Tolerance-et-ouverture-esprit

La tolérance et l’ouverture d’esprit passent aussi par l’acceptation de ceux qui ne comprennent pas nos pratiques, et peuvent être choqués, voire ulcérés…

Je l’ai été moi-même lorsque je me suis inscrite sur les sites libertins et que je suis tombée sur certaines photos, des photos difficiles à regarder quand on ne connait pas le monde du S/M, qu’on y est pas préparé, des photos qui m’ont révoltées. Et je parle bien de S/M et pas de BDSM. Depuis j’ai évoluée et j’ai eu la chance de pouvoir échanger avec des personnes tolérantes qui comprenaient que de telles photos puissent déranger le commun des mortels.

Ce matin je suis tombé sur un post d’un couple qui a reçu en privé un message de la part d’un autre couple qui a été choqué par ses photos, un message virulent et pas très sympathique. J’ai déjà reçu ce même type de message d’un homme qui m’accusait de donner une image avilissante de la femme pour une photo de petplay que j’avais posté. J’ai pris le parti d’échanger avec lui et de lui expliquer. Je ne l’ai pas convaincu mais il s’est apaisé.

Ce couple a été blessé par la teneur du message et je le comprends tout à fait, c’est un couple que je suis et j’adore leurs photos, ils sont sublimes, elle porte les marques qui lui ont été infligées par son Dom avec fierté, de sublimes marques de fouet, de badines ou de cannes anglaises… Et quand on sait on comprend ce que ces marques représentent pour elle, leur importance.

Ce qui m’a dérangée ce n’est pas la colère bien légitime de ce couple quand on se fait insulter, mais certaines réponses à ce post, et des réponses faites par des membres de la communauté BDSM qui déplorent le manque d’ouverture d’esprit des libertins… Et la moi je rigole… pour avoir lu ces mêmes personnes critiquer les libertins sur facebook dans des groupes BDSM, écrire qu’il ne fallait pas se mélanger, des personnes parfois méprisantes avec ce que je vais appeler le « BDSM soft ou libertin » qui serait composé de fausses soumises, de collectionneuse de dom ou de kékédoms…

Messieurs arrêtez d’être hypocrite !…

Juste une petite question, vous faites quoi sur ces sites ? Vos courses ?
Vous avez un petit creux, alors vous venez chercher un petit macdo qui callera votre besoin en attendant de trouver votre caviar ?

Vous réclamez la tolérance et l’ouverture d’esprit sur vos pratiques que certain.e.s jugent dangereuses, avilissantes, etc… Commencez vous par faire preuve de tolérance et ne venez pas donner des leçons aux libertins sur ce qu’est la tolérance, vous avez bien assez à faire dans vos propres groupes !…

Et si vous avez continué à me lire, réfléchissez 5 mn et mettez-vous à la place de ces personnes, n’oubliez pas que vous êtes sur un site libertin et pas S/M ou BDSM, n’oubliez pas que la majorité de ces personnes n’ont aucune connaissance de ces pratiques, pour la majorité d’entre eux leur seule pratique est l’échangisme, voire le triolisme quand ils arrivent à trouver un tiers. Acceptez qu’ils puissent être choqués. Acceptez que leur pratique du D/s ne soit qu’un simple jeu sexuel.

J’ai changé, mon esprit s’est ouvert, mais j’ai encore des hauts le cœur en voyant certaines pratiques, des envies de vomir, des envies d’intervenir et de faire entendre raison à la personne qui joue, parce que j’estime qu’elle se met en danger, et que toute personne normalement constitué et qui ne se fiche pas des autres quand elle pense qu’autrui est en danger se sent le devoir de le dire et d’intervenir.

Les limites ne sont pas seulement dans ce que nous pouvons pratiquer, elles sont aussi faites de ce que nous pouvons accepter de voir quand on nous l’impose, comme certaines photos ou vidéos sur les sites, et oui ce serait si simple de passer à la prochaine fiche, mais non on garde à l’esprit certaines images. Moi quand je vois des suspensions par des crochets de boucher j’ai envie de gerber et je ne peux pas m’empêcher de penser qu’ils sont tarés. Quand je vois de la zoophilie sur ces sites qui m’est imposé par des textes ou des photos, même si cela reste suggestif quand je recherche un contact et que je tombe sur ce type de fiche, je vais gerber, et je ne m’attends pas à voir ce type d’images sur un site libertin, alors oui mon ouverture d’esprit et ma tolérance ont des limites

Et par pitié, soyez tolérants dans vos groupes envers les libertins qui viennent à vous, curieux de découvrir et d’apprendre et peut être vous trouverez parmi eux des perles ou votre graal

A toutes mes belles rencontres D/s qui ont accepté mon rejet de ce monde et qui m’ont ouvert leur âme et leur cœur, qui ont fait de moi celle que je suis aujourd’hui, une femme qui ne s’est jamais vraiment sentie libertine, mais qui devait passer par le libertinage pour comprendre sa libido et découvrir ce monde magnifique le BDSM qui est aujourd’hui le mien, n’en déplaise aux puristes

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

Attaches-moi

Je vais vous parler d’un sujet que je ne connais pas bien…

Les cordes, le shibari, le kinbaku, le bondage, etc… Donnez à cette pratique le nom que vous souhaitez.

