Adrenaline

Points

Cette année je voulais relever un défi, participer au PNE, le prix de la nouvelle érotique.

Ce prix se déroule la nuit du passage à l’heure d’hiver, une nuit blanche pour écrire, du café en perfusion, et deux contraintes, un contexte de situation et terminer par un mot imposé.

Mais à cette date je n’étais pas disponible je n’ai pas pu concourir, et peut-être que je n’aurais pas été retenue lors des présélections, je ne suis pas écrivain, juste une blogueuse. Mais j’avais envie d’écrire cette nouvelle et de savoir si j’étais capable d’écrire un texte à la demande.

Je ne suis pas certaine d’avoir compris le thème imposé, mais voilà le texte que cela m’a inspiré, j’espère qu’il vous plaira.

CONTEXTE DE SITUATION : « ONE MORT TIME »
MOT FINAL : ENTONNOIR

Points

Mes fantasmes deviennent de plus en plus obsessionnels, j’ai besoin d’aller plus loin, d’assouvir cette soif de découverte, ce désir de ressentir de nouvelles sensations…

J’ai besoin de connaitre mes limites et surtout de les dépasser.

Depuis un an je ne baise plus, je n’en ai plus envie, le sexe ne me suffit plus, je m’ennuie au lit. Peu importe le genre de mon partenaire… homme… femmes… T-girl… A chaque fois je reste sur ma faim.

J’ai besoin d’adrénaline, de perversions et de douleurs maîtrisées, j’ai besoin d’avoir peur…

Cette peur qui m’excite… celle qui ouvre ma chatte et trempe l’intérieur de mes cuisse…

La première fois que j’ai ressenti l’effet de la peur c’était il y a deux ans, une de mes premières rencontres après une longue période d’abstinence. Je m’étais inscrite sur un site, j’avais accepté un rendez-vous au bar d’un hôtel.

Je n’étais pas habituée, j’avais déjà une boule au ventre, je ressentais les premiers effets de la peur.

Nous nous sommes retrouvés au bar, il m’attendait sûr de lui. Il a ôté mon manteau, de son regard noir il m’a détaillé de la tête aux pieds, a dégrafé un bouton de mon chemisier – je devais certainement être trop sage à son goût – il a passé sa main sous ma jupe…

Je me sentais honteuse, j’avais l’impression d’être une jument avant une vente…

Nous nous sommes assis, il a commandé une coupe de champagne sans me demander ce que je souhaitais, nous n’avons pas échangé un mot, juste des regards. J’étais mal à l’aise mais très excitée et il le voyait.

Je crois que ce soir-là j’ai descendu ma coupe de champagne comme une assoiffée.

Il s’est levé, m’a saisi fermement le bras, je me suis laissé faire, je ne savais pas ce qui m’attendait je savais juste que j’avais peur et que cette peur m’excitait. Nous avons pris l’ascenseur, il me fait entrer dans une chambre. Il me retourne, me plaque fermement contre le mur, une main sur ma bouche l’autre à l’intérieur de mes cuisses, je suis trempée, totalement ouverte. Mes jambes tremblent, je sens ses doigts me fouiller, son pouce malaxer mon clitoris…Oh pas longtemps… Juste le temps de vérifier que je suis prête à subir ses assauts… Sa main me laisse enfin respirer, il dégrafe son pantalon… Je sens sa queue me pénétrer… Son souffle… Son corps écraser le mien contre cette paroi… ses mains pétrir ma chair. Il est brutal, il ne m’a pas fallu cinq minutes pour jouir.

La peur avait remplacé les préliminaires bien plus efficacement.

Je l’ai quitté le lendemain matin, très tôt en sachant que je ne le reverrai pas.

