Gang bang ou pluralité

Le gang bang et la pluralité peuvent se ressembler par leur composition : une femme plusieurs hommes.

Mais ils sont très différents, un gang bang va très vite et ne dure pas longtemps, en général deux heures maximum, une pluralité peut durer toute la nuit

Une pluralité est limitée en nombre de partenaires, elle peut aller de 3 à 5 hommes, au-delà c’est plus compliqué. Dans une pluralité les participants sont tous actifs en même temps, et la pénétration et l’érection à la demande n’est pas une obligation contrairement au gang bang, c’est beaucoup plus doux, plus sensuel, ces hommes ne sont pas « brusques » ils prennent leur temps, le temps de faire monter le désir, il y a une part de séduction, on prend un verre ou on partage un diner, on échange, on joue de ses charmes pour déraper doucement, c’est un peu comme une rencontre en duo mais avec plusieurs hommes.

Pour un gang bang il peut y avoir beaucoup plus d’hommes, certaines pratiquantes en veulent une vingtaine, voire plus. Celles qui le pratiquent veulent quelque chose de hard, sans « fioriture », car oui ce sont surtout les femmes qui sont demandeuses de gang bang, elles ont le pouvoir et elles aiment ce pouvoir qu’elles ont sur les hommes, elles veulent être prises dans tous les sens, les faire jouir, tous vite et bien. Elle est préparée bien sur, elle n’est pas prise de force et sans ménagement (sauf si elle le demande). Elle est conduite au milieu d’hommes, et les festivités commencent très vite, pendant qu’elle s’occupe de certains (elle a quand même ses limites, 5 si je compte bien) les autres se branlent pour être prêts au moment où « ils sont sollicités ».

Ça peut paraître dur et avilissant pour une femme, mais ça ne l’est pas, c’est leur choix, et elles y prennent énormément de plaisir, un gangbang c’est intense et très physique, c’est épuisant pour ces femmes, et c’est aussi pour ça qu’en général ça ne dure pas plus de deux heures. Quant aux hommes n’est pas gangbangueurs qui veut, il faut être performant, ne pas faillir, assumer d’être un « gode sur pattes » et surtout ne pas faire de complexe sur la taille de son zizi .

Pour celles qui voudraient se laisser tenter par un gangbang, ne le faite JAMAIS seule, vous devez OBLIGATOIREMENT être accompagnée d’un homme que vous connaissez bien, un homme qui ne jouera pas mais qui CONTRÔLERA tout, un vrai CERBÈRE, dans un gang bang tout va vite, les queues viennent de partout, vous ne saurez pas si celle qui vient de pénétrer votre chatte ne vient pas tout juste de vous sodomiser sans avoir changé de préservatif, idem pour les mains et les doigts. Et si vous n’avez personne pour vous accompagner, il y a des organisateurs pro qui sont là pour ça, et qui font très bien le job. Il vaut mieux s’acquitter du prix d’une entrée en club, plutôt que de prendre un risque pour sa santé.

L’avantage des pros, c’est aussi qu’ils s’occuperont de tout, ils ont une « écurie d’étalons » des hommes respectueux et dont ils sont surs, il suffira que vous leur donniez vos critères de sélection, si c’est une première fois ils sauront vous rassurer, ils vous questionneront et sauront si ce désir doit devenir réalité ou pas, un bon orga s’il sent que vous ne tiendrait pas vous le dira et essayera de vous en dissuader. Et si il voit que vous n’êtes pas à votre aise quand le gang bang aura commencé, que vous ne prenez pas vos marques, il stoppera tout. Il n’a aucun intérêt à vous forcer la main, il mettrait sa réputation et sa crédibilité en jeu.

J’ai souvent croisé ces femmes lorsque je prépare les soirées, elles sont surprenantes, mais toujours radieuses.

Je n’ai jamais fait de gangbang, j’aimerais un jour mais comme gangbangeuse, harnachée de mon god ceinture et pouvoir moi aussi les prendre…

Il faudra que j’en parle un jour à mon ami Z

Précision importante : En aucun cas un organisateur professionnel de gangbang est un proxénète comme certain.e.s voudraient le faire croire, traiter ces personnes comme tel reviendrait à insulter les femmes qui participent à ces jeux en les traitant de prostituées.
Ces organisateurs répondent à une demande de la part de femmes ou de couples qui ne veulent pas perdre leur temps à rechercher des profils sur un site quelconque, ils préfèrent missionner quelqu’un. Cet organisateur passera du temps à sélectionner les participants, il mettra à disposition un lieu et s’occupera de tous les « à côté » pour que vous passiez un bon moment. Il surveillera et garantira votre sécurité, ce qui n’est pas toujours le cas en club où une femme peut se retrouver aux prises de plusieurs hommes et être en mauvaise posture sans que qui que ce soit s’en aperçoive. D’ailleurs dans la plupart des clubs les femmes ne payent pas… Souvent elles sont juste des appâts pour faire venir ces messieurs.
Avec un organisateur professionnel au moins c’est clair tout le monde paye le même tarif.
Répondre à ces demandes c’est son travail et tout travail mérite salaire

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

BienLibertiner

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Les libertin.e.s seraient “sans tabous” et pourtant il y en a un qui l’est pour beaucoup, c’est l’amour…

Quand j’ai débuté dans le libertinage, je ne faisais que des duos, ce qui pour moi n’est pas du libertinage, ce ne sont que des aventures sans lendemain, du plaisir partagé entre deux adultes consentants qui n’attendent rien l’un de l’autre.

L’envie d’aller plus loin était là, mais j’ai toujours eu du mal à concevoir de libertiner seule. Je ne m’imaginais pas rencontrer un couple ou aller en soirée et rentrer seule, j’avais envie de pouvoir terminer la soirée dans des bras ou j’aurais pu me blottir, échanger sur nos émotions ressenties, retrouver de la tendresse… ce que je ne peux faire qu’avec un homme pour qui j’éprouve des sentiments, je suis assez pudique et j’ai du mal à dormir ou partager mon “cocon” avec quelqu’un que je n’aime pas.

Je sais… ça peut paraître “bizarre” de ne pas pouvoir partager sa chambre et de pouvoir s’envoyer en l’air avec un inconnu, ou de partager son homme… Mais je préserve mon “chez moi” c’est mon refuge, peu y sont invités.

