Quand-la-réalité-dépasse-limaginaire

Il y a des artistes qui vous surprennent en réalisant l’objet de vos fantasmes, qui vont bien au-delà de ce que vous auriez pu imaginer…

Vous n’avez pas assez de mots pour les remercier

Trois ans que j’en rêvais, trois ans qu’il hantait mes pensées…

Lorsque j’ai commencé à ajouter ce type de jouets à ma petite collection c’est la toute première pièce que je voulais acquérir, à l’époque j’étais juste une collectionneuse pas encore une joueuse et je n’avais même pas encore mis le moindre petit orteil dans le BDSM, j’aimais seulement l’esthétisme de cet univers, il a en partie révélé une créativité que j’ignorais.

Je voyais passer les photos sur facebook de ces magnifiques fouets, je n’en avais jamais vu en vrai mais j’en voulais un, j’avais mis de l’argent de côté pour pouvoir me l’offrir.

J’ai donc pris contact avec le créateur.

Aïe !

Le courant n’est pas passé, on ne s’est pas compris, j’avais un peu l’impression de “l’ennuyer”…

J’ai renoncé à cet achat, assez vexée de l’accueil qui m’avait été fait.

Deux ans plus tard lors d’un apéro que j’organisais j’ai eu l’occasion d’en avoir un en main, une femme venant de Suisse m’avait proposé d’apporter le sien.

Je ne saurais pas décrire la sensation que j’ai ressenti lorsque j’ai eu ce fouet en main, le désir de le posséder était de nouveau bien présent, d’autant plus que j’étais devenue joueuse, d’abord du côté du cracker puis je suis très vite passée de l’autre côté et c’est une pièce que je n’avais pas encore. Mais le premier contact avec le créateur avait été si froid que je n’avais pas envie de le relancer, c’était inutile.

Les mois suivants j’en ai eu d’autres en main, l’envie était toujours là, mais avec un seul bémol, le poids, je les trouvais trop lourds pour moi, je pensais que je n’arriverais pas à le manipuler. Je n’étais plus une simple collectionneuse, il fallait que je puisse aussi m’en servir, qu’il aurait été dommage qu’une telle pièce passe sa vie dans une vitrine sans pouvoir mordre la peau…

J’ai donc fait appel à un autre artisan pour mon premier fouet “mon petit mamba noir“, je voulais quelque chose de léger.

Il y a deux mois nous devions trouver un cadeau pour l’anniversaire d’un de nos amis, le fouet a été désigné comme une évidence… Mais pas n’importe quel fouet “Un Charon”…

Re Aïe… il allait falloir que je reprenne contact avec le Monsieur…

J’ai pris sur moi et j’ai fait appel à un ami commun pour qu’il nous mette en relation.

A mon grand étonnement je suis tombée sur un homme charmant, pas l’ours que j’imaginais, il m’a posé des questions, les mêmes questions auxquelles je n’avais pas su répondre la toute première fois, notre incompréhension venait certainement de là, à l’époque je voulais juste un fouet sans rien y connaitre, je suppose que ça l’a rendu méfiant d’où la froideur que j’ai pu ressentir, j’avais l’impression que mon étiquette de libertine me fermait une fois de plus les portes du BDSM , je me sentais méprisée, j’étais agacée, mais après nos récents échanges je crois surtout qu’il est comme ces armuriers qui se soucient de ce que vous voulez acheter, qu’il vérifie comme eux que vous êtes apte à vous en servir correctement et que surtout vous en ferez bon usage.

Je serais rentrée dans une armurerie en demandant un fusil je crois que j’aurais été reçue de la même façon, à l’époque je n’en avais pas conscience. Parce que oui de tels fouets peuvent être dangereux mis entre de mauvaises mains.

J’ai donc commandé le fouet de mon ami, il m’a posé beaucoup de questions sur son caractère et sa morphologie, nous avons validé ensemble la longueur, le poids, le modèle. Tout au long de la réalisation il m’a tenu au courant, envoyé des photos, j’ai beaucoup apprécié, il ne se contentait pas de vendre un fouet et de le livrer, il permettait au client de se l’approprier avant même de le recevoir.

Lorsque je l’ai reçu, j’ai pu admirer à nouveau ce magnifique tressage, j’avais tout mon temps pour l’apprécier, un tressage qui semble si parfait qu’on pourrait le penser mécanique, mais quand on le regarde vraiment de près, qu’on le touche, on voit les petits détails qui certifie que le travail est bel et bien manuel.

Et cette fois-ci le poids ne m’a pas rebuté au contraire

Évidemment je lui ai commandé le mien, celui dont je rêvais depuis trois ans…

L’objet de mes fantasmes…

En fait non pas tout à fait, celui que j’ai commandé est un fouet avec lequel je peux jouer, un fouet pensé pour moi. Nous avons beaucoup échangé, j’ai écouté ses conseils. J’ai eu la chance de voir quelques pièces exceptionnelles de sa facture.

Que c’était difficile de choisir, j’avais envie de tout.

Même si je suis joueuse, je suis d’abord une collectionneuse, qui aime les très belles pièces.

J’aime les tons de noirs et de bruns, les couleurs naturelles qui s’accordent parfaitement à mon intérieur. J’aime le cuir les peaux de belle qualité et de toutes sortes, autruche, python, galuchat. J’aime les objets rares.

Je savais à peu près ce que je voulais, mon choix de pommeau s’est porté sur la tête du cobra, j‘ai toujours fait le parallèle avec un serpent, il siffle dans l’air tel le reptile, se meut de la même façon. Et l’idée de jouer avec la peur du fouet et du serpent faisait travailler mon imagination.

Pour le corps j’avais choisi des spires qui pouvaient rappeler la peau d’un serpent.

Un matin je reçois des photos d’un magnifique tressage argent et noir, c’était vraiment sublime, ça claquait, j’ai hésité, mais même si j’aimais beaucoup ça ne me correspondait pas, j’ai opté pour ce motif, mais avec des couleurs naturelles.

Quelques temps plus tard Monsieur Charon m’envoie la photo d’un magnifique Python en me demandant si j’aime… Mon cœur battait à mille à l’heure…

Allait-il essayer de reproduire cette peau…

Je n’osais rien dire… rien demander… peur de trop fantasmer et au final d’être déçue s’il ne le réalisait pas…

Un matin en prenant mon café, je vois sur facebook un nouveau post de Monsieur Charon… la photo d’un fouet avec le pommeau Cobra, dans mes couleurs, celui qui aurait pu être le mien…

J’ai ressenti un petit pincement… il ne l’avait pas fait… J’en avais seulement rêvé…

Le lendemain je reçois un message

–  Je vous le montre ?

–  Ouiiiiiii

–  Patience (lol )

Mon cœur se remet à battre la chamade… et si au final ce Cobra n’était pas le mien et qu’il l’avait vraiment fait…

Mon cerveau bouillonne pendant 3 jours, il prend plaisir à me taquiner chaque jour…

–  Je vous le montre ?

–  Ouiiii

–  Nan patience

Grrrrrr

J’y pense et j’y repense… Le pommeau… s’il l’a vraiment réalisé, la tête de cobra ne va pas du tout aller avec le motif de la peau de python, mais je n’ose pas le lui dire, il a certainement déjà fabriqué le pommeau…

C’est trop tard…

On est mardi, enfin il m’envoie les photos de mon fouet, je m’étais préparée…

Soit j’avais le choix d’origine soit j’allais posséder mon idéal…

PUTAIN !!!!! Il l’avait fait !

Et Ouiiiiiii il avait aussi changé le pommeau

Ce fouet est au-delà de ce que j’aurais pu imaginer. Je suis sans voix, je ne sais plus quoi dire, je ne sais pas quoi lui dire, les mots ne viennent pas. Je suis complètement bluffée.

Je suis mal à l’aise, j’ai honte de ne pas arriver à trouver les mots pour le remercier.