Il m’a fallu du temps pour accepter ce que j’ai fait ce soir-là, suivre un inconnu dans une chambre d’hôtel, ne rien savoir de lui, me laisser malmener et y prendre du plaisir… Comprendre que la peur est une de mes sources d’excitation…

Pendant quelques temps j’ai repris une vie sexuelle plus classique, mais le besoin d’adrénaline est très vitre réapparu, ressentir à nouveau les effets de la peur…

Dès que je le pouvais j’organisais des rendez-vous avec des inconnus, j’aime être attachée, avoir les yeux bandés… Ne pas savoir… Me laisser utiliser…

A chaque fois des rencontres uniques… mais elles finissent par toutes se ressembler…

Je n’arrive plus à lâcher prise, Il me faut autre chose…

La douleur est une de mes autres sources d’excitation…

Pas la douleur que l’on a tous connu en se blessant…

Non, une douleur recherchée, une douleur qui vous fait décoller, une douleur qui vous grise comme l’alcool, une douleur qui vous met dans un état second…

Je retrouve cette adrénaline dans des jeux de bougies ou d’impact, toujours contrainte et aveuglée. J’aime ça, j’aime être à la merci de mon tortionnaire.

Les bougies sont un de mes jeux préférés, je suis réceptive à la chaleur.

M’épiler m’excite, pendant que la cire fond dans l’appareil je dois aller me laver et me sécher… je suis déjà trempée…

Je dépose la cire brulante sur mon sexe… C’est douloureux mais que c’est bon…

Il m’est arrivé de me brûler à m’arracher la peau sans que ça fasse retomber mon excitation. A chaque fois mon sexe dégouline, mon vibromasseur n’est jamais loin.

Quand je m’épile je sais quand la cire va toucher ma peau, je gère, je maitrise. Mais quand on joue avec mon corps je suis dans l’attente, je suis à la merci du bon vouloir de mon tortionnaire. L’attente est douloureuse, excitante. Ma chatte est sous tension, elle souffre de la faim.

Quelle étrange sensation que la caresse de la brûlure. Les gouttes de cire tombent sur ma peau, elles atterrissent sur mon ventre, mon sexe, le premier contact est violent, brulant, ça ne dure qu’un court instant.

Les gouttes sont comme des galets qu’on jette sur l’eau, leur atterrissage est rude pour laisser la place à des ondes de plaisirs, plus la cire tombe plus les ondes sont puissantes et pénétrantes laissant remonter une divine sensation tout le long de mon échine.

Mon bas ventre est en feu, enflammé par un besoin qu’on me fasse gicler pour éteindre cet incendie. Je ne sais plus ce qui coule entre mes cuisses… La cire des bougies ou le jus de mon sexe.

Mon tortionnaire glisse ses doigts dans mon vagin, il les retire me les fait lécher…

Je lèche, je me régale… Une claque sur ma chatte, deux claques, il continue de plus en plus fort. La dernière goutte de cire, plus proche de mon sexe, quelques centimètres, celle que je n’attendais pas. Un cri rauque sort de ma gorge, je râle, je me cambre. La jouissance libératrice, celle dont j’avais tant besoin.

Il me laisse souffler, mais rien n’est fini. Il faut enlever la cire, j’ai froid, je plane encore, les effets de l’adrénaline. Il me saisit, me contraint fermement. Je ne peux pas bouger, je sens la lame de son couteau parcourir mon corps, cette lame qui peut m’entailler à tout moment. Je ressens la peur au ventre, c’est bon, c’est excitant…

S’obliger à rester immobile, rester immobile avec une putain d’envie de jouir. Peur de jouir, peur d’être tailladée par cette lame au moindre mouvement. De nouvelles sensations…

Un orgasme muet, puissant, invisible… Lui sait…

Le corps n’a pas pu s’exprimer, j’ai cru que mon cerveau aller éclater. J’ai eu peur, une autre peur, une peur irraisonnée de ne plus pouvoir revenir.

Peur de mourir de plaisir…

Ces moments sont rares et précieux. Je ne fais plus de rencontres classiques, je n’en ai plus envie. Je me satisfais seule, avec mes jouets. Mais c’est de plus en plus difficile. Un vibro, deux vibro, parfois trois… Il faut bien ça pour que ça claque encore dans ma tête, je jouis, plusieurs fois… je sais que je peux connaitre autre chose. J’insiste, je continue, ça devient insupportable, douloureux, j’en veux encore, mais mon clitoris ne tolère plus le moindre contact… je voudrais aller au-delà de cet orgasme mécanique, aller au-delà du supportable… mais j’ai la trouille ! la trouille d’y rester… la trouille que mon cerveau lâche… La trouille de ne plus être capable de revenir…