Pour moi le libertinage rime avec partage… et avant tout le partage de sensations, d’émotions et de plaisir avec son ou sa partenaire.

Beaucoup ont un.e ou des “complices” pour des trios, des rencontres avec des couples, des soirées, ou d’autres jeux, ils peuvent en changer selon le thème des soirées et des disponibilités de chacun et chacune. Certains m’ont proposée de devenir “mon complice officiel”, mais je préfère évoluer seule, je ne suis pas une “complice de baise”, cela ne me suffit pas, j’ai besoin de plus…

J’ai eu la confirmation que pour bien libertiner j’avais besoin d’amour lorsque j’ai rencontré un homme dont je suis tombée amoureuse, nous avons libertiné ensemble, peu de fois, mais à chaque fois c’était magique.

Dans ces moments de partage avec d’autres, nous étions très attentifs l’un à l’autre, des regards complices, pas dans le sens du libertinage. Il y avait un vrai lien entre nous, un lien qui s’enrichissait des autres et qui devenait plus fort.

Nous sommes parfois allés en club. J’adorais m’exhiber en le suçant. La croupe tendue, offerte aux caresses de mains que je ne voyais pas, j’aimais sentir les regards sur nous, ou regarder d’autres hommes en les provoquant, avec lui je pouvais le faire je me sentais en sécurité, si un homme dérapait il intervenait, il me suffisait d’un geste ou d’un regard pour qu’il comprenne, comme je pouvais aussi “le reprendre en main” si je le voyais aux prises d’une furie dont il n’arrivait pas à se débarrasser. Et même quand nous n’étions pas l’un avec l’autre nous n’étions jamais loin l’un de l’autre, toujours visibles, jamais séparés. Quand il m’observait, je ressentais une certaine fierté chez lui qui me donnait encore plus envie de me comporter en “salope”… “SA salope”… il y avait une évidence qu’au milieu de tous et avec tous nous ne faisions qu’un. Notre excitation était à son comble et nous finissions toujours la soirée ensemble, heureux de nous retrouver pour mieux nous déguster.

J’aimais aussi le voir avec une autre, j’aimais le voir jouir, j’aimais croiser son regard, être spectatrice de son plaisir, juste spectatrice, sans intervenir… Je suis à la fois exhib et voyeuse, et j’ai certainement un petit côté candauliste … Il lâchait rarement prise, toujours plus soucieux de moi que de lui-même et quand il le faisait c’était un vrai bonheur, une marque de confiance qu’il me faisait, j’adorais l’entendre râler et jouir. Lors d’une soirée avec un couple il s’est excusé de s’être complètement laissé aller, un moment très fort qu’il venait de vivre avec cette femme, il avait simplement oublié ma présence… Il a culpabilisé, et moi je m’étais délectée de ce moment, je n’en avais pas perdu une miette, le mari de cette femme non plus mais lui contrairement à moi l’avait mal vécu ce qui m’a permis de profiter amplement de ce délicieux spectacle… Ses excuses m’ont touchée, je ne m’y attendais pas. Je crois qu’un simple complice ne l’aurait pas fait…

Depuis nous nous sommes séparés et même si je suis plus à l’aise pour sortir seule, aller en soirée et rencontrer des couples, je sais que je ne peux pas vraiment “libertiner” sans ce lien, il me manque quelque chose, j’ai besoin de ce partage avec l’autre, mais un autre que j’aime et qui m’aime, un autre qui est attentif à moi et inversement. NOUS avec les autres, et pas chacun de notre côté pour se retrouver à la fin de la soirée, rentrer et s’endormir comme si nous étions simplement allés au cinéma…

Il y a aussi certaines pratiques que je ne peux pas faire avec un partenaire “lambda”, des pratiques dont je n’ai pas envie si je n’ai personne avec qui les partager, comme un trio HHF ou une pluralité. J’ai besoin d’être accompagnée d’un homme avec qui j’ai une relation forte. Un homme en qui j’ai toute confiance, un homme qui me connait bien, un homme qui va tenir les rennes, guider nos partenaires, me protéger ce qui me permettra de lâcher prise sans me soucier de problèmes d’hygiène ou du port du préservatif, un homme qui fera de moi “la Reine” de cette soirée, SA reine. Pour ces pratiques j’ai besoin de me sentir respectée, qu’il n’y ait aucun doute. Ce genre de rencontre est un cadeau qu’un homme me fait et pas un cadeau qu’il offrirait à “ses potes”.

Etre un objet sexuel est un jeu délicieux quand on n’a pas le sentiment d’être utilisée… Et je ne peux être l’objet sexuel que d’un homme qui me respecte et qui a des sentiments pour moi. Un objet précieux qu’il chouchoute, auquel il fait très attention… pas un objet de la vie courante qu’il pourrait remplacer très facilement…

Je ne conçois plus une vie “conventionnelle” avec un homme, je sais que j’ai besoin de ces moments très particuliers et que si j’étais dans une vie de couple “Normale” je serais frustrée et malheureuse pour l’avoir déjà vécu.

Ce n’est pas lié à une soif de sexe, si c’était seulement ça je me contenterais de duos, il me suffirait d’aller sur un site conventionnel ; non, c’est plus que ça, j’ai besoin de ce partage et avant tout avec celui que j’aime.

Je suis une hédoniste avant d’être libertine, et je compare souvent les plaisirs du sexe à ceux de la table. J’aime cuisiner pour celui que j’aime et recevoir nos amis.

“ Le libertinage c’est vivre sa sexualité comme des gastronomes,
Apprécier les plaisirs du lit comme ceux de la table…
Partager cette table avec des amis, inventer des plats…
Tout en raffinement, sans excès, sans vulgarité,
Juste par désir… désir de jouer… désir des autres…
Par plaisir… plaisir d’aimer… plaisir de partager…”

Une majorité de libertins pensent qu’il ne faut surtout pas mélanger avec une vie amoureuse, ne pas faire de sentiments. Certains s’éclatent sur wyylde ou nouslibertins et vont chercher leur compagne de vie sur meetic ou d’autres sites ”plus respectables”… Tout en continuant à s’éclater dans le dos de leur nouvelle compagne…

Je ne suis pas d’accord avec cette idée qu’il faut éviter les sentiments, parfois il y a de belles rencontres, des rencontres improbables, inattendues, mais il ne faut pas les chercher, il ne faut pas s’inscrire sur un site libertin pour trouver l’amour, le faire c’est courir à l’échec, mais quand cela arrive pourquoi refuser ce beau cadeau que la vie nous fait…

C’est magique de pouvoir libertiner en couple.