Puis il me vient des tas d’images, j’entre dans une bulle, je me remémore des souvenirs, je pense à mon enfance et à un continent qui m’est cher l’Afrique, je revoie la peau de serpent accrochée au mur chez mon père, je pense à Ève et au serpent de la genèse et bien sûr à Kaa le Python du livre de la jungle “aie confiance…”

Il me faudra un peu de temps pour réaliser qu’il est vraiment à moi que ce n’est plus un doux rêve…

Le week-end suivant je partais en Bretagne pour un Week-end organisé par le Chapitre de Rennes, deux soirées de découverte et un après-midi d’ateliers, un week-end ou Monsieur Charon devait me remettre mon “jouet“.

J’arrive vers 18 h, lui doit arriver vers 20 h 30, c’est parfait ça me laisse le temps de me délasser du voyage, de faire connaissance avec nos hôtes de prendre une douche et de me préparer pour la soirée.

Je suis dans la salle où se déroulera les festivités, nous sommes plusieurs à prendre un verre et discuter.

Il arrive enfin, accompagné de sa femme Sow que j’ai pu admirer le lendemain dans une démonstration de needle play, de Charly de Sybille leurs soumis et d’un ami commun.

Je ne vous ai pas dit que Monsieur Charon était taquin ?

Il me prend par l’épaule, me colle un baiser sur la joue

– Bonjour Mitsouko, ah je suis désolé je l’ai oublié chez moi, mais c’est à cause de lui (notre ami commun), mais ne vous inquiétez pas demain je retourne le chercher.

Déception dans ma petite tête, mais je prends sur moi et ne le montre pas…

– Mais non vous n’allez pas refaire la route (300 km aller et retour quand même), ce sont des choses qui arrivent envoyez le par la poste.

–  Si, si, demain je vais le chercher

–  Non vraiment ne faites pas la route, ce n’est pas grave…

Il va saluer les personnes présentes, de mon côté je vais prendre un verre, je suis un peu déçue mais j’ai bien l’intention de profiter de ce week-end, après tout ce n’est qu’un contre temps et il y a tellement d’autres choses à découvrir.

Une demi-heure plus tard il arrive derrière moi me prend par l’épaule et me tend un magnifique coffret avec mon nom gravé dessus.

Mon cœur se met à battre, je caresse le bois, je n’ose pas l’ouvrir, je sens les regards sur moi

Je me sens un peu “molle“, j’ai peur d’être maladroite, que ce serpent s’échappe de sa boite lorsque je vais le libérer… Il ne manquerait plus qu’il m’échappe… là devant tout le monde.

Bon allez Mitsouko ouvre donc cette boite !

Pffff, les photos ne mentaient pas, il est sublime, je le caresse avant de le prendre en main, je manque d’assurance, mes mains sont-elles propres ? J’aurais aimé avoir des gants blancs ces gants dont on se sert pour tourner les pages des livres anciens et précieux…

Ceux qui me connaissent savent que je suis maniaque avec mes affaires et encore plus avec certains objets.

Je le range rapidement, je connais l’effet du nouveau jouet et surtout des belles pièces que tout le monde a envie de voir et de toucher, je me sens un peu comme ces femmes enceinte dont tout le monde veut toucher le ventre et qui ne le supporte pas, je deviens comme elle protectrice avec “mon bébé“, je vais très vite le ranger.

Je ne le ressortirais que le lendemain après m’être soigneusement lavé les mains. Le cours de Monsieur Charon va commencer, il me montre comment l’assouplir. Je m’installe dans le canapé et essaie de reproduire le mouvement, mais je suis trop “Délicate”

Sybille la soumise de Monsieur Charon voit que je n’ose pas le “maltraiter”, elle m’encourage a être plus ferme, me propose de me montrer, je le lui tends sans hésiter. Son geste est sûr, j’écoute ses conseils, elle me le rend je l’imite, je prends de l’assurance.

Le cours va pouvoir commencer… Un cours donné dans la joie et la bonne humeur par le Maître lui-même…

Je me sens bien, je suis heureuse.

Seul Monsieur Charon pouvait réussir ce défi, seul son tressage pouvait reproduire les écailles de ce reptile.

Je sais que j’ai une chance inouïe, qu’il a passé énormément de temps à y réfléchir et à le penser, que ce temps il ne l’a pas compté.

J’ai conscience que je possède une pièce rare et exceptionnelle, j’espère en être digne.

Mon Python Royal est la pièce maitresse d’une collection dont je suis fière.

Merci Monsieur

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2019 – Journal d’une bourgeoise délurée

MonPetitMambaNoir

“Il y a des rencontres humaines…
Et il y en a d’autres tout aussi importantes…

Des rencontres qui vous changent ou vous révèlent…”

J’avais un désir lointain de posséder cet animal troublant, sensuel et inquiétant…

un besoin de l’apprivoiser pour ne plus en avoir peur… une envie de le caresser pour lui donner l’envie de mordre…

Le désir aussi d’avoir mes propres jouets, la première idée n’était pas que je l’utilise, même si je voulais aussi savoir m’en servir, je souhaitais seulement l’avoir dans ma collection, me l’approprier, qu’il ne caresse jamais une autre peau que la mienne.

Le jour de la commande il y avait déjà un lien étrange entre cet animal et moi…

Il était mien, je l’attendais comme on peut attendre un amant longtemps désiré…

Je comptais les jours, parfois je prenais des nouvelles auprès de son créateur Taïpan, j’essayais de ne pas être trop envahissante. J’avoue aussi que j’étais un peu inquiète, j’avais fait le choix de le commander à un nouvel artisan qui n’était pas encore très connu, en tout cas sur Paris je n’avais jamais eu l’occasion de voir son travail. Je l’avais contacté, nous avons longuement échangé, j’ai décidé de lui faire confiance.

Et enfin il est arrivé, emballé dans une jolie boite, couché sur du papier de soie…

Je l’ai sorti, il était tel que je l’avais voulu, sobre, élégant, léger… tellement léger que je n’osais pas le manipuler, je n’osais pas l’essayer.

J’avais peur de blesser ce jeune serpent par ma maladresse.

Je l’ai remis délicatement dans sa boite.

Il était raide, il n’avait pas encore la souplesse du serpent.

Je savais qu’il n’était pas utilisable tel quel.

Il fallait le préparer, l’apprivoiser et le dresser…

J’ai interrogé mes amis, je me suis renseignée.

J’avais un peu la trouille de mal faire, mais je voulais m’en occuper moi-même, il n’était pas question que je confie ce petit animal à quelqu’un d’autre, MON petit animal.

Lorsque j’ai eu toutes les réponses à mes questions, j’ai décidé de la méthode de préparation que j’allais utiliser. Chacun possède sans doute sa manière de faire, ses produits de prédilections, mais au fond toutes ces méthodes sont assez proches.

Un matin j’ai enfilé mon manteau et je suis allée au BHV acheter cette fameuse huile de pied de bœuf et un pinceau en poils très doux. Je suis rentrée, j’ai étalé du papier, versé l’huile dans un récipient, j’ai sorti le fouet de sa boite et je l’ai délicatement badigeonné, assez légèrement pour la première fois, toujours cette crainte de mal faire… j’ai attendu plusieurs heures en le retournant de temps en temps pour que tout son corps puisse s’imprégner de cette huile, puis je l’ai massé pour mieux la faire pénétrer, c’était très sensuel. Ensuite je l’ai essuyer avec un chiffon doux.

Il s’était déjà bien assoupli. Je l’ai manipulé un peu, j’ai essuyé quelques retours.

Le jeune mamba s’était défendu… il venait de me mordre… J’ai aimé cette morsure qui m’a permis de juger de son efficacité… cette première morsure qui a réveillé en moi des sensations… m’a fait fantasmer…

Il manquait encore de souplesse et moi de dextérité… Je l’ai installé dans une petite vitrine que j’avais acheté. Je le sortais tous les soirs pour le masser et continuer de faire pénétrer l’huile.

Quelques jours plus tard lorsque mes mains n’étaient plus grasses j’ai renouvelé l’opération.

Je l’apportais régulièrement à un de mes amis pour qu’il me conseille et vérifie le bon état de l’animal. Au quatrième bain lorsque j’ai eu l’approbation de mon coach j’ai pu réellement commencer son dressage.