Récemment on en a beaucoup entendu parler et malheureusement pas en bien, cet article n’est pas là pour dire ce qui doit être fait et comment le faire, je n’ai aucune légitimité pour cela et je n’utiliserais pas les bons termes, je préfère choisir ceux qui sont compréhensibles de tous.

J’ai juste envie de vous parler de mon ressenti par rapport aux cordes, comment j’ai vécu un premier essai et ce qu’elles évoquent chez moi.

J’ai découvert le shibari dans le cadre du libertinage, avant je n’en avais jamais entendu parler, d’abord par mon partenaire de jeu de l’époque qui pratiquait un peu, puis lors d’une soirée sur une péniche. Un encordeur était présent pour faire un show et attacher celles et ceux qui avait envie d’essayer.

J’avais déjà été attachée par mon partenaire au sol, une expérience que j’ai voulue mais que je n’ai pas bien vécu.  J’ai pris sur moi, je me suis sentie oppressée et ça a fait remonter de mauvais souvenirs que j’avais rangé bien au fond de mon crâne.

Ensuite j’ai oublié, pensant que les cordes ce n’est pas pour moi, sans aucune envie de tester. J’assistais à des shows lors de soirée mais ça ne réveillait rien en moi, ni rejet ni envie, c’était juste un spectacle.

Puis il y a eu toutes ces histoires autour de la place des cordes que l’on a pu lire sur facebook, fetlife et autres réseaux sociaux. Grâce ou à cause de ça j’ai appris que les cordes pouvaient être pratiquées de différentes façons, jusqu’à ce jour pour moi c’était seulement du Bondage, une des nombreuses disciplines du BDSM.

J’y ai réfléchi, j’ai essayé de comprendre, je me suis projetée, je me suis mise en situation et je sais que certaines et certains ne comprendront peut-être pas ma façon de voir cette pratique et la rejetteront.

Quand j’ai découvert cette pratique dans ma tête c’était clair il y a quelque chose de sexuel  et c’est quelque chose que je recherche comme dans toutes pratique D/s comme les bougies ou les outils d’impact j’en ai besoin, et si je me faisais encorder sans sexe ça n »est pas grave je serais peut être frustrée mais je m’en remettrais très bien, par contre d’autres femmes qui sont venues aux cordes par d’autres univers n’avaient pas forcément conscience de cet aspect sexuel qu’il peut y avoir malgré toute la volonté de ne pas aller sur ce chemin de l’encordeur, ou même de la proximité qu’il y allait y avoir avec celui-ci, alors même qu’il ne s’approche pas de ses zones intimes, il touche quand même votre corps et cela peut être déstabilisant pour certaines femmes qui se retrouvent dans une position de « prisonnières » et ne savent peut être pas exprimer leur malaise.…

Dans ma vision, il y a quelque chose de très intime dans les cordes, de la sensualité et du sexuel. Une proximité entre l’encordeur et le modèle que celui-ci soit nu ou habillé. Les mains de l’encordeur vous touchent et peu importe l’endroit, même s’il évite certaines zones, le reste du corps est sollicité et peut réagir. C’est quelque chose qui peut être très déstabilisant quand on ne s’y attend pas quand on n’y est pas préparé. J’ai lu à plusieurs reprises qu’on pouvait faire des cordes sans sexe, et cette phrase me dérange…

Le sexe ce n’est pas que cunni, pénétration et fellation, le sexe c’est aussi cérébral, c’est avant tout cérébral, c’est aussi des réactions du corps que l’on n’a peut être pas anticipé, une excitation que l’on n’attendait pas. Ce sont des sensations bien agréables quand on les recherche mais qui peuvent être très mal vécues si elles s’imposent à nous. C’est quelque chose que j’ai vécu à cause d’un mal de dos, et c’est comme ça que j’ai découvert le plaisir dans la douleur, j’avais honte, je n’ai pas pu en parler ni à mon médecin ni à mon kiné.

J’ai imaginé une telle situation, une femme qui entend parler de shibari, elle voit des photos ça lui plait elle a envie d’essayer, elle se renseigne un peu et va dans un cours, elle peut être accompagnée de son mari, ils échangent avec l’encordeur qui va leur expliquer comment cela va se passer sans évoquer des sensations ou un plaisir sexuel qu’elle pourrait ressentir… Elle est habillée, les mains de l’encordeur touchent son corps sans jamais s’approcher des parties génitales, elle ressent du plaisir, une excitation, son entrejambe devient humide, elle se sent gênée, elle peut très mal le vivre, voire culpabiliser vis-à-vis de son mari présent qui a pu s’ apercevoir de son état d’excitation.  Comment lui expliquer… Lui comment le vit-il…  Elle peut penser que l’encordeur a eu des gestes déplacés qui auraient provoqué cet état. Attention je ne minimise pas les vrais abus qu’il y a eu dans cette pratique ce n’est pas mon propos, je veux juste mettre en avant l’aspect sexuel des cordes que beaucoup ont tendance à vouloir gommer ces derniers temps.

Jusqu’à présent je n’avais jamais eu envie d’être encordée, même si j’aime la contrainte et que je la recherche, dans les cordes j’aurais pu perdre une maitrise que je n’étais pas prête à abandonner. Mais en début d’année, j’étais invitée à l’anniversaire d’une amie, c’était une soirée BDSM, ce moment m’a donné envie de moi aussi me faire prendre dans les cordes.

