependant la même vision des soirées que nous voulions organiser. Pour nous il n’était pas question de faire une soirée libertine épicée à la sauce BDSM, il n’était pas non plus question de faire des soirées de démonstrations où nos couples D/s auraient été comme des singes en cage pour des libertins ayant envie d’aller “au cirque”. Nous ne voulions pas de curieux, nous voulions simplement essayer de faire se rencontrer deux communautés si éloignées et pourtant si proches. Donner la possibilité à des libertins qui avaient des désirs de se découvrir et de répondre à leur questionnement, de rencontrer de vrais couples D/s et de leur montrer grâce à ces couples ce qu’est le BDSM.

J’ai longtemps dit que je ne pratiquais pas la D/s mais en mettant les pieds dans le BDSM je me suis rendu compte que c’était complètement faux, je pratiquais sans m’en rendre compte, j’ai récemment relu un de mes articles où je proposais un “jeu” à un homme, je lui ai indiqué “pas de D/s”… mais en fait si, c’était totalement D/s.

Le BDSM était en moi sans que je le sache, mais pas n’importe quel BDSM… Pas le BDSM que j’appelle “BDSM libertin” !…

A l’époque si j’avais participé à une soirée libertine ayant pour thème le BDSM je n’y aurais pas trouvé ce que je recherchais, ma curiosité ne serait pas allée plus loin dans sa quête, j’aurais pu passer à côté de celle que je suis aujourd’hui et me priver de toutes ces belles aventures et sensations dont je m’alimente ces dernières années.

Aujourd’hui j’ai décidé d’arrêter d’organiser ce type de soirée pour des raisons personnelles d’abord et aussi parce que depuis quelques temps on voit fleurir sur les sites et les réseaux sociaux des soirées “BDSM” organisées par des privés ou par des clubs.

Et je n’ai pas envie de participer à cette démocratisation du BDSM pour laquelle j’ai pourtant milité et que j’ai longtemps prôné… en tout cas pas de cette façon.

C’est devenu une mode comme une autre mais à mon sens la plupart de ces soirées sont avant tout des soirées dont le thème est “le BDSM” comme le thème d’une soirée pourrait “la rentrée des classes”, “le couvent”, etc… On s’habille fetish, on y va avec son martinet ou sa jolie cravache achetée récemment, on met un joli collier de toutou, et Hop on est dans le thème…

Beaucoup d’organisateurs et de clubs surfent simplement sur la vague « fifty shades of grey » pour attirer une nouvelle clientèle ou conserver l’existante en lui proposant de nouveaux jeux. Mais la plupart de ces soirées ne sont pas représentatives de ce qu’est le BDSM !… Et je ne veux pas y être associée…

Donc si vous êtes libertins et que vous avez juste envie de vous amuser, pourquoi pas, peut-être que ça éveillera de nouvelles sensations et que vous aurez envie d’explorer un peu plus ce monde et ses plaisirs que vous soupçonnez…

Par contre, si vous êtes vraiment intéressés par le BDSM, il y a peu de chance que vous soyez satisfait.e.s… Au mieux, vous recevrez des fessées ou quelques coups de cravache et de martinet qui ne provoqueront rien chez vous… Au pire quelqu’un pourrait vous faire mal et même vous blesser…

Les “jeux” BDSM ne se pratiquent pas à la légère, cela demande un minimum de connaissance, en particulier sur la sécurité et aussi l’hygiène

(cf : Une envie de découvrir les jeux du divin marquis)

Et si vous êtes des BDSMeurs, des puristes sans être libertins, vous pouvez passer une belle soirée et faire découvrir vos pratiques, mais vous risquez aussi d’être agacés par le comportement de certains libertins qui ne connaissent pas les codes du BDSM et qui pourraient avoir à votre égard des gestes que vous allez considérer comme “déplacés”.

D’autres pourraient aussi être choqués par vos pratiques qu’ils qualifieront comme violentes… Gardez à l’esprit que vous êtes dans une soirée libertine et que beaucoup de participant.e.s n’ont qu’une vague idée de ce qu’est le BDSM… Il suffit de voir la réaction de certain.e.s sur les sites dès qu’elles/ils voient des marques de fouet ou de badine… D’autres en arrivent même aux insultes…

De même qu’il y a peu de chance que certain.e.s puissent rentrer dans ces soirées…
Comme une Domina en pantalon… ou un soumis féminisé… La plupart des clubs imposent un dress code et sont “fermés” à certains genres et à la bisexualité masculine… Alors voir un Dom ou une Domina goder son soumis je ne suis pas certaine que ça passe…

Quant aux femmes seules, attention ce type de soirées pourrait attirer des personnes aux intentions peu louables (malheureusement il y en a partout), des pseudos doms qui se feront passer pour des “maitres” ou pire des pervers manipulateurs qui pourraient vous amener à des pratiques que vous ne souhaitez pas en arguant qu’eux savent et que vous devez leur faire confiance… ben voyons…

Et vous messieurs en recherche de sensations… souvent mariés … vous êtes nombreux sur les sites avec des désirs de soumission … vous êtes de belles cibles pour de “jeunes et jolies dominettes” en recherche de portefeuilles bien garnis qui se contenteront de se faire lécher le talon de leur louboutin et vous accrocher pour vous soutirer un maximum…

Bref vous l’aurez compris, ces soirées me déplaisent…

Le BDSM pour tous OUI

Mais pas n’importe où, pas n’importe comment et pas avec n’importe qui…

Donc où aller quand on est libertin et qu’on a réellement envie de découvrir le BDSM…

Sur Paris il n’y a à ma connaissance qu’un seul club BDSM, cris et chuchotements.

Quant aux soirées en club il n’y en a qu’une seule où je vais avec un très grand plaisir et l’assurance de passer un excellent moment ce sont les folles nuits du Divin Marquis au château des Lys, je recommande cette soirée les yeux fermés. Ness et son équipe font un travail remarquable, notamment concernant la sécurité de tous, les participants sont chouettes, ouverts aux autres, bienveillants et très joueurs, personne ne vous juge sur votre physique, votre look, votre âge ou votre statut…

Pour moi les meilleures soirées auxquelles j’ai participé.

Il y a aussi les soirées de l’Anneau de Justine à l’Angelus, mais pour ces dernières je pense qu’il faut déjà avoir un minimum de connaissances ou être accompagné de pratiquants.

Il y en a d’autres organisées en club par de vrais BDSMeurs, mais je ne les connais pas, je n’y suis pas encore allée, donc je n’en parlerais pas.