C’est vrai que cela complexifie la relation, il faut gérer la jalousie éventuelle, jalousie que j’ai connue, jamais dans le cadre de nos rencontres, mais j’avais du mal à accepter ses rencontres solos, et même lorsque c’était des couples, dès que je sentais qu’il y avait un plus avec elles ou eux… je le vivais mal… Je me sentais mise à l’écart.

Nous n’étions plus dans LE PARTAGE.

Ses rencontres solos ne m’auraient pas posé de problèmes, si nous en avions parlé, comme lui aurait pu vouloir me faire rencontrer un autre homme… Des rencontres exceptionnelles et organisées dans un jeu entre nous… Un jeu qui nous permettrait de faire monter notre excitation pour mieux nous retrouver…

Il arrive aussi que l’on éprouve un désir pour quelqu’un d’autre, un désir fort.
Juste une pulsion sexuelle pour un homme ou une femme que l’on n’arrive pas à refréner. Un désir incontrôlable, obsessionnel… Quand on est libertin.e et en couple, c’est quelque chose que l’on peut et que l’on doit envisager, désirer un tiers fait partie de l’ADN du libertin, et il ne faut ni se mentir, et encore moins mentir à l’autre, quand on choisit ce mode de vie la confiance est primordiale, on peut vouloir interdire cette rencontre mais cela risque d’entrainer mensonge et désillusion. Il faut en parler et si cette rencontre est inévitable et que l’on tient à son couple il vaut mieux éviter qu’elle se transforme en relation suivie.

C’est quelque chose que je pourrais “éventuellement” accepter mais si cela reste exceptionnel.

Et si je crois que l’amour est possible entre libertins, rares sont les couples qui tiennent lorsqu’ils se sont formés dans la communauté. Ceux qui sont solides sont le plus souvent les couples qui sont venus au libertinage ensemble, un choix commun, ils ont établi des règles et ont une base solide, ils se sont découverts avant, dans un contexte plus conventionnel.

Ils vivent une infidélité partagée, tout en restant fidèle l’un envers l’autre.

Chez les libertins, beaucoup préfèrent préserver leur célibat, la plupart parce qu’ils ne veulent pas d’attaches et tiennent à leur précieuse liberté, ceux-là s’enfuient immédiatement dès qu’un soupçon de sentiment pointe le bout de son nez.

D’autres n’assument simplement pas “leur jalousie”…

C’est si facile de “baiser” la femme des autres mais accepter de voir sa chérie prendre du plaisir avec un autre c’est plus difficile à avaler… et s’ils ont l’impression qu’elle prend plus son pied qu’avec eux beaucoup le vivent mal (c’est aussi valable pour les femmes).

Sur les sites libertins y a aussi beaucoup d’hommes mariés (et des femmes) qui cherchent une complice, ce qui leur permet de rentrer en club à moindre frais, de participer à des soirées réservées aux couples, une partenaire célibataire de préférence et qui accepte de s’adapter à leurs contraintes horaires. Ils forment un couple mais ne sont pas amoureux. Lorsque j’ai envie de rencontrer un couple, je choisis toujours de vrais couples, j’aime savoir qu’après notre soirée ils vont se retrouver et s’aimer, comme moi j’ai pu le faire, je les imagine heureux, j’ai aussi besoin de ressentir l’amour qu’il y a entre eux.

D’autres encore, après un gros coup de cœur vont trop vite, ils ne prennent pas le temps de construire une relation solide. Pour bien libertiner ensemble il faut apprendre à se connaitre, s’assurer qu’on a les mêmes valeurs et les mêmes attentes. Et surtout rester discrets… Il y a toujours des “âmes bien intentionnées” qui viendront vous mettre en garde sur l’élu de votre cœur.

“Pour vivre heureux, vivons cachés.”

Mais heureusement il y a aussi de belles histoires et de belles rencontres.

Certains sont capables de vivre et de gérer un libertinage séparé, mais c’est plus rare.

Dans la communauté libertine on peut trouver l’amour, certes c’est plus difficile… il faut se préserver plus qu’ailleurs… Laisser du temps au temps…

On dit que l’amour rend aveugle… mais dans ce contexte il faut surtout garder les yeux bien ouverts… Et la tête froide… Ne pas se laisser emporter par ses sentiments…

Tout est possible… Je crois en l’amour… et je pense qu’on peut le rencontrer n’importe où… A la boulangerie… Dans un café… le train… et même sur un site libertin… Et quand on est libertin.e.s et qu’on ne veut pas renoncer à ce mode de vie… Où le rencontrer si ce n’est sur de tels sites…

Mais il ne faut pas le chercher à tout prix, ce n’est pas le fonctionnement de ces sites. Ce sont des sites légers fait pour des rencontres légères… Des rencontres sans lendemain…

Les vraies rencontres amoureuses y sont rares…

Et quand ça arrive… n’ayez pas peur d’aimer… Ne passez pas à côté de ce qui pourrait être LA rencontre, votre plus belle histoire…

Faites juste attention à vos émotions…

Ne rien chercher, ne rien attendre… Simplement se laisser surprendre.

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

Chasseursprédateursprédatrices

J’essaie toujours de montrer les communautés que je côtoie et mes pratiques de façon positive. Mais il ne faut pas se voiler la face, tout n’est pas rose.

Concernant les prédateurs et les prédatrices, je parlerai du monde libertin, c’est celui que je connais le mieux, mais j’imagine qu’il y en a aussi ailleurs, et je m’adresserai avant tout aux femmes, je ne peux que très peu parler des problèmes rencontrés par ces messieurs.

Sur tous les sites, qu’ils soient conventionnels ou non, vous avez des êtres malsains qui essaient de tirer parti de la solitude ou des fantasmes des autres.

Et le libertinage n’y coupe pas, bien au contraire.