Je l’ai vu jouir, sans aucun geste déplacé de la part de l’encordeur, son corps a simplement réagi, et rien d’étonnant à cela cette femme est un pur bonheur pour celui ou celle qui joue avec, c’est une vraie boule de plaisir. Quand il a commencé à la détacher chaque frottement des cordes sur sa peau la faisait vibrer. Il l’a prise dans ses bras et ils sont restés un long moment comme ça le temps qu’elle redescende, son corps continuait à jouir sans que qui que ce soit la touche, c’était un moment magique, nous étions une petite vingtaine silencieux, respectueux et honorés d’avoir pu assister à cette séance de cordes.

Quand je parle de sexe dans les cordes, je ne parle pas du rapport sexuel tel qu’on le conçoit, pour avoir vu des encordeurs après une séance ils sont vidés, mais je suppose que cela peut aussi se pratiquer, personnellement je n’aimerais pas, la sexualité que j’évoque est tout autre, une sexualité plus proche des jeux D/s.

J’ai rencontré des couples D/s et ce que j’aime dans ces rencontres c’est le plaisir que je peux donner à la soumise en collaboration avec son Dom par des jeux de domination, de bougie ou de flogger , pour moi il n’y a pas de sexe et je n’en veux pas, mais j’éprouve un vrai plaisir de voir et d’avoir fait décoller cette personne, c’est très cérébral et je n’ai pas besoin de plus, je ne veux surtout pas plus ça banaliserait ce moment rare et très particulier.

C’est de cette façon que je perçois la pratique des cordes.

Alors peut être que ma vision est liée à mes pratiques sexuelles, mais j’ai du mal à voir les cordes comme une simple discipline sportive, méditative ou artistique, je n’arrive pas à séparer les cordes du sexe, et je trouve ça juste magnifique.

Avant de publier ce texte j’ai demandé à un de mes amis qui pratique les cordes de le lire, j’avais besoin d’avoir un avis.

Voila sa réponse

Les cordes nous rappellent que nous ne formons qu’un avec notre corps.

Notre société à tendance à vouloir tout séparer, nous serions untel au bureau et un autre à la maison, untel au lit avec son conjoint et un autre avec un amant….

En fait nous sommes UN et la prise de possession d’un corps par les cordes fera appel à tous nos sens.

Contrainte physique, ressentie comme dure ou agréable en fonction de chacun.

Contrainte de l’esprit qui perd la maîtrise de son corps (défendant), ressentie par certains comme le préalable au lâcher prise et par d’autres comme un sentiment contre lequel il faut lutter (ne rien lâcher et rester maître de soi…  ne pas partir dans les cordes… sans intérêt donc !).

Réveil des sens… tous les sens… et le sexe en fait partie intégrante.

Les prudes qui viennent dans les cordes en encordeurs ou en modèles disant “il n’y a pas de sexe” sont à mon sens, soit des menteurs (qui se mentent à eux même avant tout) soit des inconscients qui ne savent pas ce qui se joue et ce qui est en œuvre dans la fusion d’un corps et des cordes.

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Vous voulez en savoir plus sur le Shibari et pourquoi pas prendre des cours ?
N’hésitez pas à contacter Pierre Jmbond, je vous le recommande

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Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

Ces obscurs objets de plaisir

Photo : caresse de cuir

J’aime les belles choses, et certains diront que j’ai des goûts de luxe. Oui c’est vrai, mais mon luxe n’est pas fait de logos et de marques, j’aime avant tout la qualité d’un produit et que celui-ci corresponde à mes attentes et mes besoins, je peux payer très cher certaines pièces si j’estime qu’elles en valent la peine et je suis incapable de mettre 10 ou 20 euros dans une pièce que je considère comme une daube, même pour une soirée.

Quand j’ai commencé le golf, j’ai tout de suite été passionnée par ce sport, je devais acheter du matériel, j’avais plusieurs options, la première acheter une série basique pour débutant, mais je savais que je serais très vite frustrée et qu’elle finirait rapidement au fond du garage pour être remplacée par d’autres clubs, j’ai donc testé plusieurs produits et j’ai fait le choix d’acquérir mes clubs un par un, à mon rythme, j’ai pu composer une belle série parfaitement adaptée à mes besoins.

Il en est de même pour mes accessoires de jeux. Depuis trois ans j’ai commencé à acheter ce dont j’avais besoin et envie, en misant sur la qualité des produits, et je ne le regrette pas, je les ai toujours et j’en suis très satisfaite.

Mais j’ai fait l’erreur sur les jeux d’impact d’acheter dans le commerce… comme une cravache dont je ne me sers jamais, au final elle est juste là pour faire jolie… Et un martinet que j’aime beaucoup en terme de sensation mais le manche n’est pas adapté à ma main.

Depuis pour ce type de produits et en particulier pour les jeux d’impact je ne m’adresse plus qu’à des artisans, tout simplement parce que ces personnes sont à l’écoute de mes besoins et qu’ils sauront me conseiller.

Quand vous achetez un vêtement vous le prenez à votre taille, et c’est exactement la même chose pour un martinet, une cravache ou un fouet. Une femme d’1,60 m aura besoin d’une cravache plus courte qu’un homme d’1,90 m, même si la tête et la même.

certaines personnes voudront être proches de leur sujet et d’autres plus éloignées.