Pour les libertins souhaitant participer à des soirées BDSM (hors libertinage) que ce soit en clubs ou lors d’événements privés, voilà quelques règles qu’il est bon de connaitre

  1. Les règles de politesses, dont le vouvoiement, ne sont pas optionnelles dans ces soirées.
  2. Le terme de Maitre ou Maitresse est un titre attribué par le ou la soumis.e, il ou elle est le/la seul.e à l’utiliser, vous pouvez néanmoins appeler un Dom ou une Dom, Monsieur ou Madame.
  3. Une soumise ou un soumis se respecte au même titre que sa/son Dom. Ce ne sont pas mais alors pas du tout des personnes à disposition des autres. Elles/ils ont le droit de dire NON.
  4. On garde une certaine “distance” avec les femmes et en particulier lorsqu’elles se présentent comme soumises sous collier, Messieurs, mesdames, attendez d’y être invités.
  5. Si vous souhaitez faire une proposition “de jeu” à un.e soumis.e sous collier, adressez-vous d’abord à sa/son Dom.
  6. On ne va pas draguer les couples ou le membre d’un couple, ce n’est pas une soirée échangiste.
  7. On ne “joue” pas avec un.e soumis.e sans l’autorisation de sa/son Dom.
  8. Personne n’a autorité pour imposer une position, un salut ou une place prédéfinie à un.e sub. Seul.e la/le Dom a autorité sur son/sa sub (et dans certains cas l’orga de la soirée lorsqu’il s’agit de soirées protocolaires).
  9. Si une situation vous dérange ou vous choque, ce qui peut arriver et ce qui est déjà arrivé… N’intervenez pas, venez en parler à l’organisatrice.teur.
  10. Dans ces soirées certains jeux sont réservés à des profils D/s qui maîtrisent leur art et que vous pourrez admirer, comme les bougies, les cordes, le fouet, le fireplay et bien d’autres. Si vous avez été invités dans une soirée BDSM et envie d’échanger sur ces pratiques, n’hésitez pas à aller les voir avec respect, présentez-vous, osez dire que vous êtes novices, toutes ces personnes venant du D/s sont bienveillantes et aiment réellement échanger et faire découvrir leurs pratiques.
  11. Lorsqu’il y a “jeu”, on reste discret, on fait attention à ne pas troubler la concentration des “joueurs” par des commentaires, des bavardages ou autres… de même qu’on laisse tranquille la/le sub/maso/Dom après la séance, ils ont besoin de redescendre. Ce sont des moments intenses.
  12. ON NE SE BRANLE PAS ET ON NE BAISE PAS À CÔTÉ D’UN COUPLE EN TRAIN DE JOUER… MÊME SI ÇA VOUS EXCITE !!!… (Bah oui j’ai déjà vu ça en club… autant dire que ça n’a pas été apprécié).

Et vous allez me demander et le sexe ?

Je vous répondrais si vous cherchez du sexe comme dans le libertinage ce n’est pas ces soirées qu’il faut fréquenter, dans les clubs il y a toujours des coins câlins où vous pourrez vous isoler, mais une soirée BDSM n’est pas une soirée libertine.

Et pour ceux qui viennent de la communauté BDSM et qui croisent des libertins dans leurs soirées, certain.e.s par méconnaissance de ce monde pourraient être maladroits, ne leur en tenez pas rigueur, expliquez leur simplement ce qui peut se faire et ce qui ne doit pas se faire.

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2019 – Journal d’une bourgeoise délurée

feminisme

Colère !… Colère !… Colère

Féministes de tout bord mais  lâchez-nous et laissez-nous vivre comme on en a envie !…

Vous cherchez quoi ? C’est quoi votre problème ?

Que vous vous battiez contre la prostitution, la violence faite aux femmes, yesssss j’applaudis  des deux mains et je vous soutiens

Que vous parliez de sexualité, si c’est pour encourager les femmes à assumer leurs désirs et leurs envies ! yesssss

Mais bon sang, arrêtez avec cette caricature de la femme qui ne serait qu’un “objet sexuel” utilisée par les hommes, arrêtez de culpabiliser les femmes, arrêtez de dire aux femmes qui se maquillent, portent des talons aiguilles et des décolletés pigeonnants, arrêtez de penser qu’elles ne le font que pour plaire aux hommes !…

Arrêtez de penser et de vouloir faire croire que nous sommes de pauvres cruches sans cervelles qui n’agissons et ne pensons que par la volonté des hommes

Je suis d’une génération où j’ai souffert comme d’autres femmes de ne pas pouvoir assumer ma sexualité.

Je suis d’une génération ou les femmes qui aimaient le sexe étaient jugées, mal vues.

Je suis d’une génération ou beaucoup de femmes comme moi se sont éteintes dans une vie de couple et se sont ennuyées sans une once de plaisir…

Je suis de la génération du “devoir conjugal” si rasoir…

Et pourtant…

J’aurais pu m’assumer et être heureuse, les femmes de ma famille ont été pour la plupart des femmes libres, elles auraient dû être un exemple pour moi, mais plus jeune quand j’ai commencé à avoir des petits amis… trop au goût de la société bien pensante… j’ai été jugée… J’ai eu peur du qu’en-dira-t-on et je me suis “rangée” pour essayer de ressembler à “une honnête femme”. Je suis devenu transparente

Je me suis tout interdit, interdit de fantasmer, interdit de me caresser, interdit de regarder un porno, interdit de désirer, interdit de porter de la lingerie trop sexy…

Qu’est-ce que j’étais malheureuse !

C’est ce que vous voulez vous les féministes radicales ? Engendrer toute une génération de femmes malheureuses ? mal dans leur peau, des femmes qui rejettent leur sexualité ? des femmes qui ont honte de ce qu’elles voudraient être ?

Dans les années 70 le féminisme rimait avec révolution sexuelle, 50 ans plus tard le féminisme rime avec culpabilisation sexuelle.

On est au vingt-et-unième siècle,

On a la chance de découvrir grâce aux réseaux sociaux des sexualités alternatives qui nous parlent.

On a la chance de pouvoir échanger avec des personnes qui ont les mêmes envies que nous.

On a la chance de pouvoir choisir nos partenaires sexuels quel que soit leur genre et le nombre.

On a la chance de pouvoir porter des converses ou des talons aiguilles selon notre humeur.

On a la chance de pouvoir porter une petite culotte en coton ou un corset en cuir si on en a envie.

On a la chance de pouvoir mettre un soutien-gorge ou d’être poitrine nue.

On a la chance de trouver encore des hommes que vous n’avez pas castrés capables d’assumer leur bestialité.

On a la chance de pouvoir être proie ou/et prédatrice.

Le féminisme c’est se battre pour l’égalité des sexes, se battre pour les droits des femmes et c’est aussi leur permettre de vivre comme elles en ont envie…

D’être des objets sexuels si elles le veulent…
D’être femmes au foyer si c’est leur choix…
De dévorer les hommes si les queues sont leur gourmandise…
Et si tel est leur plaisir…

De s’offrir ou de se refuser…

De se soumettre ou de dominer…

De convoiter et d’être un objet de convoitise…

De baiser ou faire l’amour…

D’être caressée ou caressante…

De griffer ou être lacérée…

De tendre la joue pour un baiser ou une paire de gifles…

D’être pénétrée ou pénétrante…

De jouir sans entraves ou ligotée…

Mesdames les nouvelles féministes, arrêtez de culpabiliser les femmes, et de vouloir nous imposer votre vision !…

Vous êtes pire que le patriarcat que vous combattez !…

De par vos propos, vous divisez les hommes et les femmes, vous nuisez à l’évolution de la femme dans cette « fameuse société patriarcale », vous donnez des arguments à tous ces jeunes hommes qui traitent de pute une femme en mini jupe.