J’avais bien observé les gestes des uns et des autres, mais malgré toute ma bonne volonté ce petit serpent refusait de m’obéir… Je n’avais pas de doute concernant l’animal, pris en main par d’autres il se pliait à leur volonté.

Non le problème venait de moi…

Je l’ai remis dans sa vitrine, je l’ai laissé une semaine sans y toucher, sans même le masser ce que je continuais pourtant à faire régulièrement. J’avais presque renoncé à l’utiliser…

Je m’étais résignée… Jouer du fouet ce n’était pas pour moi.

Un soir lors d’un apéro chez moi avant une soirée, je l’ai ressorti de sa vitrine, quelques-uns de mes amis voulaient le voir et le tester. C’était une bonne occasion de lui faire faire un peu d’exercice. Avant de partir je l’ai de nouveau rangé dans sa vitrine.

La semaine suivante j’ai repris les massages, il fallait encore faire pénétrer l’huile.

Et je ne sais pas pourquoi ce soir la j’ai de nouveau essayé… mais de la main gauche…

Le geste était fluide… naturel…

Le petit mamba noir avait obéi… Il n’était plus rétif… Parfois il s’exprimait, par quelques petits claquements

J’étais heureuse d’avoir enfin pu l’apprivoiser.

 

J’ai continué à le manipuler de la main gauche en testant de temps en temps la droite. Mais de la droite ça ne fonctionnait toujours pas.

J’avais plus souvent observé des hommes et lors d’une soirée j’ai pu voir quelques femmes manipuler leur fouet, leurs gestes étaient beaucoup plus doux, il y avait aussi une élégance chez certaines.

Ce soir-là j’ai compris que je faisais l’erreur de vouloir compenser mon manque de force par rapport à celle d’un homme en cherchant à lui donner plus d’impact, je le lançais au lieu de le laisser aller naturellement sur sa cible en le guidant seulement par le mouvement du poignet.

J’ai un problème d’articulation de l’épaule sur le côté droit qui ne me permettait pas de “lancer” le fouet, mon épaule “sautait” à chaque fois.

En rentrant j’ai posé mon manteau, enlevé mes talons aiguilles, pieds nus je suis allée chercher mon petit mamba noir… J’ai posé quelques feuilles de sopalin sur un coussin, main gauche d’abord… puis main droite…

OUIIIII !!!!

Enfin, j’avais apprivoisé ce petit animal sauvage, il était devenu MIEN

C’était une belle soirée, je me suis endormie heureuse.

Les jours suivants j’ai continué son dressage et mon entrainement. J’arrivais facilement à atteindre mes objectifs. Un coussin… le rouleau de sopalin… les branches d’une orchidée fanée que je devais découper…

En peu de temps je me suis sentie prête à l’utiliser sur une peau, j’avais très envie de l’étrenner…

Mais pas seule, je voulais être guidée par quelqu’un qui maitrise ces jeux. Même si j’arrivais facilement à viser mes coussins lors de mes entraînements je n’avais pas la prétention de pouvoir jouer en toute sécurité sur quelqu’un.

Une soirée… deux soirées… je l’avais toujours avec moi sans le sortir de mon sac… Lors d’un événement BDSM  je pensais l’utiliser sur une de mes amies, guidée par un Dom, mais je ne me sentais toujours pas prête… Je n’avais pas envie de décevoir, surtout Elle… Ma Divine Marquise…

J’ai continué à m’entrainer, tous les jours.

La semaine suivante je suis allée à un afterwork libertin consacré au BDSM, je savais que j’y retrouverais quelques amis, dont une qui a plusieurs reprises m’avait fait comprendre qu’elle était volontaire…

En début d’année j’avais posté un message humoristique sur facebook

“Cherche cul indulgent pour entrainement ”

Elle y avait répondu favorablement.

Ce soir-là au fond de moi je savais que j’allais l’utiliser, je n’ai pas bu une seule coupe de champagne, juste du soda et encore une fois je ne pensais pas m’en servir seule.

Même si l’ambiance n’était pas celle dont nous avions l’habitude, le lieu se prêtait à nos jeux. Je lui ai simplement demandé si elle en avait envie, je n’avais pas peur, toutes mes inquiétudes avaient disparu…

ELLE, elle avait confiance en moi.

J’ai fait abstraction de ceux qui nous entouraient, je me suis appliquée à essayer de lui offrir ces sensations qui nous transportent… Je l’ai chauffée… mains… paddle… martinets doux… puis ceux plus durs… ceux qui cinglent la peau… ceux que j’avais voulu, ceux dont j’avais imaginé les sensations…

Au bout d’un moment mon corps s’est mis à trembler… j’avais les jambes coupées…

Je ne m’attendais pas à cette réaction de mon corps et de mon esprit, en tout cas pas pour cette première fois et pas avec les martinets… Mais je n’étais pas inquiète, ça ressemblait beaucoup à cet état second que je recherche lorsque je me livre aux caresses des lanières…

Inconsciemment ou consciemment… Je savais ce qui m’arrivait.

j’ai ralenti pour reprendre mes esprits, redescendre pour pouvoir aller au bout de ce merveilleux moment. Je me suis rapprochée d’elle, j’ai caressé sa peau, j’ai senti son parfum. J’avais besoin de ce contact.

J’ai repris doucement la valse des martinets et lorsque j’ai complètement récupéré mes esprits, je les ai posés sur le prie-Dieu.

Il était temps de sortir de sa cage le roi des jeux d’impact :  le signal whip, mon petit mamba noir…

J’étais vigilante, je n’avais aucune crainte pour elle, mais comme nous étions dans une soirée libertine, les personnes présentes ne faisaient pas attention, elles passaient à côté de nous avec le risque de prendre un retour si mon amie bougeait ou si ma main dérapait…

Je suis heureuse de cette soirée, flattée qu’elle m’ait fait confiance.

J’avais toujours eu peur de mon sadisme latent, j’en avais parlé à plusieurs reprises, j’avais peur d’être emportée par l’adrénaline, peur de devenir méchante comme je peux l’être parfois…

Mais mon petit mamba noir m’a rendue plus sûre de moi, il m’a apporté force et sérénité.

Je n’ai ressenti aucun sentiment de supériorité avec une telle arme entre les mains, je ne me suis pas sentie plus puissante, ni Domina, je n’en suis pas une et ne souhaite pas le devenir.

J’ai juste éprouvé énormément de plaisir et une forme de jouissance.

Ce soir-là j’avais juste envie de baiser les mains de cette jeune femme pour la remercier comme je l’ai parfois fait avec un Dom.

J’ai le regret de ne pas l’avoir fait.  De ne pas avoir baisé la main de celle qui m’a fait ce si beau cadeau.

Maitriser la douleur pour la transformer en plaisir et permettre à quelqu’un de masochiste de lâcher prise et de s’abandonner c’est quelque chose de vraiment fabuleux.

J’ai encore tellement à apprendre.

Léger et puissant ce petit mamba a trouvé sa place dans ma chambre, bien protégé et à l’abri des curieux… Il est devenu mien, il fait partie de moi.

Signal whip Taïpan

Fouet-002-P

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2019 – Journal d’une bourgeoise délurée

Chouette une soirée libertine sur le thème du “BDSM”

 

Il y a presque deux ans avec une amie nous avons organisé notre première soirée BDSM au sein du monde libertin. Le BDSM c’est son monde, tout comme le SM, à l’époque ce n’était pas encore le mien mais j’ai dit ok on n’y va.

Venant toutes les deux de deux mondes différents nous avions cependant la même vision des soirées que nous voulions organiser. Pour nous il n’était pas question de faire une soirée libertine épicée à la sauce BDSM, il n’était pas non plus question de faire des soirées de démonstrations où nos couples D/s auraient été comme des singes en cage pour des libertins ayant envie d’aller “au cirque”. Nous ne voulions pas de curieux, nous voulions simplement essayer de faire se rencontrer deux communautés si éloignées et pourtant si proches. Donner la possibilité à des libertins qui avaient des désirs de se découvrir et de répondre à leur questionnement, de rencontrer de vrais couples D/s et de leur montrer grâce à ces couples ce qu’est le BDSM.