Il y a des pratiques que je qualifierais de sans conséquences “dramatiques”…

Par exemple ces organisateurs qui vous invitent à leur soirée et qui veulent vous imposer un droit de cuissage… Et oui ça existe…

Au début de mon inscription sur les sites, j’étais approchée par ces organisateurs… Forcément une petite nouvelle… De la chair fraîche…

Comme je ne connaissais encore personne, je voulais d’abord les rencontrer avant d’accepter leurs invitations…

“Pas folle la guêpe, elle aime bien savoir quel nid elle s’apprête à rejoindre…”

L’un d’eux m’a explicitement fait comprendre que si j’acceptais son invitation, en tant qu’orga il se servirait d’abord et qu’ensuite il m’offrirait à ses invités…

“Ben voyons chéri tu m’as bien regardée… Je suce qui je veux, quand je veux !
Et la devise des libertins tu l’aurais pas un peu oubliée par hasard…

« Tout est possible, rien n’est obligatoire »

Bien entendu je n’ai pas donné suite… Et même si je n’apprécie pas ce comportement, je ne le mettrais pas dans la catégorie des “Grand Prédateurs”, peut être juste des chasseurs, et je lui reconnais une certaine “honnêteté”, celles qui acceptent ne peuvent pas dire qu’elles ne savaient pas.

Mesdames, quand les choses sont claires, ne venez pas vous plaindre après et assumez aussi votre bêtise !

Par contre il y en a d’autres qui ne sont pas aussi “transparents” et si vous ne faites pas attention, vous pouvez vous retrouver en mauvaise posture.

Quand on vient de s’inscrire, c’est très flatteur, c’est fou le succès que l’on a, tout le monde vous veut… Et c’est là qu’il faut être encore plus méfiantes…

La plupart de ceux qui entrent en contact avec vous dans le premier mois qui suit votre inscription ne sont que des chasseurs, ils pistent toutes les nouvelles, ils ne sont pas dangereux juste un peu lourds et ils sont souvent bredouilles…

Vous n’avez même pas encore terminé de compléter votre fiche qu’ils “vous sautent dessus” et vous parlent de vos fantasmes et de vos attentes, comme si vous vous étiez confiée à eux… de votre classe, de votre beauté et de votre sensualité… même quand vous n’avez pas encore publié une seule photo…

Mais il y a aussi de vrais prédateurs…

Le BDSM se démocratise, et c’est très bien, mais il y a un réel danger pour certaines libertines novices. Dans la communauté libertine vous trouverez de vrais profils qui pratiquent la D/s et aussi des jeux libertins ; bon je sais certains vont me dire il ne faut pas mélanger les genres… peut-être mais les faits sont là, le BDSM s’implante dans la communauté libertine et de plus en plus, et il y a des hommes malsains sortis de nulle part qui se prétendent “Maîtres” et profitent de cette situation.

Le BDSM est constitué de multiples pratiques, et il y en a une que l’on retrouve beaucoup dans le libertinage, et c’est logique puisqu’elle est très liée au sexe, ce sont ces hommes qui “offrent” leurs soumises.

Quand c’est voulu par les deux parties, que c’est un vrai couple D/s, ça ne me pose pas de problème, mais quand c’est de la manipulation et de l’utilisation de femmes naïves, ça me met hors de moi.

Il y a sur ces sites de vrais chasseurs, et quel plus beau gibier qu’une libertine novice, gourmande, voire très gourmande… et qui avouerait des fantasmes de Domination/soumission…

Miam… faites attention… eux aussi ont grand appétit…

Ces prédateurs se font passer pour des “Doms” ou des “Maitres BDSM”.

Certains vont y aller directement, ils vous proposeront “une éducation“, ou vous serez livrée, offerte, etc… Ces messages j’en ai malheureusement tous les jours…

D’autres vont être plus subtils… plus manipulateurs… Ils essayeront de voir si vous êtes “ouverte” aux pluralités ou au gang bang et pourquoi pas aller jusqu’à une “public disgrace” savoir si vous avez déjà eu le fantasme de vous prostituer… ils ne vous poseront pas la question directement, ils vous mettront en confiance, ils vous amèneront à vous livrer…

Il n’y a aucune honte à ces pratiques, et une libertine avertie les assume et n’a besoin de personne pour trouver ses partenaires ; sur les sites il y a des groupes d’hommes constitués qui se sont “spécialisés” dans les gang-bang ou les pluralités, des hommes tout à fait respectueux prêts à assouvir le désir de leur partenaire féminine ; il y a aussi des organisateurs qui s’occupent de tout, de façon pro et payante [évidemment c’est payant ce sont des pros] il faut bien qu’ils gagnent leur vie, et payant pour tous les participants hommes et femmes, les gangbangueurs et la gangbanguée : ce n’est pas plus cher qu’une entrée en club et vous êtes en parfaite sécurité, ils font attention à tout, ils sont là et ne participent jamais, vous n’êtes pas manipulée, c’est vraiment votre choix, vous avez passé une “commande” et la discrétion est garantie.

Mais d’autres femmes ont honte de ces envies, elles n’osent pas, ces prédateurs vont très vite les cerner, Ils vont leur expliquer qu’en se soumettant à eux… elles vont se libérer de toute culpabilité…Qu’elles seront libres de se laisser aller… Libres de s’offrir par délégation…
Elle s’offre à lui… il lui offre la liberté d’assumer ses pulsions…
Il l’exempte de toute honte, la libère du carcan de l’éducation qu’elle a reçue…
Elle n’est plus responsable de rien, en devenant son Maitre, il prend la responsabilité de sa sexualité…

C’est une des pratiques de certaines relations D/s, et elle est très saine quand elle est voulue en toute conscience par le couple, soumise et Maitre compris.

Et c’est une très jolie pratique quand le Maitre est “au service” du plaisir de sa soumise.

Mais dans le monde libertin (je ne parlerais pas de celui du BDSM je ne le connais pas assez) j’ai rarement vu des hommes offrir ces femmes avec de bonnes intentions… Ils me donnent plus souvent la vision d’un groupe de potes qui se partagerait une pizza… Il m’est même arrivé d’avoir de gros doutes… une suspicion de prostitution “déguisée”… sans que ces femmes ne le sachent… Sous prétexte d’organiser un gang bang pour ELLES, ces hommes vont profiter de ce qu’elle est occupée, pour réclamer leur dû…

Et oui malheureusement ça existe aussi…

Ces hommes-là peuvent faire d’énormes dégâts psychologiques sur ces femmes, encore plus importants si elles sont tombées amoureuses.