Seule je n’aurais jamais le courage de franchir cette limite, on ne peut pas forcer l’orgasme soi-même. J’ai déjà assisté à des séances d’orgasme forcé en réel et en cam. Une femme est attachée elle ne peut pas se délivrer, elle ne peut pas esquiver le vibromasseur de son tortionnaire. C’est très impressionnant. A chaque fois je serre les dents, les fesses, les cuisses. Tout ça bien fermé rien ne risque de passer. Ça a l’air tellement intense. Elle subit, elle se débat, parfois elle convulse, elle hurle, impossible de savoir si ses cris sont dus au plaisir ou à la douleur. J’ai l’impression qu’à la place de cette femme je ferais une crise cardiaque !…

J’ai besoin de savoir, besoin de connaitre cet orgasme suprême, ce graal… Mon graal…

Deux peurs se télescopent. Celle qui m’excite et celle qui me fait reculer.

Mais aujourd’hui celle qui m’excite a pris le dessus, elle a gagné.

Le hasard des rencontres m’a mis sur le chemin d’un couple, nous nous sommes déjà croisés, jamais intimement, mais j’ai confiance, j’ai confiance parce qu’elle elle sait, elle connait le graal. Je les ai vu en cam, elle était attachée subissant les vibrations du fairy black, dans l’impossibilité de se dérober, lui usant et abusant de cet instrument de torture.

Depuis je n’ai cessé d’y penser… de fantasmer…

Lors d’un diner, nous nous sommes revus, nous avons échangé, elle voudrait me dominer, je n’aime pas être dominée par une femme. Mais j’ai accepté, j’en ai envie,  je lui ai confié mes désirs et mes craintes. Ils vont me faire découvrir autre chose, de nouvelles sensations. Je leur ai donné carte blanche, je suis joueuse, la présence de cette femme me rassure. Une soirée ou je vais me soumettre, une soirée ou mes deux sources d’excitation la douleur et la peur seront exacerbées par la contrainte et la privation de la vue.

Une soirée clôturée par cet orgasme forcé que je redoute tant.

Mes deux peurs se télescopent toujours, parfois la peur de ne pas revenir prend le dessus.

N’appelle-t-on pas la jouissance la petite mort.

Un célèbre président est mort en épectase… son ultime orgasme, sans doute le plus beau.

Bientôt je vais atteindre “mon graal”, peut-être ma seule et unique fois.

One more time…

One more time…

One more time…

One Mort time…

Le rendez-vous est pris, je ne peux plus reculer, je ne veux pas renoncer. Je compte les jours. Mon excitation croît autant que ma peur. Je dois la maintenir, l’amplifier, je voudrais la concentrer pour mieux en profiter. La mettre en bouteille, pour pouvoir l’inhaler  et me shooter avec le jour venu.

Chaque jour d’angoisse, chaque jour d’attente est un grain de sable dont je remplis cette bouteille.

Pour ne pas perdre un seul de ces grains de sable je les fais passer par un entonnoir…

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

Attaches-moi

Je vais vous parler d’un sujet que je ne connais pas bien…

Les cordes, le shibari, le kinbaku, le bondage, etc… Donnez à cette pratique le nom que vous souhaitez.

Récemment on en a beaucoup entendu parler et malheureusement pas en bien, cet article n’est pas là pour dire ce qui doit être fait et comment le faire, je n’ai aucune légitimité pour cela et je n’utiliserais pas les bons termes, je préfère choisir ceux qui sont compréhensibles de tous.

J’ai juste envie de vous parler de mon ressenti par rapport aux cordes, comment j’ai vécu un premier essai et ce qu’elles évoquent chez moi.

J’ai découvert le shibari dans le cadre du libertinage, avant je n’en avais jamais entendu parler, d’abord par mon partenaire de jeu de l’époque qui pratiquait un peu, puis lors d’une soirée sur une péniche. Un encordeur était présent pour faire un show et attacher celles et ceux qui avait envie d’essayer.