Vous enchainez les femmes comme le patriarcat a pu le faire.

Vous vous trompez de combat ! Foutez-nous la paix,

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2019 – Journal d’une bourgeoise délurée

 

BDSM-DecouvrirLesJeuxDivinMarquis

Votre chérie a lu 50 nuances de Grey, histoire d’Ô ou un roman d’Eva Delambre et elle a osé vous exprimer ses désirs et ses fantasmes inavoués…

Elle a envie de jeux “D/s“… voire plus…

C’est chouette, vous allez pouvoir découvrir tout plein de nouvelles sensations et explorer d’autres jeux.

Mais avant de vous lancer il y a quelques règles à connaitre, des règles de sécurité et aussi des règles d’hygiène dont on n’a pas forcément conscience quand on débute dans les jeux D/s.

Il fut un temps que les moins de vingt ans ne peuvent ne pas connaitre… un temps ou ces jeux étaient confidentiels et se pratiquaient dans des cercles d’initiés. Mais ce temps est révolu, les jeux D/s se sont “démocratisés » et font partie maintenant des jeux de tout un chacun que l’on soit libertin ou simplement un couple.

Je ne vais pas rentrer dans les détails des jeux “extrêmes“, comme les jeux d’aiguilles ou le knife play en général ceux qui les pratiquent font déjà partie du milieu BDSM et ont une très bonne connaissance des règles de sécurité et d’hygiène à mettre en place, ni de la philosophie du BDSM.

Je vais rester simple et seulement me concentrer sur les jeux auxquels on peut s’adonner dans le monde libertin ou en couple pour vous permettre de faire vos premiers pas, des jeux que je vois parfois sur les photos de profils et qui pourraient vous tenter, juste  pour que vous y trouviez du plaisir en toute sécurité. C’est souvent avec ceux-là que l’on commet des erreurs lorsque l’on est novice, que ce soit en tête-à-tête ou en soirée et non pas par manque d’hygiène ou de sécurité, mais juste par méconnaissance, parce que pris par le jeu et l’excitation on n’y pense pas…

Votre chérie vous a exprimé ses envies de jeux D/s, cela a fait son chemin dans votre tête et vous êtes parti dans les boutiques pour vous équiper : vous avez acheté un collier, quelques cordes, un martinet et une cravache ou un paddle, souvent ce sont les premiers accessoires que l’on achète.

Vous voilà le soir venu, vous avez eu envie de lui faire une surprise, préparé une jolie ambiance pour satisfaire son désir de nouveaux jeux. Vous la mettez en condition, vous lui mettez un bandeau sur les yeux, lui passez le collier, lui attachez les poignets aux barreaux du lit… Elle est toute excitée et vous pouvez commencer à jouer… Quelques petits coups de cravache sur les fesses, à l’intérieur des cuisses… Hummmmm… Elle a l’air d’aimer… passons à la chatte… on tapote c’est bien humide tout ça… on écarte les lèvres du bout de la cravache… de l’autre main on prend le martinet on fait claquer un peu…

Oh le martinet… son manche vous donne des idées lubriques… Il vous vient une envie subite de le lui fourrer dans la chatte…

Vous avez passé une superbe soirée… mais voilà le lendemain madame ça la gratouille… Elle s’est juste chopée une mycose…

C’est du vécu, avec une cravache qui a juste servi à écarter mes lèvres… Et dans l’univers libertin, jamais jusqu’à présent je n’ai rencontré de problèmeS avec la communauté BDSM, plus consciente des risques

Sur les sites libertins vous avez aussi des personnes qui se proposent de vous faire découvrir les jeux D/s “soft”, j’ai souvent échangé avec elles, que ce soit des couples ou des hommes seuls. On parle souvent de nos limites à ne pas dépasser parfois de sécurité, mais très rarement d’hygiène. Il est important de le faire, il ne faut pas hésiter à poser des questions et encore plus lorsque vous n’avez pas votre propre matériel et que cette personne va utiliser le sien, matériel qu’il/elle aura utilisé sur bien d’autres personnes avant vous… Pensez-y…

Personnellement j’ai fait le choix de posséder mes propres jouets et à part avec des personnes dont je suis sûre et dont je connais la rigueur je ne me laisse pas approcher par un accessoire qui ne m’appartient pas.

 

Points

LesJeuxLesPlusConnus

dans la communauté BDSM on parle souvent de pratiques SSC (Sain, Sur et Consensuel) sans vraiment les détailler et ce qui peut être sur et sain pour les uns peut être considéré comme dangereux pour d’autres. Je vais donc simplement vous donner les règles que j’ai adopté pour moi même.

• les jeux d’impacts

Que ce soit avec un simple martinet, une cravache – ou même un fouet si vous souhaitez aller jusque-là – il y a des précautions à prendre.

La première on s’assure que la peau du sujet est saine (pas de blessures ou d’écorchures, pas de grain de beauté douteux)

On s’assure que son matériel est parfaitement nettoyé et “désinfecté”, on peut par exemple passer sur chaque lanière une compresse imprégnée de biseptine, ou utiliser un spray (avant et après les jeux)

Si la personne avec qui vous jouez en soirée n’est pas quelqu’un que vous connaissez ou n’est pas votre votre sub ou votre compagne si vous êtes simplement libertin, ne jouez pas avec votre martinet, votre paddle ou votre fouet sur son sexe. Et vous mesdames refusez

S’il ne veut pas. Ne jouez pas.

Après le jeu, nettoyez avec une lingette désinfectante la peau de votre sujet, même si elle ne vous paraît pas blessée et si besoin appliquez lui une crème à l’arnica.

Ne laissez pas trainer vos jouets et encore moins sur des matelas trempés de fluides corporels…

La plupart des accessoires d’impact sont en cuir, le cuir “boit” et ne se désinfecte pas vraiment, il faut être très vigilant.

J’ai vu chez Métamorphose, des petits martinets en silicone, ça peut être une bonne option dans les soirées libertines, ça se nettoie facilement.

Et si vous en venez à des jeux d’impact plus durs, que votre partenaire se révèle être maso et vous sadique, il faut apprendre, il y a des zones qu’il ne faut jamais frapper, même en douceur…

 

• Sextoys, Fist et pénétrations extrêmes

On met un préservatif sur tous les sextoys, même les siens en soirée.

Un plug ne se prête pas. Chacun le sien.
Pour certains godes de taille extrême on peut utiliser des préservatifs féminins et lorsque c’est impossible on s’assure qu’il soit très propre et dans ce cas c’est comme pour le plug, on ne le prête pas.