Tout comme mes clubs de golfs, selon ma façon de jouer, j’ai besoin que mes martinets soient adaptés à ma morphologie et à mon intention de jeu. Je dois les avoir parfaitement en main, qu’ils ne soient ni trop légers ni trop lourds, et avoir la longueur de lanières idéale pour rester proche de mon sujet, tout en gardant une certaine distance pour ne pas risquer de le frapper avec le manche, la distance pour moi est importante pour que je puisse alterner l’impact et la caresse de ma main, sans avoir à me rapprocher et risquer un moment de flottement qui pourrait faire redescendre mon sujet.

J’en parle en connaissance de cause pour être aussi sujet, et un sujet qui peut redescendre très rapidement, il me suffit d’un “temps mort” surtout dans une soirée et je peux très vite être déconcentrée, celui qui manipule ces jouets d’impact doit en permanence être en contact avec moi.

Un flogger non adapté pourra devenir pénible à utiliser pour le ou la Dom, mais pour le ou la sub aussi, l’impact ne provoquera pas les sensations voulues, elles peuvent même être désagréables, j’ai le souvenir d’un Dom dont les lanières des martinets étaient beaucoup trop longues, non seulement ce n’était pas agréable mais c’était ennuyeux, j’ai d’ailleurs essayé ces martinets, la seule chose que je suis arrivé à faire c’est me fouetter le visage chaque fois que je croisais.

J’ai eu l’occasion d’avoir différents fouets en mains, dont un fouet fabriqué par un artisan renommé et d’autres venant de supermarchés de l’érotisme, ça n’a rien de comparable, on ressent de vraies émotions quand on tient cet objet tressé à la main, un objet parfaitement équilibré, qui fait corps avec vous, qui est le prolongement de votre bras, le mouvement est fluide sans aucun effort, c’est juste une merveille. Et c’est ces sensations que je retrouve lorsque je commande mes jouets chez mes artisans.

Quand on achète de tels objets, il faut avant tout savoir ce que l’on veut en faire, quelles sensations on veut provoquer, pour qui, penser à la personne qui va recevoir les impacts, car même si ce sont vos jouets, ces objets sont d’abord destinés aux plaisirs de votre sub.

Alors certes vous trouverez dans la grande distribution du marché de l’érotisme des tas de jouets plus ou moins chers, mais aucun de ces jouets n’aura été fabriqué pour vous, par une personne qui aura donné de son temps pour vous découvrir, qui aura compris vos intentions et qui saura à qui il est destiné quand il le fabriquera.

Ce n’est pas une fabrication à la chaine, ce jouet est unique, il est empreint de votre personnalité, issu de l’échange que vous aurez eu avec cet artisan.

Tous ces jouets fabriqués par des artisans possèdent une âme

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BDSMJ’ai plus souvent écrit pour les femmes, mais aujourd’hui j’ai envie d’écrire aux hommes à certains hommes. Dans mon parcours libertin j’ai rencontré 3 hommes qui ont toutes les qualités d’un vrai dominant mais qui ont soit du mal à accepter le BDSM par ce qu’il représente, ou qui n’arrive pas à se positionner comme tel dans cet univers fait de pratiques et de jeux que le commun des mortels n’imagine pas.

Les deux premiers sont freinés par leur éducation, de la même façon que nous le sommes nous les femmes. Ils ont une sexualité directive, mais n’accepte pas l’idée de soumettre une femme, de la “brutaliser”, voire de la marquer, de la mettre en danger par certaines pratiques, et de la faire pleurer parfois, ces hommes se basent sur ce qu’ils peuvent voir sur le net, sur les sites ou dans des soirées, comme je l’ai fait moi-même quand je rejetais le BDSM, leur éducation leur dit que ce n’est pas bien, qu’on ne traite pas une femme de cette façon, comme un chien ou un objet, qu’une femme est l’égal d’un homme…

L’homme dominant et directif qu’ils sont entre en conflit avec l’homme ”bien éduqué“, comme la féministe que je suis a combattu ses désirs d’aimer être un objet sexuel et d’avoir une libido particulière…

Le 3ème a commencé à rentrer dans le BDSM par le libertinage, il a eu plusieurs soumises, mais une soumission sexuelle que je qualifierai de libertine (c’est logique puisqu’il vient du monde libertin). Puis il a évolué, il a rencontré des personnes qui vivent BDSM, respirent BDSM, leurs pratiques sont plus extrêmes, souvent plus proches du S/M que du D/s. Il s’est mis à douter de ce qu’il est…

Le doute et le questionnement sont une bonne chose. Ils sont preuves que ces hommes ont la tête sur les épaules et qu’ils ne sont pas prêts à faire n’importe quoi pour “un statut” ou une “reconnaissance”.