J’avais déjà été attachée par mon partenaire au sol, une expérience que j’ai voulue mais que je n’ai pas bien vécu.  J’ai pris sur moi, je me suis sentie oppressée et ça a fait remonter de mauvais souvenirs que j’avais rangé bien au fond de mon crâne.

Ensuite j’ai oublié, pensant que les cordes ce n’est pas pour moi, sans aucune envie de tester. J’assistais à des shows lors de soirée mais ça ne réveillait rien en moi, ni rejet ni envie, c’était juste un spectacle.

Puis il y a eu toutes ces histoires autour de la place des cordes que l’on a pu lire sur facebook, fetlife et autres réseaux sociaux. Grâce ou à cause de ça j’ai appris que les cordes pouvaient être pratiquées de différentes façons, jusqu’à ce jour pour moi c’était seulement du Bondage, une des nombreuses disciplines du BDSM.

J’y ai réfléchi, j’ai essayé de comprendre, je me suis projetée, je me suis mise en situation et je sais que certaines et certains ne comprendront peut-être pas ma façon de voir cette pratique et la rejetteront.

Quand j’ai découvert cette pratique dans ma tête c’était clair il y a quelque chose de sexuel  et c’est quelque chose que je recherche comme dans toutes pratique D/s comme les bougies ou les outils d’impact j’en ai besoin, et si je me faisais encorder sans sexe ça n »est pas grave je serais peut être frustrée mais je m’en remettrais très bien, par contre d’autres femmes qui sont venues aux cordes par d’autres univers n’avaient pas forcément conscience de cet aspect sexuel qu’il peut y avoir malgré toute la volonté de ne pas aller sur ce chemin de l’encordeur, ou même de la proximité qu’il y allait y avoir avec celui-ci, alors même qu’il ne s’approche pas de ses zones intimes, il touche quand même votre corps et cela peut être déstabilisant pour certaines femmes qui se retrouvent dans une position de « prisonnières » et ne savent peut être pas exprimer leur malaise.…

Dans ma vision, il y a quelque chose de très intime dans les cordes, de la sensualité et du sexuel. Une proximité entre l’encordeur et le modèle que celui-ci soit nu ou habillé. Les mains de l’encordeur vous touchent et peu importe l’endroit, même s’il évite certaines zones, le reste du corps est sollicité et peut réagir. C’est quelque chose qui peut être très déstabilisant quand on ne s’y attend pas quand on n’y est pas préparé. J’ai lu à plusieurs reprises qu’on pouvait faire des cordes sans sexe, et cette phrase me dérange…

Le sexe ce n’est pas que cunni, pénétration et fellation, le sexe c’est aussi cérébral, c’est avant tout cérébral, c’est aussi des réactions du corps que l’on n’a peut être pas anticipé, une excitation que l’on n’attendait pas. Ce sont des sensations bien agréables quand on les recherche mais qui peuvent être très mal vécues si elles s’imposent à nous. C’est quelque chose que j’ai vécu à cause d’un mal de dos, et c’est comme ça que j’ai découvert le plaisir dans la douleur, j’avais honte, je n’ai pas pu en parler ni à mon médecin ni à mon kiné.

J’ai imaginé une telle situation, une femme qui entend parler de shibari, elle voit des photos ça lui plait elle a envie d’essayer, elle se renseigne un peu et va dans un cours, elle peut être accompagnée de son mari, ils échangent avec l’encordeur qui va leur expliquer comment cela va se passer sans évoquer des sensations ou un plaisir sexuel qu’elle pourrait ressentir… Elle est habillée, les mains de l’encordeur touchent son corps sans jamais s’approcher des parties génitales, elle ressent du plaisir, une excitation, son entrejambe devient humide, elle se sent gênée, elle peut très mal le vivre, voire culpabiliser vis-à-vis de son mari présent qui a pu s’ apercevoir de son état d’excitation.  Comment lui expliquer… Lui comment le vit-il…  Elle peut penser que l’encordeur a eu des gestes déplacés qui auraient provoqué cet état. Attention je ne minimise pas les vrais abus qu’il y a eu dans cette pratique ce n’est pas mon propos, je veux juste mettre en avant l’aspect sexuel des cordes que beaucoup ont tendance à vouloir gommer ces derniers temps.