Les sextoys en verre sont très jolis, mais au moindre choc ils ne doivent plus être utilisés, ils peuvent être fragilisés par une chute sans que l’on s’en aperçoive

Ah et les légumes… bah oui vous pourriez avoir envie de jouer avec… pourquoi pas mais même bien rincés, mettez leur un préservatif… les légumes sont porteurs de pesticides et ce n’est pas bon pour la flore vaginale.

Il en va de même pour tout ce qu’on peut vouloir faire pénétrer dans vos orifices intimes, comme les crayons ou les baguettes chinoises en bois, l’hygiène est très loin d’être garantie, et il peut y avoir de petites échardes qui peuvent blesser.

Le fist, on se lave les mains avant (et après bien sûr), et on met toujours des gants chirurgicaux, les ongles doivent être courts et les mains vierges de toutes bagues.
Pour cette dernière pratique j’ai souvent vu des cams sur wyylde ou « les acteurs » pratiquaient le fist sans gants et avec des bagues aux doigts, j’ai aussi vu en soirée libertine des femmes fister avec des ongles longs… Et ce n’est pas parce qu’on se connait qu’on est en couple et seuls à la maison qu’il ne faut pas appliquer ces principes de précaution.

Je vais insister, mais ces manquements aux règles d’hygiène je les ai plus souvent vu dans le cadre libertin que BDSM…

 

• Bougies et fire play

Je vois de plus en plus de photos de ces jeux sur les sites libertins ça parait simple et facile, mais ça peut aussi être très dangereux. A l’époque où j’ai découvert les jeux de bougies il y en avait encore très peu et mes envies de ces plaisirs n’étaient pas liées au BDSM, j’avais juste remarqué que la chaleur me procurait une excitation.

Comme pour les jeux d’impact assurez-vous que la peau de votre partenaire est saine. Vous êtes débutant, n’utilisez que des bougies basse température.
Sur les photos vous avez vu que la bougie est très près du corps, n’essayez pas d’imiter… Commencez haut, testez la chaleur de la cire sur votre main et laissez-vous guider par votre partenaire, convenez d’un code (code valable pour tous les jeux), on utilise souvent les couleurs dans les jeux (vert = continue/encore • Orange = Doucement/ralenti • Rouge = STOP).

La personne qui reçoit la bougie doit être nue, surtout pas de bougie sur des culottes ou string en nylon même si c’est tentant la première fois, on pense que ça pourrait limiter la sensation de brulure comme une barrière protectrice… mais non la matière pourrait fondre et coller à la peau et même s’enflammer…
Il y a aussi quelque chose de très joli, mais que je déconseille aux débutants c’est de poser les bougies sur le corps, une bougie coincée entre les fesses par exemple. Il faut être capable de maitriser les réactions de sa/son partenaire pour éviter les accidents

Le fire play… C’est beau, c’est impressionnant ça donne envie… je ne vous donnerais pas d’explication sur la pratique, elle est dangereuse il faut impérativement être accompagné lorsque l’on débute, on ne doit pas essayer seuls.

 

• Les jeux de contrainte

Règle de sécurité numéro un, on ne laisse jamais une personne immobilisée seule et on doit s’assurer de faire attention à ne pas couper la circulation du sang avec des liens trop serrés que ce soit des menottes, des bracelets en cuir ou des cordes. Il y a des endroits du corps sur lesquels on ne doit pas exercer de pression.
Et même si vous l’avez vu sur des photos on ne passe JAMAIS une corde autour du cou !… Une mauvaise réaction de l’attaché.e, un geste brusque et cela peut se transformer en drame. Attention aussi à certains colliers d’acier très jolis mais à mon humble avis mal adaptés pour les jeux… Un geste brusque, on tire trop fort sur laisse et on peut porter un mauvais coup sur le larynx. Penser aussi aux risques d’allergie et d’œdème, ces collier s’ouvrent avec une clé, un code ou une clé allen, ça peut être long de libérer la personne qui s’étouffe, un collier de cuir se découpera plus facilement.
Comme pour les jeux d’impact je refuse que les cordes passent directement sur mon sexe, les cordes ne se désinfectent pas.

Vous êtes dans une soirée libertine et on vous propose de tester le shibari… Pourquoi pas, mais à la condition que le rigger soit expérimenté. Faire de jolis nœuds c’est une chose… bien réagir en cas de panique de l’encordé c’est tout autre chose… et peut-être la plus importante à mes yeux…

L’asphyxie érotique fait partie des jeux de contrainte, que ce soit par l’étranglement ou au moyen d’un sac sur la tête… La c’est simple je ne joue pas et je ne donnerais pas de conseil, je vous parlerais seulement des très gros risques que vous prendrez si vous voulez vous y essayer.
C’est une pratique très dangereuse qui peut entrainer la mort. Le jeu du foulard pratiqué par les gamins en est une variante, il y a eu assez de drames. À chaque fois que vous privez le cerveau d’oxygène vous détruisez des neurones, les conséquences de ce jeu sont invisibles à l’instant T, elles peuvent apparaitre bien des années plus tard et elles sont malheureusement irréversibles.

Je vous ai parlé des jeux que j’ai vu pratiquer dans le cadre du libertinage, je vais aussi vous parler un tout petit peu psychologie. Il faut avoir conscience que parfois ces jeux bien que désirés peuvent être mal vécus, faire appel à des événements douloureux de notre passé. Il est important de pouvoir en parler, si vous sentez votre partenaire mal à l’aise, si vous détectez “un problème” ne lui dites surtout pas “C’est toi qui a voulu ces jeux je n’ai fait que répondre à tes désirs”. Votre partenaire n’aura peut-être pas elle-même conscience de ce que cela a pu remuer chez elle. La première fois que j’ai reçu une fessée je me suis effondrée et je ne m’y attendais pas, cela a réveillé de mauvais souvenirs que j’avais occulté depuis des années.

J’ai aussi vu un homme très mal à l’aise lors d’une soirée libertine quand sa femme a voulu tester les jeux d’impact… Il était tenaillé entre deux sentiments contradictoires… Voir sa femme prendre du plaisir et voir un homme « la brutaliser » d’abord avec des martinets pour finir avec un fouet… Le dominant qui a joué sur sa femme s’en est aperçu et ils ont beaucoup discuté ensemble.

Certains jeux lorsqu’ils sont plus poussés et qu’on y est sensible provoquent une montée d’adrénaline et un bien-être, une impression de planer, une perte de connaissance qui peut impressionner ceux qui ne sont pas initiés… Et quand on plane… et bien à un moment il faut atterrir… Par deux fois en club libertin j’ai subi un atterrissage difficile, pas à cause des jeux, mais à cause de la foule trop présente, des personnes qui vous effleurent qui essaient de vous parler… Je me sentais agressée alors que je ne l’étais pas… Je devenais agressive alors que je venais de connaitre un plaisir très intense…

J’espère que je ne vous ai pas trop fait peur et que votre envie de jouer est toujours présente, ces jeux apportent beaucoup lorsqu’ils sont pratiqués en toute sécurité.

J’ai certainement oublié “des trucs”, je ne sais pas tout et ce que je vous propose est lié à ma propre expérience, d’autres n’appliqueront peut être pas les mêmes règles, ou en auront d’autres.