J’ai longtemps dit que je ne pratiquais pas la D/s mais en mettant les pieds dans le BDSM je me suis rendu compte que c’était complètement faux, je pratiquais sans m’en rendre compte, j’ai récemment relu un de mes articles où je proposais un “jeu” à un homme, je lui ai indiqué “pas de D/s”… mais en fait si, c’était totalement D/s.

Le BDSM était en moi sans que je le sache, mais pas n’importe quel BDSM… Pas le BDSM que j’appelle “BDSM libertin” !…

A l’époque si j’avais participé à une soirée libertine ayant pour thème le BDSM je n’y aurais pas trouvé ce que je recherchais, ma curiosité ne serait pas allée plus loin dans sa quête, j’aurais pu passer à côté de celle que je suis aujourd’hui et me priver de toutes ces belles aventures et sensations dont je m’alimente ces dernières années.

Aujourd’hui j’ai décidé d’arrêter d’organiser ce type de soirée pour des raisons personnelles d’abord et aussi parce que depuis quelques temps on voit fleurir sur les sites et les réseaux sociaux des soirées “BDSM” organisées par des privés ou par des clubs.

Et je n’ai pas envie de participer à cette démocratisation du BDSM pour laquelle j’ai pourtant milité et que j’ai longtemps prôné… en tout cas pas de cette façon.

C’est devenu une mode comme une autre mais à mon sens la plupart de ces soirées sont avant tout des soirées dont le thème est “le BDSM” comme le thème d’une soirée pourrait “la rentrée des classes”, “le couvent”, etc… On s’habille fetish, on y va avec son martinet ou sa jolie cravache achetée récemment, on met un joli collier de toutou, et Hop on est dans le thème…

Beaucoup d’organisateurs et de clubs surfent simplement sur la vague « fifty shades of grey » pour attirer une nouvelle clientèle ou conserver l’existante en lui proposant de nouveaux jeux. Mais la plupart de ces soirées ne sont pas représentatives de ce qu’est le BDSM !… Et je ne veux pas y être associée…

Donc si vous êtes libertins et que vous avez juste envie de vous amuser, pourquoi pas, peut-être que ça éveillera de nouvelles sensations et que vous aurez envie d’explorer un peu plus ce monde et ses plaisirs que vous soupçonnez…

Par contre, si vous êtes vraiment intéressés par le BDSM, il y a peu de chance que vous soyez satisfait.e.s… Au mieux, vous recevrez des fessées ou quelques coups de cravache et de martinet qui ne provoqueront rien chez vous… Au pire quelqu’un pourrait vous faire mal et même vous blesser…

Les “jeux” BDSM ne se pratiquent pas à la légère, cela demande un minimum de connaissance, en particulier sur la sécurité et aussi l’hygiène

(cf : Une envie de découvrir les jeux du divin marquis)

Et si vous êtes des BDSMeurs, des puristes sans être libertins, vous pouvez passer une belle soirée et faire découvrir vos pratiques, mais vous risquez aussi d’être agacés par le comportement de certains libertins qui ne connaissent pas les codes du BDSM et qui pourraient avoir à votre égard des gestes que vous allez considérer comme “déplacés”.

D’autres pourraient aussi être choqués par vos pratiques qu’ils qualifieront comme violentes… Gardez à l’esprit que vous êtes dans une soirée libertine et que beaucoup de participant.e.s n’ont qu’une vague idée de ce qu’est le BDSM… Il suffit de voir la réaction de certain.e.s sur les sites dès qu’elles/ils voient des marques de fouet ou de badine… D’autres en arrivent même aux insultes…

De même qu’il y a peu de chance que certain.e.s puissent rentrer dans ces soirées…
Comme une Domina en pantalon… ou un soumis féminisé… La plupart des clubs imposent un dress code et sont “fermés” à certains genres et à la bisexualité masculine… Alors voir un Dom ou une Domina goder son soumis je ne suis pas certaine que ça passe…

Quant aux femmes seules, attention ce type de soirées pourrait attirer des personnes aux intentions peu louables (malheureusement il y en a partout), des pseudos doms qui se feront passer pour des “maitres” ou pire des pervers manipulateurs qui pourraient vous amener à des pratiques que vous ne souhaitez pas en arguant qu’eux savent et que vous devez leur faire confiance… ben voyons…

Et vous messieurs en recherche de sensations… souvent mariés … vous êtes nombreux sur les sites avec des désirs de soumission … vous êtes de belles cibles pour de “jeunes et jolies dominettes” en recherche de portefeuilles bien garnis qui se contenteront de se faire lécher le talon de leur louboutin et vous accrocher pour vous soutirer un maximum…

Bref vous l’aurez compris, ces soirées me déplaisent…

Le BDSM pour tous OUI

Mais pas n’importe où, pas n’importe comment et pas avec n’importe qui…

Donc où aller quand on est libertin et qu’on a réellement envie de découvrir le BDSM…

Sur Paris il n’y a à ma connaissance qu’un seul club BDSM, cris et chuchotements.

Quant aux soirées en club il n’y en a qu’une seule où je vais avec un très grand plaisir et l’assurance de passer un excellent moment ce sont les folles nuits du Divin Marquis au château des Lys, je recommande cette soirée les yeux fermés. Ness et son équipe font un travail remarquable, notamment concernant la sécurité de tous, les participants sont chouettes, ouverts aux autres, bienveillants et très joueurs, personne ne vous juge sur votre physique, votre look, votre âge ou votre statut…

Pour moi les meilleures soirées auxquelles j’ai participé.

Il y a aussi les soirées de l’Anneau de Justine à l’Angelus, mais pour ces dernières je pense qu’il faut déjà avoir un minimum de connaissances ou être accompagné de pratiquants.

Il y en a d’autres organisées en club par de vrais BDSMeurs, mais je ne les connais pas, je n’y suis pas encore allée, donc je n’en parlerais pas.

Pour les libertins souhaitant participer à des soirées BDSM (hors libertinage) que ce soit en clubs ou lors d’événements privés, voilà quelques règles qu’il est bon de connaitre

  1. Les règles de politesses, dont le vouvoiement, ne sont pas optionnelles dans ces soirées.
  2. Le terme de Maitre ou Maitresse est un titre attribué par le ou la soumis.e, il ou elle est le/la seul.e à l’utiliser, vous pouvez néanmoins appeler un Dom ou une Dom, Monsieur ou Madame.
  3. Une soumise ou un soumis se respecte au même titre que sa/son Dom. Ce ne sont pas mais alors pas du tout des personnes à disposition des autres. Elles/ils ont le droit de dire NON.
  4. On garde une certaine “distance” avec les femmes et en particulier lorsqu’elles se présentent comme soumises sous collier, Messieurs, mesdames, attendez d’y être invités.
  5. Si vous souhaitez faire une proposition “de jeu” à un.e soumis.e sous collier, adressez-vous d’abord à sa/son Dom.
  6. On ne va pas draguer les couples ou le membre d’un couple, ce n’est pas une soirée échangiste.
  7. On ne “joue” pas avec un.e soumis.e sans l’autorisation de sa/son Dom.
  8. Personne n’a autorité pour imposer une position, un salut ou une place prédéfinie à un.e sub. Seul.e la/le Dom a autorité sur son/sa sub (et dans certains cas l’orga de la soirée lorsqu’il s’agit de soirées protocolaires).
  9. Si une situation vous dérange ou vous choque, ce qui peut arriver et ce qui est déjà arrivé… N’intervenez pas, venez en parler à l’organisatrice.teur.
  10. Dans ces soirées certains jeux sont réservés à des profils D/s qui maîtrisent leur art et que vous pourrez admirer, comme les bougies, les cordes, le fouet, le fireplay et bien d’autres. Si vous avez été invités dans une soirée BDSM et envie d’échanger sur ces pratiques, n’hésitez pas à aller les voir avec respect, présentez-vous, osez dire que vous êtes novices, toutes ces personnes venant du D/s sont bienveillantes et aiment réellement échanger et faire découvrir leurs pratiques.
  11. Lorsqu’il y a “jeu”, on reste discret, on fait attention à ne pas troubler la concentration des “joueurs” par des commentaires, des bavardages ou autres… de même qu’on laisse tranquille la/le sub/maso/Dom après la séance, ils ont besoin de redescendre. Ce sont des moments intenses.
  12. ON NE SE BRANLE PAS ET ON NE BAISE PAS À CÔTÉ D’UN COUPLE EN TRAIN DE JOUER… MÊME SI ÇA VOUS EXCITE !!!… (Bah oui j’ai déjà vu ça en club… autant dire que ça n’a pas été apprécié).