Jusqu’à présent je n’avais jamais eu envie d’être encordée, même si j’aime la contrainte et que je la recherche, dans les cordes j’aurais pu perdre une maitrise que je n’étais pas prête à abandonner. Mais en début d’année, j’étais invitée à l’anniversaire d’une amie, c’était une soirée BDSM, ce moment m’a donné envie de moi aussi me faire prendre dans les cordes.

Je l’ai vu jouir, sans aucun geste déplacé de la part de l’encordeur, son corps a simplement réagi, et rien d’étonnant à cela cette femme est un pur bonheur pour celui ou celle qui joue avec, c’est une vraie boule de plaisir. Quand il a commencé à la détacher chaque frottement des cordes sur sa peau la faisait vibrer. Il l’a prise dans ses bras et ils sont restés un long moment comme ça le temps qu’elle redescende, son corps continuait à jouir sans que qui que ce soit la touche, c’était un moment magique, nous étions une petite vingtaine silencieux, respectueux et honorés d’avoir pu assister à cette séance de cordes.

Quand je parle de sexe dans les cordes, je ne parle pas du rapport sexuel tel qu’on le conçoit, pour avoir vu des encordeurs après une séance ils sont vidés, mais je suppose que cela peut aussi se pratiquer, personnellement je n’aimerais pas, la sexualité que j’évoque est tout autre, une sexualité plus proche des jeux D/s.

J’ai rencontré des couples D/s et ce que j’aime dans ces rencontres c’est le plaisir que je peux donner à la soumise en collaboration avec son Dom par des jeux de domination, de bougie ou de flogger , pour moi il n’y a pas de sexe et je n’en veux pas, mais j’éprouve un vrai plaisir de voir et d’avoir fait décoller cette personne, c’est très cérébral et je n’ai pas besoin de plus, je ne veux surtout pas plus ça banaliserait ce moment rare et très particulier.

C’est de cette façon que je perçois la pratique des cordes.

Alors peut être que ma vision est liée à mes pratiques sexuelles, mais j’ai du mal à voir les cordes comme une simple discipline sportive, méditative ou artistique, je n’arrive pas à séparer les cordes du sexe, et je trouve ça juste magnifique.

Avant de publier ce texte j’ai demandé à un de mes amis qui pratique les cordes de le lire, j’avais besoin d’avoir un avis.

Voila sa réponse

Les cordes nous rappellent que nous ne formons qu’un avec notre corps.

Notre société à tendance à vouloir tout séparer, nous serions untel au bureau et un autre à la maison, untel au lit avec son conjoint et un autre avec un amant….

En fait nous sommes UN et la prise de possession d’un corps par les cordes fera appel à tous nos sens.

Contrainte physique, ressentie comme dure ou agréable en fonction de chacun.

Contrainte de l’esprit qui perd la maîtrise de son corps (défendant), ressentie par certains comme le préalable au lâcher prise et par d’autres comme un sentiment contre lequel il faut lutter (ne rien lâcher et rester maître de soi…  ne pas partir dans les cordes… sans intérêt donc !).

Réveil des sens… tous les sens… et le sexe en fait partie intégrante.

Les prudes qui viennent dans les cordes en encordeurs ou en modèles disant “il n’y a pas de sexe” sont à mon sens, soit des menteurs (qui se mentent à eux même avant tout) soit des inconscients qui ne savent pas ce qui se joue et ce qui est en œuvre dans la fusion d’un corps et des cordes.

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Vous voulez en savoir plus sur le Shibari et pourquoi pas prendre des cours ?
N’hésitez pas à contacter Pierre Jmbond, je vous le recommande

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Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

Ces obscurs objets de plaisir

Photo : caresse de cuir

J’aime les belles choses, et certains diront que j’ai des goûts de luxe. Oui c’est vrai, mais mon luxe n’est pas fait de logos et de marques, j’aime avant tout la qualité d’un produit et que celui-ci corresponde à mes attentes et mes besoins, je peux payer très cher certaines pièces si j’estime qu’elles en valent la peine et je suis incapable de mettre 10 ou 20 euros dans une pièce que je considère comme une daube, même pour une soirée.