J’ai échangé plusieurs fois avec certains d’entre eux, connaissant un peu le BDSM, sa philosophie et ses pratiques et aussi des couples D/s qui sont dans ces jeux. Je me suis fait passer pour une novice, je me suis bien amusée à les pousser dans leurs retranchements.

Quand vous entrez en contact avec quelqu’un, à moins d’être adepte de speedsex, la relation est d’abord virtuelle. Il faut faire attention aux demandes de photos ou de vidéos, soyez très vigilante avant d’accepter. N’exposez jamais votre visage. Ne soyez pas reconnaissable, vous n’avez pas l’assurance qu’il les gardera seulement pour lui. Certains les vendent ou les utilisent sur d’autres sites sans votre accord

Il y a aussi les prédatrices, des escorts, celles qui cherchent des sugar daddy, « des dominettes » qui monnaient “leur séances” dont certaines cherchent aussi des soumises “à offrir” et bien souvent ce ne sont pas des pros, les vraies pros ne sont pas sur les sites libertins, ce sont juste des opportunistes qui se sont aperçu qu’il y avait une vraie manne financière à exploiter…
Souvent elles n’ont pas de témoignages sur leur fiche, mais elles sont là… Et c’est aussi pour ça que beaucoup d’hommes prennent les libertines pour des putes…

Je pourrais aussi vous parler des voleuses et des voleurs… mais je ne le ferais pas… je vous conseillerais seulement d’être vigilants/vigilantes avant de faire entrer qui que ce soit chez vous.

Mesdames si vous êtes novices dans le monde du libertinage faites attention à votre fiche… ne vous livrez pas trop… restez discrètes et faites surtout très attention à qui vous aborde… N’hésitez pas à détailler les fiches, lisez les témoignages reçus, lisez aussi ceux qui les ont donnés, ceux qu’ils ont donné… Analysez…

Dans ce monde les belles gueules et les beaux parleurs sont légions, et certains et certaines ne sont pas jolis/jolies…

Mais on y fait aussi de très belles rencontres, il suffit de se protéger … et pas qu’avec un préservatif !

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Un grand moment de panique

Mais aussi un de mes moments les plus drôles de ma vie libertine…

Certains le savent, j’organise des soirées avec quelques amies, et en particulier des soirées 100% femmes. Dans ces soirées je joue très peu, je n’en ai pas vraiment le temps, mais parfois il arrive que l’une des participantes m’entraine dans ses jeux.

Et c’est ce qui est arrivé lors de la soirée “Le couvent des libertines”

Je ne sais pas si c’était la pleine lune ce soir-là, ou le fait d’être vêtues en bonnes sœurs lubriques, mais elles étaient toutes déchainées.

Dans les participantes il y avait une jolie blonde d’une quarantaine d’années, je la connaissais déjà, elle était venue plusieurs fois.

Une fille simple et naturelle, et très sympathique.

Quand elle se sent bien, que l’ambiance lui plait, elle se met à planer…

Elle était en train de danser lascivement… toute seule… lorsqu’elle me voit et m’entraine vers l’un des canapés.

Je n’avais pas prévu de jouer, j’allais juste mettre une batterie chargée dans mon appareil photo. Mais je ne sais pas pourquoi ce soir-là je me suis laissée entrainer par cette jolie blonde

Je ne suis pas une vraie bi, mon plaisir passe essentiellement par l’homme, mais j’aime le plaisir des femmes et j’aime le leur donner.

J’ai donc commencé à jouer avec ma jolie blonde qui était très très gourmande, mes mains s’activaient, timidement d’abord… un doigt… puis deux… puis trois…
Je sentais par ses mouvements qu’elle en voulait plus… qu’elle attendait autre chose…
Moi je ne savais pas quoi faire, j’avais peur d’aller trop loin… peur de la blesser… Je n’avais jamais fisté une femme et je n’avais jamais imaginé le faire et encore moins sans être guidée la première fois…

Je regardais autour de moi… personne…

Mes doigts continuaient à s’activer… et son bassin ondulait de plus en plus…

Dieu soit loué !… (c’était une soirée couvent, je peux me permettre d’invoquer Dieu 😇)

Ma belle Lady, ma complice de soirée arrive et me rejoint…
Je lui dis à voix basse que je pense qu’elle veut que je la fiste mais que je ne l’ai jamais fait et que je n’ose pas…

Elle jette un coup d’œil, un peu comme une sage-femme qui vérifierait la dilatation du vagin, puis elle me prend la main et la pousse pour l’enfoncer jusqu’au poignet.

Mon cœur bat à 300 à l’heure…

Elle me rassure… Elle m’indique quoi faire… nous nous remplaçons… à nous deux nous la pénétrons tour à tour…
Et enfin la sensation de son emprise… ce poignet serré que je ne pouvais plus retirer…

J’ai adoré…

Dès que je l’ai pu, j’ai retiré ma main doucement, la jolie blonde était partie dans un autre monde…
Un monde où elle n’entendait rien et ne voyais plus rien…

Et la grand moment de panique !…

“- Lady je n’ai plus mon bracelet, il a dû se décrocher dans son vagin !
– tu déconnes ?
– non, non je suis sérieuse je ne le quitte jamais et je l’ai plus
– Attends je vais voir”

Et voilà ma Lady qui retourne chercher mon bracelet, qui n’y était pas bien sûr…
Il s’était bien décroché mais je l’ai retrouvé ensuite entre les coussins du canapé

Après ce moment de panique, nous avons été prises d’un fou rire incontrôlable. Notre jolie blonde a émergé se demandant ce qu’il se passait

On lui raconté, elle nous a simplement dit “ Je suis bien partie, c’était top”.

Elle était ravie et c’était là l’essentiel

J’ai fait une autre “bêtise” ce soir-là… J’avais une poussière dans l’œil et je me suis frotté les yeux sans m’être préalablement laver les mains… résultat une conjonctivite impressionnante, deux semaines avec des yeux de lapin atteint de myxomatose…
Et que dire à son médecin qui vous demande comment vous avez fait pour que l’infection soit aussi foudroyante…

“Oh rien de bien spécial docteur, juste une petite partouze entre filles ce week-end, je me suis frotté les yeux avec ma main qui sortait d’un vagin…”

Quand on y repense, on en rit, mais prise dans le jeu, tout ce que j’ai fait ce soir-là va à l’encontre de mes principes d’hygiène.