Les vrais dominants sont rares et sont très respectueux des femmes. La relation D/s est avant tout faite de personnalité et de cérébralité. Un dominant n’a pas besoin d’accessoires, c’est en lui, c’est un comportement naturel, le comportement du Mâle Alpha, c’est ce comportement qui fait de lui un dominant, sa capacité d’en imposer aux autres et surtout à celle qui l’aura élu comme son Dom… Il n’a pas besoin de savoir manier le fouet, les cordes ou les aiguilles, ce ne sont que des jeux auxquels personne n’est obligé d’adhérer, même ceux qui ont une relation D/s. L’univers de la Domination/soumission est très vaste. Messieurs ne vous comparez pas à ce que vous pouvez voir ou lire. Dans ce monde il y a beaucoup de donneurs de leçons, des personnes qui pensent pouvoir définir ce qu’est un vrai dom ou une vraie soumise… Certains sont reconnus par leurs pairs, ils dissertent sur le sujet, organisent des munch ou des soirées… et alors…  Leurs paroles et leurs écrits ne sont pas paroles d’évangiles, pas plus que la mienne… Ce ne sont pas eux qui feront de vous un Dom, c’est celle que vous rencontrerez un jour et qui vous reconnaitra comme tel, celle qui aura plaisir à prendre place à vos pieds, celle qui vous fera l’honneur de vous appeler “Mon Maître”. Ce jour-là tous vos doutes seront balayés, vous assumerez avec fierté ce que vous êtes sans vous soucier des conventions. Laissez-vous guider, faites preuve d’humilité, ne vous comparez pas aux autres et n’essayez pas de faire comme eux pour plaire ou être acceptés par je ne sais quel “clergé BDSM”.

Restez VOUS.

Vous êtes unique, unique pour Elle, et ensemble vous explorerez ce monde, vous choisirez les jeux qui vous conviennent, ceux qui vous transcendent, ceux qui vous permettront de vivre votre relation en toute sérénité, en parfaite osmose.

Vous voyagerez ensemble dans un nouveau monde, d’abord en touristes, seuls ou avec des guides que vous aurez choisis et qui auront envie de vous accompagner, à votre rythme, qui vous donneront de leur temps, qui vous apprendront les bases dont le protocole qu’il faut connaitre si vous décidez d’aller en soirée, et qui surtout vous permettront de vous découvrir.

Et si votre élue a plus d’expérience que vous, a déjà vécu une ou plusieurs relation D/s, ne craignez pas de prendre la main qu’elle vous tend, elle sera votre premier guide, et un jour à votre tour c’est vous qui serez le sien.

La Domination/soumission c’est avant tout deux êtres qui se rencontrent.

A Ma Divine Marquise et son Essentiel

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Lettre-a-A

Il y a quelques temps j’ai revu un homme qui a compté pour moi, c’est devenu un ami sur qui je peux compter quand j’en ai besoin.

Nous nous étions déjà recroisés lors de soirées mais sans vraiment pouvoir discuter

Ce soir-là il m’a dit ne pas comprendre ce que je fais dans le BDSM, pour lui ce n’est pas mon monde je n’ai jamais aimé ça, et c’est vrai que quand nous étions ensemble c’est un monde que je rejetais pour plusieurs raisons, certaines liées à mon vécu et aussi par la représentation de la Domination/soumission sur les sites libertins.

Je lui ai juste fait remarquer que cela fait deux ans qu’il ne m’a pas vue, que j’ai évolué et qu’il ne connait pas celle que je suis aujourd’hui

Mais cette question méritait une réponse plus poussée

J’ai évolué depuis, en deux ans mes rencontres et mes échanges m’ont enrichie, les valeurs du BDSM sont plus proches des miennes que celles du libertinage.

Alors oui pour certains je n’y ai pas ma place, je ne suis pas une adepte du protocole, j’aime la liberté, je ne suis ni soumise ni Domina, mais d’autres ont du plaisir à me voir, me guider, jouer avec moi en respectant qui je suis sans attendre que je me plie à des règles dictées par je ne sais quel “clergé” ou que je baisse la tête devant les « similis-doms » d’une soirée plus libertine que BDSM…

Le BDSM je l’ai découvert par les sites libertins, il me donnait juste envie de gerber et c’est toujours le cas, des mecs qui se prétendent “Maîtres”, qui proposent “leur éducation” sans jamais s’intéresser à la femme qui est derrière l’écran, des hommes qui recherchent une soumise docile à “offrir” selon leur bon vouloir, et qui sera juste un faire-valoir pour leur égo démesuré…

Ces hommes étalent leur cahier des charges sans rien proposer en retour…

Et eux ils offrent quoi à ces femmes ? Un collier ? Une laisse ? Une queue à sucer ?

Ils exigent qu’on les appelle “Maitre” comme si ce titre leur est dû…

Ils ne savent même pas que le terme de Maitre ou maitresse est un titre attribué par le ou la soumis.e,  qu’il ou elle est le/la seul.e à pouvoir l’utiliser.

Ils ne savent pas qu’une soumise ou un soumis se respecte tout autant que sa/son Dom, pour eux ce ne sont rien d’autres que des paillassons

Ils ne savent pas qu’on ne joue pas avec un.e soumis.e sans l’autorisation de son Dom.

Ils ne sont pas capables de garder une certaine retenue avec les femmes, notamment lorsqu’elles se présentent comme soumises qu’elles soient accompagnées ou non, pour eux c’est juste de la chair fraîche et comme elles sont soumises logiquement dans leur p’tite tête de corniaud elles doivent fermer leur gueule et subir, sinon ce n’est pas une bonne soumise et son Dom est un mauvais « Maitre » qui ne sait pas faire obéir sa Sub…

Quelle bande de crétins !…

Ils rêvent d’avoir une jolie petite “chienne” fidèle et aimante à leurs pieds…
Mais ils ne veulent pas s’investir dans une relation…
Bizarrement tout d’un coup ils redeviennent des libertins…

Ils ne connaissent pas la différence entre le Bondage, le D/s et le S/M, alors ils inventent un BDSM soft, middle et hard…

Ils ne comprennent pas qu’on peut être Maso sans être soumise, qu’une soumise n’obéit pas à la demande du premier crétin lambda.