Quand j’ai commencé le golf, j’ai tout de suite été passionnée par ce sport, je devais acheter du matériel, j’avais plusieurs options, la première acheter une série basique pour débutant, mais je savais que je serais très vite frustrée et qu’elle finirait rapidement au fond du garage pour être remplacée par d’autres clubs, j’ai donc testé plusieurs produits et j’ai fait le choix d’acquérir mes clubs un par un, à mon rythme, j’ai pu composer une belle série parfaitement adaptée à mes besoins.

Il en est de même pour mes accessoires de jeux. Depuis trois ans j’ai commencé à acheter ce dont j’avais besoin et envie, en misant sur la qualité des produits, et je ne le regrette pas, je les ai toujours et j’en suis très satisfaite.

Mais j’ai fait l’erreur sur les jeux d’impact d’acheter dans le commerce… comme une cravache dont je ne me sers jamais, au final elle est juste là pour faire jolie… Et un martinet que j’aime beaucoup en terme de sensation mais le manche n’est pas adapté à ma main.

Depuis pour ce type de produits et en particulier pour les jeux d’impact je ne m’adresse plus qu’à des artisans, tout simplement parce que ces personnes sont à l’écoute de mes besoins et qu’ils sauront me conseiller.

Quand vous achetez un vêtement vous le prenez à votre taille, et c’est exactement la même chose pour un martinet, une cravache ou un fouet. Une femme d’1,60 m aura besoin d’une cravache plus courte qu’un homme d’1,90 m, même si la tête et la même.

certaines personnes voudront être proches de leur sujet et d’autres plus éloignées.

Tout comme mes clubs de golfs, selon ma façon de jouer, j’ai besoin que mes martinets soient adaptés à ma morphologie et à mon intention de jeu. Je dois les avoir parfaitement en main, qu’ils ne soient ni trop légers ni trop lourds, et avoir la longueur de lanières idéale pour rester proche de mon sujet, tout en gardant une certaine distance pour ne pas risquer de le frapper avec le manche, la distance pour moi est importante pour que je puisse alterner l’impact et la caresse de ma main, sans avoir à me rapprocher et risquer un moment de flottement qui pourrait faire redescendre mon sujet.

J’en parle en connaissance de cause pour être aussi sujet, et un sujet qui peut redescendre très rapidement, il me suffit d’un “temps mort” surtout dans une soirée et je peux très vite être déconcentrée, celui qui manipule ces jouets d’impact doit en permanence être en contact avec moi.

Un flogger non adapté pourra devenir pénible à utiliser pour le ou la Dom, mais pour le ou la sub aussi, l’impact ne provoquera pas les sensations voulues, elles peuvent même être désagréables, j’ai le souvenir d’un Dom dont les lanières des martinets étaient beaucoup trop longues, non seulement ce n’était pas agréable mais c’était ennuyeux, j’ai d’ailleurs essayé ces martinets, la seule chose que je suis arrivé à faire c’est me fouetter le visage chaque fois que je croisais.

J’ai eu l’occasion d’avoir différents fouets en mains, dont un fouet fabriqué par un artisan renommé et d’autres venant de supermarchés de l’érotisme, ça n’a rien de comparable, on ressent de vraies émotions quand on tient cet objet tressé à la main, un objet parfaitement équilibré, qui fait corps avec vous, qui est le prolongement de votre bras, le mouvement est fluide sans aucun effort, c’est juste une merveille. Et c’est ces sensations que je retrouve lorsque je commande mes jouets chez mes artisans.

Quand on achète de tels objets, il faut avant tout savoir ce que l’on veut en faire, quelles sensations on veut provoquer, pour qui, penser à la personne qui va recevoir les impacts, car même si ce sont vos jouets, ces objets sont d’abord destinés aux plaisirs de votre sub.

Alors certes vous trouverez dans la grande distribution du marché de l’érotisme des tas de jouets plus ou moins chers, mais aucun de ces jouets n’aura été fabriqué pour vous, par une personne qui aura donné de son temps pour vous découvrir, qui aura compris vos intentions et qui saura à qui il est destiné quand il le fabriquera.