Si vos premières expériences vous ont plu et que vous avez envie d’aller plus loin, n’hésitez pas à vous renseigner et vous faire accompagner dans votre découverte. Dans toutes les régions il y a des munchs, des apéros, des associations qui vous accueilleront et pourront vous guider et répondre à vos interrogations.

J’ai découvert récemment une association qui fait de la prévention, PariS-M, n’hésitez pas à aller voir leur site et participer à leurs événements.

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ATTENTION

ALCOOL ET SUBSTANCES ILLICITES
NE FONT PAS BON MÉNAGE AVEC
LES JEUX DU DIVIN MARQUIS

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Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2019 – Journal d’une bourgeoise délurée

 

 

Attaches-moi

Je vais vous parler d’un sujet que je ne connais pas bien…

Les cordes, le shibari, le kinbaku, le bondage, etc… Donnez à cette pratique le nom que vous souhaitez.

Récemment on en a beaucoup entendu parler et malheureusement pas en bien, cet article n’est pas là pour dire ce qui doit être fait et comment le faire, je n’ai aucune légitimité pour cela et je n’utiliserais pas les bons termes, je préfère choisir ceux qui sont compréhensibles de tous.

J’ai juste envie de vous parler de mon ressenti par rapport aux cordes, comment j’ai vécu un premier essai et ce qu’elles évoquent chez moi.

J’ai découvert le shibari dans le cadre du libertinage, avant je n’en avais jamais entendu parler, d’abord par mon partenaire de jeu de l’époque qui pratiquait un peu, puis lors d’une soirée sur une péniche. Un encordeur était présent pour faire un show et attacher celles et ceux qui avait envie d’essayer.

J’avais déjà été attachée par mon partenaire au sol, une expérience que j’ai voulue mais que je n’ai pas bien vécu.  J’ai pris sur moi, je me suis sentie oppressée et ça a fait remonter de mauvais souvenirs que j’avais rangé bien au fond de mon crâne.

Ensuite j’ai oublié, pensant que les cordes ce n’est pas pour moi, sans aucune envie de tester. J’assistais à des shows lors de soirée mais ça ne réveillait rien en moi, ni rejet ni envie, c’était juste un spectacle.

Puis il y a eu toutes ces histoires autour de la place des cordes que l’on a pu lire sur facebook, fetlife et autres réseaux sociaux. Grâce ou à cause de ça j’ai appris que les cordes pouvaient être pratiquées de différentes façons, jusqu’à ce jour pour moi c’était seulement du Bondage, une des nombreuses disciplines du BDSM.

J’y ai réfléchi, j’ai essayé de comprendre, je me suis projetée, je me suis mise en situation et je sais que certaines et certains ne comprendront peut-être pas ma façon de voir cette pratique et la rejetteront.

Quand j’ai découvert cette pratique dans ma tête c’était clair il y a quelque chose de sexuel  et c’est quelque chose que je recherche comme dans toutes pratique D/s comme les bougies ou les outils d’impact j’en ai besoin, et si je me faisais encorder sans sexe ça n »est pas grave je serais peut être frustrée mais je m’en remettrais très bien, par contre d’autres femmes qui sont venues aux cordes par d’autres univers n’avaient pas forcément conscience de cet aspect sexuel qu’il peut y avoir malgré toute la volonté de ne pas aller sur ce chemin de l’encordeur, ou même de la proximité qu’il y allait y avoir avec celui-ci, alors même qu’il ne s’approche pas de ses zones intimes, il touche quand même votre corps et cela peut être déstabilisant pour certaines femmes qui se retrouvent dans une position de « prisonnières » et ne savent peut être pas exprimer leur malaise.…

Dans ma vision, il y a quelque chose de très intime dans les cordes, de la sensualité et du sexuel. Une proximité entre l’encordeur et le modèle que celui-ci soit nu ou habillé. Les mains de l’encordeur vous touchent et peu importe l’endroit, même s’il évite certaines zones, le reste du corps est sollicité et peut réagir. C’est quelque chose qui peut être très déstabilisant quand on ne s’y attend pas quand on n’y est pas préparé. J’ai lu à plusieurs reprises qu’on pouvait faire des cordes sans sexe, et cette phrase me dérange…

Le sexe ce n’est pas que cunni, pénétration et fellation, le sexe c’est aussi cérébral, c’est avant tout cérébral, c’est aussi des réactions du corps que l’on n’a peut être pas anticipé, une excitation que l’on n’attendait pas. Ce sont des sensations bien agréables quand on les recherche mais qui peuvent être très mal vécues si elles s’imposent à nous. C’est quelque chose que j’ai vécu à cause d’un mal de dos, et c’est comme ça que j’ai découvert le plaisir dans la douleur, j’avais honte, je n’ai pas pu en parler ni à mon médecin ni à mon kiné.

J’ai imaginé une telle situation, une femme qui entend parler de shibari, elle voit des photos ça lui plait elle a envie d’essayer, elle se renseigne un peu et va dans un cours, elle peut être accompagnée de son mari, ils échangent avec l’encordeur qui va leur expliquer comment cela va se passer sans évoquer des sensations ou un plaisir sexuel qu’elle pourrait ressentir… Elle est habillée, les mains de l’encordeur touchent son corps sans jamais s’approcher des parties génitales, elle ressent du plaisir, une excitation, son entrejambe devient humide, elle se sent gênée, elle peut très mal le vivre, voire culpabiliser vis-à-vis de son mari présent qui a pu s’ apercevoir de son état d’excitation.  Comment lui expliquer… Lui comment le vit-il…  Elle peut penser que l’encordeur a eu des gestes déplacés qui auraient provoqué cet état. Attention je ne minimise pas les vrais abus qu’il y a eu dans cette pratique ce n’est pas mon propos, je veux juste mettre en avant l’aspect sexuel des cordes que beaucoup ont tendance à vouloir gommer ces derniers temps.

Jusqu’à présent je n’avais jamais eu envie d’être encordée, même si j’aime la contrainte et que je la recherche, dans les cordes j’aurais pu perdre une maitrise que je n’étais pas prête à abandonner. Mais en début d’année, j’étais invitée à l’anniversaire d’une amie, c’était une soirée BDSM, ce moment m’a donné envie de moi aussi me faire prendre dans les cordes.

Je l’ai vu jouir, sans aucun geste déplacé de la part de l’encordeur, son corps a simplement réagi, et rien d’étonnant à cela cette femme est un pur bonheur pour celui ou celle qui joue avec, c’est une vraie boule de plaisir. Quand il a commencé à la détacher chaque frottement des cordes sur sa peau la faisait vibrer. Il l’a prise dans ses bras et ils sont restés un long moment comme ça le temps qu’elle redescende, son corps continuait à jouir sans que qui que ce soit la touche, c’était un moment magique, nous étions une petite vingtaine silencieux, respectueux et honorés d’avoir pu assister à cette séance de cordes.