Et vous allez me demander et le sexe ?

Je vous répondrais si vous cherchez du sexe comme dans le libertinage ce n’est pas ces soirées qu’il faut fréquenter, dans les clubs il y a toujours des coins câlins où vous pourrez vous isoler, mais une soirée BDSM n’est pas une soirée libertine.

Et pour ceux qui viennent de la communauté BDSM et qui croisent des libertins dans leurs soirées, certain.e.s par méconnaissance de ce monde pourraient être maladroits, ne leur en tenez pas rigueur, expliquez leur simplement ce qui peut se faire et ce qui ne doit pas se faire.

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2019 – Journal d’une bourgeoise délurée

 

Justeunefemme

Mon parcours dans le libertinage m’a permis de confirmer ce que je recherche chez un homme, ce que j’attends de lui, j’ai toujours aimé les hommes dominants et mon évolution ces dernières années m’a naturellement guidée vers la communauté BDSM. Mon annonce n’a jamais changée, je n’ai pas eu besoin de modifier celle que j’avais rédigée quand j’ai débuté dans le libertinage… Comme quoi…

“J’aime les hommes dominants et directifs…
Respectueux et attentionnés…
Forts… tout en douceur
Surs d’eux… mais capables de s’abandonner…
Capables de me soulever… sans me bousculer…
Me maintenir… sans contrainte…
Faire de moi leur objet sexuel… sans me considérer comme un objet…
Dominants sans avoir besoin de « soumettre »…”

En allant vers cette communauté j’ai découvert d’autres jeux, des jeux dont j’ai maintenant besoin tout autant que j’ai toujours eu besoin d’un homme directif.

Mais je ne suis pas à la recherche d’un Maitre, et je ne cherche pas à me soumettre.

Je sais aussi que les rencontres sans lendemain ne me suffisent plus, que j’ai besoin d’avoir à mes côtés quelqu’un en qui je puisse avoir une totale confiance, cette confiance qui nous permet vraiment de lâcher prise, de ne plus faire attention, de ne pas se retenir, de libérer la parole et les gestes, toutes ces petites choses que nous nous devons de contenir quand nous jouons avec un partenaire occasionnel.

Après avoir utilisé les sites libertins, je tente les sites BDSM, mai au final c’est la même chose, on retrouve à peu près les mêmes profils, les mêmes annonces, les mêmes messages… La plupart de ces hommes dit “dominants” recherchent des femmes soumises dès les premiers mots échangés, ils se ferment à la diversité… Soumise… point barre !

“Homme dominant cherche femme docile”

Vous me ferez remarquer que c’est normal puisqu’ils sont des Dominants et que leur alter égo “logique” est une sub…

Mais la moi je bloque… la bourgeoise délurée que je suis est déstabilisée par les codes de la rencontre D/s. Je les trouve trop “formatés” ils manquent de spontanéité, ils ne laissent pas de place ni aux émotions ni à la séduction… chaque fois que je suis entrée en contact avec un “Dominant” j’ai le plus souvent eu l’impression de répondre à un “appel d’offre”.

Sur Facebook il m’est arrivé de répondre à un homme qui avait posté une annonce qui ressemblait à une offre d’emploi…

“Et vous qu’est-ce que vous proposez ?”

C’est vrai que le reproche que je lui ai fait je pourrais aussi me le faire…
Mais sur mon annonce, je ne propose rien, et je ne dis pas “JE VEUX“, je dis simplement ce que j’aime sans fermer la porte à d’autres.

Et puis proposer quoi ? Donner quoi ?
Pour proposer quelque chose à quelqu’un il faut le connaitre un minimum…
Je ne prévois pas ce que j’ai à donner, c’est selon la personne et ce qu’elle m’inspire, c’est un peu comme quand vous invitez quelqu’un à diner, pour certains vous commanderez des sushis et achèterez une bonne bouteille de chablis, pour d’autres vous vous mettrez pendant deux jours aux fourneaux pour faire un coq au vin accompagné d’un Pommard, tout dépend de ce qu’ils aiment, de ce que vous savez faire et de vos envies.

Et que ce soit des sushis ou un coq au vin, pour moi le plaisir de recevoir et de donner reste le même

Contrairement au libertinage, la plupart des personnes de la communauté BDSM cherchent une relation à long terme, il faut bien se connaitre et établir une relation de confiance pour être libre d’exprimer ses envies et de repousser ses propres limites, il est donc légitime d’avoir certains “critères de sélection”.

Mais finalement ces annonces ainsi rédigées ne faussent-elles pas la rencontre…
Ne nous privent-elles pas de belles aventures ?
Celles que nous pourrions faire en fonction du nombre de cases cochées, sont-elles vraiment sincères et viables ?

Je m’explique, une Soumise ou un Maitre se retrouve “sur le marché du célibat”, certains et certaines vont être intéressés, comme elle ou il est demandeur, celui-ci est en position “de force”, il interroge, dirige, oriente vers ce qu’il attend questionne sur ce que vous êtes capable de proposer, si la personne en face ne se sent pas capable de répondre à ses attentes elle va abandonner, ressentant certaines questions comme une pression, déçue peut-être parce qu’elle aurait bien aimé, qu’elle était attirée mais ne se sent pas à la hauteur et préfère renoncer parce qu’elle sait que le demandeur ne sera pas satisfait et qu’elle risque de vivre cette relation comme un échec, une humiliation… ou alors elle veut tellement être “sélectionnée et retenue” qu’elle peut aussi prendre le risque de se “survendre” en promettant qu’elle est capable d’offrir “les services” tant attendus, et la forcément si elle n’en est pas capable et qu’elle a menti sur “ses aptitudes» ça ne peut être que déception pour l’un et l’autre…

Dans tous les échanges que j’ai pu avoir avec ces hommes, “ma soumission” ou “ma domination” reviennent systématiquement dans la conversation, oui parce que si je ne suis pas soumise je suis forcément dominante… ou swich mais quand on est swich on est quand même plutôt soumise ou plutôt dominante… et à chaque fois je suis de nouveau obligée de me justifier et d’expliquer…

Dernier échange “Quel est votre cheminement pour aborder votre soumission”… et bla et bla et bla…

Au final avec ces hommes, même si je les trouve intéressants je finis par renoncer, ils ne sont pas capables de voir la personne que je suis, ils voient seulement “le statut” qui leur plairait que je sois ou celui qu’ils voient en moi (soumise, Domina, Brat, souminatrice, etc, etc…)

Est-ce que je suis un chef étoilé parce que je suis capable de faire un coq au vin ?
Est-ce que je suis sportive parce que j’ai plusieurs paires de baskets ?
Est ce qu’on nait féministe ou on le devient ?
Est ce qu’on nait anarchiste ?
Est ce qu’on nait soumise ou Domina ?

Comment pourrais-je leur dire oui vous avez raison…
Comment pourrais-je me définir soumise ou Domina, je n’ai jamais été ni l’un ni l’autre…

Vouloir m’imposer un qualificatif “soumise ou dominante” finit par me mettre en colère, la même colère que j’éprouve quand on met en doute mon féminisme sous prétexte que j’aime porter des talons et des jupes, ou que j’apprécie de chouchouter un homme que j’aime.