C’est quoi le BDSM soft ?  Quelques fessées et coups de Martinet…

La Domination/soumission se passe d’accessoires, elle est avant tout cérébrale, mais pour le comprendre faut-il déjà avoir un cerveau…

Tu es bien placé pour le savoir, toi qui me faisais lâcher prise seulement par le son de ta voix et la force de ton étreinte…

Et pourtant toi aussi tu indiques que tu fais du BDSM soft…

Pourquoi… Tu pourrais être tellement plus…

Tous ces hommes qui nous contactent sur ces sites en nous ordonnant de nous soumettre avant même d’avoir dit bonjour, ne cherchent que la facilité.

Ils veulent tout ! tout de suite !

Un peu de caractère en face et ils filent vite vers une autre fiche la queue entre les jambes…

L’un d’eux sur wyylde m’a dit au bout de deux heures que je ne serais jamais capable de lâcher prise, bah oui c’est ballot et même si je suis plutôt rapide à décider il me faut un peu plus de deux heures pour accepter de me livrer, parler de moi de mes envies et surtout me rencontrer…

Sans parler de tous ceux qui font de la psychanalyse à 2 balles…

J’exècre tous ces sous-dom, et j’éprouve le plus profond mépris pour eux

Ce n’est pas ça le BDSM, en tout cas pas celui qui m’inspire et qui m’anime

Chacun le vit de la façon qui lui convient, mais le BDSM n’est pas une pratique sexuelle de plus pour les libertins en recherche de jeux, et je n’ai rien contre je suis même plutôt pour, mais à la condition que ceux-ci soient honnêtes et ne se positionnent pas en Dom ou couple D/s alors que pour eux ce n’est qu’un amusement et rien de plus.

Il y a sur ces sites de vrais profils D/s, surtout des couples, mais ils sont rares et plutôt discrets, ils ne font pas de prosélytisme pour leur paroisse, ils ne recherchent pas de soumise, ils ont juste envie de faire découvrir leur monde, d’initier et parfois certains d’entre eux deviennent des guides.

J’ai joué avec les deux types de profils

Il y a ceux qui sont capables de m’en imposer et à qui je me soumets avec plaisir le temps d’une soirée ou d’une séance, ceux qui me font découvrir de nouvelles sensations, qui me révèlent, certains ne se positionnent pas en pratiquant D/s, ils sont simplement dominants et directifs.

Et il y a les autres…

Ceux à qui j’ai juste envie de dire mais fermer donc votre gueule !…
Parfois certains manient très bien les jeux d’impacts mais ils sont tellement caricaturaux dans leurs attitudes et leurs paroles que s’en est risible, on dirait qu’ils reproduisent le scénario et les dialogues d’un mauvais film.

Et il y a toi

Toi que j’ai rencontré au début de mon libertinage, toi dont j’aime le caractère directif.
Toi qui ne m’as jamais rien demandé, ni rien imposé, toi qui a accepté d’être mon guide dans un monde qui n’est pas non plus le mien, le libertinage.

J’ai eu un comportement avec toi que je n’ai jamais eu avec un autre, j’aimais me blottir dans tes bras, je me sentais toute petite, protégée, et j’aimais ça…

J’aimais te préparer ton petit déjeuner, te masser quand tu étais fatiguée, prendre soin de toi, je devenais câline moi qui ne le suis jamais.

Je crois même qu’il m’est arrivé de me positionner à tes pieds, sans avoir conscience du geste que je faisais, naturellement sans réfléchir… j’étais bien…

Je me laissais guider, je n’avais plus besoin de tout contrôler, je n’en avais pas envie, j’aimais que tu prennes les rennes…

Nous n’avions pas les mêmes attentes, les mêmes besoins, les mêmes envies, nos chemins se sont séparés, même si tes jeux sont D/s tu restes un libertin et je ne suis pas femme à faire partie d’un harem.

Mais tu m’as ouvert la porte de la communauté “BDSM”, si je ne t’avais pas rencontré et tant détesté pour tes pratiques je n’aurais jamais cherché à comprendre, je n’aurais jamais été plus loin que ces quelques lignes qui m’ont troublée et qu’un certain Démon a écrit bien avant que je te rencontre…

Cette quête de réponses a révélé la femme que je suis aujourd’hui, et je considère que c’est une véritable chance.

J’ai compris d’où venaient mes frustrations, j’ai compris que je pouvais aimer être un objet sexuel sans que cela remette en cause mes valeurs féministes.