Quand je parle de sexe dans les cordes, je ne parle pas du rapport sexuel tel qu’on le conçoit, pour avoir vu des encordeurs après une séance ils sont vidés, mais je suppose que cela peut aussi se pratiquer, personnellement je n’aimerais pas, la sexualité que j’évoque est tout autre, une sexualité plus proche des jeux D/s.

J’ai rencontré des couples D/s et ce que j’aime dans ces rencontres c’est le plaisir que je peux donner à la soumise en collaboration avec son Dom par des jeux de domination, de bougie ou de flogger , pour moi il n’y a pas de sexe et je n’en veux pas, mais j’éprouve un vrai plaisir de voir et d’avoir fait décoller cette personne, c’est très cérébral et je n’ai pas besoin de plus, je ne veux surtout pas plus ça banaliserait ce moment rare et très particulier.

C’est de cette façon que je perçois la pratique des cordes.

Alors peut être que ma vision est liée à mes pratiques sexuelles, mais j’ai du mal à voir les cordes comme une simple discipline sportive, méditative ou artistique, je n’arrive pas à séparer les cordes du sexe, et je trouve ça juste magnifique.

Avant de publier ce texte j’ai demandé à un de mes amis qui pratique les cordes de le lire, j’avais besoin d’avoir un avis.

Voila sa réponse

Les cordes nous rappellent que nous ne formons qu’un avec notre corps.

Notre société à tendance à vouloir tout séparer, nous serions untel au bureau et un autre à la maison, untel au lit avec son conjoint et un autre avec un amant….

En fait nous sommes UN et la prise de possession d’un corps par les cordes fera appel à tous nos sens.

Contrainte physique, ressentie comme dure ou agréable en fonction de chacun.

Contrainte de l’esprit qui perd la maîtrise de son corps (défendant), ressentie par certains comme le préalable au lâcher prise et par d’autres comme un sentiment contre lequel il faut lutter (ne rien lâcher et rester maître de soi…  ne pas partir dans les cordes… sans intérêt donc !).

Réveil des sens… tous les sens… et le sexe en fait partie intégrante.

Les prudes qui viennent dans les cordes en encordeurs ou en modèles disant “il n’y a pas de sexe” sont à mon sens, soit des menteurs (qui se mentent à eux même avant tout) soit des inconscients qui ne savent pas ce qui se joue et ce qui est en œuvre dans la fusion d’un corps et des cordes.

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N’hésitez pas à contacter Pierre Jmbond, je vous le recommande

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Ces obscurs objets de plaisir

Photo : caresse de cuir

J’aime les belles choses, et certains diront que j’ai des goûts de luxe. Oui c’est vrai, mais mon luxe n’est pas fait de logos et de marques, j’aime avant tout la qualité d’un produit et que celui-ci corresponde à mes attentes et mes besoins, je peux payer très cher certaines pièces si j’estime qu’elles en valent la peine et je suis incapable de mettre 10 ou 20 euros dans une pièce que je considère comme une daube, même pour une soirée.

Quand j’ai commencé le golf, j’ai tout de suite été passionnée par ce sport, je devais acheter du matériel, j’avais plusieurs options, la première acheter une série basique pour débutant, mais je savais que je serais très vite frustrée et qu’elle finirait rapidement au fond du garage pour être remplacée par d’autres clubs, j’ai donc testé plusieurs produits et j’ai fait le choix d’acquérir mes clubs un par un, à mon rythme, j’ai pu composer une belle série parfaitement adaptée à mes besoins.

Il en est de même pour mes accessoires de jeux. Depuis trois ans j’ai commencé à acheter ce dont j’avais besoin et envie, en misant sur la qualité des produits, et je ne le regrette pas, je les ai toujours et j’en suis très satisfaite.

Mais j’ai fait l’erreur sur les jeux d’impact d’acheter dans le commerce… comme une cravache dont je ne me sers jamais, au final elle est juste là pour faire jolie… Et un martinet que j’aime beaucoup en terme de sensation mais le manche n’est pas adapté à ma main.

Depuis pour ce type de produits et en particulier pour les jeux d’impact je ne m’adresse plus qu’à des artisans, tout simplement parce que ces personnes sont à l’écoute de mes besoins et qu’ils sauront me conseiller.

Quand vous achetez un vêtement vous le prenez à votre taille, et c’est exactement la même chose pour un martinet, une cravache ou un fouet. Une femme d’1,60 m aura besoin d’une cravache plus courte qu’un homme d’1,90 m, même si la tête et la même.

certaines personnes voudront être proches de leur sujet et d’autres plus éloignées.

Tout comme mes clubs de golfs, selon ma façon de jouer, j’ai besoin que mes martinets soient adaptés à ma morphologie et à mon intention de jeu. Je dois les avoir parfaitement en main, qu’ils ne soient ni trop légers ni trop lourds, et avoir la longueur de lanières idéale pour rester proche de mon sujet, tout en gardant une certaine distance pour ne pas risquer de le frapper avec le manche, la distance pour moi est importante pour que je puisse alterner l’impact et la caresse de ma main, sans avoir à me rapprocher et risquer un moment de flottement qui pourrait faire redescendre mon sujet.

J’en parle en connaissance de cause pour être aussi sujet, et un sujet qui peut redescendre très rapidement, il me suffit d’un “temps mort” surtout dans une soirée et je peux très vite être déconcentrée, celui qui manipule ces jouets d’impact doit en permanence être en contact avec moi.

Un flogger non adapté pourra devenir pénible à utiliser pour le ou la Dom, mais pour le ou la sub aussi, l’impact ne provoquera pas les sensations voulues, elles peuvent même être désagréables, j’ai le souvenir d’un Dom dont les lanières des martinets étaient beaucoup trop longues, non seulement ce n’était pas agréable mais c’était ennuyeux, j’ai d’ailleurs essayé ces martinets, la seule chose que je suis arrivé à faire c’est me fouetter le visage chaque fois que je croisais.

J’ai eu l’occasion d’avoir différents fouets en mains, dont un fouet fabriqué par un artisan renommé et d’autres venant de supermarchés de l’érotisme, ça n’a rien de comparable, on ressent de vraies émotions quand on tient cet objet tressé à la main, un objet parfaitement équilibré, qui fait corps avec vous, qui est le prolongement de votre bras, le mouvement est fluide sans aucun effort, c’est juste une merveille. Et c’est ces sensations que je retrouve lorsque je commande mes jouets chez mes artisans.

Quand on achète de tels objets, il faut avant tout savoir ce que l’on veut en faire, quelles sensations on veut provoquer, pour qui, penser à la personne qui va recevoir les impacts, car même si ce sont vos jouets, ces objets sont d’abord destinés aux plaisirs de votre sub.

Alors certes vous trouverez dans la grande distribution du marché de l’érotisme des tas de jouets plus ou moins chers, mais aucun de ces jouets n’aura été fabriqué pour vous, par une personne qui aura donné de son temps pour vous découvrir, qui aura compris vos intentions et qui saura à qui il est destiné quand il le fabriquera.