Je ne vous dirai jamais que je suis soumise, simplement parce que je ne peux pas vous promettre d’obéir, d’adopter les fameuses 12 positions, le protocole, que si je veux m’asseoir sur un fauteuil je ne vous demanderai pas la permission je le ferai, que vous ne choisirez pas ce que je porterai en soirée, que si j’ai envie de vous dire Merde, je vous le dirai, que si j’ai envie de vous dire que ce que vous me faites ne me plait pas je vous le dirai, que si j’estime que vous me fouettez mal le cul je vous le dirai et que j’essaierai de vous guider pour que j’y trouve du plaisir, que je ne baisserai pas la tête pour votre plaisir, et que je ne ferai jamais rien pour faire plaisir à un homme si ça ne me convient pas même si je l’aime.

Comme je ne vous dirai pas que je suis Domina parce que je ne sais pas faire, que même si j’aimerai vous faire plaisir j’aurai peur de vous blesser, que je ne pourrai pas vous humilier si c’est ce que vous souhaitez, que devenir votre Déesse ou votre Reine ne m’intéresse pas et ne me plait pas, parce que je suis aussi une femme indépendante et être indépendante pour moi ne veut pas dire avoir un “boy à tout faire”. Que je ne veux pas être couverte de cadeaux, je n’aime pas les cadeaux sauf ceux qui ont un vrai sens. Et que je déteste qu’on me lèche les pieds au sens propre et figuré. Et que même si je suis directive, je n’ai pas envie de décider pour vous, que je préfère être dans le partage.

Tout ça peut paraître très caricatural, mais c’est ce qui ressort de la plupart de mes échanges.

Nous sommes des hommes et des femmes avant tout, et s’il y a un vrai feeling entre deux personnes, pourquoi bloquer sur “ces qualificatifs”

Une de mes amies m’a récemment fait remarquer que je n’aime que les hommes dominants, je lui ai dit d’aller voir mes témoignages sur wyylde, certains venaient d’hommes qui ne correspondent pas à ma recherche, bien au contraire mais il y a eu un feeling et nous avons mis de côté nos critères pour nous rencontrer et vivre de jolis moments.  Sans oublier deux belles rencontres que j’ai fait je les aurais sans doute ratées si nous étions restés sur nos seules recherches, nos seuls critères de sélection, sans ces rencontres je n’aurais jamais vécu tous ces moments magiques, je n’écrirais pas, je n’organiserais pas, je n’oserais pas exprimer mes envies, je n’oserais pas être moi-même, et pire je ne m’assumerais pas.

J’ai une vision particulière du “Mâle dominant”, je me suis aperçu qu’elle choque, je le compare à un combattant, un meneur, un homme qui aime les défis, prêt à les relever… A un toréro qui cherche à faire plier le taureau qui le provoque, ou au cowboy qui monte un cheval sauvage pour finalement l’apprivoiser…

N’y a-t-il pas plus de plaisir à soumettre un animal sauvage et obtenir sa reddition ?

Obéir m’ennuie…

Certains y percevront une demande de violence…

Non, je n’aime pas les hommes violents, et je ne permets pas à un homme de l’être.
Mais quand j’ai une relation avec un homme, j’aime une certaine forme de brutalité.
J’aime qu’il me plaque contre le mur, j’aime qu’il me saisisse le bras fermement pour m’attirer à lui, j’aime le ton de sa voix affirmé, j’aime son coup de pied pour me faire écarter les jambes, j’aime le sentir sur de lui. Mais j’aime aussi pouvoir me blottir dans ses bras, me sentir protégée, devenir chatte et me frotter contre lui sans vergogne…

Je ne cherche pas de Maitre, juste un homme capable de me suivre, de proposer mais aussi de me ralentir quand c’est nécessaire, un homme qui enrichirait mes fantasmes et ma perversité, mais aussi un homme à qui je pourrais parfois confier les rênes… et surtout quelqu’un qui me laisse être qui je suis sans vouloir me transformer comme lui voudrait que je sois.

Un homme qui voit d’abord en moi une femme, avec ses défauts et ses qualités.

Ah mais ouiiiiiii voila c’est ça… j’en imagine certain.e.s me qualifier de Brat ou de souminatrice…

Non je ne suis ni l’une ni l’autre, je ne me rebiffe pas pour le plaisir de contredire, le plaisir d’énerver monsieur…

Non je provoque pour en tirer du plaisir.

M’agenouiller devant vous en tendant la cravache ne me fera ni chaud ni froid… au mieux ça m’ennuiera au pire ça m’énervera et je m’en irais.

Mais obligez-moi à mettre genou à terre et la louve que je suis vous regardera fièrement droit dans les yeux les cuisses dégoulinantes

Accepter de se sentir dominée ne veut pas dire se soumettre…
C’est “lâcher prise”… Faire confiance, accepter de se laisser guider…
S’en remettre à l’autre… Mais pas à n’importe quel autre…

Juste se sentir femme…
Une femme mise en valeur par l’étreinte et le regard d’un homme…

Les codes de la rencontre D/s manquent de séduction…

J’ai essayé et j’essaye encore… et même quand je suis très attirée par la personne je ne sais pas fonctionner de cette façon. Je ne sais pas répondre à des critères, j’ai besoin de séduire et d’être séduite, d’être troublée de ressentir le trouble de l’autre, de rentrer dans un jeu de séduction, le jeu du chat et de la souris, de chasser et d’être chassée…

Et qui sait…
Peut-être qu’un jour la louve Alpha se transformera en petite chienne docile…
Mais n’oubliez jamais que même la plus docile des chiennes peut mordre…

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

Ces obscurs objets de plaisir

Photo : caresse de cuir

J’aime les belles choses, et certains diront que j’ai des goûts de luxe. Oui c’est vrai, mais mon luxe n’est pas fait de logos et de marques, j’aime avant tout la qualité d’un produit et que celui-ci corresponde à mes attentes et mes besoins, je peux payer très cher certaines pièces si j’estime qu’elles en valent la peine et je suis incapable de mettre 10 ou 20 euros dans une pièce que je considère comme une daube, même pour une soirée.

Quand j’ai commencé le golf, j’ai tout de suite été passionnée par ce sport, je devais acheter du matériel, j’avais plusieurs options, la première acheter une série basique pour débutant, mais je savais que je serais très vite frustrée et qu’elle finirait rapidement au fond du garage pour être remplacée par d’autres clubs, j’ai donc testé plusieurs produits et j’ai fait le choix d’acquérir mes clubs un par un, à mon rythme, j’ai pu composer une belle série parfaitement adaptée à mes besoins.

Il en est de même pour mes accessoires de jeux. Depuis trois ans j’ai commencé à acheter ce dont j’avais besoin et envie, en misant sur la qualité des produits, et je ne le regrette pas, je les ai toujours et j’en suis très satisfaite.

Mais j’ai fait l’erreur sur les jeux d’impact d’acheter dans le commerce… comme une cravache dont je ne me sers jamais, au final elle est juste là pour faire jolie… Et un martinet que j’aime beaucoup en terme de sensation mais le manche n’est pas adapté à ma main.

Depuis pour ce type de produits et en particulier pour les jeux d’impact je ne m’adresse plus qu’à des artisans, tout simplement parce que ces personnes sont à l’écoute de mes besoins et qu’ils sauront me conseiller.

Quand vous achetez un vêtement vous le prenez à votre taille, et c’est exactement la même chose pour un martinet, une cravache ou un fouet. Une femme d’1,60 m aura besoin d’une cravache plus courte qu’un homme d’1,90 m, même si la tête et la même.

certaines personnes voudront être proches de leur sujet et d’autres plus éloignées.

Tout comme mes clubs de golfs, selon ma façon de jouer, j’ai besoin que mes martinets soient adaptés à ma morphologie et à mon intention de jeu. Je dois les avoir parfaitement en main, qu’ils ne soient ni trop légers ni trop lourds, et avoir la longueur de lanières idéale pour rester proche de mon sujet, tout en gardant une certaine distance pour ne pas risquer de le frapper avec le manche, la distance pour moi est importante pour que je puisse alterner l’impact et la caresse de ma main, sans avoir à me rapprocher et risquer un moment de flottement qui pourrait faire redescendre mon sujet.