J’ai accepté mon besoin d’aimer et d’être aimée, accepté d’avoir besoin d’un homme…
Mais pas n’importe quel homme… Un homme à la hauteur de la femme de caractère que je suis, un homme capable de satisfaire ma libido si particulière sans en avoir peur…

Juste un homme capable de me coller contre un mur sans que j’éprouve l’envie irrésistible de lui en coller une…

Je t’ai admiré… mis sur un piédestal… Comme une sub le fait avec son Dom

Et plus nous nous voyons, plus j’avais besoin de ta “domination”, de cette emprise que tu avais sur moi…

Mais je ne suis pas soumise, j’ai un caractère de dogue…

Tu as fait le faux pas… celui qui t’a fait tomber de ton piédestal…

L’homme dominant et directif que j’idéalisais n’était plus qu’un homme comme les autres…

Il fallait que je te quitte pour pouvoir Naitre et assumer celle que je suis

Parfois Dom… parfois Sub… et aussi un tantinet sadique et un peu maso…

Aujourd’hui, la page est tournée, et même si tu as toujours une place dans mon cœur je sais que tu ne peux pas m’apporter ce dont j’ai besoin…

Tu es avant tout un libertin…

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PunitionRecompense

 

La punition est un sujet qui revient souvent dans le BDSM, j’ai longtemps eu un problème avec ce principe (et je crois que j’en ai toujours un…), en tant qu’adulte j’estime ne pas avoir à être punie et surtout pas dans une relation intime.

J’y ai réfléchi, je me suis posé beaucoup de questions, je me suis mise dans la situation d’une soumise, est-ce que j’accepterais d’être punie ? dans quel contexte ? Un Dom qui me punirait garderait-il toujours ma confiance ?

Il faut commencer à comprendre ce qu’est le BDSM pour accepter que la punition fait partie intégrante de la relation D/s. La relation D/s est une relation très particulière, il y a un côté apprentissage, certains parlent de dressage (la ça me fait tiquer), mais quel que soit le terme que l’on emploie c’est une relation de découverte de ses propres limites, pour le Maitre et pour la soumise, et dans toutes phases d’apprentissage l’élève peut être puni ou récompensé…

La punition que je vais évoquer n’est pas un jeu sexuel entre adultes consentants.

Ce n’est pas « Attention si tu n’es pas sage je vais te mettre une fessée »

Ce n’est pas non plus « bats ta femme, si tu ne sais pas pourquoi, elle, elle le sait…»

Bien sûr je ne prône pas la violence faite aux femmes, il me parrait important de le préciser avant que « les chiennes de gardent » ne me tombent dessus, et même si dans le cadre d’une relation D/s la punition peut être faite de coup de cravaches plus ou moins portés, elle est consentie et voulue par celle qui la reçoit, elle fait partie du contrat.

Mais à mon humble avis la punition dans le BDSM ne doit pas être une source de plaisir ni pour le Dom ni pour la soumise, elle doit être rare et juste, acceptée et assumée par les deux parties (Vous l’aurez remarqué je parle plus rarement de la Domina et du soumis c’est une relation que je connais moins).

Si la punition est source de plaisir pour l’un ou l’autre, peut-on encore considéré cela comme une punition ?

Fesser une femme qui aime ça, n’est pas la punir, par contre la frustrer de son péché mignon est certainement beaucoup plus efficace…

Un Dom qui prendrait du plaisir à punir pourrait en abuser. Il pourrait chercher la moindre occasion de punir, ses punitions pourraient être mal vécues, paraitre injustes. Il court le risque de perdre la confiance celle qui s’en est remise à lui, qu’elle doute de ses réelles motivations… La relation de confiance qu’ils avaient pourrait devenir une relation de crainte, comme ces chiens qui rampent devant leur maitre jusqu’à se pisser dessus par peur des coups qu’ils pourraient recevoir dès qu’il approche…

Là on n’est plus dans une relation D/s saine et consentie mais dans une relation de force et de crainte, et malheureusement il y en a aussi…

Je n’ai aucun respect pour ces Doms qui passent leur temps à punir par plaisir, à mes yeux ils ne sont pas crédibles, ils sont comme ces Maîtres-chiens incapables de dresser leurs molosses.

Attention je ne parle pas des « Sadiques » qui vivent une relation avec une soumise masochiste, c’est autre chose que je ne connais pas et dont je ne parlerait pas.

Pourquoi la punition ne doit pas non plus être une source de plaisir pour le Dom, la soumise aime faire plaisir à son Maître, si elle lui donne du plaisir en lui permettant d’être punie d’une certaine façon elle en éprouve une certaine satisfaction, hors ce n’est pas le but d’une punition, la soumise doit ressentir que son Dom lui administre cette punition “contraint et forcé“, donner du plaisir à son Dom par la punition relativiserait l’importance de celle-ci.

Dans une relation D/s la punition doit être utilisée à bon escient et avec parcimonie. Elle doit être expliquée et argumentée pour qu’elle soit comprise et acceptée.

Et lorsque qu’un Dom est amené à punir trop souvent sa soumise, il doit se poser cette question « Est-ce que nous fonctionnons bien ensemble ? »

La reconnaissance ou récompense est aussi importante que la punition, elle donne envie de se dépasser, elle est valorisante, peu importe le type de récompense, le Dom qui connait bien sa soumise saura comment la récompenser. Elle est un peu comme une prime individuelle que votre chef vous aurait attribué, elle est inattendue, elle fait plaisir c’est de la reconnaissance et c’est très important pour ne pas stagner et avoir envie de se dépasser et de donner plus. Mais comme la punition même si elles doivent être plus nombreuses, c’est aussi une preuve de progression, elles ne doivent pas être un acquis.