Je bats ma coulpe !

Petit rappel :
Fist => mains propres, gants chirurgicaux, aucun bijou

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50nuances

J’ai la chance et la possibilité de côtoyer communauté libertine et BDSM
Deux communautés qui se disent ouvertes d’esprit et tolérantes…

Alors OUI elles sont ouvertes d’esprits et tolérantes vis-à-vis des pratiques sexuelles des uns et des autres…

Par contre en ce qui concerne les autres communautés, les débutants, les amateurs, les petits joueurs ou les touristes… le seuil de tolérance n’est plus du tout le même, et ces derniers temps je ressens plus de mépris que de la tolérance.

Je vais prendre deux exemples concrets, Dans le libertinage ceux qui se targuent d’être de “vrais libertins” et qui passent leur temps à critiquer les “faux libertins”, et dans le BDSM ceux qui vivent leur relation D/s sept jours sur sept, 24 heures sur 24 et qui sont parfois très méprisants envers ceux pour qui le BDSM n’est qu’un jeu…

AÏE… Ne me frappez pas, si, si je vous voie là, derrière votre écran en train de ronchonner ou de vous gausser…

Je vais commencer par le BDSM, d’une part parce que c’est un univers que j’aime et un sujet qui me tient à cœur et c’est aussi une communauté dans laquelle je me suis parfois sentie “snobée” voire “méprisée”, certainement parce que je suis plus “atypique” que dans la communauté libertine.

Quand j’ai commencé à m’intéresser au BDSM, j’avais envie de voir, de savoir, de comprendre, donc de participer à une soirée. J’avais quelques contacts dont un homme avec qui j’avais une relation “vanille” qui fréquentait cette communauté. On en a discuté, il était d’accord mais il m’a expliqué que la seule possibilité pour moi d’assister à une soirée, était de porter un collier et de me comporter en soumise, de garder la tête baissée et de ne parler à personne sans y être autorisée …

EUH… Comment ? Pardon ? Tu m’as bien regardé ? Tu plaisantes j’espère… Même pas en rêve !…

Évidemment il était hors de question pour moi d’être autre chose que ce que je suis, je voulais pouvoir découvrir et aussi échanger librement avec les personnes. Participer à une soirée dans ces conditions ne m’apporterait rien et risquait surtout de m’écœurer, de me frustrer et de m’énerver.

Et chaque fois que j’évoquais mon envie de découverte, on me faisait remarquer que ce n’était pas un monde pour moi, que je n’avais rien à y faire puisque de toute façon je n’étais ni soumise ni Domina.

“Lâche l’affaire, c’est pas pour toi !…”

OK je ne suis ni soum, ni dom… mais je suis attirée par ce monde, par ces jeux, pourquoi cela pose-t-il tant de problème ? Pourquoi ce rejet ?

Et ben non c’est ballot !… Je suis un vrai pitbull et quand je veux quelque chose je fais tout ce qu’il faut pour l’obtenir…

Dans le cadre de soirées libertines réservées aux femmes j’ai pu créer un lien privilégié avec deux soumises, une qui n’a actuellement plus de Maitre et une autre qui vit une belle relation D/s depuis trois ans.

Grâce à elles j’ai pu mettre un pied dans ce monde qui m’attirait, j’ai pu rencontrer de vrais couples D/s qui m’ont acceptée telle que je suis, ni soumise ni Domina, juste une femme avec ses envies et ses désirs et une libido particulière que je découvrais…

J’ai pu commencer à jouer

Quelques temps plus tard j’ai voulu organiser une soirée BDSM, j’en ai parlé avec mon amie soumise, nous voulions que ce soit une soirée de découverte pour des femmes comme moi, des hommes aussi, des personnes attirées par ce monde mais qui ne savaient pas comment frapper à cette porte qui semblait si lourdement fermée.

Nous avons sélectionné 5 Maîtres que nous connaissions, ils ont tous accepté.
L’idée n’était pas de faire une soirée “cirque” en montrant des singes savants à un public, nous ne voulions pas faire une soirée de démonstration, ni exposer nos Maîtres et soumises à de la curiosité malsaine, nous avions trop de respect pour eux et cela aurait été trahir la confiance qu’ils nous accordaient. Nous avons fait très attention au casting, il y avait quelques novices mais très peu et des novices avec une vraie volonté de découvrir ce monde et d’y participer dans le respect et les limites de chacun. Des femmes seules, et des couples libertins avec des orientations D/s dans leurs jeux.

Et comme pour les soirées femmes nous n’avons pas mis en place de scénario prédéfini, juste un fil conducteur avec le thème, pour que chacun se sente libre de se découvrir et de jouer avec qui il a envie s’il en a envie.

On avait quand même le “trouillomètre” à zéro, une soumise sans maitre et une bourgeoise délurée qui organise une soirée BDSM, c’était risqué et certains pensaient qu’on allait se casser la figure…

On avait envoyé les invitations il fallait aller au bout de l’aventure

Ça a été une très belle soirée, les affinités se sont créées naturellement. Il y a eu de belles rencontres. Des contacts se sont créés, des personnes qui se sont revues ensuite.

Des femmes qui ont osé, osé jouer à des jeux dont elles avaient envie, des jeux qu’elles n’imaginaient pas, en toute sécurité. Elles ont découvert de nouvelles sensations de nouvelles pratiques.

Une soirée ou Maîtres et soumises étaient ravis de nous faire découvrir leur monde.
Des soumises qui ont tenu la main de libertines lors de jeux plus poussés, les ont accompagnées dans leur découverte.

Bon ben voila !… Ce monde n’est pas si fermé que ça !… On y arrive !…

Depuis nous avons organisé d’autres soirées, elles sont attendues, surtout de la part des femmes ou des couples novices. Bien sur il y a des soirées ou tous peuvent s’inscrire, mais une soirée organisée par des femmes mets en confiance, les femmes seules se sentent en sécurité, il n’y a pas que des personnes pratiquant le BDSM, c’est rassurant. Et nous faisons toujours très attention au casting et toujours avec la volonté de faire découvrir ce monde et de permettre à des femmes de se révéler en toute sécurité (je parle plus souvent des femmes, nos soirées sont faites pour elles).