Ce n’est pas une fabrication à la chaine, ce jouet est unique, il est empreint de votre personnalité, issu de l’échange que vous aurez eu avec cet artisan.

Tous ces jouets fabriqués par des artisans possèdent une âme

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

BDSMJ’ai plus souvent écrit pour les femmes, mais aujourd’hui j’ai envie d’écrire aux hommes à certains hommes. Dans mon parcours libertin j’ai rencontré 3 hommes qui ont toutes les qualités d’un vrai dominant mais qui ont soit du mal à accepter le BDSM par ce qu’il représente, ou qui n’arrive pas à se positionner comme tel dans cet univers fait de pratiques et de jeux que le commun des mortels n’imagine pas.

Les deux premiers sont freinés par leur éducation, de la même façon que nous le sommes nous les femmes. Ils ont une sexualité directive, mais n’accepte pas l’idée de soumettre une femme, de la “brutaliser”, voire de la marquer, de la mettre en danger par certaines pratiques, et de la faire pleurer parfois, ces hommes se basent sur ce qu’ils peuvent voir sur le net, sur les sites ou dans des soirées, comme je l’ai fait moi-même quand je rejetais le BDSM, leur éducation leur dit que ce n’est pas bien, qu’on ne traite pas une femme de cette façon, comme un chien ou un objet, qu’une femme est l’égal d’un homme…

L’homme dominant et directif qu’ils sont entre en conflit avec l’homme ”bien éduqué“, comme la féministe que je suis a combattu ses désirs d’aimer être un objet sexuel et d’avoir une libido particulière…

Le 3ème a commencé à rentrer dans le BDSM par le libertinage, il a eu plusieurs soumises, mais une soumission sexuelle que je qualifierai de libertine (c’est logique puisqu’il vient du monde libertin). Puis il a évolué, il a rencontré des personnes qui vivent BDSM, respirent BDSM, leurs pratiques sont plus extrêmes, souvent plus proches du S/M que du D/s. Il s’est mis à douter de ce qu’il est…

Le doute et le questionnement sont une bonne chose. Ils sont preuves que ces hommes ont la tête sur les épaules et qu’ils ne sont pas prêts à faire n’importe quoi pour “un statut” ou une “reconnaissance”.

Les vrais dominants sont rares et sont très respectueux des femmes. La relation D/s est avant tout faite de personnalité et de cérébralité. Un dominant n’a pas besoin d’accessoires, c’est en lui, c’est un comportement naturel, le comportement du Mâle Alpha, c’est ce comportement qui fait de lui un dominant, sa capacité d’en imposer aux autres et surtout à celle qui l’aura élu comme son Dom… Il n’a pas besoin de savoir manier le fouet, les cordes ou les aiguilles, ce ne sont que des jeux auxquels personne n’est obligé d’adhérer, même ceux qui ont une relation D/s. L’univers de la Domination/soumission est très vaste. Messieurs ne vous comparez pas à ce que vous pouvez voir ou lire. Dans ce monde il y a beaucoup de donneurs de leçons, des personnes qui pensent pouvoir définir ce qu’est un vrai dom ou une vraie soumise… Certains sont reconnus par leurs pairs, ils dissertent sur le sujet, organisent des munch ou des soirées… et alors…  Leurs paroles et leurs écrits ne sont pas paroles d’évangiles, pas plus que la mienne… Ce ne sont pas eux qui feront de vous un Dom, c’est celle que vous rencontrerez un jour et qui vous reconnaitra comme tel, celle qui aura plaisir à prendre place à vos pieds, celle qui vous fera l’honneur de vous appeler “Mon Maître”. Ce jour-là tous vos doutes seront balayés, vous assumerez avec fierté ce que vous êtes sans vous soucier des conventions. Laissez-vous guider, faites preuve d’humilité, ne vous comparez pas aux autres et n’essayez pas de faire comme eux pour plaire ou être acceptés par je ne sais quel “clergé BDSM”.

Restez VOUS.

Vous êtes unique, unique pour Elle, et ensemble vous explorerez ce monde, vous choisirez les jeux qui vous conviennent, ceux qui vous transcendent, ceux qui vous permettront de vivre votre relation en toute sérénité, en parfaite osmose.

Vous voyagerez ensemble dans un nouveau monde, d’abord en touristes, seuls ou avec des guides que vous aurez choisis et qui auront envie de vous accompagner, à votre rythme, qui vous donneront de leur temps, qui vous apprendront les bases dont le protocole qu’il faut connaitre si vous décidez d’aller en soirée, et qui surtout vous permettront de vous découvrir.

Et si votre élue a plus d’expérience que vous, a déjà vécu une ou plusieurs relation D/s, ne craignez pas de prendre la main qu’elle vous tend, elle sera votre premier guide, et un jour à votre tour c’est vous qui serez le sien.

La Domination/soumission c’est avant tout deux êtres qui se rencontrent.

A Ma Divine Marquise et son Essentiel

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Lettre-a-A

Il y a quelques temps j’ai revu un homme qui a compté pour moi, c’est devenu un ami sur qui je peux compter quand j’en ai besoin.

Nous nous étions déjà recroisés lors de soirées mais sans vraiment pouvoir discuter

Ce soir-là il m’a dit ne pas comprendre ce que je fais dans le BDSM, pour lui ce n’est pas mon monde je n’ai jamais aimé ça, et c’est vrai que quand nous étions ensemble c’est un monde que je rejetais pour plusieurs raisons, certaines liées à mon vécu et aussi par la représentation de la Domination/soumission sur les sites libertins.

Je lui ai juste fait remarquer que cela fait deux ans qu’il ne m’a pas vue, que j’ai évolué et qu’il ne connait pas celle que je suis aujourd’hui

Mais cette question méritait une réponse plus poussée

J’ai évolué depuis, en deux ans mes rencontres et mes échanges m’ont enrichie, les valeurs du BDSM sont plus proches des miennes que celles du libertinage.

Alors oui pour certains je n’y ai pas ma place, je ne suis pas une adepte du protocole, j’aime la liberté, je ne suis ni soumise ni Domina, mais d’autres ont du plaisir à me voir, me guider, jouer avec moi en respectant qui je suis sans attendre que je me plie à des règles dictées par je ne sais quel “clergé” ou que je baisse la tête devant les « similis-doms » d’une soirée plus libertine que BDSM…

Le BDSM je l’ai découvert par les sites libertins, il me donnait juste envie de gerber et c’est toujours le cas, des mecs qui se prétendent “Maîtres”, qui proposent “leur éducation” sans jamais s’intéresser à la femme qui est derrière l’écran, des hommes qui recherchent une soumise docile à “offrir” selon leur bon vouloir, et qui sera juste un faire-valoir pour leur égo démesuré…

Ces hommes étalent leur cahier des charges sans rien proposer en retour…

Et eux ils offrent quoi à ces femmes ? Un collier ? Une laisse ? Une queue à sucer ?