Ce n’est pas une fabrication à la chaine, ce jouet est unique, il est empreint de votre personnalité, issu de l’échange que vous aurez eu avec cet artisan.

Tous ces jouets fabriqués par des artisans possèdent une âme

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

BDSMJ’ai plus souvent écrit pour les femmes, mais aujourd’hui j’ai envie d’écrire aux hommes à certains hommes. Dans mon parcours libertin j’ai rencontré 3 hommes qui ont toutes les qualités d’un vrai dominant mais qui ont soit du mal à accepter le BDSM par ce qu’il représente, ou qui n’arrive pas à se positionner comme tel dans cet univers fait de pratiques et de jeux que le commun des mortels n’imagine pas.

Les deux premiers sont freinés par leur éducation, de la même façon que nous le sommes nous les femmes. Ils ont une sexualité directive, mais n’accepte pas l’idée de soumettre une femme, de la “brutaliser”, voire de la marquer, de la mettre en danger par certaines pratiques, et de la faire pleurer parfois, ces hommes se basent sur ce qu’ils peuvent voir sur le net, sur les sites ou dans des soirées, comme je l’ai fait moi-même quand je rejetais le BDSM, leur éducation leur dit que ce n’est pas bien, qu’on ne traite pas une femme de cette façon, comme un chien ou un objet, qu’une femme est l’égal d’un homme…

L’homme dominant et directif qu’ils sont entre en conflit avec l’homme ”bien éduqué“, comme la féministe que je suis a combattu ses désirs d’aimer être un objet sexuel et d’avoir une libido particulière…

Le 3ème a commencé à rentrer dans le BDSM par le libertinage, il a eu plusieurs soumises, mais une soumission sexuelle que je qualifierai de libertine (c’est logique puisqu’il vient du monde libertin). Puis il a évolué, il a rencontré des personnes qui vivent BDSM, respirent BDSM, leurs pratiques sont plus extrêmes, souvent plus proches du S/M que du D/s. Il s’est mis à douter de ce qu’il est…

Le doute et le questionnement sont une bonne chose. Ils sont preuves que ces hommes ont la tête sur les épaules et qu’ils ne sont pas prêts à faire n’importe quoi pour “un statut” ou une “reconnaissance”.

Les vrais dominants sont rares et sont très respectueux des femmes. La relation D/s est avant tout faite de personnalité et de cérébralité. Un dominant n’a pas besoin d’accessoires, c’est en lui, c’est un comportement naturel, le comportement du Mâle Alpha, c’est ce comportement qui fait de lui un dominant, sa capacité d’en imposer aux autres et surtout à celle qui l’aura élu comme son Dom… Il n’a pas besoin de savoir manier le fouet, les cordes ou les aiguilles, ce ne sont que des jeux auxquels personne n’est obligé d’adhérer, même ceux qui ont une relation D/s. L’univers de la Domination/soumission est très vaste. Messieurs ne vous comparez pas à ce que vous pouvez voir ou lire. Dans ce monde il y a beaucoup de donneurs de leçons, des personnes qui pensent pouvoir définir ce qu’est un vrai dom ou une vraie soumise… Certains sont reconnus par leurs pairs, ils dissertent sur le sujet, organisent des munch ou des soirées… et alors…  Leurs paroles et leurs écrits ne sont pas paroles d’évangiles, pas plus que la mienne… Ce ne sont pas eux qui feront de vous un Dom, c’est celle que vous rencontrerez un jour et qui vous reconnaitra comme tel, celle qui aura plaisir à prendre place à vos pieds, celle qui vous fera l’honneur de vous appeler “Mon Maître”. Ce jour-là tous vos doutes seront balayés, vous assumerez avec fierté ce que vous êtes sans vous soucier des conventions. Laissez-vous guider, faites preuve d’humilité, ne vous comparez pas aux autres et n’essayez pas de faire comme eux pour plaire ou être acceptés par je ne sais quel “clergé BDSM”.

Restez VOUS.

Vous êtes unique, unique pour Elle, et ensemble vous explorerez ce monde, vous choisirez les jeux qui vous conviennent, ceux qui vous transcendent, ceux qui vous permettront de vivre votre relation en toute sérénité, en parfaite osmose.

Vous voyagerez ensemble dans un nouveau monde, d’abord en touristes, seuls ou avec des guides que vous aurez choisis et qui auront envie de vous accompagner, à votre rythme, qui vous donneront de leur temps, qui vous apprendront les bases dont le protocole qu’il faut connaitre si vous décidez d’aller en soirée, et qui surtout vous permettront de vous découvrir.

Et si votre élue a plus d’expérience que vous, a déjà vécu une ou plusieurs relation D/s, ne craignez pas de prendre la main qu’elle vous tend, elle sera votre premier guide, et un jour à votre tour c’est vous qui serez le sien.

La Domination/soumission c’est avant tout deux êtres qui se rencontrent.

A Ma Divine Marquise et son Essentiel

Tous droits réservés ©️ Mitsouko 2018 – Journal d’une bourgeoise délurée

PlaisrDansLaDouleur

 

Il y a quelques années mon dos m’a fait souffrir, une douleur musculaire qui devenait de plus en plus insupportable, comme une crampe permanente qui refusait de disparaitre et qui s’amplifiait.
La seule chose qui me soulageait était une bouillotte brulante, mais parfois ce n’était pas suffisant. J’abusais tellement de la chaleur que cette partie du dos devenait noire.

Et je ne sais pas par quel mécanisme, lorsque la douleur devenait trop forte, trop lancinante jusqu’à me faire couler les larmes, j’ai ressenti du plaisir.

C’est une sensation très déstabilisante… On ne sait pas à qui en parler, on n’ose pas en parler, même à son médecin.

On se pose des questions, on se demande si on est ”Maso“ !

Ce plaisir que j’ai ressenti n’est pas un plaisir agréable, la douleur qui précède est présente trop longtemps, la montée de plaisir est beaucoup trop courte pour l’apprécier.

Ce plaisir est plus un soulagement momentané qui permet de se relâcher un peu qu’un réel moment de lâcher prise

A l’époque je ne libertinais pas encore, je ne connaissais pas le BDSM, et je n’avais qu’une vague idée du S/M, la seule référence que j’avais était histoire d’Ô, livre que je n’ai pas aimé et que je n’aime toujours pas.

Ensuite lorsque j’ai commencé à libertiner, j’ai adopté l’épilation intégrale, à la cire.
J’ai utilisé une cire trop chaude…
La première sensation a été douloureuse, puis mon ventre s’est mis à bouillonner, ma chatte était trempée… mon excitation était à son comble… Prête à jouir… sans aucune caresse ni préliminaire…

Une fois de plus la douleur avait provoqué une sensation de plaisir…

Je ne sais pas si le plaisir que j’ai ressenti avec mon mal de dos venait du mal de dos lui-même ou de la bouillotte brulante que je m’infligeais. Avec l’épilation, je me suis rendu compte que j’étais très sensible à la chaleur

Je me découvrais une libido particulière, sans arriver à l’évoquer et à l’assumer, sans savoir quels mots mettre sur ces sensations que je découvrais.

Sur les sites libertins on me demandait souvent quels étaient mes fantasmes, je ne les évoquais jamais. Par peur d’être jugée comme « folle » ou de tomber sur un homme qui aurait pu me bruler gravement.

Puis j’ai découvert le BDSM, qu’il y avait des jeux de bougies qui répondaient à ce que je ressentais lorsque je m’épilais. J’ai pu échanger avec une femme, Elle m’a aidée à accepter ma libido si particulière, à la comprendre, à me sentir normale, je n’avais plus honte de ces sensations de plaisir que j’éprouvais.

J’ai découvert un monde de “perversions” et de “douleurs maitrisées” qui se conjuguent à merveille pour porter chaque femme qui se livre en toute confiance vers un lâcher prise et un abandon total.

Mais rares sont les hommes capables de maitriser cet Art…

La difficulté quand on y goutte c’est ce besoin permanent de ressentir ces sensations encore et en corps… ce besoin qui vous tenaille le ventre… une chatte qui devient douloureuse… Un corps qui se contracte et qui ne demande qu’à se relâcher…

Une putain d’envie de planer… de lâcher prise !

Fais-moi mal… mais fais le bien…

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