Ensuite j’ai participé en tant qu’invitée à un gros événement d’une communauté importante dans le BDSM, là aussi j’ai rencontré des personnes formidables et très accueillantes.

Je n’étais pas forcément à ma place, je me cherchais, mais je me suis sentie bien, je n’avais pas l’impression d’être “un cheveu dans la soupe”.

J’ai eu envie d’aller plus loin, mais devenir adhérente de cette communauté c’était trop tôt et je ne savais pas si c’est ce dont j’avais envie, j’ai découvert qu’il existait des groupes facebook, dont un groupe géré par cette communauté, j’ai rejoint deux de ces groupes

Et là j’ai déchanté !… Mon monde de bisounours s’est effondré !…

Le débat qui existe chez les libertins sur les faux et les vrais, je retrouve ce même débat dans le BDSM sur les faux et les vrais…

Et comme chez les libertins… je me demande ce que je fous là !…

Et comme chez les libertins je rencontre des personnes très ouvertes d’esprits et accueillantes en soirée, et d’autres très critiques et vindicatives dans les groupes de discussions… ironiques parfois vis-à-vis de certains et certaines qui pratiqueraient un BDSM de plaisir… un BDSM qui serait “libertin”…

Que faire ? renoncer ?

Ou se situer ? Comment se positionner ?

Moi aussi je ronchonne souvent après certains malotrus qui se prennent pour des Maîtres.

Moi aussi je suis dans la critique parfois, voire dans le rejet de certains profils…

Qui suis-je ?

Vraie libertine ? fausse libertine ?

Ai-je ma place dans le BDSM ?

Je me suis posé beaucoup de questions, puis il m’est venu une image…
Et si on regardait les choses sous un autre angle… celui du sport…

Dans le BDSM il y a ceux qui vivent leur BDSM au quotidien, c’est un vrai choix de vie, une philosophie. Ils sont comme des sportifs de haut niveau, ils font preuves de beaucoup de volonté et de disciplines, les soumises et les soumis font preuves d’abnégations, ils et elles acceptent certaines “souffrances” certains “sacrifices” pour avoir le plaisir de jouer et de gagner, comme les grands sportifs.

Il y a aussi les amateurs éclairés, ceux qui sont passionnés par cette discipline mais qui ne vivent pas le BDSM au quotidien, ils maitrisent parfaitement les jeux, les règles et les codes. Ils investissent dans leur matériel, suivent un entrainement parfois poussé, ont une vraie connaissance de leur sport préféré, mais ils ont aussi d’autres jeux. Ils sont admiratifs des vrais joueurs, mais leur but à eux est simplement le plaisir de jouer… sans les contraintes… Et quelle fierté pour eux lorsqu’ils sont invités à se mesurer “aux pros”.

Puis il y a aussi les simples amateurs, des joueurs occasionnels qui apprécient pouvoir de temps en temps entamer une partie. Ils ont un peu de matériel, juste de quoi jouer, ça leur suffit.

Et bien sûr il y a aussi ceux qui ne font que regarder, qui ont la critique facile sans jamais avoir pratiqué, ceux qui font n’importe quoi (attention aux blessures) … Et les amateurs aux égos surdimensionnés qui se pensent plus forts que tous… Mais oublions ces dernières catégories, elles ne sont pas intéressantes.

Avant d’être un “vrai libertin” on a tous été novices ou débutants, on a tous appris, tâtonné, fait des erreurs…

Et pour ceux qui vivent un BDSM “philosophique”, j’imagine qu’avant de devenir DOM ou soumis/ soumise, vous avez eu une étape de découverte, vous n’êtes pas devenu ce que vous êtes du jour au lendemain, que vous veniez du libertinage ou d’ailleurs.

Doms, soums ou libertins/libertines, vous avez certainement douté, vous vous êtes surement posé cette question ”Est-ce que ce monde et ces jeux sont ceux que je veux ?”

Que ce soit dans le libertinage ou le BDSM, n’oublions pas d’où nous venons, soyons tolérants, acceptons les autres tels qu’ils sont.

Quant à la bourgeoise délurée elle continue son chemin dans un monde qu’elle aime et qui n’est pas tout à fait le sien… mais un chemin fait seulement de jeux, de plaisirs et de passions et de liberté. Et tant pis pour ceux et celles qui ne m’acceptent pas telle que je suis.

A mes belles rencontres D/s

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

VivreHeureux

confidentialite

On est beaucoup à avoir vu la nouvelle campagne d’affichage de Wyylde

Ma première réaction a été c’est top de pouvoir communiquer sur le monde libertin de cette façon en pleine ville sur les Abribus, les mentalités évoluent…

Et puis il y a eu le deuxième effet kisscool, j’ai supprimé toutes mes photos et vidéos.

J’avais déjà croisé des collègues ou des subalternes sur des sites conventionnels personnellement je n’ai pas envie de les croiser sur un site libertin, ma vie sexuelle ne regarde que moi et certainement pas mon univers pro.

Lorsque ces sites étaient assez confidentiels ça ne me dérangeait pas, après tout ceux ou celles qui venaient sur ces sites avaient un minimum de connaissances de ce monde et même s’ils étaient novices comme moi à une époque, ils avaient une réelle envie de découvrir ce monde.

Depuis que je suis inscrite, je trouve que le manque de respect grandi, les personnes intéressantes sont de moins en moins actives, quand elles ne disparaissent pas, ne trouvant plus d’intérêt à ce monde

Avec cette campagne, le site n’est plus confidentiel, et vu le prix de l’abonnement cela risque d’attirer beaucoup de monde et surtout des mecs qui cherchent juste à « tirer un coup », des mecs qui pensent que ça va être facile puisque ce sont des libertines…

Et là ils vont vite déchanter

Ces mecs n’arriveront pas à obtenir ce qu’ils veulent c’est-à-dire du sexe facile, ils vont rapidement devenir aigris, se mettre à râler, devenir agressif et s’en prendre aux femmes

Cette campagne va faire fuir les femmes. Elles sont déjà peu nombreuses et parfois harcelées, voire insultées…

Beaucoup sont déjà lassées…

Il y a des jours le comportement de certains mecs que ce soit sur le site ou dans les soirées me donnerait envie de lancer le #balancetonporclibertin