J’en parle en connaissance de cause pour être aussi sujet, et un sujet qui peut redescendre très rapidement, il me suffit d’un “temps mort” surtout dans une soirée et je peux très vite être déconcentrée, celui qui manipule ces jouets d’impact doit en permanence être en contact avec moi.

Un flogger non adapté pourra devenir pénible à utiliser pour le ou la Dom, mais pour le ou la sub aussi, l’impact ne provoquera pas les sensations voulues, elles peuvent même être désagréables, j’ai le souvenir d’un Dom dont les lanières des martinets étaient beaucoup trop longues, non seulement ce n’était pas agréable mais c’était ennuyeux, j’ai d’ailleurs essayé ces martinets, la seule chose que je suis arrivé à faire c’est me fouetter le visage chaque fois que je croisais.

J’ai eu l’occasion d’avoir différents fouets en mains, dont un fouet fabriqué par un artisan renommé et d’autres venant de supermarchés de l’érotisme, ça n’a rien de comparable, on ressent de vraies émotions quand on tient cet objet tressé à la main, un objet parfaitement équilibré, qui fait corps avec vous, qui est le prolongement de votre bras, le mouvement est fluide sans aucun effort, c’est juste une merveille. Et c’est ces sensations que je retrouve lorsque je commande mes jouets chez mes artisans.

Quand on achète de tels objets, il faut avant tout savoir ce que l’on veut en faire, quelles sensations on veut provoquer, pour qui, penser à la personne qui va recevoir les impacts, car même si ce sont vos jouets, ces objets sont d’abord destinés aux plaisirs de votre sub.

Alors certes vous trouverez dans la grande distribution du marché de l’érotisme des tas de jouets plus ou moins chers, mais aucun de ces jouets n’aura été fabriqué pour vous, par une personne qui aura donné de son temps pour vous découvrir, qui aura compris vos intentions et qui saura à qui il est destiné quand il le fabriquera.

Ce n’est pas une fabrication à la chaine, ce jouet est unique, il est empreint de votre personnalité, issu de l’échange que vous aurez eu avec cet artisan.

Tous ces jouets fabriqués par des artisans possèdent une âme

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

BDSMJ’ai plus souvent écrit pour les femmes, mais aujourd’hui j’ai envie d’écrire aux hommes à certains hommes. Dans mon parcours libertin j’ai rencontré 3 hommes qui ont toutes les qualités d’un vrai dominant mais qui ont soit du mal à accepter le BDSM par ce qu’il représente, ou qui n’arrive pas à se positionner comme tel dans cet univers fait de pratiques et de jeux que le commun des mortels n’imagine pas.

Les deux premiers sont freinés par leur éducation, de la même façon que nous le sommes nous les femmes. Ils ont une sexualité directive, mais n’accepte pas l’idée de soumettre une femme, de la “brutaliser”, voire de la marquer, de la mettre en danger par certaines pratiques, et de la faire pleurer parfois, ces hommes se basent sur ce qu’ils peuvent voir sur le net, sur les sites ou dans des soirées, comme je l’ai fait moi-même quand je rejetais le BDSM, leur éducation leur dit que ce n’est pas bien, qu’on ne traite pas une femme de cette façon, comme un chien ou un objet, qu’une femme est l’égal d’un homme…

L’homme dominant et directif qu’ils sont entre en conflit avec l’homme ”bien éduqué“, comme la féministe que je suis a combattu ses désirs d’aimer être un objet sexuel et d’avoir une libido particulière…

Le 3ème a commencé à rentrer dans le BDSM par le libertinage, il a eu plusieurs soumises, mais une soumission sexuelle que je qualifierai de libertine (c’est logique puisqu’il vient du monde libertin). Puis il a évolué, il a rencontré des personnes qui vivent BDSM, respirent BDSM, leurs pratiques sont plus extrêmes, souvent plus proches du S/M que du D/s. Il s’est mis à douter de ce qu’il est…

Le doute et le questionnement sont une bonne chose. Ils sont preuves que ces hommes ont la tête sur les épaules et qu’ils ne sont pas prêts à faire n’importe quoi pour “un statut” ou une “reconnaissance”.

Les vrais dominants sont rares et sont très respectueux des femmes. La relation D/s est avant tout faite de personnalité et de cérébralité. Un dominant n’a pas besoin d’accessoires, c’est en lui, c’est un comportement naturel, le comportement du Mâle Alpha, c’est ce comportement qui fait de lui un dominant, sa capacité d’en imposer aux autres et surtout à celle qui l’aura élu comme son Dom… Il n’a pas besoin de savoir manier le fouet, les cordes ou les aiguilles, ce ne sont que des jeux auxquels personne n’est obligé d’adhérer, même ceux qui ont une relation D/s. L’univers de la Domination/soumission est très vaste. Messieurs ne vous comparez pas à ce que vous pouvez voir ou lire. Dans ce monde il y a beaucoup de donneurs de leçons, des personnes qui pensent pouvoir définir ce qu’est un vrai dom ou une vraie soumise… Certains sont reconnus par leurs pairs, ils dissertent sur le sujet, organisent des munch ou des soirées… et alors…  Leurs paroles et leurs écrits ne sont pas paroles d’évangiles, pas plus que la mienne… Ce ne sont pas eux qui feront de vous un Dom, c’est celle que vous rencontrerez un jour et qui vous reconnaitra comme tel, celle qui aura plaisir à prendre place à vos pieds, celle qui vous fera l’honneur de vous appeler “Mon Maître”. Ce jour-là tous vos doutes seront balayés, vous assumerez avec fierté ce que vous êtes sans vous soucier des conventions. Laissez-vous guider, faites preuve d’humilité, ne vous comparez pas aux autres et n’essayez pas de faire comme eux pour plaire ou être acceptés par je ne sais quel “clergé BDSM”.

Restez VOUS.

Vous êtes unique, unique pour Elle, et ensemble vous explorerez ce monde, vous choisirez les jeux qui vous conviennent, ceux qui vous transcendent, ceux qui vous permettront de vivre votre relation en toute sérénité, en parfaite osmose.

Vous voyagerez ensemble dans un nouveau monde, d’abord en touristes, seuls ou avec des guides que vous aurez choisis et qui auront envie de vous accompagner, à votre rythme, qui vous donneront de leur temps, qui vous apprendront les bases dont le protocole qu’il faut connaitre si vous décidez d’aller en soirée, et qui surtout vous permettront de vous découvrir.

Et si votre élue a plus d’expérience que vous, a déjà vécu une ou plusieurs relation D/s, ne craignez pas de prendre la main qu’elle vous tend, elle sera votre premier guide, et un jour à votre tour c’est vous qui serez le sien.

La Domination/soumission c’est avant tout deux êtres qui se rencontrent.

A Ma Divine Marquise et son Essentiel

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

Lettre-a-A

Il y a quelques temps j’ai revu un homme qui a compté pour moi, c’est devenu un ami sur qui je peux compter quand j’en ai besoin.

Nous nous étions déjà recroisés lors de soirées mais sans vraiment pouvoir discuter

Ce soir-là il m’a dit ne pas comprendre ce que je fais dans le BDSM, pour lui ce n’est pas mon monde je n’ai jamais aimé ça, et c’est vrai que quand nous étions ensemble c’est un monde que je rejetais pour plusieurs raisons, certaines liées à mon vécu et aussi par la représentation de la Domination/soumission sur les sites libertins.

Je lui ai juste fait remarquer que cela fait deux ans qu’il ne m’a pas vue, que j’ai évolué et qu’il ne connait pas celle que je suis aujourd’hui

Mais cette question méritait une réponse plus poussée

J’ai évolué depuis, en deux ans mes rencontres et mes échanges m’ont enrichie, les valeurs du BDSM sont plus proches des miennes que celles du libertinage.