Ils exigent qu’on les appelle “Maitre” comme si ce titre leur est dû…

Ils ne savent même pas que le terme de Maitre ou maitresse est un titre attribué par le ou la soumis.e,  qu’il ou elle est le/la seul.e à pouvoir l’utiliser.

Ils ne savent pas qu’une soumise ou un soumis se respecte tout autant que sa/son Dom, pour eux ce ne sont rien d’autres que des paillassons

Ils ne savent pas qu’on ne joue pas avec un.e soumis.e sans l’autorisation de son Dom.

Ils ne sont pas capables de garder une certaine retenue avec les femmes, notamment lorsqu’elles se présentent comme soumises qu’elles soient accompagnées ou non, pour eux c’est juste de la chair fraîche et comme elles sont soumises logiquement dans leur p’tite tête de corniaud elles doivent fermer leur gueule et subir, sinon ce n’est pas une bonne soumise et son Dom est un mauvais « Maitre » qui ne sait pas faire obéir sa Sub…

Quelle bande de crétins !…

Ils rêvent d’avoir une jolie petite “chienne” fidèle et aimante à leurs pieds…
Mais ils ne veulent pas s’investir dans une relation…
Bizarrement tout d’un coup ils redeviennent des libertins…

Ils ne connaissent pas la différence entre le Bondage, le D/s et le S/M, alors ils inventent un BDSM soft, middle et hard…

Ils ne comprennent pas qu’on peut être Maso sans être soumise, qu’une soumise n’obéit pas à la demande du premier crétin lambda.

C’est quoi le BDSM soft ?  Quelques fessées et coups de Martinet…

La Domination/soumission se passe d’accessoires, elle est avant tout cérébrale, mais pour le comprendre faut-il déjà avoir un cerveau…

Tu es bien placé pour le savoir, toi qui me faisais lâcher prise seulement par le son de ta voix et la force de ton étreinte…

Et pourtant toi aussi tu indiques que tu fais du BDSM soft…

Pourquoi… Tu pourrais être tellement plus…

Tous ces hommes qui nous contactent sur ces sites en nous ordonnant de nous soumettre avant même d’avoir dit bonjour, ne cherchent que la facilité.

Ils veulent tout ! tout de suite !

Un peu de caractère en face et ils filent vite vers une autre fiche la queue entre les jambes…

L’un d’eux sur wyylde m’a dit au bout de deux heures que je ne serais jamais capable de lâcher prise, bah oui c’est ballot et même si je suis plutôt rapide à décider il me faut un peu plus de deux heures pour accepter de me livrer, parler de moi de mes envies et surtout me rencontrer…

Sans parler de tous ceux qui font de la psychanalyse à 2 balles…

J’exècre tous ces sous-dom, et j’éprouve le plus profond mépris pour eux

Ce n’est pas ça le BDSM, en tout cas pas celui qui m’inspire et qui m’anime

Chacun le vit de la façon qui lui convient, mais le BDSM n’est pas une pratique sexuelle de plus pour les libertins en recherche de jeux, et je n’ai rien contre je suis même plutôt pour, mais à la condition que ceux-ci soient honnêtes et ne se positionnent pas en Dom ou couple D/s alors que pour eux ce n’est qu’un amusement et rien de plus.

Il y a sur ces sites de vrais profils D/s, surtout des couples, mais ils sont rares et plutôt discrets, ils ne font pas de prosélytisme pour leur paroisse, ils ne recherchent pas de soumise, ils ont juste envie de faire découvrir leur monde, d’initier et parfois certains d’entre eux deviennent des guides.

J’ai joué avec les deux types de profils

Il y a ceux qui sont capables de m’en imposer et à qui je me soumets avec plaisir le temps d’une soirée ou d’une séance, ceux qui me font découvrir de nouvelles sensations, qui me révèlent, certains ne se positionnent pas en pratiquant D/s, ils sont simplement dominants et directifs.

Et il y a les autres…

Ceux à qui j’ai juste envie de dire mais fermer donc votre gueule !…
Parfois certains manient très bien les jeux d’impacts mais ils sont tellement caricaturaux dans leurs attitudes et leurs paroles que s’en est risible, on dirait qu’ils reproduisent le scénario et les dialogues d’un mauvais film.

Et il y a toi

Toi que j’ai rencontré au début de mon libertinage, toi dont j’aime le caractère directif.
Toi qui ne m’as jamais rien demandé, ni rien imposé, toi qui a accepté d’être mon guide dans un monde qui n’est pas non plus le mien, le libertinage.

J’ai eu un comportement avec toi que je n’ai jamais eu avec un autre, j’aimais me blottir dans tes bras, je me sentais toute petite, protégée, et j’aimais ça…

J’aimais te préparer ton petit déjeuner, te masser quand tu étais fatiguée, prendre soin de toi, je devenais câline moi qui ne le suis jamais.

Je crois même qu’il m’est arrivé de me positionner à tes pieds, sans avoir conscience du geste que je faisais, naturellement sans réfléchir… j’étais bien…

Je me laissais guider, je n’avais plus besoin de tout contrôler, je n’en avais pas envie, j’aimais que tu prennes les rennes…

Nous n’avions pas les mêmes attentes, les mêmes besoins, les mêmes envies, nos chemins se sont séparés, même si tes jeux sont D/s tu restes un libertin et je ne suis pas femme à faire partie d’un harem.

Mais tu m’as ouvert la porte de la communauté “BDSM”, si je ne t’avais pas rencontré et tant détesté pour tes pratiques je n’aurais jamais cherché à comprendre, je n’aurais jamais été plus loin que ces quelques lignes qui m’ont troublée et qu’un certain Démon a écrit bien avant que je te rencontre…

Cette quête de réponses a révélé la femme que je suis aujourd’hui, et je considère que c’est une véritable chance.

J’ai compris d’où venaient mes frustrations, j’ai compris que je pouvais aimer être un objet sexuel sans que cela remette en cause mes valeurs féministes.

J’ai accepté mon besoin d’aimer et d’être aimée, accepté d’avoir besoin d’un homme…
Mais pas n’importe quel homme… Un homme à la hauteur de la femme de caractère que je suis, un homme capable de satisfaire ma libido si particulière sans en avoir peur…

Juste un homme capable de me coller contre un mur sans que j’éprouve l’envie irrésistible de lui en coller une…

Je t’ai admiré… mis sur un piédestal… Comme une sub le fait avec son Dom

Et plus nous nous voyons, plus j’avais besoin de ta “domination”, de cette emprise que tu avais sur moi…

Mais je ne suis pas soumise, j’ai un caractère de dogue…

Tu as fait le faux pas… celui qui t’a fait tomber de ton piédestal…

L’homme dominant et directif que j’idéalisais n’était plus qu’un homme comme les autres…

Il fallait que je te quitte pour pouvoir Naitre et assumer celle que je suis

Parfois Dom… parfois Sub… et aussi un tantinet sadique et un peu maso…

Aujourd’hui, la page est tournée, et même si tu as toujours une place dans mon cœur je sais que tu ne peux pas m’apporter ce dont j’ai besoin…

Tu es avant tout un libertin…

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