De mon côté, je n’ai pas non plus envie que tous ces crevards qui vont venir s’inscrire fantasment sur mon cul. Rien que cette idée je me sens salie…

Et oui même si j’aime être impudique, sur un site c’est comme dans la vraie vie il y a des regards malsains qui vous mettent mal à l’aise, en tout cas c’est mon cas…

Il y a aussi un problème de confiance, je me méfie des copies d’écrans qui peuvent circuler, c’est un risque, risque mesuré que j’ai pris lorsque le site était confidentiel, risque que je ne suis plus prête à prendre

J’aimais beaucoup wyylde, je m’y sentais bien, en sécurité, j’y ai fait de belles rencontres, j’ai essayé plusieurs sites, c’est vraiment celui qui me correspondait le plus, j’y suis arrivée timide, sans trop oser, puis je me suis libérée, j’ai aimé séduire, montrer qui j’étais. Je postais mes vraies photos, pas des photos issues d’internet que j’aimais. Je ne veux pas dire « nous étions entre nous », il ne s’agit pas du débat faux et vrais libertins, on a tous notre vision du libertinage et je ne me suis jamais considérée comme une vraie libertine

J’ai juste besoin de confidentialité, comme d’autres j’ai beaucoup trop à perdre.
Confidentialité que j’estime ne plus être garantie avec cette campagne.

Mais peut-être que simplement ce monde évolue et que moi je suis d’une autre génération qui ne sait pas s’adapter…

J’attends de voir…

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

Elle

PointsElle ne s’était jamais préoccupé d’elle,
n’avait jamais assouvit ses envies, ses fantasmes, ses besoins…
Ses désirs ont toujours fait partie de son être, elle a souvent rêvé,
sans jamais oser les réaliser

Rêvé d’un homme… un homme comme elle, libre avec son corps et avec ses envies
Un homme avec qui elle pourrait partager une sexualité libre et débridée.
Vivant leur sexualité comme des gastronomes,
appréciant les plaisirs du lit comme on peut apprécier les plaisirs de la table
Partager cette table avec des amis, inventer des plats…
Tout en raffinement, sans excès, sans vulgarité,
Juste par désir… désir de jouer… désir d’aimer…
désir de l’autre… désir des autres…
Rêvé d’un homme qui la respecterait, ne la jugerait pas, la protègerait.
Un homme qui l’accompagnerait pour réaliser ses fantasmes
et qu’elle accompagnerait pour réaliser les siens…
Un homme qui la ferait fantasmer et qu’elle ferait fantasmer
Un homme qu’elle aimerait et qui l’aimerait.

Elle a toujours aimé jouer… aimé séduire… aimé qu’on la regarde…
Pas en portant des décolletés plongeants ou une minijupe…
plutôt dans la suggestion, c’est plus excitant…
Un bouton ouvert qui laisse apparaître la naissance du décolleté
Un col roulé un peu moulant ou un chemisier en soie à même la peau,
avec les seins qui pointent…
Une contradiction entre le col roulé et le fait d’être nue dessous…
Elle aime les jupes à 10 cm au-dessus du genou…
La longueur est parfaite pour jouer, croiser et décroiser les jambes,
faire remonter innocemment la jupe à mi-cuisse tout en dévoilant le revers
d’un bas… comme si de rien n’était…
Les jupes étroites… celles qui font fantasmer les hommes qui la suivent lorsqu’elle monte l’escalier
Elle aime sentir leur regard sur ses fesses… Sentir leur désir… un vrai désir
Le désir des hommes l’excite… mais leur désir pour ELLE…
pas juste l’envie de sexe.
Elle le ressent, il peut provoquer le sien…

Peu d’hommes ont attiré son attention, rares sont ceux qui ont compris
ce qu’elle attendait. Le désir et l’alchimie lui sont indispensables…
Avec un amant elle veut une relation forte, sensuelle et charnelle,
très charnelle…

A vingt ans elle s’est très vite aperçue que de telles pensées n’étaient pas compatibles avec la société bien-pensante. Il fallait faire attention,
ne rien dévoiler, se comporter correctement pour ne pas être cataloguée
dans les filles de « mauvaise vie », préserver sa réputation.
Difficile de parler de ses envies, difficile de les réaliser.
A cette époque la seule possibilité… les clubs échangistes…
Elle avait une vague idée de ce que c’était par quelques reportages vus
à la télévision. Du sexe pour du sexe… on consomme de la chair humaine
comme on peut s’empiffrer de gâteaux, certains sont de gros gourmands,
d’autres boulimiques…
Des tenues très aguicheuses, du déballage… toute une vitrine de gâteaux…
Un joli gâteau n’est pas forcément bon… on ne le sait que quand on y goutte…
on peut être déçu…
Que faire lorsqu’on a croqué dans un gâteau que l’on n’aime pas…
Recracher ce gâteau devant tant de monde ? Non ce serait discourtois,
par politesse il faut le terminer… parfois jusqu’à la nausée…
C’est la vision qu’elle en avait Ce n’est pas ce qu’elle recherchait…
Ça ne lui correspondait pas. Certains s’enivrent régulièrement,
peu importe la bouteille pourvu qu’il y ait l’ivresse.
D’autres comme elle, prendront le temps de choisir une bonne bouteille,
sans précipitation, pour la déguster, l’apprécier et la partager …

Elle a rangé ses pensées indécentes dans le fin fond de son cerveau,
a chanté une berceuse à sa libido pour l’endormir doucement…

Puis elle a eu 50 ans, elle s’est rendue compte qu’il lui restait peu de temps…
peu de temps pour séduire… se réaliser…
Le pouvait-elle encore… n’est-il pas trop tard…

Elle aime le sexe… mai pas le sexe conventionnel… pas le sexe matrimonial…
Elle le trouve ennuyeux… Le sexe pour elle est un art…
Certains hommes aiment les femmes comme un sculpteur aime ses modèles…
Ils sont des artistes… pas des collectionneurs…
Elle voudrait rencontrer un de ces artistes…
Être le marbre qu’il va travailler… la glaise qu’il va façonner…
être son chef d’œuvre…
Elle voudrait être son élève… Sa muse… qu’il soit son pygmalion…
Se sentir à chaque nouvelle expérience comme une vierge prête à découvrir
le plaisir…

Elle voudrait le faire bander et jouir comme jamais…

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2016 – Journal d’une bourgeoise délurée