Alors oui pour certains je n’y ai pas ma place, je ne suis pas une adepte du protocole, j’aime la liberté, je ne suis ni soumise ni Domina, mais d’autres ont du plaisir à me voir, me guider, jouer avec moi en respectant qui je suis sans attendre que je me plie à des règles dictées par je ne sais quel “clergé” ou que je baisse la tête devant les « similis-doms » d’une soirée plus libertine que BDSM…

Le BDSM je l’ai découvert par les sites libertins, il me donnait juste envie de gerber et c’est toujours le cas, des mecs qui se prétendent “Maîtres”, qui proposent “leur éducation” sans jamais s’intéresser à la femme qui est derrière l’écran, des hommes qui recherchent une soumise docile à “offrir” selon leur bon vouloir, et qui sera juste un faire-valoir pour leur égo démesuré…

Ces hommes étalent leur cahier des charges sans rien proposer en retour…

Et eux ils offrent quoi à ces femmes ? Un collier ? Une laisse ? Une queue à sucer ?

Ils exigent qu’on les appelle “Maitre” comme si ce titre leur est dû…

Ils ne savent même pas que le terme de Maitre ou maitresse est un titre attribué par le ou la soumis.e,  qu’il ou elle est le/la seul.e à pouvoir l’utiliser.

Ils ne savent pas qu’une soumise ou un soumis se respecte tout autant que sa/son Dom, pour eux ce ne sont rien d’autres que des paillassons

Ils ne savent pas qu’on ne joue pas avec un.e soumis.e sans l’autorisation de son Dom.

Ils ne sont pas capables de garder une certaine retenue avec les femmes, notamment lorsqu’elles se présentent comme soumises qu’elles soient accompagnées ou non, pour eux c’est juste de la chair fraîche et comme elles sont soumises logiquement dans leur p’tite tête de corniaud elles doivent fermer leur gueule et subir, sinon ce n’est pas une bonne soumise et son Dom est un mauvais « Maitre » qui ne sait pas faire obéir sa Sub…

Quelle bande de crétins !…

Ils rêvent d’avoir une jolie petite “chienne” fidèle et aimante à leurs pieds…
Mais ils ne veulent pas s’investir dans une relation…
Bizarrement tout d’un coup ils redeviennent des libertins…

Ils ne connaissent pas la différence entre le Bondage, le D/s et le S/M, alors ils inventent un BDSM soft, middle et hard…

Ils ne comprennent pas qu’on peut être Maso sans être soumise, qu’une soumise n’obéit pas à la demande du premier crétin lambda.

C’est quoi le BDSM soft ?  Quelques fessées et coups de Martinet…

La Domination/soumission se passe d’accessoires, elle est avant tout cérébrale, mais pour le comprendre faut-il déjà avoir un cerveau…

Tu es bien placé pour le savoir, toi qui me faisais lâcher prise seulement par le son de ta voix et la force de ton étreinte…

Et pourtant toi aussi tu indiques que tu fais du BDSM soft…

Pourquoi… Tu pourrais être tellement plus…

Tous ces hommes qui nous contactent sur ces sites en nous ordonnant de nous soumettre avant même d’avoir dit bonjour, ne cherchent que la facilité.

Ils veulent tout ! tout de suite !

Un peu de caractère en face et ils filent vite vers une autre fiche la queue entre les jambes…

L’un d’eux sur wyylde m’a dit au bout de deux heures que je ne serais jamais capable de lâcher prise, bah oui c’est ballot et même si je suis plutôt rapide à décider il me faut un peu plus de deux heures pour accepter de me livrer, parler de moi de mes envies et surtout me rencontrer…

Sans parler de tous ceux qui font de la psychanalyse à 2 balles…

J’exècre tous ces sous-dom, et j’éprouve le plus profond mépris pour eux

Ce n’est pas ça le BDSM, en tout cas pas celui qui m’inspire et qui m’anime

Chacun le vit de la façon qui lui convient, mais le BDSM n’est pas une pratique sexuelle de plus pour les libertins en recherche de jeux, et je n’ai rien contre je suis même plutôt pour, mais à la condition que ceux-ci soient honnêtes et ne se positionnent pas en Dom ou couple D/s alors que pour eux ce n’est qu’un amusement et rien de plus.

Il y a sur ces sites de vrais profils D/s, surtout des couples, mais ils sont rares et plutôt discrets, ils ne font pas de prosélytisme pour leur paroisse, ils ne recherchent pas de soumise, ils ont juste envie de faire découvrir leur monde, d’initier et parfois certains d’entre eux deviennent des guides.

J’ai joué avec les deux types de profils

Il y a ceux qui sont capables de m’en imposer et à qui je me soumets avec plaisir le temps d’une soirée ou d’une séance, ceux qui me font découvrir de nouvelles sensations, qui me révèlent, certains ne se positionnent pas en pratiquant D/s, ils sont simplement dominants et directifs.

Et il y a les autres…

Ceux à qui j’ai juste envie de dire mais fermer donc votre gueule !…
Parfois certains manient très bien les jeux d’impacts mais ils sont tellement caricaturaux dans leurs attitudes et leurs paroles que s’en est risible, on dirait qu’ils reproduisent le scénario et les dialogues d’un mauvais film.

Et il y a toi

Toi que j’ai rencontré au début de mon libertinage, toi dont j’aime le caractère directif.
Toi qui ne m’as jamais rien demandé, ni rien imposé, toi qui a accepté d’être mon guide dans un monde qui n’est pas non plus le mien, le libertinage.

J’ai eu un comportement avec toi que je n’ai jamais eu avec un autre, j’aimais me blottir dans tes bras, je me sentais toute petite, protégée, et j’aimais ça…

J’aimais te préparer ton petit déjeuner, te masser quand tu étais fatiguée, prendre soin de toi, je devenais câline moi qui ne le suis jamais.

Je crois même qu’il m’est arrivé de me positionner à tes pieds, sans avoir conscience du geste que je faisais, naturellement sans réfléchir… j’étais bien…

Je me laissais guider, je n’avais plus besoin de tout contrôler, je n’en avais pas envie, j’aimais que tu prennes les rennes…

Nous n’avions pas les mêmes attentes, les mêmes besoins, les mêmes envies, nos chemins se sont séparés, même si tes jeux sont D/s tu restes un libertin et je ne suis pas femme à faire partie d’un harem.

Mais tu m’as ouvert la porte de la communauté “BDSM”, si je ne t’avais pas rencontré et tant détesté pour tes pratiques je n’aurais jamais cherché à comprendre, je n’aurais jamais été plus loin que ces quelques lignes qui m’ont troublée et qu’un certain Démon a écrit bien avant que je te rencontre…

Cette quête de réponses a révélé la femme que je suis aujourd’hui, et je considère que c’est une véritable chance.

J’ai compris d’où venaient mes frustrations, j’ai compris que je pouvais aimer être un objet sexuel sans que cela remette en cause mes valeurs féministes.

J’ai accepté mon besoin d’aimer et d’être aimée, accepté d’avoir besoin d’un homme…
Mais pas n’importe quel homme… Un homme à la hauteur de la femme de caractère que je suis, un homme capable de satisfaire ma libido si particulière sans en avoir peur…

Juste un homme capable de me coller contre un mur sans que j’éprouve l’envie irrésistible de lui en coller une…

Je t’ai admiré… mis sur un piédestal… Comme une sub le fait avec son Dom

Et plus nous nous voyons, plus j’avais besoin de ta “domination”, de cette emprise que tu avais sur moi…

Mais je ne suis pas soumise, j’ai un caractère de dogue…

Tu as fait le faux pas… celui qui t’a fait tomber de ton piédestal…

L’homme dominant et directif que j’idéalisais n’était plus qu’un homme comme les autres…

Il fallait que je te quitte pour pouvoir Naitre et assumer celle que je suis

Parfois Dom… parfois Sub… et aussi un tantinet sadique et un peu maso…

Aujourd’hui, la page est tournée, et même si tu as toujours une place dans mon cœur je sais que tu ne peux pas m’apporter ce dont j’ai besoin…

Tu es avant tout un libertin…

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée