LeDonjon

Habituellement je joue en club ou en soirée, il m’est parfois arrivé de jouer chez moi, rarement et seulement avec des personnes dont je suis très proche

Avec la situation actuelle, je n’ai pas envie pour le moment de retourner en club ou en soirée. Mais l’envie de jouer reste quand même présente.

J’aurais pu continuer à jouer dans le salon tel qu’il est, mais il manquait quelque chose, une ambiance…

Pendant le confinement j’y ai réfléchi, je m’étais déjà servi de la table basse comme banc à fessées et ça faisait un moment que je voulais l’adapter sans que cela soit visible pour le commun des mortels.

L’idée était de pouvoir transformer le salon en Donjon très rapidement.

L’idéal serait d’avoir une pièce supplémentaire dans laquelle j’aurais pu installer un minimum de matériel (une croix de Saint-André, un banc à fessées et une table gynécologique)… Mais je n’ai pas la possibilité d’avoir un petit donjon chez moi.

Et j’aime bien bricoler, il y a environ deux ans j’avais fabriqué une cage pour une soirée

J’ai donc fixé un anneau sur l’alcôve qui sépare le salon, j’aurais pu utiliser le plafond…

J’y ai accroché une courte chaîne à laquelle je suspends une plante quand le salon est en mode “vanille”. Quand je veux jouer je remplace la plante par deux autres chaînes auxquelles je fixe une barre de contrainte, elle peut servir soit à attacher les poignets si je veux jouer en impact sur quelqu’un qui est debout, les poignets peuvent aussi être accrochés directement aux chaînes (pour ces jeux il faut quand même que je pousse le bureau), soit à attacher les chevilles avec la barre fixée un peu plus bas si je veux jouer au “docteur” la table basse servant de table gynécologique.

Sur la table basse j’installe un matelas type “lit de bébé” que j’ai recouvert de vinyl pour un nettoyage facile. J’ai un petit guéridon rond sur lequel je pose le matériel dont j’ai besoin.

Il ne me reste plus qu’à m’installer confortablement sur un coussin à même le sol pour jouer ou sur un tabouret.

La table basse me sert de table gynéco et aussi de banc à fessées, j’ai fixé dessous à chaque extrémité deux anneaux dans lesquels je peux passer des chaînes pour immobiliser ma/mon partenaire de jeux

Et voilà…
Je n’ai pas de donjon, mais j’ai un salon qui peut s’adapter… Selon mes envies de jeux…

MonPetitDonjon

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2020 – Journal d’une bourgeoise délurée

ChienFugueur

Points

J’ai toujours aimé les chiens perdus sans colliers, ils sont les seuls dont j’ai envie de m’occuper, les seuls qui m’amusent.

Et pas question de leur mettre un collier, un bon chien reconnaissant n’en a pas besoin, il a du plaisir à être à vos côtés.

mais le revers de la médaille avec certains d’entre eux c’est leur besoin de liberté, ils sont très souvent fugueurs, mais ils reviennent toujours à la niche quand ils ont besoin de repos ou l’envie de se faire câliner…

Pas toujours facile de les supporter, difficile à assumer ce type de cabot.…

Tu te demandes dans quel état ils vont rentrer… heureux de leur petite escapade…ou couverts de puces… parfois blessés…

Parfois ils te mettent en colère, tu as envie de les renvoyer à la rue où besoin de les punir… de leur donner une leçon… de leur rappeler qui donne la gamelle…

Je suis une dominante sexuelle

Ta sexualité m’appartient, j’en joue dans le plaisir où la frustration, selon mon envie du moment…

Il t’arrive souvent de reprendre cette liberté… à mon insu…

Je ne suis pas naïve… je le sais… Tout se sait…

Aujourd’hui j’ai envie de te punir… j’ai besoin de te punir.

Je vais te punir !

Comme tous les clébards quand tu as la queue qui frétille ton cerveau est à l’arrêt, tu as repéré une paire de gambettes que tu aimerais bien renifler, tu n’as pas cherché à savoir à qui appartenait cette belle paire de jambes…

Cette femme est une de mes amies, c’était pourtant assez facile à savoir…

Mais non, chez toi l’envie de te faire flatter la croupe est trop forte pour que tu réfléchisses…

Tant mieux c’est aussi ça qui m’amuse et qui met en marche “mon usine à vices”.

– Bonjour comment vas-tu ? Je t’appelle parce que j’ai un type qui m’a écrit et il me semble que tu le connais bien ;-)“

– Oui effectivement, tu es partante pour jouer ?

– Avec toi ? Toujours

– Parfait, j’ai ma petite idée, j’ai deux trois détails à mettre en place et quelques amies à inviter à la petite fête, je t’en dis plus dès que j’ai validé le lieu, en attendant vas-y charme-le, appâte-le…

Pour monter mon scénario j’avais besoin d’un lieu, un parking où on pourrait “jouer” sans trop de risques d’être dérangés… Il n’était pas question que quelqu’un appelle les flics et tous se retrouver menottes aux poignets… le seul qui serait contraint ce soir-là c’est toi mon chien fugueur…

Je te connais je sais ce qui te fait vibrer, on a assez souvent parlé de tes envies et de tes fantasmes.

Ce que je veux mettre en place pour cette soirée, avec toi je sais que je peux le réaliser.

On a échangé un peu dans la journée, tu n’es pas disponible ce soir tu as un diner “pro”… On a convenu de déjeuner ensemble le lendemain.

Sourire… je sais que tu as rendez-vous avec mon amie.

Je l’appelle dans la foulée, on a choisi sa tenue ensemble, je te voulais complètement sous son charme, que tu ne vois plus qu’elle, que tu ne penses à rien d’autre qu’à la soirée que tu imagines.

J’avais demandé à un de mes amis habitué à organiser ce genre de plan pour des libertins en recherche de frissons de me trouver le fameux parking. C’était un parking d’entreprise. En gentleman tu as laissé le choix du restaurant à mon amie, toutes les deux on en a choisi un pas très loin, c’était parfait.

Elle t’a envoyé un message en s’excusant d’un petit changement, qu’elle avait malheureusement été retenue au bureau, elle t’a demandé de venir la chercher directement à “son travail”, elle t’a dit de te garer sur “sa place de parking” et de l’attendre devant la porte de l’immeuble que vous iriez au restaurant à pied.

Ce que tu as fait, peut-être un peu déçu en supposant qu’elle serait dans “une tenue du quotidien”.

Ni vu ni connu elle est sortie de cet immeuble de bureaux moulée dans sa jupe crayon en cuir, perchée sur ses hauts talons, un chemisier blanc qui laissait entrevoir la naissance de ses seins, son trench sur le bras et “sa sacoche de bureau” qui ne contenait aucun dossier ni ordinateur, mais bien d’autres choses plus intéressantes…

Mais ça tu ne le sais pas…

Vous êtes allés au restaurant, vous avez dîné… discuté… plaisanté… flirté…

Tu ne pensais pas du tout à moi… Moi si… j’étais excitée… trempée…

J’avais besoin de jouir… de me caresser… Je devrais patienter…

Il était 23 heures passées lorsque vous avez terminé de diner

J’étais avec quatre amies, elles avaient garé leurs voitures dans ce même parking. Nous nous étions donné RDV dans un pub pas très loin on a pris un verre, puis quand ta compagne de soirée m’a appelée des toilettes pour me dire que le café était servi on est allé mettre en place “mon petit scénario”.

On avait apporté un des cabriolets de mon salon, on l’a installé au milieu du passage entre deux rangées de voitures, proche de la tienne. Ainsi assise tu ne pourrais pas me voir en arrivant. La place a été judicieusement choisie.

Mon cœur bat, je suis très excitée et inquiète à la fois…

Comment vas-tu réagir…

Je veux te faire connaitre la douce sensation de la gamine prise les doigts dans la confiture… le plaisir d’être découvert… la boule au ventre engendrée par cette excitante culpabilité de l’interdit et de s’être fait prendre…

C’est si bon parfois la culpabilité…

Je veux te donner une leçon… Te montrer que je suis la seule à pouvoir être ta Maîtresse… Te montrer qui peut te diriger… Qui peut décider…

Tu es mon objet sexuel… Celui avec qui j’aime jouer… Celui que j’aime partager…

J’entends une porte, puis le claquement des talons sur le béton, je reconnais ce pas.

Vous vous rapprochez.

Vous tournez, vous arrivez dans l’allée où tu es garé, tu imaginais peut-être terminer la soirée chez mon amie…

Tu me vois assise sur mon fauteuil une cigarette à la main et un sourire aux lèvres…

Mon regard te fusille…

Tu marques un arrêt, tu deviens blême, tu ne comprends pas ce qu’il se passe

Je soutiens ton regard…

Tu regardes mon amie sans comprendre… elle te sourit et me fait un clin d’œil

– Les filles c’est le moment

Mes quatre autres amies arrivent derrière moi, quatre femmes sexy, cagoulées, toutes de cuir vêtues et rangers aux pieds. Tu en connais au moins deux, des filles à qui tu as déjà offert ton cul mais tu ne le sais pas.

Tu ne sauras jamais qui étaient mes complices de punition…

L’une d’elles porte un gode ceinture, équipé d’un attribut un peu plus gros que ce que tu as l’habitude de prendre… c’est la bonne occasion de te faire passer une étape…

Je sens ton malaise, j’aime ça, ça m’excite…

je sais aussi que ton cerveau s’est remis à fonctionner… Je sais aussi que tu es excité…

Tu n’as juste pas encore réalisé… Tu doutes sur ce qu’il va réellement se passer…

Est-ce que c’est ce que tu espères…

Tu regardes mon amie… sans que tu t’en aperçoives elle a sorti de sa sacoche un sac en toile de jute qu’elle te met sur la tête, une autre s’est rapproché de vous et te passe des menottes.

A cet instant on est toutes autour de vous, tu as les mains dans le dos ainsi entravé je te pousse brutalement sur le capot de ta voiture.

Je me positionne derrière toi et te pince les tétons… pas comme tu aimes… plus fermement… Ton plaisir tu dois le mériter…

– Charmant le client avec qui tu devais diner… tout à fait à mon goût… Dis-moi sincèrement… Le chien fugueur ne mérite-t-il pas une punition ?

– Si Ma Dame

– Plus fort on n’entend pas

– Oui Ma Dame, le chien que je suis mérite d’être puni

– Accepte-tu ta punition sans broncher ?

– Oui Ma Dame je l’accepte, faites de moi ce que vous voulez

– Très bien dans un premier temps je vais te mettre un bâillon, pour t’empêcher de gueuler

Je ressens ton inquiétude, je sens ton cœur battre la punition ne sera peut-être pas tout à fait celle que tu imaginais…

Je veux bien te laisser terminer le pot de confiture… mais avant ça tu devras subir quelques désagréments…

On ne met pas impunément les doigts dans le pot de confiture sans prendre le risque de se faire taper sur le bout de ces vilains doigts…

J’ai décidé que tu seras puni par où tu aimes pêcher…

Tu as le feu au cul… je vais te faire goûter à un tout autre incendie…

Plaqué sur le capot de ta voiture, le pantalon sur les chevilles, tu sens le cuir de ma cravache caresser la peau de tes fesses…

Mon amie avec qui tu as partagé ce délicieux dîner s’amuse à griffer ta peau de ses ongles.

Elle s’écarte, je commence à tapoter doucement avant de te gifler le cul

Une… deux…trois…

Je caresse tes fesses rougies… j’aime ces marques, elles ne resteront pas longtemps, mais ce sont les miennes…

Je recommence…

Quatre… cinq… six… sept…

Tes jambes fléchissent tu n’as pas l’habitude, habituellement mon sadisme trouve son plaisir auprès d’autres partenaires de jeux totalement masochistes, je n’ai jamais eu envie de ça avec toi, mais ce soir j’avoue j’y prends énormément de plaisir… tes grognements sous ton sac en toile de jute me font mouiller…

Huit… neuf… dix…

J’aime voir ton cul rougir… ça me donne encore plus envie de te prendre… de te posséder…

Les filles si on buvait une bière avant de continuer… j’ai besoin de faire une petite pause…

Tu ne bouges pas, tu ne peux pas bouger, difficile de faire un mouvement avachi sur le capot de ta voiture, les mains menottées dans le dos et le pantalon sur les chevilles…

Tu ne sais plus ce qui t’attend… tu commences à douter…

J’ai décidé de te laisser terminer le pot de confiture… mais à ma façon…

Je me rapproche je caresse tes fesses ornées des marques de ma cravache. J’enfile les gants en latex…

J’hésite… lubrifiant ou à sec…

Ta punition ne doit pas se transformer trop vite en plaisir…

Une de mes amies est montée sur le capot, elle s’est assise sur ton dos… elle te maintient en position… Je commence à glisser deux doigts… puis quatre… d’une main je te fouille… de l’autre je te serre les couilles…

Tes grognements sont devenus des gémissements… tu dois baver avec ton bâillon… avoir des difficultés à respirer… peut être que l’odeur de la toile de jute te dérange… tu voudrais pouvoir t’exprimer… dire que tu es une chienne… ma chienne… dire que tu es ma pute… mon objet sexuel…

Tu voudrais pouvoir me remercier…

– Ta gueule, je veux pas t’entendre !!!

Ton cul est prêt, je t’enlève le sac en toile de jute, je soutiens ton regard, je t’attrape par les cheveux et te positionne avec l’aide d’une amie tant bien que mal joue contre le béton… la croupe à l’air.

Je rejoins mon fauteuil, je te fais face, je te regarde te faire enculer par ce gode un peu plus gros que la normale… je me délecte de cette vue… c’est magique…

Je commence à me caresser, l’amie avec qui tu as dîné me rejoint, on commence à s’embrasser se toucher, elle glisse sa main sous ma jupe, me fouille la chatte comme j’ai fouillé ton cul quelques minutes avant…

Elle sort le petit vibro que tu aimes tant… mais cette fois il sera juste pour moi… tu n’y as pas le droit…

Ton cul est maintenant bien ouvert le gode t’a préparé à recevoir la main… pas la mienne elle ne passe jamais… ce n’est pas grave j’aime te voir te faire fister le cul par celle que j’ai choisi et j’ai envie de jouir… jouir de ce spectacle que mes amies m’offrent

Tu es mon objet sexuel… ma pute… mon chien fugueur…

Je vois sa main gantée s’enfoncer dans tes entrailles… je t’entends gémir… râler…

Une autre s’est mise à branler ta queue…

Je te vois trembler… ton corps est pris de soubresauts… je vois ta semence gicler sur le béton…

Ma respiration s’accélère, ma poitrine se soulève, ma main vient rejoindre celle de ma complice,… elle me fouille… je me branle… je ne te vois plus… je perds pied… je ne résiste plus…

Le parking est re-devenu silencieux…

Il est temps de te libérer de tes chaînes…

Tu es épuisé, tu te laisses aller, couché sur le dos à même le béton…

Je me lève, je te rejoins, tu es toujours allongé sur le sol.

Je me positionne, relève ma jupe la chatte au-dessus de ta tête.

– Ouvre la bouche

Tu t’exécutes.

La louve que je suis marque son territoire, tu n’as pas pu tout boire, ta chemise est souillée de cette onde dorée…

Tu portes mon odeur…

On t’aide à te relever, à t’asseoir dans ta voiture, je ne sais pas où le chien fugueur que tu es avait prévu de dormir ce soir

– A demain, n’oublies pas que nous avons un déjeuner

A ce moment-là je me dis que si tu n’étais pas tel que tu es… fugueur…  je n’aurais jamais pu mettre en place ce type de scénario qui m’excite… qui Nous excite…

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2020 – Journal d’une bourgeoise délurée

Maitresse-DominaÇa fait déjà un moment que je voulais écrire cet article, plus d’un an… j’y songe depuis que j’ai commencé à fréquenter l’univers de la domination féminine, mais je ne savais pas sous quelle forme… un coup de gueule… une chronique… une analyse…

Écrire cet article me met aussi mal à l’aise parce que d’une certaine façon je vais être dans le jugement, mais j’ai besoin de le faire, besoin de vider mon sac, parce qu’il y a parfois des comportements qui m’écœurent et me mettent en colère.

Il est possible que je perde quelques amies qui pourraient mal le prendre, tant pis j’estime que lorsqu’on est ami, on doit tous être capables d’accepter des avis contraires au nôtre, même si cela nous touche.

La plupart de mes relations BDSM sont des couples Dominants/soumises, j’ai découvert le BDSM par le libertinage et les dominas aussi.

Enfin ce que je pensais être des dominas, en résumé beaucoup de petites nanas qui écument les sites libertins pour essayer de gratter quelques sous à des vieux messieurs qui n’ont qu’une envie, tripoter de la jeunette et qui sont prêts à lécher le talon de leurs Louboutin payés par un autre…

Je me suis toujours méfiée des dominas, lorsque je faisais des soirées il m’est arrivé de vouloir en inviter quelques-unes mais j’ai très vite renoncé, soit elles étaient dans la haine des hommes et ne voulaient pas la présence de “mâles dominants“, soit il fallait leur dérouler un tapis rouge et elles ne voulaient pas participer financièrement à la soirée, quand elles n’allaient pas jusqu’à demander qu’on les paye pour leur participation… ben voyons…

Sur une des dernières soirées, j’avais des demandes de soumis qui souhaitaient rencontrer des Dominas, j’ai de nouveau essayé d’en inviter. Certaines m’ont répondu positivement, mais au dernier moment elles m’ont fait faux bond, sans même avoir la courtoisie de prévenir ou de s’excuser

Ça c’est les tous premiers contacts que j’ai eu avec des dominas… Complètement à l’opposé de mes valeurs, je n’aime pas les princesses ni les haineuses.

J’avais donc comme beaucoup une image totalement négative de ces femmes.

Je fréquentais régulièrement des soirées BDSM, il y avait quelques rares Dominas que j’ai pu observer, elles étaient très différentes de celles que je voyais sur les sites libertins.

Je me suis liée d’amitié avec l’une d’elle, lors d’une soirée privée je l’ai vu jouer. J’ai découvert une femme bienveillante et respectueuse. Une façon de pratiquer beaucoup plus proche de la domination masculine qui me correspond mieux.

Au cours de mes sorties, j’en ai rencontré d’autres, certaines que j’apprécie et d’autres moins. Des pros, des dominas, des Maîtresses ou de simples joueuses de caractère comme moi.

Depuis que je fréquente le monde de la domination féminine il y a quelque chose qui m’agace, c’est cette suspicion systématique de vénalité…

Ben oui c’est bien connu… les dominas sont vénales…

Oh il est beau ton Charon, c’est un super beau cadeau qu’on t’a fait…
Ben oui t’as beau être soumis le patriarcat reste quand même ancré en toi, tu as pas encore compris que les femmes s’assument, et que c’est pas forcément un mec qui a craché au bassinet… Ta remarque est sexiste, une femme est aussi capable de se payer son propre matos. Elle n’attend pas après un homme.

Il y a aussi celui qui ne te connait pas et t’aborde en te demandant le tarif de tes séances !!! Oh hé !!!! C’est pas systématique, on est pas toutes des pro… sortez vous de la tête que domination féminine ne rime pas toujours avec argent !!!!

Et ça va peut être vous étonner, mais même les pros font des séances juste pour le plaisir

Et bien NOOOOON, la grande majorité de celles que je connais ne sont pas vénales. Et les pros ne le sont pas non plus, elles exercent un métier, c’est un vrai job avec un gros investissement, je le sais j’achète moi-même tout mon matériel, j’ai pas grand chose comparé à elle et ça ne coute pas 3 francs six sous…

Une femme vénale profite des hommes, une pro vous vend simplement une prestation. Et vous, vous êtes juste un client comme vous pourriez l’être en allant chez un kiné ou un psy. Elle vous écoute, elle vous questionne sur vos attentes, elle vous donne du temps, elle répond à votre besoin.

Il m’est parfois arrivé de regretter qu’il n’y ait pas de Dom pro, je crois que j’y aurais fait appel dans des moments où c’était compliqué au boulot, des périodes où j’avais besoin d’évacuer et de lâcher prise, peut-être qu’un jour je ferais appel aux services d’une Domina Pro bien que je préfère les hommes et que ça ne soit pas dans mes moyens. La règle est simple, tu as un besoin tu l’exprimes. Il n’y a aucun lien, ni amoureux ni amical, aucune ambiguïté, tu es dans une relation client/prestataire, la personne en face n’attend rien de toi à part sa rémunération et que tu lui accordes ta confiance le temps de la séance, il n’y a ni sexe ni soumission, sauf bien sur lors de la séance si c’est dans le contrat, et je parle de la soumission pas du sexe, si vous cherchez du sexe c’est pas une Domina qu’il faut aller voir. Et l’avantage une séance avec une pro garantit d’obtenir ce qu’on veut en toute confidentialité.

Si on parlait de celles qu’on appelle “affectueusement” les dominettes ?

Depuis la rentrée, il y a beaucoup de jeunes femmes qui se présentent comme domina ou maitresse. Certaines y voient juste une opportunité d’arrondir leur fin de mois, de profiter d’une soirée à moindre frais, elles sont jeunes et jolies, elles flattent l’égo des vieux messieurs en leur accordant quelques faveurs, pour le prix d’une entrée et quelques verres  ils peuvent se pavaner en compagnie de ces jolies jeunes femmes.

Le tri se fera de lui-même, beaucoup d’entre elles disparaîtront aussi vite qu’elles sont arrivées. Elles se lasseront ou elles lasseront, certaines se marieront et feront un bébé, d’autres pourraient se perdre dans un univers parallèle et glauque si elles n’ont pas la tête sur les épaules…

Parmi toutes ces jeunes femmes il y a aussi quelques perles, j’en ai rencontré une récemment que j’ai beaucoup apprécié, elle débute et elle possède cette bienveillance et ce respect pour les autres qui inspirent confiance. Une jeune femme qui pourrait un jour devenir une Grande Dame.

Mais finalement c’est quoi une dominette, ne serait-ce pas juste une domina en apprentissage ? Une apprentie ? Toutes ces Grandes Dominas n’ont-elles pas été dominettes un jour ? Quand une jeune femme débute elle sera forcément jugée sur son manque d’expérience, mais ce qui est le plus important pour moi c’est son attitude, sa curiosité, sa soif d’apprendre et sa façon de se comporter.

Une Domina possède plusieurs cordes à son arc, elle doit apprendre les techniques, les maitriser, elle doit aussi apprendre à ressentir l’autre, à adapter son jeu en fonction des réactions de celui avec qui elle joue, elle doit savoir se contenir, ne pas se laisser emporter par l’autre et savoir quand arrêter le jeu. C’est pas parce qu’on a un maso dans les mains qu’il suffit de taper même si lui le demande… Ça ne se fait pas du jour au lendemain, on ne devient pas Domina simplement en se baladant avec un martinet. Ce n’est pas ni l’accessoire ni la tenue qui transforment une femme en Domina.

Il y en a peu que je considère comme de véritables Dominas, peut-être parce que j’ai eu l’occasion cet été de voir de Grandes Dames jouer. Dont une en particulier, deux fouets dans une seule main, elle faisait des enroulés sur une jeune femme très maso, à un moment j’avais l’impression de lire de la colère dans les yeux de cette soumise, cette Domina est restée très calme, elle lui a simplement dit “tu peux le faire, tu en es capable”,  elle maitrisait totalement la douleur de l’autre pour la transformer en plaisir, c’était troublant, tellement puissant que c’en était presque dérangeant, mais c’était aussi sublime, j’avais des frissons, je l’ai enviée, j’aurais aimé être à sa place, être moi-même capable de pousser quelqu’un comme ça pour arriver à lui faire dépasser ses limites, mais je crois que j’aurais flanché bien avant. Peu de personnes sont vraiment capables de maîtriser la douleur, d’assumer d’être “le bourreau“, de faire partir quelqu’un en sub, être sadique ne suffit pas. Je me suis sentie toute petite à côté d’elle, la seule chose que je pouvais faire c’était l’admirer.

Ces Dominas sont souvent très drôles et naturelles, elles ne jouent pas un rôle et elles n’ont rien à prouver. Elles sont assez discrètes, parfois je les croise dans des soirées mixtes où elles sont respectées par tous.

C’est vrai que j’associe beaucoup le sadisme à la domination, surement parce que c’est ce qui me correspond le mieux. J’ai découvert récemment qu’il y avait d’autres formes de domination comme le fétichisme que je n’intégrais pas du tout dans les pratiques D/s, ou une domination beaucoup plus sexuelle, ce sont des pratiques que l’on retrouve aussi dans le libertinage sans qu’il n’y ait aucun rapport de Domination/soumission.

Certaines se font appeler Maîtresse ou se définissent comme telle.

Chez les couples Dom/soumise, il est de coutume que seule la personne qui se soumet lui attribue ce titre et l’appelle de cette façon, c’est un titre qui se mérite et qui ne se réclame pas, c’est la soumise qui fait la demande à son dominant de devenir son Maître. D’ailleurs lorsqu’un homme se présente comme Maître pour venir “draguer“ une soumise il se fait vite renvoyer à son statut de “kékédom”. Donc Maîtresse oui, si elles possèdent une soumise ou un soumis, être Maîtresse ça implique une appartenance, la pose d’un collier. Entre une Maîtresse et sa/son soumis.e il y a un vrai rapport D/s et humain, c’est une relation qui va se créer et pas ponctuellement pour du jeu, ce qui n’est pas forcément le cas avec une Domina qui va jouer avec quelqu’un de purement masochiste et des partenaires occasionnels. Souvent une Maitresse et son soumis forment un couple, dans le BDSM et  dans la vie vanille.

Et peu importe comment les autres vont la percevoir, bonne ou mauvaise, pas assez dominante, trop gentille, etc etc…L’important c’est que son soumis la voit comme sa Maîtresse, c’est lui (ou elle) qui fait d’elle une Maîtresse.

Se définir comme Maîtresse sans avoir quelqu’un au bout de la laisse ça n’a pas beaucoup de sens…

Parfois quand je joue j’ai le droit au “Oui Maîtresse, merci Maîtresse…” ça me gave, j’ai l’impression qu’on s’approprie ma personne sans me l’avoir demandé…

Peut-être que je le serai un jour, même si la Domination/soumission c’est pas vraiment mon truc, ça m’ennuie… mais pourquoi pas et ça ne pourra arriver que dans le cadre d’une vraie relation.

Je vais faire une courte digression sur une population qui n’a rien à voir avec la domination féminine mais qu’on y associe bien trop souvent et que je méprise, ces femmes – si ce sont vraiment des femmes – donnent une mauvaise image des dominas, une image malsaine…

Ce sont toutes ces nanas sur twitter ou facebook, qu’en général personne ne connait et qu’on ne voit jamais nulle part (d’où mon doute que ce soit toujours des femmes derrières ces profils). Elles sont souvent méprisantes, grossières, elles n’offrent rien à part montrer leur cul et leurs nibards sur twitter, leur seul but c’est de gratter quelques euros auprès de tous les fantasmeurs virtuels qui n’ont rien d’autre à faire que de se branler devant un écran… bon si ça marche tant mieux pour elle. Mais mesdemoiselles ne vous faites pas passer pour des dominas quand vous n’êtes pas capable de proposer autre chose que “dépouiller”, vous n’avez aucun respect pour le BDSM, vous n’êtes pas Domina, la domination financière ce n’est pas juste créer une cagnotte, ça tout le monde peut le faire, même les soumises s’y sont mises… vous êtes juste des opportunistes.

Récemment j’ai lu la réponse d’une de ces femmes à qui un homme demandait si elle dominait, ça en dit long sur son rapport avec le BDSM…

“J’apprends sur le tas, en même temps c’est pas comme devenir pilote d’avion”

Personnellement ouvrir une cagnotte et demander 10 balles à des inconnus j’aurais juste l’impression de faire la manche…

“à vot’ bon cœur messieurs les pigeons, c’est pour m’acheter des p’tites culottes”.

Je préfère que l’on m’offre un verre, au moins il y a l’humain qui rentre en jeu.

Moi dans tout ça je suis quoi…

Juste une joueuse passionnée, un tantinet sadique, parfois un peu perverse…
Les seuls cadeaux qui me touchent sont la confiance et le lâcher prise que certaines et certains m’accordent.

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Jeuxdepouvoir

Dans l’univers BDSM je ne joue jamais avec les hommes, les soumis ne m’attirent pas, le D/s c’est pas mon truc et aussi parce que mes relations avec les hommes sont sexualisées et je suis plutôt attirée par Les Mâles Alphas…

Je fais quelques exceptions, mais avec des couples D/s et dans ce cadre il n’y a pas de sexualité en tout cas pour moi, ça sera le plus souvent dans un jeu de domination sur une soumise en partenariat avec son Maître, et parfois quand j’ai besoin de passer de l’autre côté pour évacuer j’ai des couples d’amis très proches qui me permettent de lâcher prise.

Moi mon truc ce sont les femmes masos, les vraies masos et de préférence pas soumises, j’aime qu’il y ait du répondant en face…

Il y a aussi des pratiques qu’affectionnent certains hommes dans cet univers qui me rebutaient et en particulier le fétichisme des pieds…

A part si c’est un homme avec qui j’ai une relation ou mes amis proches je n’aime pas qu’on me touche et surtout pas les pieds, je suis extrêmement chatouilleuse, j’attrape facilement des crampes et bien sur j’avais toujours peur de dégager de mauvaises odeurs.

Je n’arrive pas trop à comprendre ce qu’il peut y avoir d’attirant dans un pied…

Mais j’ai toujours aimé que  la naissance des orteils dépassent de l’escarpin, un peu comme le cœur que forment les seins sous un cache cœur, j’appelle ça le décolleté du pied… Inconsciemment j’érotisais le pied, je m’en suis rendu compte suite à une expérience aux goûters du Divin Marquis…

Depuis que j’allais aux Goûters j’en voyais beaucoup, quelques-uns me demandaient s’ils pouvaient s’occuper de mes pieds, j’ai toujours refusé, vraiment pas envie qu’un homme lambda me touche, je ne suis pas une prestataire de service et je ne peux pas donner du plaisir à un homme sans que cela m’en apporte.

Il m’est arrivé de vouloir faire plaisir par jeu, mais à chaque fois ça a été de mauvaise expérience.

Une première fois à la Demonia, je portais des cuissardes et un homme voulait les lécher. Mais il ne s’est pas contenté de lécher le cuir il a commencé à me masser fortement les mollets, je n’étais pas très à l’aise, j’étais assez tendue ce qui a fini par provoquer une crampe, résultat j’ai eu du mal à marcher pendant 3 jours.

La seconde fois c’était aux goûter j’étais d’humeur plus tolérante un homme que je pensais seulement soumis m’a demandé s’il pouvait se mettre à mes pieds, j’avais des bottes cavalières plates ce jour-là, j’ai accepté sans imaginer que cet homme allait coller son entrejambe sur ma cheville pour se frotter comme le ferait un chien. J’ai détesté ce moment je me suis sentie agressée. Je l’ai très vite remis à sa place. J’ai hésité sur le moment à en parler à Ness, mais assez choquée j’ai fini par le faire, autant vous dire que Ness n’a pas du tout apprécié le comportement de ce monsieur.

Donc vous imaginez bien qu’entre mes aprioris et mes mauvaises expériences, les fétichistes c’était vraiment pas mon truc… j’avais même tendance à les éviter…

Mais aux goûters il y a un homme fétichiste des pieds qui vient régulièrement, il fait partie des personnes que j’apprécie, il ne m’a jamais sollicitée, je ne sens aucune arrière-pensée et il n’y a aucune ambigüité dans nos rapports, je me sens totalement libre d’échanger avec lui.

Un jour nous étions plusieurs à prendre un verre au café d’en face, on aborde le sujet du fétichisme, la façon dont il en a parlé ce qu’il expliquait a aiguisé ma curiosité.

Comment arriver à imaginer qu’une femme puisse avoir un orgasme avec un simple massage des pieds… que ce soit agréable je peux le concevoir, mais de là à ce que ce soit orgasmique…

Je me suis promis qu’un jour j’essayerai.

Quelques mois plus tard Ness poste un événement un peu spécial un Goûter où on fêterait tous ensemble l’anniversaire de “Monsieur C”

C’était le moment où jamais, sur le post je me suis lancée un défi, lui faire cadeau pour son anniversaire de mon premier massage des pieds. C’était le jour où jamais et en le faisant publiquement je ne pouvais plus reculer si je ne voulais pas passer pour quelqu’un qui ne tient pas ses engagements.

Plus le jour approchait, plus je commençais à stresser, je crois que j’étais plus angoissée que le jour où je me suis fait dépuceler.

“Et s’il n’aimait pas mes pieds… et si mes pieds se mettaient à puer… Et si je lui décroche la mâchoire avec un malencontreux coup de pied… Et le pire s’il arrivait à me provoquer un orgasme devant tout le monde… Oh mon dieu non surtout pas ça”

De toute façon le sort en était jeté, je m’étais engagée je ne pouvais plus reculer, la seule chose qui aurait pu encore me sauver c’est que lui n’en ait pas envie.

Il fallait que je m’approprie ce moment et que cela se fasse dans des conditions qui puissent provoquer une émotion chez moi. Pour les chaussures je savais à peu près lesquelles mettre, mais il me fallait des bas, pas n’importe lesquels, je voulais  des fully-fashioned en nylon avec keyhole. J’adore en porter même si c’est assez rare, je n’avais jamais rencontré d’hommes qui appréciaient vraiment, j’étais souvent déçue par leur réaction.

Tu mets un joli porte-jarretelle ou une guêpière, de beaux bas couture, le mec s’attarde 5 mn sur tes jambes et tu finis par te retrouver à poil, pas de jeu… la seule chose qui l’intéressait c’est de baiser.

Et moi à chaque fois j’étais frustrée

Mais si je n’aime pas qu’on me touche les pieds, j’adore qu’on joue avec mes jambes et encore plus lorsqu’elles sont gainées de nylon, elles font partie de mes zones érogènes, les caresser provoquent des sensations chez moi.

Manque de chance je n’ai pas pu trouver exactement ce que je voulais, tant pis ça sera des bas couture mais sans keyhole

Le jour J arrive, les ongles de mes pieds sont faits, mes jambes sont lisses, j’ai sélectionné 4 paires de chaussures pour finalement n’en retenir que deux.

Je lui laisserai le dernier choix.

Il opte pour celles en Python bleu de la Maison Ernest, c’était aussi mes préférées mais il va falloir que je tienne sur mes douze centimètres jusqu’au moment fatidique et j’espérais qu’il arrive vite, mais non… On attendait que tous soient présent pour enfin lui souhaiter son anniversaire.

La tension montait de plus en plus, il fallait que je relâche un peu la pression, je me suis mise à jouer avec une de mes amies.

Enfin le gâteau arrive, c’est le moment pour lui de souffler bougies, tout le monde prend un verre, il se fait tard, je commence à me détendre je pense que ça ne se fera pas aujourd’hui.

Lui n’a pas oublié… il s’approche, il vient chercher ce cadeau que je lui avais promis, il est accompagné d’une amie à qui il voudrait faire découvrir son univers, une charmante jeune femme avec laquelle je me sens très à l’aise.

Monsieur C. savait que c’était une première pour moi et que je n’étais pas très sereine, il a eu l’intelligence et la délicatesse de ne pas m’imposer la situation en public.

Nous nous sommes isolés à l’étage.

Je me suis allongée, il a commencé à enlever mes chaussures, puis me masser délicatement les pieds, les embrasser, jusqu’à mettre mes orteils dans sa bouche. J’étais assez tendue et ça ne provoquait pas grand-chose chez moi, je le laissais faire tout en essayant de me détendre…

Et évidemment ce qui devait arriver arriva… il m’a chatouillé !!!

Je me suis mise à rire, impossible pour moi de m’arrêter, rien d’étonnant c’est habituel dès qu’on me chatouille.

“Monsieur C” n’a pas insisté sur mes pieds, il m’a laissé m’apaiser et lorsqu’il m’a sentie plus détendue il m’a entraînée dans un autre jeu qu’il affectionne. Je ne sais pas quels signes il a reçu pour deviner qu’il pourrait se le permettre, peut-être a-t-il remarqué que cet après-midi là je me caressais régulièrement les jambes ; c’est instinctif dès que je porte des bas couture, j’aime ressentir la caresse d’une main sur ma peau à travers le nylon, en l’occurrence c’était mes mains… ça a tendance à m’exciter, en réalité le seul fait de porter des bas nylon m’excite, l’idée que les hommes devinent que j’en porte m’excite, et j’aime en jouer…

Il a commencé par me mettre les jambes autour de son cou, d’abord les mollets tout en les caressant, là j’avoue ça commençait à provoquer des sensations…

Ensuite il m’a demandé de serrer… je n’ai pas hésité.

Je ne le lâchais pas du regard, ce que j’ai vu dans ses yeux m’a ramenée quelques années en arrière, à un moment où je me suis rendu compte du pouvoir que je pouvais avoir sur les hommes en jouant de séduction, en jouant de ma sexualité, de leurs désirs, et de “leurs perversions” lorsqu’elles rejoignent les miennes…

Il ne m’a pas fallu bien longtemps pour me laisser prendre à ce jeu…

J’ai déboutonné ma robe, j’ai ressenti le besoin d’exhiber mon corps, j’ai rapproché un peu plus mon intimité de son visage, je me suis mise à onduler…

Puis j’ai serré… j’ai serré… j’ai serré…

Il y avait une forte tension sexuelle qui flottait dans l’air, à cet instant j’ai regretté qu’il n’y ait personne autour de nous, quand je suis dans cet état j’aime qu’on me regarde, je ne suis pas exhib juste pour le plaisir de me mettre nue, me mettre simplement à poil où montrer mes fesses ne m’intéresse pas, je n’affectionne pas particulièrement la nudité, j’ai toujours préféré jouer de subtilité, un revers de bas que l’on aperçoit sous une jupe crayon, un décolleté qui dévoile la rondeur d’une poitrine ou des seins libres sous un col roulé. J’ai besoin de jeu, j’aime ressentir le désir, j’aime provoquer l’excitation des autres, ça nourrit la mienne.

C’est un vrai pouvoir de domination et il est d’autant plus fort qu’il n’y a pas de finalité “purement sexuelle” du moins comme on l’entend dans le monde vanille. Ce pouvoir tu le possèdes parce qu’il n’y a pas de “baise”, pas de pénétration, laisser consommer le fruit défendu pourtant si proche tuerait le désir et de l’un et de l’autre. Ce pouvoir tu l’as sur celui dont tu prends le cou dans l’étau de tes cuisses, mais aussi sur ceux qui pourraient observer la scène et qui peut être aimeraient être à la place de ta victime…

Provoquer le désir pour ressentir le désir de l’autre et des autres…

Cette première expérience je n’aurais pas pu la faire ailleurs qu’aux Goûters du Divin Marquis où je me sens bien, personne ne juge personne,  chacun est libre de se laisser aller à ses envies, je n’aurais pas pu la faire avec quelqu’un d’autre que lui, j’avais confiance, je sais qu’il a ressenti l’excitation que ça a provoqué chez moi, il a su comment me guider, il m’a accompagnée dans cette découverte, j’en ai oublié mes appréhensions sur tout ce qui est jeu d’asphyxie.

Le jeu s’est arrêté, j’ai défait mes bas, je les ai noués autour de son cou.

Merci Monsieur C

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2020 – Journal d’une bourgeoise délurée

gerersescontradictions

Depuis que je navigue dans la sexosphère ma devise a toujours été

“Ne rien chercher, ne rien attendre… simplement se laisser surprendre”

Juste une façon de dire que je ne cherche pas à me caser, je ne suis pas à la recherche d’un compagnon ni du grand amour, mais si les sentiments me tombent dessus je ne m’enfuirai pas et me laisserai porter

Mes rencontres ont toujours été légères, depuis longtemps j’ai toujours été une adepte du one-shot, des rendez-vous sans aucun lendemain, j’avais rarement envie de revoir ces hommes que la nuit ait été médiocre ou formidable, parfois un ou deux rendez-vous de plus, mais ça s’arrêtait très vite, naturellement sans qu’on ait même besoin de se dire au revoir.

Les sites libertins me convenaient et répondaient parfaitement à mes besoins, je n’ai jamais pu faire de rencontre sur des sites plus conventionnels où beaucoup d’hommes attendent autre chose qu’un “plan Q“ et peuvent vite devenir “collants“ surtout lorsque tu commences à évoquer la question de la sexualité.

J’étais attachée à ma liberté et il était hors de question pour moi de rendre des comptes où de devoir demander la permission.

De toute façon si tu cherches quelqu’un pour construire une vie à deux peu de chance que tu le trouves sur un site libertin ou lors d’une soirée débridée…

Mais ça peut quand même arriver, surtout chez les plus jeunes qui n’ont jamais connu la vie de couple.

Je suis loin d’être une collectionneuse, mais je l’avoue je n’ai jamais été fidèle, j’ai trompé tous les hommes avec qui j’ai eu une longue relation et ça bien avant que je mette les pieds dans la sexosphère. Mes pulsions ont toujours pris le dessus, quand je voulais quelqu’un dans mon lit il me le fallait et peu importe si j’étais en couple, et ça ne voulait pas dire que je n’aimais pas mon compagnon.

Mais malgré mes one-shot et mes rencontres sans lendemain il m’est arrivé de me faire surprendre… et c’est parfois douloureux, j’ai dû faire un gros travail sur moi-même, je m’en suis rendu compte récemment et suite à cet échec j’ai beaucoup réfléchi et échangé sur le sujet avec de proches amis qui m’ont aidée à y voir plus clair…

Là où le bât blesse c’est quand tu as un vrai coup de cœur pour quelqu’un, étrangement tu en oublies tous tes principes “libertins“ et tu redeviens “conventionnelle“ tu voudrais qu’il n’existe que toi, qu’il ne voit que par toi, alors que dans nos univers on est tous habitués à butiner d’une fleur à l’autre et encore plus quand on est célibataire depuis longtemps, qu’on sort beaucoup et qu’on fréquente les soirées parisiennes…

Mes coups de cœurs sont rares, la plupart des hommes m’ennuient et quand j’ai un vrai coup de cœur je n’ai pas envie qu’il me file entre les pattes, je ne sais pas si je suis une vraie cérébrale, c’est un qualificatif que beaucoup utilisent, mais quand j’ai un coup de cœur, il nourrit mon imaginaire, mon cerveau s’emballe, mon usine à vices se met en marche et je commence à échafauder des scénarios plus ou moins pervers…

Mais voilà j’ai eu un coup de cœur et je n’ai pas su gérer toutes ces émotions contradictoires qui se sont parfois télescopées et ça a fini par faire un grand boum… le big bang dans ma tête…

Il m’aura fallu du temps pour m’apercevoir que je demandais à l’autre ce que je n’étais peut-être pas capable de lui donner moi-même…

Que je lui reprochais certains actes et que je ne regardais pas les miens…

Comment reprocher à l’autre de flirter avec toutes ses amies alors que moi je passe mon temps à le faire avec les miens…

Comment lui reprocher ses mains baladeuses, alors que certains peuvent me toucher…

Là où je voyais une forme d’humiliation pour moi en ayant l’impression que mon égo en prenait un sacré coup… je ne voyais pas qu’il pouvait en être de même pour lui lorsque j’embrassais un de mes amis sur la bouche devant les siens…

Comment lui reprocher de boire un verre ou diner avec ses amies, alors que moi-même je le fais tout le temps avec les miens…

Etc… etc…

Tous les reproches que je lui ai fait, il aurait pu lui aussi me les faire…

C’est exactement le “fais ce que je dis, mais pas ce que je fais”…

Il est plus difficile de vivre une relation “amoureuse” entre deux personnes qui se rencontrent dans ce contexte. Un couple qui vient découvrir ses univers possède déjà des bases. Pour deux célibataires c’est différent ils doivent trouver leur équilibre, construire la relation dans un univers où les tentations sont omniprésentes, pour ça il faut arriver à communiquer, prendre sur soi, apprendre à faire confiance en l’autre et en soi aussi. On a chacun nos habitudes, notre liberté à laquelle on tient, en tout cas on n’est pas prêt à y renoncer si vite, pas en quelques jours, quelques semaines, j’ai 30 ans de célibat et j’ai toujours eu beaucoup de mal à partager mon espace, à dormir avec quelqu’un. J’avais aussi envie qu’il me surprenne en venant à l’improviste je ne suis pas certaine que j’aurais vraiment apprécié… finalement je le voulais pour moi mais quand MOI je voulais…

Je l’ai traité d’égoïste et en écrivant cette dernière phrase je m’aperçois que moi aussi je l’ai été­­. J’ai été très hypocrite sans le vouloir.

J’ai une autre émotion à gérer lorsque j’ai un coup de cœur, je deviens possessive.

Attention ça n’est pas de la jalousie, au contraire j’aime le partage et j’adore confier mon partenaire à d’autres en qui j’ai toute confiance.

Non, ma possessivité se rapproche plus d’une forme de “matérialisme“.

Celui que j’aime devient aussi sacré que mes jouets, j’y tiens et on n’y touche pas sans ma permission…

Sauf que mon partenaire n’est pas un de mes jouets même si j’aimerai bien qu’il soit mon objet sexuel 😉

J’ai réfléchi sur ce sentiment de possession je crois qu’il est naturel chez une personne dominante, cela rentre dans le cadre d’une relation D/s si elle a lieu d’être… une relation où l’un confie son corps ses désirs sa sexualité à l’autre, l’autre devient notre propriété et je sais que si je devais avoir un jour une relation D/s avec quelqu’un il y a certaines pratiques qui me seraient réservées, des pratiques qui évoquent le marquage de territoire…

Jusqu’à présent  j’ai toujours refusé d’avoir une relation D/s justement pour préserver ma sacro-sainte liberté et pourtant je me suis comportée en “propriétaire“. Mais accepter d’être la Maîtresse d’une soumise ou d’un soumis ça implique que cette personne soit en appartenance et la chaîne possède deux bouts… dont un serait forcément rattaché à moi… Est-ce que j’ai vraiment envie de ça ? Dans ce type de relation le dominant doit décider, il doit donner du temps, beaucoup de temps pour satisfaire l’autre, il doit lui donner la priorité sur d’éventuels partenaires de jeux qu’il pourrait rencontrer en soirée.

Je ne cherche pas une relation D/s je privilégie avant tout la relation humaine, mais je sais aussi que dans un certain contexte lorsque la relation évolue c’est une demande qui pourrait arriver, un besoin que l’autre pourrait avoir. Ce n’est de toute façon pas moi qui en ferai la demande, c’est à la soumise ou au soumis de choisir son Maître ou sa Maîtresse, tout comme je ne l’attacherai pas – j’ai toujours préféré les chiens en liberté qui marchent fièrement à côté de leur maitre plutôt que ceux tenus en laisse avec une muselière –  si un jour j’ai cette demande et que j’ai un lien très fort avec cette personne je ne la refuserai pas mais on devra beaucoup échanger et poser des règles et en particulier sur  cette notion de “propriété“ et sur ma “possessivité”.

Ce jour-là nous ferons partie d’une meute, nous ne nous isolerons pas…
Mais je serai sa seule louve Alpha parmi les louves… moi seule pourrai le marquer… Il ne pourra porter que mon odeur… je serai la seule qu’il pourra boire…

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2020 – Journal d’une bourgeoise délurée

 

HeterodeBase

Messieurs vous qui clamez haut et fort “Moi mon cul personne y touchera jamais”, vous ne savez vraiment pas ce que vous ratez et vous devriez arrêter de serrer les fesses dès que l’un de nos doigts s’approche de votre petite rondelle, parce que franchement…  dans quelques années quand votre “sacro-saint engin” ne voudra plus fonctionner il vous restera quoi pour éprouver du plaisir…

Allez je vais essayer de vous convaincre.

J’avais déjà évoqué sur mon blog le plaisir prostatique que j’ai découvert dans le libertinage, c’était sympa mais je n’y ai pas pris plus de plaisir que ça, peut-être parce que c’était juste des libertins. Ça m’ennuyait assez vite et le plus souvent quand je le faisais c’est que la soirée m’ennuyait… je compensais en les enculant, ça m’amusait… mais sans plus…

Récemment j’ai rencontré un homme dans le milieu BDSM très adepte du plaisir anal.

Et la waouh ça a été une véritable révélation pour moi.

On s’était déjà vu une fois chez moi, on a joué mais sans le strapon et j’ai vraiment préféré, j’ai dans un premier temps utilisé mes mains, ce que j’avais du mal à faire avec d’autres, lui c’était différent, j’en avais envie, j’avais envie de le sentir, de le pénétrer, mais pas le prendre à la façon d’un mec harnachée de mon gode ceinture, je voulais ressentir la chaleur de ses entrailles, ne faire qu’un avec lui et pour la première fois je ne me suis pas ennuyée. J’ai adoré, son plaisir a nourri le mien.

La seconde fois nous nous sommes retrouvés seuls après une soirée, enfin pas tout à fait seule une de mes proches amies était restée avec nous.

J’avais très envie de jouer avec son corps, il est très réceptif et j’éprouve encore plus de plaisir quand je suis dans le partage, j’aime regarder mon partenaire prendre du plaisir pendant que je le confie à d’autres.

Nous l’avons mis dans ce que j’appelle le confessionnal de la Factory. Une sorte de pièce ou le bas du corps est à l’extérieur, il y a aussi des sangles pour attacher les pieds. La pièce est équipée d’une caméra qui diffuse à l’extérieur ce qu’il se passe à l’intérieur.

J’étais à l’extérieur et je m’occupais de son cul et de sa queue, pendant que je le fouillais, je faisais vibrer mon mini wand sur son gland. Mon amie était accroupie au niveau de son visage et lui travaillais les tétons, elle a très vite trouvé le bon dosage. De temps en temps je ralentissais pour me délecter du spectacle sur l’écran.

Je ne sais pas combien de temps ça a duré, mais il commençait à se débattre et trembler, je l’ai détaché pour faire une petite pause, mais il tremblait tellement que même sa cigarette entre ses lèvres battait la mesure.

Je me suis inquiétée, je n’ai pas osé aller plus loin. Je ne savais pas s’il se sentait mal ou si c’était autre chose, ça me faisait penser à un sub, mais je n’en avais jamais entendu parler avec le plaisir anal.

Quelques jours plus tard j’en ai discuté avec lui, il m’a rassuré.

On s’est revu une troisième fois, j’ai éprouvé le même plaisir à le fouiller, à le faire gémir et râler.

J’ai découvert que ce sont des jeux qui excitent mes sens, arriver à faire partir quelqu’un comme ça, ensuite l’accompagner sur le retour, le caresser, l’apaiser, lui permettre d’atterrir en douceur c’est vraiment tout ce que j’aime.

Bon il y a quand même un bémol surtout si ces jeux sont poussés…

Mesdames, si vous espérez un retour, oubliez…

Il y a un côté égoïste mais ne leur en voulez pas ils sont vidés, moi-même après ces moments j’étais sans énergie, j’avais juste besoin de tendresse, mais ça implique que mon partenaire ne soit pas qu’un simple partenaire de jeux, d’ailleurs même si j’ai très envie de recommencer je ne pourrais pas le faire avec un homme lambda, ce sont des jeux très intimes contrairement aux jeux d’impact, et dès que ça implique la sexualité j’ai besoin de désirer l’autre, d’avoir une vraie relation avec lui.

C’est peut-être aussi pour ça qu’avec lui j’ai aimé et que j’y ai pris beaucoup de plaisir.

Messieurs ces jeux ne sont pas réservés aux homosexuels où aux bi, ni au BDSM, vous laissez faire ça ne vous met dans une position de soumission.

Alors ouvrez votre esprit… et vos petites fesses et laissez vous aller 😉

Pour M. celui qui m’a fait découvrir le corps de l’homme, j’ai adoré ces moments.

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2020 – Journal d’une bourgeoise délurée

BDSM-LaMain-2

En évoluant dans mes jeux, je m’aperçois qu’il y a “un accessoire” qui m’est essentiel, ce sont mes mains.

Des mains que je soigne, j’essaie de les garder les plus douces possible, les ongles sont toujours courts pour ne pas blesser.

Au début je n’y pensais pas, je ne jouais pas avec, elles ne servaient qu’à tenir mes floggers ou d’autres accessoires.

Mais avec le temps elles sont devenues des “objets de plaisir”, j’ai appris à les utiliser.

Elles tambourinent sur vos fesses, elles pétrissent vos seins, elles caressent votre peau, elles pincent vos tétons, elles chatouillent vos points sensibles, elles griffent votre chair, elles fouillent votre intimité, elles se glissent dans le plus petit de vos orifices, elles vous font taire, elles vous contraignent…

C’est la main qui guide le plug, celle qui vous met en cage, celle qui dirige la roulette de waterberg…

C’est la main qui vient inspecter votre peau avant de saisir le fouet, c’est cette main qui le tient, puis elle revient se poser pour ressentir les vibrations de votre corps, sentir la chaleur provoquée par les impacts, c’est elle qui redessine du bout des doigts les zébrures laissées par le fouet…

C’est aussi la main qui vous saisit les cheveux quand je veux voir vos yeux, et celle qui caresse votre joue pour vous accompagner lorsque vous avez lâchez prise…

Même si je viens les mains vides, mes mains seront toujours là pour votre plaisir… et le mien 😉

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2019 – Journal d’une bourgeoise délurée