Vous auriez une prime tous les mois cela deviendrait “normal” et vous ne ressentiriez plus l’envie de faire plus…

Mais ça ça ne marche que lorsque l’on a un bon manager qui ne se contente pas de recevoir et qui sait donner aussi 😉

Cet article n’est que mon point de vue, d’autres auront certainement un autre avis sur les punitions et les récompenses dans le BDSM. N’hésitez pas à vous exprimer, Doms et soumises j’ai très envie de savoir comment vous gérez et vivez les punitions et les récompenses

Et si vous pensez que je dis des bêtises n’hésitez pas à me le faire savoir… mais ne me punissez pas

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

UnVraiMaitre

Un de mes précédent post sur face book a fait l’objet d’une question

C’est quoi un « vrai » Maître ?

J’ai commencé à en croiser certains dans le monde libertin, j’avais beaucoup de mal avec eux, puis au cours de mes échanges ou de mes rencontres je me suis rendu compte qu’il y avait plusieurs sortes de “Maîtres”, ceux qui prétendent l’être, ceux qui le sont, et certains hommes qui ont des aprioris avec le BDSM mais qui pourraient le devenir s’ils allaient au-delà des apparences.

Pour moi On ne devient pas maître par simple jeu.
C’est en soi, il y a des hommes qui sont des dominants nés, ils n’ont pas à faire d’effort
Ils possèdent un charisme naturel, ils sont écoutés admirés, jalousés parfois, craints aussi…
Mais quel que soit le sentiment que l’on a à leur égard, on a envie de les suivre

Je vais faire un parallèle avec le monde du travail
Dans ma vie pro j’ai eu la chance d’avoir d’excellents chefs, mais il y en a un avec qui j’ai apprécié de travailler par-dessus tout.

Il y a dix ans j’ai eu l’occasion de postuler au sein de ma société pour un nouveau poste
Lui devenait le directeur général du site ou je voulais travailler.
Tous étaient inquiets, cet homme a un fort caractère, il est craint et moi aussi. Ils avaient peur que cela fasse des étincelles entre nous, que ce soit un combat permanent, mais le comdir a finalement accepté.

Après une courte période d’observation où nous nous sommes jaugés, testés, parfois cherchés… On m’avait prévenu, mais on l’avait aussi prévenu de mon soi-disant “sale caractère”, nous avons très vite accroché, je reconnaissais ses compétences et pour moi c’était essentiel pour pouvoir le respecter en tant que manager, et lui reconnaissait les miennes. J’étais “novice” dans ce poste il le savait, il était prêt à me guider et j’avais beaucoup à apprendre de lui.

J’étais un peu comme “une soumise” en période d’apprentissage qui avait choisi son “Maître“

Une grande confiance s’est établi entre nous, j’étais à l’écoute et lui aussi, quand je ne savais pas ou que je doutais je n’avais aucune crainte d’aller le voir et de lui dire que je ne savais pas, et pourtant il pouvait parfois être cinglant voire blessant, certains se sentaient humiliés, moi j’ai toujours pris “ses attaques” comme des défis de faire toujours mieux, mon égo n’en était qu’attisé je devais lui prouver que j’en étais capable.
Quand je n’étais pas d’accord avec lui je le lui disais sans crainte des conséquences que cela aurait pu avoir sur ma carrière, parfois il était dur à convaincre mais toujours à l’écoute.
Il fallait argumenter et avoir les bons arguments, évidement ne pas lui dire qu’il avait tort, être plus subtil(e)… d’une certaine façon “le manipuler“
Si je faisais “une erreur” je le prévenais très vite et nous trouvions une solution ensemble.

Cet homme m’a guidé, il m’a fait évoluer, à ses côtés j’ai beaucoup grandi, beaucoup appris
il a fait de moi la professionnelle reconnue que je suis aujourd’hui.

Cet homme est un “Maître” mais dans un autre domaine, et je suis très fière d’avoir été à ses côtés pour mener à bien ce beau projet.

Voilà ma définition du “vrai Maître” c’est avant tout un Manager, de ceux qui ne se comportent pas en “chefaillons”. Ils sont respectés, écoutés, admirés, on a envie de les suivre, de faire partie de leur équipe.
On sait que l’on peut se reposer sur eux et que cela ne nous sera jamais reproché du moment où on est allé au bout de l’effort, où on a fait notre maximum.

C’est aussi un homme qui vous fait accomplir des choses que vous ne pensiez pas être capable de réaliser, il a plus confiance en vous que vous-même. Il vous pousse à aller toujours plus loin et il vous rend fière d’avoir réussi.

Ces hommes-là ont un mental d’acier pour pouvoir faire face à n’importe quelle situation, désamorcer une crise.
Ils savent parfaitement se maîtriser…
Ils connaissent leurs propres limites, ils sont à l’écoute et respectueux, ils dirigent mais ne se comportent pas comme des dictateurs
Ils sont admirés mais ils admirent aussi ceux ou celles qu’ils managent et qui avancent à leurs côtés malgré les obstacles.
Et même si souvent ils ont un égo surdimensionné, ils sont aussi capables de modestie.

Certains et certaines trouveront peut-être étrange de faire un parallèle entre le monde du travail et le BDSM, mais cette relation basée sur le respect et la confiance que j’ai eu la chance d’avoir avec mon DG est unique et rare, comme ces belles relations D/s.

D’une certaine façon il était “Mon Maître” et moi “sa soumise”…

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée